Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Ananas : L’innommable (Adieu)
 Publié le 02/04/16  -  20 commentaires  -  1034 caractères  -  500 lectures    Autres textes du même auteur

"Le maillon le plus faible d’une chaîne est aussi le plus fort.
C'est celui qui brise le lien."
 
Stanislaw Jerzy Lec


L’innommable (Adieu)



Tu m’as pliée
casée dans la boîte à vents
tordue amputée
j’y demeurais pourtant

nos doigts terminant sans ombres
à trop les ronger
tu m’as mangée toute nue


mon âme balle élastique…


au-delà de nos songes
les portes qui s’ouvraient encore

je ne pouvais plus sombrer
écorchée ivre
ni même trébucher

glacée des émois qui remuaient sur
toi
ma folie,
cendres de nos désirs
aux confins des abîmes qui nous servaient de vie

puisqu’invisible tu as joué mes larmes dans un pari perdu


et je restais



écorce au paradis rompu
sous les salves de courants
annihilant les silences de nos baisers violés ;


si tu veux que je tombe
lâche mes rêves
rends-les-moi
fais taire à mes oreilles les hurlements de ta voix

et crache sur mes cils pour qu’enfin mes yeux se ferment !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   StayinOliv   
11/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai compris le sujet du poème mais je n'ai pas compris les images qui le compose. Je devine qu'elles ne sont pas agréables (c'est un euphémisme ) et une profonde souffrance, mais j'aurais aimé des métaphores plus claire pour entrer pleinement dedans, même si l'ambiance générale triste et glauque me plait.

   Lulu   
13/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j'ai bien aimé ce texte, bien qu'il soit violent dans son rapport à l'autre. Il a le mérite d'exprimer des sentiments que l'on perçoit parfaitement.

J'ai aimé la musique des mots, le rythme d'ensemble.

Plutôt que "fais taire à mes oreilles les hurlements de ta voix", j'aurais simplifié par "fais taire à mes oreilles tes hurlements".

J'ai trouvé le dernier vers très fort dans l'expression de ce rapport de force.

Je n'aurais pas assurément écrit un tel texte, n'étant pas violente pour un sou, ne serait-ce que dans les mots, mais je lis là une page qui semble hurler en silence et cela se respecte.

   framato   
14/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime beaucoup. Votre texte est à la fois fort, sensible, touchant ET violent. De belles images aussi : la boîte à vent, les abîmes qui nous servaient de vie, tu as joué mes larmes dans un pari perdu, écorce au paradis rompu, les silences de nos baisers violés.
Les derniers vers en italiques sont terribles (dans tous les sens du terme).
J'aime également beaucoup l'occupation de l'espace qui donne encore un peu plus de tension au texte.
Une lecture intéressante, merci.

   Pouet   
16/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui parle d'une rupture amoureuse, d'un homme qui a "joué" avec l'amour, avec une femme... je crois.

J'ai bien aimé l'écriture, inventive et forte.

Le début notamment et sa "boîte à vents" dans laquelle le narratrice se retrouve "pliée" et "tordue", j'ai trouvé que cela parlait bien.

Je retiens aussi plus particulièrement "aux confins des abîmes qui nous servaient de vie" ainsi que "écorce au paradis rompu" et "si tu veux que je tombe/lâche mes rêves"

Dans l'ensemble j'aime bien donc.
Je suis moins fan du dernier vers.

Au plaisir.

   MonsieurF   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte curieux et intéressant, mais qui souffre quand même, selon moi, d'un manque de recherche dans les images.

Il y a des trouvailles, dans ce poème sur la séparation, qui m'ont beaucoup plu: "mon âme balle élastique…" (qui m'a fait penser, alors qu'il n'y a aucune référence explicite, à une nouvelle de S King, "la balade de la balle élastique"), " écorchée ivre", écorce au paradis rompu". Ces images donnent de la force au texte.
La mise en page me plait bien aussi, avec son rythme alerte, saccadé, presque comme des sanglots.

Mais je suis déçu de la faiblesse d'autres images: "annihilant les silences de nos baisers violés ;" "et crache sur mes cils pour qu’enfin mes yeux se ferment !" "casée dans la boîte à vents"; je les trouve trop banales, trop convenues. C'est dommage parce qu'elles font perdre au poème sa force.

Bref, je suis mitigé, mais ça reste quand même un texte plaisant.

   daphlanote   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Peut-être que j'ai compris. Peut-être pas ?
Ce qui m'importe, c'est ce que j'ai perçu, mon ressenti, la façon dont ces mots viennent à moi et me demande empathie, résonance, réaction. Comme cette balle élastique, justement.
Cette façon d'offrir et de garder, de dire et de cracher son âme, sa propre âme.

