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Poésie en prose
Ananas : Infarct-Us
 Publié le 17/04/19  -  17 commentaires  -  1368 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

Les mots peuvent peser lourd.
L'important est qu'ils parviennent à s'envoler malgré tout...


Infarct-Us



J'aime quand tu m'embrasses

Au-delà des sensations, la certitude de nos corps et nos mains entrelacées, lanières de satin sous tes doigts, ne sois pas délicat… baise-moi de haut en bas, ne t'arrête pas… endors-toi en m'agrippant, retourne-toi en me cherchant, et tombe de sommeil sur mon corps alangui.

J'aime quand tu m'entends

Que les mots résonnent et rebondissent jusqu'aux attentions anodines, laisse glisser le son de ta voix sur ma peau hérissée… je n'entends plus que toi… raconte-moi, encore, abreuve-moi d'anecdotes noie-moi de promesses, et de tes silences qui n'en sont pas.

J'aime quand tu souris

Dans les yeux, les lèvres relevées joliment asymétriques, tout entier dans mon regard le soleil s'installe et distille la chaleur… je n'ai plus jamais froid… finir hilares, avoir l'air fous, susurrer sans se dire et se comprendre pourtant, savoir, déjà.

Mon cœur

Les battements et leurs échos s'accélèrent, ralentissent, s'apaisent à tes côtés, sans toi je ne peux plus respirer… ressuscite-moi… reste là, joue avec mes cheveux, taquine-moi, assoupis-toi contre-moi, et surprends-moi, provoque l'arythmie.



Je t'aime

Même si ces mots ne veulent rien dire
ils restent suspendus entre nous
sans avoir besoin d'émettre le moindre bruit


 
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   Vincente   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé le ton impudique et amoureux.

Chacun des champs des plaisirs qui se conjuguent en même temps sont nommés sous forme de vers/sous-titres intercalés entre les paragraphes. J'ai cru que cette présentation, un peu rigoureuse, gênerait la lecture. En fait, cela ne m'a pas dérangé dans la coulée, mais je reste à penser que ce visuel très saillant (interligne au-dessus et en-dessous) n'est pas nécessaire, qu'il faudrait atténuer son apparence. Il me semblerait simplement plus judicieux de supprimer l'interligne basse, de sorte que le sous-titre "touche" au paragraphe auquel il se rapporte.

L'écriture est sincère, intuitive, elle laisse parler la "dame" comme elle sent et pense dans son "abandon". Belle honnêteté auquel j'ai cru. (j'ai déduit que la narratrice était féminine uniquement à cause de la demande impérieuse "baise-moi", mais ça n'enlèverait rien à l'ensemble que ce soit un garçon, ou même un couple homosexuel)

L'advenue finale versifiée en tercet est très belle, une sorte de crise sur ce gâteau érotique :

"Je t'aime

Même si ces mots ne veulent rien dire
ils restent suspendus entre nous
sans avoir besoin d'émettre le moindre bruit"

Edit pour la coquille écrite en EL : il faut lire "une sorte de cerise sur ce gâteau érotique". Une coquille en forme de lapsus qui, je veux en être sûr, n'est pas un acte manqué !

   STEPHANIE90   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Infarct-Us,

où les us et coutumes des lésions "amoureuses" du cœur !?!
Il fallait y penser, c'est peut-être un titre un brin trop "exagéré" ; un brin trop fougueux aussi par l'absence de préliminaire, vous y aller fort, on passe directement au dessert sans avoir eu l'apéritif, l'entrée en matière...
Pour le reste, il y a de jolies envolées de mots >"restent suspendus entre nous sans avoir besoin d'émettre le moindre bruit" mais qui, si votre moitié(e) les reçoit, devrait faire du bruit à l'heure de passer à table (sourire).
Après, j'apprécie l'écriture un peu à la façon Gainsbourg.
Par contre un - pour l'arythmie, vraiment pas poétique et l'impression que les strophes ont été posé un peu comme on empile des cubes, de façon express.

Merci pour la lecture...

   Corto   
23/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Eh bien voilà en effet des mots qui pèsent bien lourd.

Chaque sous-titre et son paragraphe est un plaisir de folie amoureuse.

