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Poésie en prose
Ananas : Les baisers de l'aube
 Publié le 04/10/18  -  17 commentaires  -  958 caractères  -  374 lectures    Autres textes du même auteur

Le réveil sonne...


Les baisers de l'aube



Ne pars pas,

les vapeurs de l'aurore se mêlent à l’arôme du café sur ta langue, dans ma bouche, éveillent les ruisseaux assoupis,

réchauffée par tes mains, hérissée par ton souffle,

je suis

l'ombre de nos corps, l'écho de nos inspirations, les reflets voluptueux de nos pupilles complices,

incité par mes lèvres gourmandes,

tu es

le sel sur ma peau, les vagues dans ma voix, millions de frissons qui arquent mon dos jusqu'à la pointe de mes seins,

je
veux
encore

l’essence des volcans grondant sous nos draps,
le temps d'un brasier
d'un baiser

le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés...

avant de me rendormir, repue, tremblant compulsivement de souvenirs de toi,

le bruit de tes pas dans l'escalier m'accompagnant jusqu'au sommeil.


 
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   Mokhtar   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
« Ne pars pas » ou… « ne me quitte pas » ?

Beaucoup d’inspiration ou de réminiscence du grand Jacques dans ce texte : « l’ombre de nos corps », le « volcan », « les mots insensés ».

Il y a certes un élan poétique et amoureux dans ce texte sur le départ de l’autre.

Mais je suis gêné par trop d’expressions au sens indiscernable. « le reflet des pupilles », « l’essence des volcans » « tremblant de souvenirs »…Je pense qu’il faudrait probablement redonner un peu plus de sens à certaines images. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris ?

   izabouille   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est beau, mais je suis assez mitigée... La dernière strophe "le bruit de tes pas dans l'escalier m'accompagnant jusqu'au sommeil" fait tomber tout le reste à plat, je trouve... Je la supprimerais car elle ne me semble pas utile, mais ce n'est que mon avis.
"Le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés..." : l'image est assez compliquée. Pour moi, des sentiments ne peuvent pas être scellés, (mis sous scellés, peut-être...), et ils ne peuvent pas retenir prisonniers des mots. Je vois plus ou moins où l'auteur veut en venir mais ça manque de clarté.

   BlaseSaintLuc   
22/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
eh bien je veut bien rester , moi ...

j'aime beaucoup, je sais c'est trop court, développons .

>j' aime ces "je suis "
" tu es"
"Je veux encore"

je ne sais pas ,si j'aime autant les espacements , tel des corps ,j'ai l'idée d'un texte plus resserré.
mais c'est vrai qu'il s'en va ...

pagination , je vois la ligne 2 et 3 en une seule et " je suis " tout seul en dessous.
idem pour 5 et 6 avec "tu es " tout seul en dessous.

puis "je veux encore en une seule ligne en dessous de la 8eme.

"l’essence des volcans grondant sous nos draps, le temps d''un brasier " en une seule ligne et "d'un baiser" seule en dessous

mais c'est plus un souci purement graphique de pagination dû au site.

   Fowltus   
23/9/2018
 a aimé ce texte 
Pas
J'aime bien le titre, moins le reste, 'le sel sur ma peau', 'mes lèvres gourmandes', 'les reflets voluptueux', 'les mots insensés' que je n'ai pas trouvés dans le moindre vers. Du convenu dans ce registre, il est vrai, difficile à bousculer, poétiquement.
Bonne continuation.

   papipoete   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ananas
Tu t'apprêtes à partir, mais je voudrais tant que le lever du jour, soit réveil de la lune, pour que nous nous aprêtions à nous endormir tous-deux repus l'un de l'autre !
NB la supplique érotique de l'héroïne, pourrait faire arriver en retard au boulot, bien des hommes !
Après des poèmes récents d'oniriens donnant la chair de poule, je frissonne de plaisir à vous lire, jusqu'au fond de vos draps ... ( le spectacle du volcan est tellement impressionnant ! )
Si je comprend bien, Monsieur s'en va travailler et Madame se rendort ?