Boite à vent, âme insaisissable, prisonnière et brisée, mais gardée quelque part au sein des rempart de l'intégrité, alors même qu'on -le tortionnaire- la voulait nue et tout entière. Alors même qu'on voulait l'extraire et la déposséder, en contrôler même son ombre -et son passé, ce qui l'inscrivait dans l'histoire et l'imaginaire collectif.

Mais les portes s'ouvrent. Que ce soient celles qu'on tenait fermées ou celles qui sont forcées, enfoncées ou tenues ouvertes prêtes à franchir même après les tourments. Et peut-être même pendant.

Écorchée, c'est l'évidence. Ivre, hors de sa propre conscience ? Parce que les choses tournent, hors de contrôle, mais le narrateur est tenu debout. Peut-être de force, étançonné comme une cathédrale sombre et pillée...

C'est donc là que le désir s'éteint. J'avoue trouver cette place singulière mais c'est strictement personnel, je crois.

La balle élastique est toujours là, dans ce "et je restais". Elle a pris une dimension singulière par contre. Comme si avec l'extinction du désir s'éteignait toute communication, passant d'interaction à individualité simple. Atmosphère persistante et environnement ouaté collant ?

Vient ensuite la tempête. Subir, courber l'échine face au vent, plier mais ne plus rompre, ne pas rompre. Œuvrer à ce que la tempête cesse, à se mettre à l'abri. Mais la tempête est là. Ce n'est plus lent, c'est violent, intense. C'est un débattement profond habité.
Mais quitter la tempête ne se fait pas sans mal. Et même à l'abri derrière de solides remparts, la tempête hurle encore. (Mais peut-être ne sont-ils que des brises-vent. Le narrateur doit encore sentir la tempête au travers, même s'il est préservé de leur violence).

Les italiques... La légitimité ? Faire cesser la tempête dans les actes. Tourner la page, fermer le livre. Garder l'histoire mais l'arrêter là ?


Bref. Texte interpellant, questionnant, absolument signifiant. Imagé aussi, rythmé surement.

Il serait faux de penser qu'il est parfait. Qu'il puisse être achevé, je pense, en cette forme. Tout au moins y a-t-il des marges de progressions claires.
Mais je n'y mettrais pas plus d'image, je crois. Le texte veut signifier, veut aborder et faire dire des choses. Il est important qu'il soit encore compris et compréhensible.

Bonne route Ananas !

   Teneris   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème puissant, glaçant de violence latente et d'écorce résignée sous laquelle transparaît pourtant un ineffable désir de liberté, d'envol. La forme choisie, l'absence presque totale de ponctuation soulignent admirablement l'envie de s'échapper d'une réalité oppressante, à travers le rêve ou un autre réel à venir, mettent habilement en lumière les deux vers centrés, que je trouve particulièrement réussis.

J'apprécie notamment la relative concision du texte au regard de la diversité des idées qu'il exprime : chaque mot est percutant, essentiel. J'ai ressenti un certain équilibre, fragile (et si beau de cette fragilité) mais bien présent, entre douleur et force de vie, tel un funambule sur un fil de plus en plus étroit qui peu à peu semble marcher sur l'air.

Pour entrer un peu plus dans les détails, j'ai beaucoup aimé certaines images, que j'ai trouvées originales et très touchantes. « boîte à vents » a particulièrement retenu mon attention pour son contraste entre l'idée d'enfermement et le vent, image ambiguë et fuyante qui se révèle d'autant plus profonde que j'essaie de l'approcher. Les « doigts terminant sans ombres » et l'« âme balle élastique » sont également admirables (je trouve en particulier le pluriel à « ombres » éminemment suggestif) et m'ont fait vaciller dans mes tentatives d'interprétation, ouvrant mille nouveaux chemins là où je croyais n'en voir qu'un seul.

J'ai aussi beaucoup apprécié la troisième strophe pour l'horizon onirique qu'elle dessine avec tant de force et de sensibilité, comme une porte en éternel mouvement d'ouverture ne laissant pourtant passer qu'un infime faisceau d'un monde extérieur à lui-même.

« écorchée ivre » est peut-être l'un des plus beaux vers de ce poème. L'image est puissante, le jeu sur les mots visible sans être grossier, révélant une nuance de la souffrance humaine à la fois originale et universelle... et la rugueuse fluidité des sons mire parfaitement l'idée qu'il porte.

Il y a un vers dont je ne sais vraiment que penser : « puisqu'invisible tu as joué dans un pari perdu ». En première lecture, je l'ai trouvé un peu plus faible que les autres, l'image qu'il esquisse ne me semblant pas suffisante pour justifier un vers aussi long au milieu d'autres plus courts. Mais en relisant je l'ai trouvé au contraire extrêmement fort. Puis à nouveau plus faible en le lisant une troisième fois. Je pense que cela est dû au saut de ligne entre lui et le vers précédent : lorsque je lis avec une attention insuffisante, je perds l'élan amorcé par l'allongement des vers précédents et celui-ci apparaît alors un peu abscons.

