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Poésie en prose
Ananas : Ma volière
 Publié le 07/01/18  -  17 commentaires  -  1472 caractères  -  306 lectures    Autres textes du même auteur

“Les hommes sont des oiseaux de passage.”
W.Shakespeare


Ma volière



Ils veulent libérer les oiseaux dans ma tête…


Le petit colibri en origami, bruissant et bourdonnant à mes oreilles, le merle moqueur dont les éclats résonnent sous mon crâne, le pigeon aux pattes d’argile qui veille sur mes synapses, ils veulent ouvrir
ouvrir
la cage
et les laisser s’envoler
là-haut
où ils ne pourront plus parler

Ils veulent libérer les oiseaux…


La pie et sa queue pour mon élégance, les moineaux faméliques rassemblés dans le lobe frontal, les saprophytes sur la médullaire oblongue, ils veulent faire taire leurs piaillements, réduire au silence l’antre de mon cerveau
ouvrir
la cage
et laisser les poussières retomber
en amas de plumes
inutiles

Ils veulent libérer…


L’aigle à l’envergure retenue sous les liquides céphalo-rachidiens, les timides colombes piétinant mon cortex, et les mouettes, celles qui dévorent et me narguent sur le nerf optique, ils veulent les affamer,
ouvrir
la cage
et les offrir en offrandes
à un monde
inconnu

Ils veulent…


Ils disent qu’ils doivent ouvrir, déloger les parasites et leurs serres repliées sur la matière grise, et leurs becs acérés se dévorant un nid sur le passage de ma mémoire, avant que tout disparaisse, ils veulent
ouvrir
la cage
les tuer
et me laisser
vide.


 
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   Fowltus   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ben ma foi, votre volière m'a touché.
C'est vol d'un nid de coucou (plutôt qu'au-dessus), et même si le thème est redondant jusqu'à l'enfantillage artistique je trouve que vous vous en sortez bien.
Peut-être est-ce dû à l'énumération de ces oiseaux et celle de vos organes cérébraux leur servant de perchoir.
Un simple commentaire pour ne pas vous 'laisser vide'.
Fowltus en EL.

   Brume   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Quel étrange poème...
Votre poème est à la fois sinistre et magnifique, il provoque un sacré malaise.
Le/la narrateur.trice n'a pas une araignée au plafond mais bel et bien des oiseaux dans la tête.
Ces oiseaux sont-ils vitaux selon le narrateur.trice ? ou dangereux pour son psychisme? Là réside le mystère.

Juste un petit bémol, dans la seconde strophe ce passage m'a gênée:
- " La pie et sa queue pour mon élégance " - est-ce une erreur cet adjectif possessif "MON"? Ce ne serait pas plutôt " SON"? Si cela n'est pas le cas je trouve que cette phrase détonne avec le reste où l'on s'attarde sur le cerveau, le psychisme.

Malgré quelques termes un peu trop cliniques et son ambiance trop anxiogène pour moi, j'ai été touché par votre poème, aimé ses images chimériques.

   Miguel   
24/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce à quoi je suis le plus sensible dans ce poème, ce sont les énumérations d'oiseaux de chaque début de verset. Ils sont tous évoqués avec grâce, avec les images et les mots justes pour chacun.
C'est plein de charme. Après cela je n'ai pas envie de m'attarder sur les tourments de la suite.

   bipol   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjours Ananas

la volière ma volière fait beaucoup partie de mon vocabulaire

mais tu parles ici de la tienne

et de tes troubles

moi aussi je parle de mes oiseaux souvent

mais tu en parles si bien avec de si belles images

et ta douleur est là

décortiquée

nous sommes de la même famille de la volière et des oiseaux qui n'en sortirons pas

j'ai adoré

PS parles tu de tes médecins qui voudraient te libérer et de leur médicaments impuissants