Dans ce beau panorama je me souviendrai volontiers de "abreuve-moi d'anecdotes noie-moi de promesses, et de tes silences qui n'en sont pas" ou aussi de "joue avec mes cheveux, taquine-moi".

Un tel niveau de complicité aboutit à un beau final.

Bravo.

   Queribus   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai beaucoup apprécié la construction de ce texte que je trouve très habile avec: j'aime... suivi d'une sorte de verset court et le "j'aime" final suivi de trois lignes en forme de vers; ceci témoigne d'une grande habileté et d'une "longue"expérience de l'écriture.

Le fonds, bien que très classique, m'apparait assez original et comporte de belles images poétiques: "lanières de satin sous tes doigts", "tombe de sommeil sur mon corps alangui", "rebondissent jusqu'aux attentions anodines"tes silences qui n'en sont pas", "les lèvres relevées joliment asymétriques", etc. De plus, le texte n'étant pas très long, il se laisse facilement lire et comprendre.

En un mot, j'ai bien aimé votre poésie en prose, avec la fois de la modernité bien assimilée et du classicisme en même temps.

Bien à vous.

   Donaldo75   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ananas,

Il y avait longtemps que tu n'avais publié ici, me semble-t-il.

J'ai trouvé beaucoup de souffle à ce poème qui fait plus qu'évoquer mais reste composé tout en finesse. Le refrain, ou la forme de leitmotiv amplifie la tonalité de l'ensemble, lui fait dépasser l'impression de prose, ouvre les différents champs de la poésie.

Bref, c'est un plaisir de lecture.

Bravo !

Donaldo

   Robot   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup de poésie dans cette prose ou l'intimité du sentiment et de la volupté se révèle, se découvre ouvertement, mais sans vulgarité dans l'expression.

Pour ce retour, Ananas, tu signes un texte tout en nuance charnelle et amoureuse. C'est à la fois évocateur, dans une écriture pleine de légèreté et de finesse.

   papipoete   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ananas
J'aime quand... tout en fait quand on est tous les deux, quand on s'endort enlacés, quand réveillé tu me cherches à tâtons et me trouves...
J'aime... tes mots tendres, et les fous qui nous rendent hilares !
J'aime... quand tu m'aimes
J'aime... te dire " je t'aime ! "
NB cela semble couler de source entre ces deux-là, mais venant de notre poétesse, ces mots ne sont pas " en l'air ", jusqu'à ce silence final, où ils en disent tant...

   Cat   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il a de l'exaltation dans ce texte inégal, où l'on passe de la poésie pure au terre-à-terre basique de l'acte amoureux.

Si j'ai bien aimé la première strophe pour les ''lanières de satin sous tes doigts'' et la troisième pour l'attendrissant '' les lèvres relevées joliment asymétriques'' et pour ''tout entier dans mon regard le soleil s'installe et distille sa chaleur'', qui laissent présager des moments de bonheur intense, les trois autres strophes me paraissent d'un langage plus convenu qui aurait supporté quelques belles envolées afin de me faire décoller vraiment vers le septième ciel. Avec cet aveu sans ambages ''sans toi je ne peux plus respirer'', on y était presque...

J'ai bien aimé aussi le poème entier qui peut se lire avec les vers entres les strophes :

« J'aime quand tu m'embrasses
j'aime quand tu m'entends
j'aime quand tu souris
mon cœur
je t'aime »

j'y trouve d'ailleurs entre ses lignes toute la douceur sans laquelle un acte d'amour ne serait qu'un banal acte sexuel sans charme et sans chaleur.

Merci pour le partage Ananas,
Je suis heureuse de te revoir par ici...

Cat

   senglar   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ananas,


Que voilà une belle déclaration d'amour !

L'amour vrai à mon avis :
"... finir hilares, avoir l'air fous..."
L'amour vrai c'est quand on rigole en faisant l'amour, quand on a des parties de fou-rire... Et ça c'est du sérieux.
Vous l'avez très bien compris ici.

Cette déclaration est de plus très élégante.

"Pourvou qu'ça doure !" Euh... non... ça c'était Letizia Ramolino et elle parlait d'autre chose. lol


senglar

   PIZZICATO   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une déclaration d'amour chaude et passionnée.

