Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Angieblue : Les yeux verts du hachisch
 Publié le 25/07/20  -  17 commentaires  -  744 caractères  -  378 lectures    Autres textes du même auteur

Au club des hachichins...


Les yeux verts du hachisch



Le soleil sombre au bout du jour
S'écroule le temps sur la pendule
Encore une journée sans retour
Sonne le rouge du crépuscule

Un silence traverse la nuit
Fragile comme un linceul de verre
Une vision apocalyptique
Des visages hurlant sur la mer

Le vert de ses yeux qui s'allument
Chante comme une forêt en hiver
Ce soir la nuit n'a pas de lune
Elle s'est noyée dans sa lumière

Un son bleu vient te réveiller
De ce sommeil au bois d'Orient
Dans cette musique azurée
Dansent des farfadets riants

Et dans les vapeurs de la nuit
Brillent les yeux verts du hachisch
L'odeur du chanvre qui t'enivre
Et tu t'envoles au paradis


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Eclaircie   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

Toujours délicat de traiter de substance, licite ou non, enivrante et narcotique.
Le haschisch, s'il a été légalisé dans de nombreux pays, ne l'est pas encore partout (pourquoi, comment, ça se discute).
Les poètes ont écrit sur l'absinthe, sur l'opium, certes (Charles Baudelaire, dans Poison, par exemple, mais il a su aussi dans ce poème en révéler les effets dévastateurs)
Ce qui m'ennuie avec ce poème c'est la fin
"Et tu t'envoles au paradis"
Il me semble qu'il ne viendrait à aucun poète l'idée de faire l'apologie de l'alcool et du tabac (ou alors, je n'approuverai pas), alors, je n'adhère pas à celle du haschisch.

La question s'est posée par rapport à la charte, je constate.
Deux mots sur la composition elle-même, elle est belle et bonne à mes yeux.

Éclaircie

   Donaldo75   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Je ne vais pas m’étendre sur le thème qui ne me choque pas. Le poème me semble bien le traiter, utilisant des images qui sortent des clichés habituels mais illustrent à foison l’expérience. Ce n’est pas sans me rappeler certains poèmes de Jim Morrison ou des chansons de John Lennon voire d’autres âmes damnées du rock anglo-saxon. Personnellement, j’aime beaucoup le quatrième quatrain dont la richesse des images va dans le sens de ce que je disais précédemment. C’est fin, composé avec élégance, proche de la réalité quand on prend le temps du recul et de l’analyse, si jamais on a vécu une telle expérience. Et pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu, une fois passée la crainte du thème, la peur d’en voir une apologie de substances interdites aujourd’hui chez nous mais autorisées ailleurs, il est possible de voir un voyage onirique, une aventure en dehors de la réalité et d’apprécier de ce fait ce poème. La poésie déployée permet de dépasser les préjugés, de déplacer les barrières érigées par une société à moralité variable.

Bravo !

Donaldo

   bipol   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour

quelle beauté

quel tempo, vous m'avez enchanté par la musicalité de votre poésie

rarement j'ai éprouvé autant de plaisir

avec l'ambiance singulière qui se dégage de votre art

merci de continuer à m'enchanter

   PlumeD   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne pense pas du tout qu'il faille porter un jugement moral sur un poème. Qu'elle serait alors la liberté du poète ?
J'ai été très sensible à cette poésie, des images insolites, parfois très belles comme :" Un silence traverse la nuit
Fragile comme un linceul de verre"
Un petit bémol au sujet du dernier vers, un peu trop convenu, me semble-t-il.
Un grand bravo, on en attend d'autres.
PlumeD

   papipoete   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Angieblue
à peine remis de cette déambulation dans la rue " cocaïne ", que nous voici embués par les volutes de hachisch ; tout tremble, ondule devant les yeux du " hacheur ", et ainsi passe le temps d'une nuit où ici l'on ne dort pas !
NB coïncidence... pure coïncidence que ces thèmes créant leur paradis artificiel ; cocaïne puis hachisch dans ce sens là, rassurant !
hachisch puis cocaïne houlala, pente raide !
Hormis le sujet qui me dérange ( ainsi que je l'expliquais hier ), le texte est bien bâti dans cette forme que je qualifie plus de " contemporaine " que " libre " avec ses quatrains et assonances ?
la 3e strophe est tout-à fait lumineuse, quand la dernière menant au Paradis, m'inspirerait davantage les portes de l'enfer ( the dark side of the moon... )

   Annick   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ni poésie libre, ni poésie contemporaine.
De prime abord, par la disposition des quatrains, ce poème ressemble à une poésie contemporaine mais les rimes sont parfois juste phonétiques et l'alternance des rimes féminines/masculines aléatoire.
La totale absence de ponctuation fait penser à la poésie libre.