   Sodapop   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Pour moi ce poème touche aux limites de la perfection, il répond à tout ce que j'attends en poésie. J'ai réellement tout aimé dans ta plume chère Ananas.
Tout d'abord dans le thème, je disais il y a peu de temps d'un poème de Brume sur Montmartre, que celui-ci me faisait revenir en mémoire un magnifique poème de Bukowski qui s'appelle "L'Oiseau Bleu". Je réitère ici, pour des raisons et un sentiment totalement différent. Mais oui, ce thème de l'oiseau ou celui d'un être surnaturel qui vivrait en nous. Je pense que c'est universel et tout le monde possède un autre soit même, une part de mystère au plus profond de soit.
Ensuite, la typographie que tu as choisis d'utiliser et pour moi particulièrement adaptée et intelligente. Tu choisis de poser une accroche en tout début de strophe, je trouve cela très judicieux pour la versification et le rythme. Puis, dans la suite de tes strophes, tu choisis de faire des vers très courts et succinct qui laissent une impression de descente. Comme si l'on plongeait au plus profond de toi, de ton autre "toi-même" que je parlais au début. Je ne sais pas si c'est fait exprès mais c'est en tout cas l'interprétation que je fait de ta construction très graphique. Un peu à l'image des poèmes de Morrison, qui jouait ainsi avec le lecteur.
Pour finir... l'ensemble!!! Le fond, la forme et la rythmique qui forment une entité complète, une espèce de monstre poétique. Car c'est là que se situe la réussite en poésie pour moi, il faut que tout concorde pour former une même "bête", une seule entité. C'est ce qui se passe dans tes vers où l'ensemble est particulièrement bien réalisé. Mis en avant par un vocabulaire soutenue, avec des mots recherchés qui interpellent les lecteurs que nous sommes.
Vraiment bravo pour ton travail et ta folie.

   papipoete   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Ananas
dans ma tête est une volière, emplie d'oiseaux de toutes sortes ; tantôt, ils chantent, tantôt ils s'agitent bruyamment ! il y a même un aigle qui me griffe de ses serres et se fait un nid dans ma mémoire avec son bec crochu . Devant moi, on s'agite blouses blanches et stylo à la pochette << il faudrait libérer tous ces oiseaux dans sa tête ... >>
NB des vers farfelus pour qui n'a pas déambulé dans les couloirs psychiatriques, mais si sensés pour celui qui sait ...
Pierre Perret a tort quand il dit << ouvrez la cage aux oiseaux ! >> c'est leur maison de bois, d'acier ou de matière grise, et que deviendraient-ils au-dehors ? libres, oui libres de mourir !
L'héroïne y tient à sa volière, son colibri en origami, son passereau en queue de pie, et son aigle ...
Bien entendu, mes lignes sont le fruit de mon interprétation !

   Donaldo75   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ananas,

Ce poème est brillant, très bien construit, avec de belles images évocatrices que ces oiseaux. "Ils" peut être interprété de différentes façons mais toujours par une autorité, que ce soient des parents, des professeurs, des médecins, des employeurs, j'en passe et des plus autoritaires. Ce n'est pas forcément dramatique, rien ne dit que le sujet du "Ils" arrive pour trépaner l'auteure ou je ne sais quoi de terrible et surtout irrémédiable. En tout cas, je ne l'ai pas lu comme ça. Cependant, c'est suffisant pour ôter la liberté d'être différent, de penser différemment, ce que sont en général les auteur(e)s qui exposent leurs écrits à un public divers et varié et surtout pas toujours animé des meilleures intentions.

Moi, je préfère le lire comme ça.

Merci encore,

Don

   Marite   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Surprenant ce poème à la fois par la forme et par son contenu. Curieusement les images se sont imposées lors de la lecture et si j'avais eu des dispositions artistiques je pense que j'aurais pu dessiner cette volière avec les volatiles voletant et surgissant autour de la tête du personnage principal ... , en fresque, immense, mais ça c'est uniquement dans ma tête. Cette lecture a apporté un brin de folie dans la grisaille de la journée. Merci pour cela.

   Arielle   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte saute aux yeux par sa mise en page remarquable.
Il est construit comme une volière aux barreaux horizontaux, de laquelle s'échapperaient, jusqu'au dernier, les mots-oiseaux de l'anaphore. Peu importe qui serait responsable de cette échappée ou par quels moyens elle risque de se produire.
Ce qui me touche c'est la tendresse que la narratrice témoigne à son univers ailé, de la timide colombe au plus impressionnant rapace.
Elle tient à conserver à l'abri d'éventuels prédateurs ce qui lui donne des ailes, ce qui fait d'elle, en dépit de leurs piaillements parfois cacophoniques, la gardienne unique et souveraine des chants et des plumages chatoyants de ses protégés : sa vraie raison de vivre.
Merci Ananas pour cette magnifique métaphore dans laquelle chacun peut se reconnaître peu ou prou.

   wancyrs   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Ananas,

Quel talent de pouvoir générer une si grande émotion avec si peu de mots ! Dans ces vers je reconnais mes deux ami-e-s, l'un bipolaire et l'autre, la femme, schizophrène légère. Ils ont tous deux une imagination débordante, surtout le gars en période hight. Hélas, très vite on le bourre de calmants pour l'écraser, le vider. Je te parle de mes ami-e-s parce que de prime abord c'est ce qui a résonné en moi. Cela peut aussi être juste une personne "normale" à l'imagination si débordante qu'on essaie de taire. Quelque soit le cas de figure, le texte est simple et magnifique ! Merci !