" Que les mots résonnent et rebondissent jusqu'aux attentions anodines, laisse glisser le son de ta voix sur ma peau hérissée… je n'entends plus que toi… raconte-moi, encore, abreuve-moi d'anecdotes noie-moi de promesses, et de tes silences qui n'en sont pas " Le passge que je préfère.

Et aussi " Je t'aime
Même si ces mots ne veulent rien dire ..." Ce n'est pas faux

Par contre le titre ne m'a pas séduit.



i

   myndie   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ananas,

Le désir féminin est bien plus souvent suggéré que franchement exprimé. Je vous dis bravo pour ce poème-femme écrit avec une autorité qu’on eût dite autrefois masculine, avec sincérité et sans provoc.
J’ai trouvé votre poème finement construit ; chaque strophe est introduite par un vers-titre qui enfle et prend de la puissance, jusqu’à l’apothéose finale d’une belle déclaration d’amour.
Comment ne pas être tenté de faire le parallèle avec l’intensité de l’acte d’amour : la force des mots qui va de pair avec la jouissance des corps, jusqu’à l’abandon, la petite mort, l’ « Infarct-Us » ?

L’érotisme de votre texte est à double visage : essentiellement concret par ses composants corporels, la peau, les yeux, les lèvres, les cheveux, il est aussi métaphorique par le mouvement, les sons, battements, rires, échos, et toutes ces sensations par définition instables et qui suggèrent bien le désir et la tension sexuelle.
Comme est à double tranchant cette alternance de formules infiniment poétiques ( « lanières de satin », « ma peau hérissée », « noie moi de promesses et de tes silences qui n’en sont pas ») et d’injonction des plus crues et des plus passionnées.

« Je t’aime » : vous savez bien au fond tout le poids de ces mots « suspendus », non ?

Merci pour cette lecture qui m'a enchantée.

myndie

   Sodapop   
18/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème comme un voyage dans l'étreinte de deux être.
Comme un voyage dans l'intimité.
La vision d'une femme, de son désir, de son plaisir...
J'ai aimé tes vers libre vers l'infarct-us.
Le titre est une réussite....
Bravo.

   Pouet   
18/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

il est question d'un amant américain qui provoque des troubles cardiaques?

Peut-être m'a-t-il manqué un brin d'hermétisme surréaliste (alléché par le titre que je fus) dans ce texte erotico-romantique que j'ai lu sans déplaisir toutefois.

Content de revoir le fruit exotique venir secouer son écorce par ici. :)

   vb   
18/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Ananas!
J'ai difficile de commenter ce texte.
D'habitude je n'aime pas tes poèmes; mais, celui-ci, il m'a soufflé. Merci!
VB

PS: On me demande de préciser. Bon, je n'ai pas beaucoup le temps, mais je voulais dire que j'ai tout aimé. Et si je dois choisir parmi les causes de ce qui m'a fait resentir tant de plaisir à la lecture de ce texte, je choisirai sa structure, cette répétition de phrases succintes qui entraîne une sorte de crescendo et culmine dans ce "je t'aime" qui n'a rien de pathétique, qui est souvent si difficile à définir, ce à quoi tu parviens si bien.

   wancyrs   
19/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Ananas !

Un texte à lire et à relire pour laisser les mots nous prendre par la main et nous mener où ils veulent, dans un univers où sensualité et douceur président à la destinée du désir. Ici, les images sont dévoilées avec une impudeur pudique (je parle du double sens que peuvent avoir certaines), construisant méthodiquement l'ébat qui se déroule sous nos yeux. Tant de choses sont dites dans les non-dits, un style où Ananas est passée maîtresse dans l'art de manipuler.

Merci pour le partage,

Wan

   Ananas   
2/8/2019

   hersen   
2/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oh, ben j'avais raté ça !

Ce poème, d'une certaine façon, illustre bien l'arythmie par des demandes incessantes, des prières répétées, qui ré-impulse (aucune idée si c'est un vrai mot ou pas !) le mot coeur (attention, je dis bien attention, jeu de mots. J'avais motoeur, aussi, c'est bien, non ?)

Oui, dire je t'aime, ça e sert à rien. mais il faut le dire, et le redire et le redire. Sinon, quoi ?

y a des bricoles qui me fâchent un peu, mais c'est rien de rien, non rien de rien...lalala.

merci ananas de cette lecture !


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