Je verrais plutôt ce beau texte dans la catégorie Slams et Chansons, avec à l'appui une musique qui lui correspondrait.

Je ne parlerai pas de cette drogue prohibée en France.
Je vais donc m'attacher à la qualité du texte uniquement.

Un poème avec des images de ce paradis artificiel, originales, toutes plus belles les unes que les autres. J'ai l'impression qu'on ne pouvait dire les choses autrement.

Le paradis évoqué en fin de vers, n'est-ce pas également l'enfer, la mort ?

Et dans les vapeurs de la nuit
Brillent les yeux verts du hachisch
L'odeur du chanvre qui t'enivre
Et tu t'envoles au paradis

Merci.

   Gouelan   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Angieblue,

Et tu t'envoles dans un enfer paradisiaque ou un paradis d'enfer.
Un bel envol de mots.
Les 3 premières strophes dressent un décor lovecraftien, terriblement fantastique de beauté.
Le tout est original et riche comme s'il avait été recueilli après un voyage hallucinant.
Bravo !

   Corto   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Angieblue,

A la fin de ma première lecture j'ai décidé d'enfermer à triple tour derrière une porte blindée la bienséance, la morale et la légalité.

Car le charme de ce poème est grand.
Les trois première strophes sont magnifiques.
"Le soleil sombre au bout du jour
S'écroule le temps sur la pendule"
ou: "Un silence traverse la nuit
Fragile comme un linceul de verre" etc.
ou encore: "Ce soir la nuit n'a pas de lune
Elle s'est noyée dans sa lumière".

Des images comme celles-ci respirent l'inspiration envoûtée..

On peut aussi remarquer que la dernière strophe qui appelle à l'ivresse aurait pu tout aussi bien évoquer d'autres sources, amoureuses par exemple, pour accéder "au paradis".

Grand bravo à l'auteur.

   Myo   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Angieblue,

Pour la forme, je suis un peu perplexe. Ayant envoyé il y a peu une poésie libre, on m'a fait le reproche d'avoir des sonorités proches de la rime.
Ici, les rimes sont dans certains quatrains bien présentes, tout comme la présentation qui ressemble plus à un "mauvais" néo-classique à mon avis.

Pour le fond, j'aime beaucoup le premier quatrain avec cette lassitude qui accompagne la fin du jour.
Puis la peur s'invite dans le 2e... le mot "apocalyptique" est un peu lourd
Une envie se dessine dans le 3e , celle de trouver la lumière dans la nuit... peu importe que le moyen soit artificiel. La force de cette attraction étant symbolisée par ce regard vert comme hypnotique.
Un lâcher prise dans les 2 derniers, propre à cette méthode.

Bon, ce n'est pas ça qui me donnera envie d'y goûter mais le parcours est bien rendu.

   Lebarde   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Angieblue

Un thème qui fait monter certains aux arbres comme font monter aux arbres certains sujets qui évoquent ou simplement citent, dieu, une divinité quelconque ou l'au-delà. Mais ceux-là en redescendront....des arbres!
D'autres sujets comme l'alcool, le viol, les crimes tout aussi illicites soulèvent généralement beaucoup moins de réprobations en littérature, au cinéma ou ailleurs!
Alors parler du hachisch ne me dérange en rien; sujet comme un autre surtout comme vous l'avez traité, superbement.

J'ai bien aimé votre écriture, d'une grande limpidité et fluidité, certaines images originales et délicates dans la formulation qui développent une rare musicalité tellement agréable à la lecture.

"Encore une journée sans retour
Sonne le rouge du crépuscule"

ou bien

"Un silence traverse la nuit
Fragile comme un linceul de verre"

ou encore

""Ce soir la nuit n'a pas de lune
Elle s'est noyée dans sa lumière"

Bien belles images!