   Sodapop   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le dur thème de l'amour érotique en poésie.... C'est toujours casse gueule car il s'agit d'un thème assez récurrent et que l'on voit beaucoup.
Je trouve que notre chère Ananas s'en sorts pas mal du tout... J'ai beaucoup aimé le vocabulaire utilisé et la façon dont tu as construits tes vers. La rythmique et plutôt réussie aussi, même si ça pourrait être mieux parfois: "le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés..." qui accroche un peu à la lecture. Le seul petit bémol pour ma part serait qu'il manque un brin de folie pour que l'on se joigne réellement et pleinement à ta cause. Plus de métaphores, je pense que la clé du poème érotique se trouve souvent là.
Mais bravo néanmoins, c'est un joli texte malgré tout et j'ai passé un jolie moment de lecture!

   bipol   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Ananas,

j'ai imaginé en lisant ta poésie

que tu nous parlais d'autre chose que ta nuit érotique

déjà à mon avis d'une presque séparation

ou même et surtout de la différence fondamentale

entre la femme et l'homme

celle ci étant encore dans les voluptés qu'elle poétise ....

alors que l'homme est le nez dans son café

j'ai beaucoup aimé cette mise en scène

bravo et merci

   PIZZICATO   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Les baisers de l'aube " et même plus que ça ...
Une prose empreinte de sensualité, des images assez suggestives comme : " éveillent les ruisseaux assoupis "
" qui arquent mon dos jusqu'à la pointe de mes seins ".

" tremblant compulsivement de souvenirs de toi "
" le bruit de tes pas dans l'escalier "
Le Monsieur s'en va au boulot ou s'en retourne chez lui ? - sourire -

" le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés... " passage intéressant, si c'est bien la situation à laquelle je pense.

   jfmoods   
4/10/2018
Il y a d'abord ce temps qui fait le monde et qui le défait, qui unit les amants et qui travaille à les désunir (entête : "Le réveil sonne", Impératif : "Ne pars pas", métonymie : "le bruit de tes pas dans l'escalier").

Puis il y a les amants eux-mêmes dont l'entente fusionnelle est palpable à travers la libre association des sens (vue, odorat et goût : "les vapeurs de l'aurore se mêlent à l’arôme du café sur ta langue", ouïe : "éveillent les ruisseaux apaisés", toucher : "réchauffée par tes mains, hérissée par ton souffle").

La vigueur d'un élan duel (construction à rythme ternaire et croissant : "l'ombre de nos corps, l'écho de nos inspirations, les reflets voluptueux de nos pupilles complices") révèle la création réciproque, ex-nihilo, de l'un par l'autre (parallélisme : "réchauffée par tes mains, hérissée par ton souffle, / je suis", "incité par mes lèvres gourmandes, / "tu es").

Aimer, c'est verser dans l'Autre, sous le haut patronage des éléments (air : "souffle", terre : "volcans", feu : "brasier", eau : "vagues"), l'éclat stellaire d'une plénitude (hyperboles : "millions de frissons qui arquent mon dos jusqu'à la pointe de mes seins", "tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés", paradoxe : "te dire en silence", modalisation : "je veux encore", jeu antithétique à la rime : "le temps d'un brasier / d'un baiser", participe présent : "grondant sous nos draps", "tremblant", adjectif qualificatif : "repue", adverbe : "compulsivement").

Aimer, c'est combler par avance de merveilles le vide provisoire de l'absence ("avant de me rendormir", "souvenirs de toi", "m'accompagnant jusqu'au sommeil").

"Les baisers de l'aube" nous porteront ainsi jusqu'à l'enchantement de la nuit à venir, jusqu'à l'émerveillement des retrouvailles.

Merci pour ce partage !

   INGOA   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour, pur moi trop de clichés et de termes usités pour un si bref commentaire sur le départ après l'extase. Une recherche de style plus exacerbée que les sentiments qui devraient transpirer.
J'ai du mal à comprendre comment on peut retrouver le sommeil après un mélange d'arôme de café au bout des langues, lorsque l'aurore pointe (du bout des langues aussi !).

   Willis   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Quand l'Auteur manque de conviction, comment le lecteur peut-il apprécier ses écrits, de plus sur un thème sensuel qui requiert romantisme, délicatesse. A l'inverse de la douceur, on lit :
"Les vapeurs de l'aurore se mêlent à l’arôme du café sur ta langue, dans ma bouche" "le sel sur ma peau" : On n'est pas loin de la nausée...
Nous sommes sur un forum de poésie. Pour le forum, c'est évident....

   Cat   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le réveil sonne qui désunit les amants, mais l'amante, elle, réveillée par l'arôme du café sur sa langue à lui mêlé aux vapeurs de l'aurore... qui "éveillent des ruisseaux assoupis." rêve de fusion, encore...

Seule une personne qui ne triche pas est capable d'une telle pureté dans la sensualité !

"Le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés... "

Dans un ultime soubresaut du corps qui s'est abandonné aux frissons, lorsque il n'y a plus de place pour les mots, qu'ils deviennent dérisoires, l'amour exulte dans cette longue phrase qui ondule aux sons des s.

C'est la poésie des baisers de l'aube comme j'aimerais la partager tous les matins. :))

Merci Ananas pour toute cette authenticité.
J'en redemande !


