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Poésie libre
Ananas : Mel
 Publié le 06/03/16  -  12 commentaires  -  1648 caractères  -  369 lectures    Autres textes du même auteur


Mel



Je rêve mes mains dans tes cheveux,


égards plongés
regards fixés
la perfection n'existe pas

mais ton sourire…


me perdre dans tes bras
instantanés
mordre l'enfer
le remâcher
à bout de toi
passer de-ci
songes irréels
montres muettes
le temps ne s'écoule pas

donner au vent
voler au gré
juste oublier
aime-moi
paupières ouvertes
aller de rien
ne croire
sans plus
vivre plus loin
les mots ne viennent pas

à tant vouloir
pleurer l'absence
moquer le risque
jeter le flou
sur les voyages
sous mes phalanges
glisser ta peau
me faire belle
à nouveau

Je rêve ma bouche sur tes lèvres


baiser timide
bras de soi

La perfection n'existe pas !


 
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   Marie-Ange   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà une forme inattendue, qui n'est pas inesthétique, et dont le visuel au côté curieux, oblige à une petite gymnastique du regard, cela reste sympathique.

Par contre, sur le fond de l'écrit, l'imprécision des mots font mon hésitation, je n'arrive pas à être à l'aise complètement, de ce fait ma compréhension oscille, sauf peut-être avec la dernière partie, où une certaine "douleur" s'exprime, se fait plus vraie, là enfin je rendre dans l'écrit.

   ayeur   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mel ou peut-être mail ?
Cette déclaration en zig zag me fait passer par tous les chemins.
J'aime cette route erratique,
J'aime ce poème.

   Jano   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Les artifices de mise en page doivent aller avec le fond du poème sinon ils demeurent vains, plus tape-à-l'œil que véritablement porteurs de sens. C'est un peu l'effet qu'ils me procurent ici, où je recherche, perplexe, la signification de ces zébrures.
Les vers proprement dits sont trop hachés pour m'emporter. Alors que le thème amoureux réclame de l'élan, de l'envolée, leur concision me ramène brutalement au sol. Affaire de goût, bien sûr, mais ces brèves saccades de mots m'apparaissent inappropriées.
Quant au propos, rien de nouveau sous le soleil. Vous reprenez des sentiments, des expressions, rebattus mille fois.
Je m'aperçois que mon avis semble bien négatif, j'en suis navré mais je ne vous apporterais rien de bon si je vous trompais.

   Anonyme   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je vois aussi cela comme un message envoyé à 'lautre', ou plutôt l'hésitation à le faire, d'où peut-être le flottement du poème, sa forme. Hors cela que j'imagine, rien ne me séduit franchement dans l'écriture ni ne frappe mon esprit. Les vers sans véritable 'moelle' s’empilent sans qu'aucun ne retienne plus qu'un autre mon attention. Je pense cependant que l'effet recherché par l'auteur se situe d'avantage dans une émotion globale mais désolé, je n'y suis que très peu réceptif à la lecture de ce poème.
A vous lire.

   PIZZICATO   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne sais si je me suis plus attardé sur le texte ou le calligramme. D'une part je n'y ai pas trouvé de relation, d'autre je n'ai pas décelé un sens profond à ce texte. Amour évidemment, mais sans images qui m'aient véritablement séduit.

   Lulu   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ananas,

j'ai bien aimé, ici, le mot "La perfection n'existe pas". Je trouve que la phrase pose un ton fort appréciable ; plus que la mise en page qui ne m'a rien dit qui vaille. J'ai préféré me concentrer sur les mots, leurs sens, leurs cheminements d'un bout à l'autre du poème.

J'ai aussi bien aimé le mot "mordre l'enfer" ; une belle image qui s'offre comme une provocation au silence ténu du poème, silence que j'ai perçu par instants.

   luciole   
6/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
J'avoue que je ne comprends rien.
Expressions toutes faites qui s'enchaînent sans liaison, absence d'images.
Quant au calligramme, c'est pareil.
Je suis sans doute passée à côté de quelque chose...

   Coline-Dé   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Tant la disposition que l'absence d'enchainement grammatical des mots, tout m'a portée à voir dans ce poème une sorte de découpage fragmentaire, comme si des taches ou des évidements rendaient le texte partiellement invisible.
(Ce qui me fait un peu douter de cette interprétation, c'est la régularité du calligramme...)
J'ai vu dans ce texte le même genre de poésie que celle que l'on trouve à des superpositions d'affiches déchirées, et j'aime bien ça : des bouts de phrases incomplets :
"passer de ci"
" voler au gré"
qui laissent au lecteur les petits cailloux blancs lui permettant de retracer le cheminement sans rien lui imposer.
J'aurais toutefois apprécié de trouver plus d' images fortes comme
" mordre l'enfer"
"à bout de toi"
"vivre plus loin"
et le superbe : "bras de soi" pour contrebalancer davantage l'inévitable banalité des jalonnements plus " explicatifs" :

"Je rêve mes mains dans tes cheveux,"

"juste oublier"

"pleurer l'absence"
(exception pour le beau " mais ton sourire")

Bilan mitigé donc pour ce poème original qui n'a pas su tout à fait m'emporter. Et une interrogation sur le sens de " égards plongés"

   Anonyme   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir Ananas,

En ce qui concerne la forme :

J'y vois un test de Rorschach où se dessine une silhouette féminine délicate et sensuelle... Ou bien des lèvres... Ou des paupières... Ou un oiseau... Encore que, il ne doit guère y avoir d'explication...

