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Poésie libre
ANIMAL : Homo homini lupus
 Publié le 23/07/20  -  13 commentaires  -  923 caractères  -  204 lectures    Autres textes du même auteur

L'homme est un loup pour l'homme, certaines proies s'échappent.


Homo homini lupus



Courons, courons ma sœur
Pour échapper aux leurres
De l'aube, au triste sort
De ceux qui vont partir
Vers ce lointain pays
Où rien ne vous sourit,
Où l'angoisse s'étire,
Où l'on attend la mort
Aux brouillards de l'aurore.

Fuyons, fuyons ma sœur
L’ange exterminateur,
La cité barbelée,
Les ombres décharnées
Des sinistres chambrées
Et tous ces corps charriés
Au creux des matins lourds
De péchés expiés
Dans l'haleine des fours.

Dormons, dormons ma sœur
Loin de ces lieux d'horreur
Où l'on ne peut plus vivre
Sans la peur et plus suivre
De rêves doux et miel,
Mais penser à manger,
Mais espérer dormir,
Mais aduler les sires
Du royaume des Enfers

Faisons-nous tout petits
Loin des wagons plombés,
Vivons, vivons ma sœur,
Mon amie et mon cœur.


 
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   Eclaircie   
11/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un poème sur un passé douloureux, terrifiant et cruel, insoutenable.
Un sujet délicat à traiter en poésie, à mes yeux.
L'affiche rouge de Louis Aragon est entré dans l'Histoire, sur le sujet.

L'intention est donc belle et louable, cependant, je ne suis pas convaincue du résultat.
L'expression me semble un peu trop convenue. les rimes irrégulières, lassantes, sans présenter une régularité, alternance ou suivies.
Je ne comprends pas vraiment le vers
"Mais aduler les sires ".
Peut-être, le sujet demanderait plus d'ampleur, plus d'originalité dans le vocabulaire et le traitement. L'angle d'écriture, un couple qui cherche à fuir me semble un peu dérisoire face à la situation évoquée.

Bonne continuation,
Éclaircie

   bipol   
27/7/2020
Modéré : Commentaire hors charte (se référer au point 6 de la charte).

   Corto   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve ici un énorme décalage entre le thème et la manière de l'aborder.

Les "wagons plombés" venant après "Où l'on attend la mort Aux brouillards de l'aurore" ne laisse guère de doute sur l'identité du monstre.
Comment dès lors utiliser des formules gentillettes du genre "Courons, courons ma sœur / Vers ce lointain pays Où rien ne vous sourit" qui ressemble à une chansonnette délicate.

J'ai bien noté qu'ensuite on trouve aussi des mots plus appropriés "L’ange exterminateur, La cité barbelée" etc, mais non le ton choisi n'est pas à la hauteur du drame, du génocide.

Je n'ai pas pu apprécier ce poème même en essayant de minimiser le décalage. Le thème est trop violent, trop inhumain pour accepter ces formulations.
Je préfère prendre le temps de réécouter "Nuit et brouillard" de Jean Ferrat.

Avec mes regrets.

   sympa   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Animal,

Très belle poésie rappelant 'une triste, cruelle et insoutenable vérité .
On ressent à travers ce poème ces "coups de gueule" d'Aragon et Ferrat, et "Nuit et brouillard" me revient en mémoire.
Un rappel historique terrible et délicat à traiter en poésie.
Vous y êtes parvenu(e) .

La seconde strophe a ma préférence .

   Melorane   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Le choix du sujet est louable, seulement là je trouve que ça ne fonctionne pas, pardon.
Même si les vers sont plutôt cours je n'ai pas ressentit la précipitation dans la fuite. Je suis malheureusement également restée hermétique à la peur et à la détresse du narrateur.
Au plaisir de vous relire.
Melorane

   papipoete   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour ANIMAL
Voici un texte que j'aurais vu publié en Automne bien avancé, quand le soleil ne parvient pas à percer " nuits et brouillards "...
Nous qui savons, nous à qui l'histoire fut transmise, nous qui fîmes tout pour en instruire enfants et petits-enfants, " révisons " cette page noire aux images indélébiles, et rêvons que ce ce frère et sa soeur purent échapper aux barbares !
NB c'est bien écrit, bien mis en scène hormis une phrase, proche de la conclusion : " mais espérer dormir, MAIS ADULER LES SIRES/du royaume des enfers "
je ne comprends pas l'équivoque de cette ligne ?
Près de 80 ans après ce pan de l'histoire, je regarde encore des films pour moi inconnus " le garçon au pyjama rayé " ou bien " le fils de Saul " où, rêver à retrouver la liberté, et fuir l'Enfer ne pouvait que partir en fumée...
je note avec ce doute de sens sur cette phrase, que l'auteur expliquera sûrement ?