J'ai moins aimé
"Des visages hurlant sur la mer"

et la forme libre, oubliant bon nombre de rimes et la métrique qui sont tolérés mais me gênent un peu.

Globalement j'ai bien apprécié ce poème.

Merci pour cette belle écriture.

Lebarde

   tundrol   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On voit un kaléidoscope de couleurs dans ce poème: rouge, vert, bleu, azurée, vert. Les mots circulent un peu comme la fumée du hachisch autour de nous.

'Le soleil sombre au bout du jour' introduit une ambieance un peu lourde comme les sens sous l'influence de hachisch ou d'opium. Le vers est bien conçu et possède une très belle sonorité.

L'idée d'inevitabilité intervient, 'une journée sans retour', l'affreux passage du temps.

Très belles images du silence 'fragile comme un linceul de verre', et des 'visages hurlant sur la mer', mais j'ai de la difficulté à les réconcilier.

'Le vert de ses yeux' et la suite: beaucoup d'images très vives, mais encore une fois j'ai de la difficulté à les réconcilier. Une forêt en hiver qui chante! L'idée de la lune qui s'est noyée dans sa lumière! Fortes, belles et originales.

Le 'son bleu' réveille à cause de ces contradictions. Mais on est toujours dans le rêve. Les farfadets arrivent! Merde, ma tête tourne.

Et, finalement, une analyse prosaïque.

Poème très perceptif avec beaucoup d'images éclatantes et originales, avec un rhythm structuré, mais pas trop, avec un charme et une sensibilité pour un sujet fort intéressant. Quel sujet? Les relations entre les hommes et les plantes.

T

   Dolybela   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De très belles images. J'aime particulièrement le traitement des couleurs (le linceul de verre et le fait de symboliser la substance par les yeux, qu'on imagine rouges en réalité, défoncés, mais ici vert parce que l'hallucination est toujours plus poétique et plus supportable que le monde physique, enfin c'est mon interprétation). Bel hommage aux poètes du XIXe, transformer leurs maux en mots, et faire de leur boue de l'or, c'est exactement ce à quoi aspire la poésie baudelairienne. Et puis ce que je perçois comme des clins d'oeil sympathiques (l'horloge, le crépuscule du soir...) est très agréable. Pour ce qui est d'une potentielle incitation à la drogue, je vous conseille de continuer à écrire sans "confondre l'encre et la vertu" comme le disait Baudelaire lui-même.
Votre texte a de la valeur car tout en rendant hommage aux hashichins, vous donnez votre propre style au poème, vous vous faites poète vous-même. Un grand bravo donc à au plaisir de vous relire.

   Pouet   
28/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Slt,

Hormis dans le dernier quatrain (et le titre évidemment) , il pourrait être question de tout autre chose que du chichon.

Les images sont très réussies.

Peut-être qu'au neuvième vers, le "vert de ses yeux" pourrait être remplacé par autre chose, évitant la répétition et du titre et du dix-huitième vers. Mais bon.

Sinon le sujet, oui pourquoi pas, perso les palpitations, la parano, le repli sur soi, la mémoire qui flanche et l'absence de motive me font plus trop rêver, mais ça se discute... :) Et concernant les "visions" et le "paradis", on n'a pas dû fumer le même...

De très belles images en tout cas, ah je l'ai déjà dit.

Pas fan du dernier vers, du dernier quatrain dans son ensemble en fait.

   Anonyme   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai enfin trouvé un angle pour parler de ce texte.
Je cherchais sans y mettre un nom le pourquoi de la gêne éprouvée à cette lecture.
En fait je pense que je n'aime pas qu'on me prenne par la main, j'aime découvrir et deviner par moi-même ce que l'autrice tient à exprimer et là en effet j'aurais aimé que par touches discrètes "on" me donne à sentir le sujet plutôt que de l'exposer aussi crûment.

J'aurais volontiers aimé que le titre ne fut que "les yeux verts" [ce n'est qu'un exemple, une hypothèse] et que mon imagination et mes talents de lecteur fussent mis à l'épreuve pour percevoir entre les lignes le sujet réel caché sous un sujet apparent.
Entendons-nous bien, ce n'est pas le sujet en lui-même qui me heurte, il peut être tout aussi bien celui de l'amour, des regrets ou ce que bon vous semblerait mais quel que soit le sujet je préfère garder ma liberté d'errer pour flairer ce que bon me semble sans sentir le poids de la laisse sur l'échine.

