Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Anje : Cœur en crue
 Publié le 21/05/18  -  12 commentaires  -  825 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

On croit avoir le cœur pétrifié, gelé comme la banquise, mais un jour, un printemps inattendu le fait fondre et l'inonde irrésistiblement.


Cœur en crue



Dévalant la montagne en gaves véhéments
Libérés au dégel, les neiges sensuelles
Excitent le vallon des doucets sentiments
Où la mélancolie émet ses ritournelles.

De trombes de tendresse en ouragan d'amour,
Le déluge céleste est torrent planétaire
Qui progresse au galop sans plus aucun détour
Et détruit chaque digue à mon lac solitaire.

Couchant iris et joncs sur la terre, un débord
S'étale, envahissant complètement la plaine,
Submerge ma jachère en sautant le rebord.
Plein d'une autre vigueur, le ruisseau se déchaîne.

Il porte aux puissants flots mes émois loin du lit.
Un bonheur indomptable, une douceur accrue
Et le val de mon œil d'une goutte s'emplit.
Puis un déferlement trahit mon cœur en crue.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lulu   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Anje,

Avant de lire votre poème, je dois vous dire que j'ai aimé le titre "Coeur en crue" et les mots de présentation qui m'ont donné envie d'aller plus loin...

Puis, j'ai lu et aimé l'ensemble, bien que la première strophe m'a demandé de la reprendre une fois encore avant de poursuivre. Elle m'a en effet arrêtée, car elle est moins fluide qu'elle ne paraît, et ai été étonnée par cette expression "des doucets sentiments"...

Ensuite, cependant, j'ai vraiment apprécié la fluidité de ce poème qui court vers le bonheur. La métaphore est intéressante, bien que sans surprise au vu du titre. Elle s'exprime merveilleusement, notamment à la seconde strophe, je trouve avec ces vers que j'ai aimés particulièrement "Le déluge céleste est torrent planétaire / Qui progresse au galop sans plus aucun détour". Cette dimension planétaire me plaît vraiment. Elle offre une échelle intéressante pour préciser a contrario l'étendue du "lac solitaire"...

J'ai aimé cette espèce de confusion de l'homme avec la nature, ce mélange entre les éléments et soi pour exprimer les sentiments. Cette approche entraîne l'idée, peut-être involontaire de votre part, selon laquelle l'amour a quelque chose de naturel et d'universel.

Au plaisir de vous relire.

   papipoete   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Anje
mon bassin d'amour était complétement à sec, quand un torrent de tendresse déferla, le remplît jusqu'à déborder !
Il semblerait que l'âme en peine, vit frapper à sa porte Dame Providence, et qu'à nouveau après une interminable jachère, sa terre promise allait briller de mille épis !
NB je vois ici de belles phrases, pour qualifier l'amour enfin retrouvé, et de rutilantes images illustrent cette éruption d'émoi ! ( les 2 derniers vers font envie à ma plume !
vos alexandrins coulent limpidement, dans ce poème classique et doivent faire plaisir, à celle qui sait vous montrer comment tracer vos sillons ...

   Annick   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une longue métaphore filée, tout en puissance, en énergie, révèle un coup de foudre ravageur. Le champ lexical est explicite : dévalant-gaves véhéments-libérés-excitent-trombes-ouragan-déluge-torrent--détruit etc...
Le parallèle entre nature déchaînée et amour débordant est réussi.
Des expressions que j'ai particulièment appréciées ; "submerge ma jachère", ou encore : "Il porte aux puissants flots mes émois loin du lit."
Des allitérations principalement en l, r permettent aux mots de se faire écho.

Bouh ! ça décoiffe !

   PIZZICATO   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le parallèle entre le caractère impétueux de la nature et le débordement de ce coeur qui retrouve l'amour est bien mené.
Les images s'associent d'élégante façon.

" Puis un déferlement trahit mon cœur en crue." J'aime beaucoup ce vers qui traduit les sanglots de bonheur.

   jfmoods   
22/5/2018
Composé de quatre quatrains en alexandrins, ce poème est à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement masculines et féminines.