J'aime beaucoup l'allitération de « écorce au paradis rompu », un peu pour les mêmes raisons que « écorchée ivre », l'image étant peut-être un peu moins forte mais habilement renforcée par les sonorités. Enfin, je trouve la strophe en italique véritablement magnifique, inattendue, à la fois gracieuse et violente sans que cela semble contradictoire, tant les sentiments y sont exprimés avec sensibilité. Juste un (minuscule) bémol pour le tout dernier vers, que j'ai trouvé fort mais un peu moins que les précédents.

Merci d'avoir partagé ce poème, qui m'a véritablement ému !

   PIZZICATO   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Pliée, cassée, rompue, amputée " des mots qui ne laissent aucun doute sur l'action dévastatrice de cet amour, si bien traduite dans ce texte..
J'ai pris le temps de plusieurs lectures en m'attardant sur les images afin d'en saisir le sens à définir ; et j'en apprécie la majorité.
" la boîte à vents "
" tu m’as mangée toute nue "
" mon âme balle élastique… "
" écorchée ivre " ...entre autres.

J'ai quand même buté sur :" glacée des émois qui remuaient sur
toi "
" les silences de nos baisers violés " dont je n'ai pas bien cerné le sens.

   Anonyme   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

J'ai lu deux fois votre poème sans en comprendre le sens. A cet effet, je pense que le défaut principal de ce poème est son manque de clarté. Neuf fois sur dix, je n'aime pas un poème que je ne comprends pas, ce qui ne veut pas dire qu'il est mauvais, intrinsèquement parlant. Le problème est qu'il n'a éveillé en moi aucune émotion. Le résultat est que je reste sur une lecture qui ne me parle absolument pas. Du reste, la construction aussi est pour moi un mystère, avec ces morceaux de vers décallés dont je ne décrypte pas la fonction et ces derniers vers en italique qui demeurent un mystère, tant pour la signification de l'emploi de l'italique que pour les images qu'ils évoquent...

Ce jugement négatif ne vaut bien sûr que pour moi. D'autres ont aimé et c'est tant mieux, fort heureusement.

Au plaisir,

Wall-E

   LenineBosquet   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Ohlala! J'ai lu, lu et relu... et je n'ai rien compris!
Il y a vraiment diverses conceptions de la poésie, la votre m'est étrangère. J'en ressent des émotions, tout de même, mais rien qui m'émeuve. J'ai l'impression de quelque chose de tellement personnel qu'a la limite, il faudrait être vous pour comprendre!
La poésie libre me laissant quasi tout le temps cette même impression de vacuité que je me demande si ce n'est pas inhérent à cette catégorie.
Bon, ce n'est que mon ressenti hein, et il vaut ce qu'il vaut, c'est-à-dire pas grand-chose...
A vous re-lire!

   jaimme   
2/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Ananas,
L'amour est tangentiel à la haine. Il est de ces moments où la vraie rupture - l'indifférence- est encore à venir. Où le passé comme le présent sont douleurs. Vous l'avez admirablement mis en musique, en art.
J'ai aimé:
"la boîte à vents"
la seconde strophe dans son intégralité, dans sa terrible violence
Les espoirs encore présents, sans doute trompeur, disséminés
"tu as joué mes larmes dans un pari perdu" (et son corollaire: l'"invisibilité", que j'ai compris comme étant la manipulation)
"pour qu’enfin mes yeux se ferment "

J'ai moins aimé (sans rien détesté):
"amputée" (pour la sonorité du mot)
"glacée des émois qui remuaient sur
toi
ma folie,", mais je ne saurais dire pourquoi. Moins touché, c'est tout.

Bref, j'ai été touché.
Merci!

   Alcirion   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le dernier vers (puiqu'il fait débat) : le sens n'est pas absent des deux dernières strophes, même si elles semblent ésotériques à la première lecture. Les images me semblent originales et bien rendues par le rythme, le choix de longueur du vers remplaçant la ponctuation.
Merci pour ce partage

EDIT : J'ai enfin trouvé à quoi me faisait penser le dernier vers...
Crachons, veux-tu bien, sur ce que nous avons aimé ensemble... du jeune Aragon, dans le recueil Feu de Joie, il me semble... Tu aurais pu être plus mal servi, lol !

   Mourmansk   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je me suis crue au milieu d'une tempête, ballotée par les flots et rendue aveugle par le brouillard.
J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce texte et plus particulièrement les deux premières strophes.