   poldutor   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour ANIMAL
Belle et dure poésie évoquant un instant de l'humanité où l'humanité est absente...
Les deux premières strophes mettent en scène la fuite éperdue de ces deux personnages, fuite loin de toute la barbarie : des camps, des fours, des barbelés...résumée par "l'ange exterminateur"
Ensuite l'espoir d'échapper au carnage :

"Dormons, dormons ma sœur
Loin de ces lieux d'horreur
Où l'on ne peut plus vivre
Sans la peur et plus suivre
De rêves doux et miel,
Mais penser à manger,
Mais espérer dormir, "

Enfin revivre...

Les deux premières strophes sont celles que je préfère, elles résume toute l'horreur des camps.
Je n'ai pas bien saisi le sens de :
"mais aduler les sires
du royaume des enfers"...les démons ?
pour qui ont semble-t-il réussi à fuir, ce ne serait pas plutôt
du royaume de Jéhovah (Dieu).
Merci pour cette évocation.
Cordialement.
poldutor

   ANIMAL   
23/7/2020

   Angieblue   
23/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Hello,

Je trouve ce poème très rythmé avec les hexasyllabes et le premier vers de chaque strophe où le verbe est répété deux fois.
On sent bien la course folle de ces enfants, contre la montre, pour rester en vie.

J'aime beaucoup les deux premières strophes.

La troisième est moins bonne.
"Dormons, dormons..." ça n'est pas crédible vu la situation.

Le passage suivant est très mal construit:

"Où l'on ne peut plus vivre
Sans la peur et plus suivre
De rêves doux et miel,"

A la deuxième phrase, il manque la négation "ne plus suivre".

"Mais aduler les sires
Du royaume des Enfers"

Il aurait peut-être fallu formuler autrement en ajoutant par exemple "Bien hypocritement" "Jouer la comédie"

Même remarque pour la dernière strophe.

J'aurais préféré qu'elles rejoignent la résistance!

Plutôt mourir debout que vivre à genou...!

   IsaD   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Animal

Je ne commente pas trop les poèmes car je ne me sens pas apte à le faire, surtout au vu des commentaires très techniques de cette catégorie et qui, je l'avoue, me dépassent parfois complètement :)

Je reste donc sur le fond qui transcrit avec beaucoup de tact une page sombre de notre histoire. Votre poème semble soulever le refus absolu d'"accepter" le terrible destin qui fut celui de plusieurs millions de personnes. Ou peut-être ai-je mal lu ?

   Arsinor   
27/7/2020
modéré: commentaire trop peu argumenté et qui parle d'un autre commentateur.

   tundrol   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve ce poème rempli d'un bel esprit malgré le sujet sinistre, et, en effet, en opposant l'horreur des faits avec le calme du récit, ça donne la possibilité de regarder en face ces événements. Ce qui est bien évident, pour moi, c'est la compassion de l'homme qui écrit pour les personages de son récit et la tendresse bien exprimée du frère pour sa soeur qui donne la raison pourquoi l'humanité doit survivre malgré ce manque d'humanité tout autour.

Oui, heureusement, il y en a qui s'échappent.

L'histoire des problèmes du frère d'oublier ce que s'est passé donne encore une dimension à la misère qui le poursuit. Evidemment, on ne vas pas résoudre tout cela avec un poème. Il faut, peut-être, une série, chaque poème visé sur un aspect de ce problème, le problème au centre de l'expérience humaine, le problème de la souffrance.

Cordialement,

T

   Donaldo75   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai bien aimé ce poème. Dès le premier vers, avec le
« Courons, courons ma sœur
Pour échapper aux leurres »,

le rythme de l’ensemble s’impose dans mon cerveau de lecteur et mes neurones d’ordinaire pas très sages s’assoient sagement devant le grand écran de mon cortex cérébral. La deuxième strophe calme des éventuelles ardeurs de partir rigoler, de la jouer dissipé. La tonalité sombre, les images référentielles, le souvenir pas vécu mais tellement entendu de cette horreur signe que l’Humanité a toujours été inhumaine, tout va dans le sens du titre de ce poème dont je trouve qu’il illustre bien son propos. Et que dire de la fin avec ces quatre derniers vers ?

« Faisons-nous tout petits
Loin des wagons plombés,
Vivons, vivons ma sœur,
Mon amie et mon cœur. »

Un bon moment de lecture.
Merci pour le partage.


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