Certains mots (adjectifs qualificatifs : "véhéments", "doucets", nom commun : "débord") font penser aux poètes de la Renaissance.

Le champ lexical de l'eau, qui structure un texte dont l'entête met en lumière l'enjeu métaphorique, renvoie plutôt, par l'image de l'exubérance, à l'âge Baroque.

La tonalité lyrique du propos est assurée par un certain nombre de procédés, parmi lesquels...

- les métaphores en gradation ("De trombes de tendresse en ouragan d'amour")
- l'image prégnante de l'abondance ("Le déluge céleste")
- l'hyperbole ("torrent planétaire")
- l'adverbe d'intensité ("complètement")
- le double enjambement des vers 6-7 et 8-9
- les contre-rejet et rejet (vers 9-10)
- la coupe à l'hémistiche des vers 12 et 14
- la négation catégorique ("plus aucun détour")
- le déterminant indéfini ("détruit chaque digue")
- les adjectifs qualificatifs ("gaves véhéments", "neiges sensuelles", "puissants flots", "bonheur indomptable")
- le superlatif ("une douceur accrue")
- l'antithèse à la rime ("planétaire" / "solitaire")
- le chant lexical de la vitalité ("Dévalant la montagne", "Libérés au dégel", "Excitent", "progresse au galop", "Couchant", "envahissant [...] la plaine", "submerge", "en sautant le rebord", "Plein d'une autre vigueur", "se déchaîne", "déferlement")
- l'image finale d'une révélation intime ("trahit")

Le coeur, replié sur les territoires désolés de l'avant (métaphore : "le vallon des doucets sentiments", allégorie : "Où la mélancolie émet ses ritournelles") et vivant dans l'attente d'un comblement (métaphore : "ma jachère"), se voit soudain projeté vers le monde (complément de lieu : "mes émois loin du lit"), irrigué, préparé à la fertilité d'un nouveau printemps (métaphore fixant l'intensité émotionnelle : "le val de mon œil d'une goutte s'emplit", titre et chute du poème : "cœur en crue").

Cette rupture salvatrice du temps intérieur se trouve amplifiée par un jeu filé d'assonances (an, a, é/è) et d'allitérations (l, r, g, j).

Merci pour ce partage !

   Robot   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui affirme l'espoir et la volonté avec des mots et des images parlantes. Un style aussi.

"Et le val de mon œil d'une goutte s'emplit."

Des vers de cette veine là on en redemande.

Je ne m'étends pas plus, tout m'a plu, du titre jusqu'au dernier vers.

   Hananke   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

C'est un bon texte finalement mais il faudrait que l'auteur fasse
quelques progrès dans la rédaction poétique.
Des doucets sentiments : l'inversion passe mal sinon pour la rime.
L'élision de l'article devant torrent planétaire également.

Oui, un poème qui devrait être retravaillé par endroit pour mieux
canaliser ses débordements.

   Anje   
22/5/2018

   Coeurdeloup   
23/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"De trombes de tendresse en ouragans d'amour"... je me suis laissée emportée... par ce cœur en crue...

Bravo Anje

   Cristale   
23/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle entrée dans les salons de la poésie classique Anje !
La prosodie est soignée, vos alexandrins de bon aloi voguent doucement au fil des flots de votre coeur en crue.

De subtiles et sensuelles métaphores laissent présager pour le futur de belles qualités quant à la valeur poétique ajoutée...j'ai hâte de découvrir vos prochains écrits au vu des progrès fulgurants de votre plume.

Je plussoie +++ avec mes félicitations et tous mes encouragements au p'tit nouveau d'il y a peu de temps qui a fait des pas de géants.

Superbe !

Merci Anje.

   erratum   
31/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Anje !
Si je ne m'abuse, ce très joli poème aux sens camouflés porte un message sensuel... Mais je m'égare peut-être...
En tous cas, il est parfaitement construit du point de vue prosodique.

   virgo34   
9/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une métaphore filée en lien avec notre actualité et tout à fait explicite.
Des mots forts qui traduisent les sentiments et l'état d'âme du narrateur.
Un tableau de fin du monde.


Oniris Copyright © 2007-2018