Wan

   kreivi   
8/1/2018
L’idée de vos oiseaux dans la tête qui vont faire le ménage est magnifique. Elle ouvre tout grand les portes d’Alice.

Mais au fur et à mesure de la lecture j’ai été déçu.
D’abord par le langage utilisé. » faméliques, affamés , dévorer, tuer, becs , serres fermées » vocabulaire trop guerrier et concentrationnaire.

L’utilisation répétitive des termes anatomiques : il y en a 11. « crâne, cortex, synapses etc… » . cette énumération est peu poétique.

Prenons par ex « Liquide céphalo-rachidien » (LCR). Vos commentateurs le trouvent passionnément poétique. Moi non. Surtout quand on pense à la grosse aiguille-trocart de 15cm qu’on vous enfonce entre les vertèbres jusqu’à la garde !!! pour voir si le liquide est eau-de-roche, opalescent ou crémeux.

Si vous aviez parlé de deux staphylocoques à chapeau doré qui descendent le LCR en kayak jusqu’au cul-de-sac spinal en chantant « the river with no return »…on aurait pu trouver un peu de poésie...

Des mouettes sur le nerfs optique ?? avez-vous eu un jour une névrite du nerf optique ? Je pense que non sinon vous ne l’auriez pas utilisé ici.

Quand à la fin, le vidage du crâne ! la première image que j’ai eu ce sont les guirlandes de pendus qui décoraient villes et villages de Pologne et d’Ukraine avec ordre écrit (des maitres nazis) de ne pas les décrocher avant que les oiseaux n’aient vidé le crâne à travers les orbites.

Résumé : j’ai adoré l’idée première de votre poème mais pas son développement que je trouve sinistre et crissant.

Désolé. Je suis la fausse note dans l’orchestre symphonique de vos admirateurs

   Marie-Ange   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
J'ai pris le temps de lire et de relire cet écrit.
Le titre "Ma volière" me semblait engageant. Ce sera tout,
car le texte en lui-même, est plutôt décevant.

Tant par le fond que par la forme, les nombreuses répétitions se font obsédantes. Cela n'a rien d'agréable, pas plus que le phrasé, qui est une énumération d'oiseaux et leur agitation plus que suspecte. Les images de ces volatiles ainsi présentés me tiennent
très largement à distance de mon ressenti, celui de l'auteur étant bien trop insistant.

   leni   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
a ANANAS

comprendre et interpréter "Ma volière"nécessite à descendre dans les tréfonds d'un être et de tenter de rapprocher un auteur de sa propre situ atiion affective et mentale ce n'est pas Si ce texte est écrit par "un bipolaire"ses médecins" veulent libérer les oiseaux de sa tête

uvrir
la cage
et les laisser s’envoler
là-haut
où ils ne pourront plus parler

L’auteur pourrait ainsi demander de guérir

Alors tout devient compréhensible et simple Ce texte est une demande à être aider

ouvrir
la cage
les tuer
et me laisser
vide.

IL s'agit bien de les tuer pour être débarrassée de ce fléau

Je donne après réflexion la note la plus élevée

Salut amical ANANAS LENI

   Pouet   
11/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

C'est marrant y a le mot "colibri" dans mon prochain pouème, mais on s'en fout en fait...

Bien aimé cette petite folie ornithologique.

La fin est intéressante je trouve, entre libération/liberté, vie/vide et mort.

Un ou deux mots trop "savants" pour moi qui suis plus partisan des mots simples en poésie mais bon ça me regarde.

Voili voilou, rien de bien transcendant à dire si ce n'est que j'ai bien aimé, l'idée et la réalisation.

hasta luego

   plumette   
11/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ananas,

j'ai tout de suite été accrochée par la présentation de ce texte.Cette première phrase qui s'efface peu à peu, à mesure que la volière s'anime.
Et puis, j'ai trouvé terrible ce contraste entre l'envahissement vécu comme fécond par la narratrice et considéré comme néfaste par ces "ils"
Je suis revenue lire à plusieurs reprises. Je sentais dans ce texte un tel engagement que j'étais intimidée pour le commenter.

je me permets ? je comprends mieux "et laisser les plumes retomber en amas de poussière" que l'inverse. Mais je ne suis pas poète!

Plumette

   Alcirion   
15/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Ananas,

beaucoup d'émotion dans ton texte qui m'a immédiatement emmené sur un terrain psychiatrique : je ne sais pas si c'était ton intention mais j'ai pensé à un patient à qui la médecine voudrait voler ses oiseaux par une thérapie chimique.

Il y a une belle innocence (un de mes thèmes favoris) dans tes mots tempéré par l'aspect médical du champ lexical de la deuxième strophe.
Une lecture très agréable et une belle réussite, ma foi.

   Ananas   
15/1/2018


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