Pas convaincue par l'utilité du centrage de certains vers toutefois.

Merci.

Mourmansk

   hersen   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ananas,

Je trouve à votre poème une grande force, une grande violence de sentiments.
Il y a de très beaux passages comme "écorchée ivre", "les silences de nos baisers violés", qui me font mal à lire.

Votre poème est donc porteur de beaucoup de ce que vous y avez mis, premier objectif de la poésie, à mon avis.

Vos vers décalés, pour moi, sont un frein. Je ne dis pas que c'est bien ou pas, je constate l'effet que ça a eu sur ma lecture et vous en fais part.

Merci pour cette lecture

   phoebus   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Est-on dans faire disparaître le visible ou faire apparaître l'invisible ?
On dirait que le poétique s'affuble des apparences . On cherche en vain les éléments qui pourraient faire apparaître l'invisible.

   Anonyme   
4/4/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Certains vers ou non-vers était très bons mais je me suis un peu perdu dans votre poème. Moi qui est fan de Mallarmé, je n'ai aucun problème avec les poèmes hermétiques. Simplement, malgré mes efforts pour trouver mon interprétation j'ai l'impression que c'est une suite de mots mit bout à bout au hasards. Ce n'est certainement pas le cas, mais je pense que pour être hermétique il faut vraiment être très musical pour capter l'attention du lecteur au dépit du sens si celui-ci ne le comprend pas comme le ferais Mallarmé.

   jfmoods   
5/4/2016
La forme du poème (longueurs disparates des groupes de vers, présence de blancs, effets de rupture, justifications sporadiques au centre) épouse la perte des repères amoureux, l'éparpillement inexorable du lien. Les imparfaits ("demeurais", "s'ouvraient", "pouvais", "remuaient", "servaient", "restais") appuient sur la stagnation mortifère de la locutrice au sein d'un couple complètement délabré. Les passés composés ("as pliée", "as mangée", "as joué") portent toute la violence symbolique du partenaire incriminé. Trois images marquent fortement la lecture de ce poème. En premier lieu, la métaphore ("mon âme balle élastique") qui traduit l'aptitude de la femme à encaisser les coups infligés moralement par celui qu'elle aima. Les "baisers violés" résonnent de manière particulièrement grinçante, délétère, au regard de l'enchantement amoureux inauguré par le célèbre film de Truffaut. Mais c'est surtout le glissement allitératif implicite qui saute pour ainsi dire aux yeux du lecteur. En effet, "lâche mes rêves" ricoche sur "lâche mes rênes", image soudaine d'un attelage dont l'un s'instituerait de force cavalier, directeur de conscience oppressant de l'autre. Ce recours final à l'italique, à l'admonestation à l'impératif sous l'égide de l'hypothétique, est lourd de tout l'instinct de survie de la locutrice. Comme une liberté que l'on arracherait au terme d'un interminable chemin de croix. Ainsi l'innommable a-t-il pu être dit, partagé, traversé.

Merci pour ce partage !

   Ananas   
5/4/2016

   luciole   
3/6/2016
Commentaire modéré

   Vincente   
25/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Ananas,

Je trouve votre texte une peu par hasard, suite à un de ces vagabondages Onirien où un fil nous porte là où l'on n'imaginait pas.

J'ai été sidéré par la force de l'expression de ce poème. Je ne chercherai pas dans la forme quelque raison objective, je n'imaginerai pas de justification à l'intensité émotionnelle qu'il produit, je ne parlerai que de sa percussion sur ma sensibilité.
Pour n'exprimer donc que le résultat, je dirais qu'il m'a touché dès la première lecture, chaque vers a fait résonance, chaque image déclarait les contrastes saillants de son clair-obscur, dont les plus forts :
"Tu m’as pliée / casée dans la boîte à vents"
"tu m’as mangée toute nue"
"mon âme balle élastique…"
"je ne pouvais plus sombrer / écorchée ivre / ni même trébucher"
"ma folie, / cendres de nos désirs / aux confins des abîmes qui nous servaient de vie"
"...annihilant les silences de nos baisers violés ;"
"fais taire à mes oreilles les hurlements de ta voix / et crache sur mes cils pour qu’enfin mes yeux se ferment !"

La densité de l'évocation trouve dans cette poésie une forme vraisemblablement insolite mais dont la douleur a su se rendre passionnante et semble-t-il rassérénante, en tous les cas je l'espère vivement.

   bipol   
19/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour ananas

bien sur il faut être passé je crois

par les labyrinthes de la souffrance

pour vous suivre dans les dédales de douleur de votre texte

l’odieux est à nu

et je vous comprends dans ces mots/maux écorchés

j'ai adoré cette ambiance rendue

et vous souhaite plein de soleils


Oniris Copyright © 2007-2017