En ce qui concerne le fond :

Des mots emprunts d'une certaine délicatesse avec une infime construction qui ne m'a pas attiré, à mon grand regret. L'émotion tant attendue n'était pas au rendez-vous - du moins en ce qui me concerne - mais ce n'est que partie remise...

Désolé pour ce commentaire plutôt négatif mais j'aurais aimé un poème plus construit afin de pouvoir être mieux aiguillé et en tirer la substantifique moelle.

Bien à vous,

Wall-E

   StayinOliv   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Tout commencait bien au début, avec ce " la perfection n'existe pas.. mais ton sourire.. ". Je pensais m'envoler, ou rester dans l'intime, mais un intime doux et limpide, mais ce ne fut pas le cas. Tout est trop haché, certaines images ne sont pour moi pas très claires ( égard plongés, donner au vent voler au gré.. au gré de quoi.. ? ). Les vers s'enchainent sans grand lien les uns à la suite des autres, et je ne les ai pas trouvé très beaux. Dommage.

   MonsieurF   
31/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu dérouté par la mise en forme à la première lecture, puis j'ai aimé cette ondulation, comme une vaque qui va et vient entre le désespoir, une idée de perte me semble t'il et le retour (de l'autre?).

Des jolies trouvailles (mordre l'enfer/le remâcher), d'autres un peu trop classique (me perdre dans tes bras), bref un poéme qui me plait, mais que je trouve un peu inégal en fait, comme s'il n'allait pas au bout de l'idée...

   jfmoods   
9/4/2016
Qu'est-ce qui fait qu'un poème vous traverse ou pas ? Je me pose sans cesse cette question. Curieuse alchimie. Fond et forme se rencontrent, se confondent, s'épousent tout à coup devant les yeux de celui, de celle qui lit. Quoi qu'il en soit, il faudrait, à chaque fois, tenter ce pari : disposer devant soi le tableau blanc, vierge, de la mémoire et, au fil de la lecture, convoquer une masse confuse d'autres textes lus comme autant d'échos à la sédimentation qui s'exerce, à la mélodie qui se dessine, au refrain qui s'impose. Ainsi le poème chemine-t-il en nous comme une fleur vers sa floraison.

Il n'est jamais question d'autre chose que de procédure, de clés, d'indices. Ici, les points de suspension ("mais ton sourire...") ouvrent l'horizon d'attente du lecteur. Quelques éléments mobilisent particulièrement l'attention. Ce sont, d'abord, les nombreuses formes infinitives qui jalonnent le texte, manifestant une volonté de distanciation face aux enjeux de la relation décrite. C'est, ensuite, la construction particulière du poème, ce qui constitue la colonne vertébrale de l'ensemble. Nous descendons ainsi un escalier métaphorique complexe, sorte d'allégorie de la plongée dans la conscience profonde, tourmentée, de la locutrice. Nous remontons ainsi, tant bien que mal, à la source de l'histoire intime. À chaque palier, des phrases négatives avalisent l'échec de l'idéal amoureux. Nous nous trouvons dans un temps dépourvu de consistance (termes à connotation photographique : "plongés", "fixés", "instantanés", pléonasme : "songes irréels", personnification : "montre muettes") et à l'intérieur duquel l'expression du désir s'exacerbe par le manque (gradation : "Je rêve mes mains dans tes cheveux", "Je rêve ma bouche sur tes lèvres", marqueur d'intensité : "à tant vouloir", verbes imprimant une certaine agressivité : "mordre", "remâcher", expression soulignant l'usure : "à bout de toi", surgissement inattendu d'un impératif : "aime-moi"). Le groupe nominal ("baiser timide") annonce l'amorce de la relation, tandis que la tournure nominale qui le suit immédiatement ("bras sur soi"), entérine, en un raccourci saisissant, la solitude finale de la locutrice. Le titre du poème ("Mel") pourrait aussi bien désigner le moyen par lequel le texte parviendra à son destinataire que le prénom (ou le surnom) de la personne elle-même.

Cette suite de remarques n'épuise évidemment pas la richesse du poème, comme dirait Louis.

Merci pour ce partage !


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