Si ces quelques lignes critiques peuvent vous donner à comprendre ce que j'attends de la poésie, à savoir une ouverture vers la liberté plutôt qu'un chemin balisé d'où toute surprise est bannie ce sera déjà ça !

Sinon en ce qui concerne la qualité d'écriture ça me va.

   ANIMAL   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un très joli poème assez fascinant. Je ne sais pourquoi, il me plonge dans l'ambiance des fumeries d'opium de Sherlock Holmes.

La description de ceux qui rêvent éveillés, de leurs visions d'outre monde, de leur relation au temps, est très bien rendue. L'ambiance est feutrée, un rien sinistre, mystérieuse et languissante à la fois.

Je suis étonne par "S'écroule le temps" au second vers, j'aurais vu "S'écoule" mais je suppose qu'il y a une idée de fin du monde.

Dommage que le titre soit trop explicite, cela enlève du mystère au poème.

Le vers de chute est bien trouvé car j'y vois une certaine ambiguïté. Soit il s'agit de paradis artificiels et ce chemin mènera tôt ou tard en enfer, soit c'est le vrai paradis car le consommateur est mort.

Même si je ne suis pas adepte de ces pratiques, l'art peut se permettre ce que la raison réprouve et ce fut une belle lecture.

   LenineBosquet   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Heureusement qu'on peut écrire sur le cannabis, sur les drogues en général, légales ou illégales, ce que vient faire la morale en poésie vraiment on se demande... J'en ai moi-même fait plusieurs fois les frais !
Donc votre poème, que j'aurais plutôt vu en contemporain, mais passons, sur un sujet que je connais bien, ne me convainc pas.

Je vois au 1er quatrain une redondance entre le 1er vers et le 4 ("le soleil sombre au bout du jour" me parait dire la même chose que "sonne le rouge du crépuscule").

Vous utilisez tout le long de votre texte un principe "synesthésique", associant son et couleur par exemple ("sonne le rouge", "musique azurée"), un effet de certaines drogues psychédéliques que je crois n'avoir jamais ressenti avec le H... J'y vois une invraisemblance.

Je vois une deuxième "invraisemblance', ou en tous cas un paradoxe au 2ème quatrain avec le "silence" du vers 5 et le "visages hurlants" du vers 8. Mais il est vrai que c'est une "vision" de visage. (ouh le vilain bad trip !)

Au troisième quatrain "chante comme une forêt en hiver" m'interroge. Les forêts en hiver me semblent plus silencieuses qu'aux autres saisons, mais peut-être est-ce de l'ironie qui m'échappe.

Plus loin les "farfadets riants" me paraissent incongrus, j'en ai déjà vu mais pas avec du cannabis !!

Et pour finir le "paradis", là c'est vraiment trop gros pour moi, je n'accroche plus du tout.

Voilà, pardonnez ma franchise, j'espère ne pas avoir été désobligeant.

   sauvage   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne critiquerai pas le thème même si je ne fais pas partie du club des haschichins mais des chanvreurs (j'en ai mis en toiture, dans les plafonds, les murs, en briques, en enduit, en panneau, bref j'adore cette plante).

D'abord la construction, bien solide, des quatrains, des octosyllabes (je les préfère aux alexandrins, plus chantants à mes oreilles), les rimes non forcées et la liberté des autres vers, bref, un édifice solide mais fantaisiste, n'aimant point trop les contraintes m'a séduit.

J'aime la progression des couleurs au sein du poème jusqu'aux yeux verts, de cette nuit, de ce rêve, finalement pétris d'éclairages changeants, comme le son allant du silence à la musique ou du chant aux hurlements. La palette est étendue.

J'avoue que seul le dernier vers ne m'a pas convaincu, peut-être trop convenu dans sa formulation par rapport à d'autres passages plus enivrants.

Pour conclure, je tiens à dire que j'ai aimé ce poème et principalement son rythme berçant.

Bonne continuation.

sauvage


Oniris Copyright © 2007-2020