Cat

   Brume   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Ananas

Ton poème a l'odeur de la peau, stimule le sens du tactile par les souffles, les baisers, les caresses.
Je trouve les vers doux, sensuels, sincères.
Seul ce vers me déplaît " le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés " ; je le trouve too much.
J'aime beaucoup le rythme qui donne l'impression d'un soupir langoureux.

- " éveillent les ruisseaux assoupis " - belle trouvaille.

   Lulu   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ananas,

J'ai adoré la lecture de ce texte que je n'ai pu m'empêcher de faire à haute voix dès la première ligne… ou presque. C'est chantant, beau et voluptueux. On est dans les arrondis du baiser, et des baisers de l'aube…

Il n'y a pas que la sensualité, il y a vraiment ce qui pour moi fait le charme des instants et de la poésie. Le rythme des phrases y est pour beaucoup. Puis, il y a les images "les vapeurs de l'aurore" ; "l'arôme du café sur ta langue" ; "les ruisseaux assoupis"... juste pour la première ligne !

Je crois qu'on pourrait - que vous pourriez - nous offrir ce texte sur la vocathèque du site pour l'entendre… Entendre ce poème, c'est se glisser un peu dans la peau d'Ananas qui écrit… "hérissée par ton souffle, / je suis"... Ce "je suis" sonnant comme un essentiel et une délicatesse qui prend forme dans les mots qui suivent…

J'ai vraiment vraiment beaucoup aimé ce poème, avec aussi ces "vagues dans ma voix"... et tout le reste.

C'est très subtil, ni trop long ni trop court… Juste poétique.

   Ombhre   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Ananas,

j'ai adoré ce texte, si plein de simple sensualité, d'émotions puissantes, de désir insatiable. La scène s'imagine fort bien, et se vit au fil de la lecture.
J'ai beaucoup aimé:
"le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés".
Une réserve mineure par contre sur l'image ci-dessous que j'ai trouvée un peu convenue:
"l’essence des volcans grondant sous nos draps".

Merci pour ce beau partage

   Ananas   
8/10/2018

   Lariviere   
10/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ananas,

J'ai bien aimé lire et découvrir ce texte. Le découvrir, car malgré la banalité apparente créee en fait par le registre choisi, j'ai trouvé le traitement plutôt réussi, grâce à cette découpe très précise, très intentionnelle, qui donne peut être tout le sel et le piquant "fauve" de ce poème, derrière les mots communs, utilisés justement pour renforcer l'aspect réaliste et l'expressivité du thème.

En clair et dans les détails, je ne sais pas si on ne pourrait pas faire mieux, effectivement, en essayant de travailler la sémantique et en évitant quelques "poncifs", peut être, mais ce n'est pas cette question qui m'a interpellé dans ce texte, aux premier abords...

A la première lecture, j'ai été saisi par ce contraste entre le prosaïque de la forme et le percutant du fond et je pense que l'un renforce l'autre dans ce type de style ; j'ai donc d'abord ressenti, puis le thème s'est imprimé, renforcé ensuite sur les lectures suivantes par cette découpe travaillée et son rythme, qui donne toute la traduction voulue sur le fond (frustration/désir/érotisme "hyperréaliste) et surtout qui contient selon moi, la vraie singularité et la vraie qualité poétique de ce texte, et pour cela, donc, merci à l'auteur...

J'ai aimé, dans le rythme, cet étrange ressac, parfois un peu naïf dans le jeu de miroir (je suis/tu es), mais qui fonctionne plutôt bien à mes yeux, coeur, et oreilles.

Techniquement et même si je comprends la volonté "clinique", je ne sais pas si l'entame "ne pars pas", ne pourrait pas être revu pour être plus punchy...

J'aime beaucoup la phrase (le vers) qui suit, hyperréaliste, et qui donne d'emblée à la fois l'axe pour le lecteur et la force d'évocation au traitement sur l'ensemble qui va suivre.

Sinon, sur ce vers :

"le temps de te dire en silence tous les mots insensés retenus prisonniers par mes sentiments scellés..."

J'aurai bien vu le point tomber et le vers se terminer juste après "mes sentiments". Je trouve que sur la musicalité du passage et sur le sens, c'est peut être mieux, mais après c'est le choix (sacré) de l'auteur, aussi...

J'ai aimé la phrase de fin.

En conclusion, j'ai apprécié ce style "fauve", aux évocations sensuelles très réaliste et prégnantes qui poétisent s'en en avoir l'air, mais qui poétisent en profondeur, quand même...

En espérant que ce commentaire puisse servir à l'auteur pour son travail d'amélioration, je lui souhaite une bonne continuation.


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