Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Anje : L'étang s'éteint
 Publié le 22/10/18  -  25 commentaires  -  1011 caractères  -  339 lectures    Autres textes du même auteur

Après une chaude journée, spectacle reposant d'un endroit magique qui s'endort.


L'étang s'éteint



Quand le soleil s'allonge au dos de la colline,
Le bosquet tire l'ombre, éteint l'après-midi.
Le crépuscule naît dans l'espace engourdi
Et le ciel au ponant s'orne de coralline.

Au sommet d'un grand arbre, où le feuillage luit
Encore quelque instant d'une teinte cuivrée,
Silencieusement, le héron en livrée,
Ramassant son long cou, s'installe pour la nuit.

La surface de l'eau, qu'un souffle léger plisse
En friselis brillant de reflets argentins,
Dandine les colverts, immobiles pantins
Aveugles de l'obscur qui doucement se glisse.

Afin de n'être plus qu'un paisible abreuvoir
Où les daims laperont la fraîche succulence,
Dans un petit moment envahi de silence,
La scène aura tiré son lourd voilage noir.

Savourant le plaisir de voir l'étang se teindre,
Je défroisse du doigt ta chevelure d'ors
Offerte à ma caresse. Entre mes bras tu dors,
Le spectacle s'achève et l'étang va s'éteindre.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Willis   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Encor' quelques instants ...Plus mélodieux. Impression toute personnelle.
Le dernier quatrain nous fait sortir de ce contexte bucolique... Trop tard pour les sentiments, on est dans la contemplation.
Pour les trois premiers quatrains ; splendide !!!

   papipoete   
2/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
Sur l'étang, se pose la nuit, se pose le héron ; un petit vent plisse la surface de l'eau avant qu'un lourd voilage ferme la journée .
Entre mes bras tu dors ...
NB de magnifiques vers pour évoquer l'endormissement de la nature, et celui de la belle aux cheveux d'ors .
Je cherche la plus jolie pépite dans cette " rivière de diamants " ; pas facile tant cela brille ( je suis ébloui )
" le bosquet tire l'ombre, éteint l'après-midi "
la 4e strophe où les " daims lapent la fraîche succulence " .
Aucun mot savant mais un vocabulaire simple en " habit du dimanche " !
La forme " classique " m'apparait sans faute !
papipoète

   izabouille   
2/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien belle carte postale que cet étang qui s'éteint, on est dans l'instant présent, on le savoure.
Ce n'est pas mon genre préféré mais j'ai bien aimé votre poésie. C'est finement écrit, un bon moment de lecture.
Merci

   Gemini   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un tableau tout en douceur sur une scène toute simple de la nature, avec l'état d'esprit d'un haïku.
Il y a dans votre écriture, ce que j'aime le plus chez un auteur : des phrases qui ne commencent pas par un sujet. Si, une seulement, au troisième quatrain. J'aime bien Irving (et sa traductrice) pour cela.
La quatrième strophe est en cela admirable, débutant par "Afin de", c'est le dernier vers qui finit le premier. Ah ! Du bon français !
J'ai juste tiqué sur le pluriel "d'ors" v18, même si c'est possible, je ne le trouve pas probable.
Mais ce fut un régal de lecture.

   lucilius   
7/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour, simplement beau. En rajouter serait superfétatoire.

   Vincendix   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Anje,
Un poème bucolique et apaisant que je vois comme un joli tableau.
En prime, il est bien écrit.
Vincent

   Hananke   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est un bien joli tableau qui nous est offert à la lecture.

Même si quelques bricoles me chagrinent comme le fait d'avoir
Encore quelque instant au singulier ou la surface de l'eau qui dandine
les colverts ( ce vers est en forme pronominale (se dandiner).

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, l'ensemble est agréable
et reposant à lire avec de bien belles images.

   Coeurdeloup   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifiquement écrit, j'ai savouré le spectacle de cet étang qui s'éteint.

Je suis de l'avis de Willis concernant le dernier quatrain. "Trop tard pour les sentiments, on est dans la contemplation".

   TheDreamer   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Lorsque l'on me parle d'un étang, je ne peux m'empêcher de songer à ce vers d'introduction de Hugo dans son poème "Crépuscule" : "L'étang mystérieux suaire aux blanches moires".

C'est un très beau thème parcouru par les plumes les plus acérées de la poésie française. Votre poème en quatrains de rimes embrassées me plait. On y trouve des images que vous avez travaillées avec patience. J'en retiens quelques-unes :

"Le bosquet tire l'ombre..."

"Le crépuscule naît dans l'espace engourdi"

"Encore quelque instant d'une teinte cuivrée
Silencieusement, le héron en livrée"

"Dans un petit moment envahi de silence"

Tout est contemplation dans ces 5 strophes. J'avoue cependant que la dernière me gâche un peu l'instant posé là en y amenant soudainement une présence nouvelle qui brise quelque peu la quiétude du lieu et de l'écriture.

   leni   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bjour ANJE
Voilà un écrit superbe Il apparait d'une grande simplicité C'est un ensemble d'images poétiques qui sont joliment sonores et qui s'enchainent avec talent

Au sommet d'un grand arbre, où le feuillage luit
Encore quelque instant d'une teinte cuivrée,
Silencieusement, le héron en livrée,
Ramassant son long cou, s'installe pour la nuit.
J'aime cette façon de dire


oici mon quatrain préféré



fin de n'être plus qu'un paisible abreuvoir
Où les daims laperont la fraîche succulence,
Dans un petit moment envahi de silence,
La scène aura tiré son lourd voilage noir.


C'est ravissant BRAVO et MERCI Monsalut Cordial LENI

   Cristale   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Oh que c'est beau !

Des rimes embrassées comme le regard embrasse le paysage, comme le soir embrasse la colline et s'en vient étreindre l'étang, comme le poète embrasse la belle endormie dans ses bras.
Je ne peux pas tout citer bien que la majorité des vers le mériterait :
"Le soleil s'allonge au dos de la colline"

Les "ors" de la chevelure : j'adore.

"La surface de l'eau, qu'un souffle léger plisse
En friselis brillant de reflets argentins,
Dandine les colverts, immobiles pantins
..."
Des images très visuelles et réalistes pour les connaître aussi.

"Dans un petit moment envahi de silence,
La scène aura tiré son lourd voilage noir."

Plus poétique je meurs !

Quant au dernier quatrain, l'auteur nous offre l'apothéose du romantisme et de la poésie.

Bon, où est-il cet étang ? J'aimerais y trouver une aussi belle inspiration.
Bravo Anje ! Que de progrès en si peu de temps. Je suis admirative.

Cristale

   Marite   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Au fil des vers et des quatrains le spectacle de cette fin de journée au bord d'un étang s'est déroulé, en douceur et avec une élégance charmeuse. La régularité du rythme, la simplicité dans le choix des mots, les petites touches comme de légers traits de pinceau sur une toile forment un ensemble poétique très harmonieux.
Ah ! juste une petite gêne lors de ma lecture : le verbe "Dandine..." au troisième quatrain. Il ne m'apparaît pas approprié.

   Miguel   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle poésie descriptive qui s'achève sur une touche bienvenue de sensualité. La paix de la nature et la paix heureuse des coeurs. Cette poésie vespérale, avec ses rythmes lents et ses sonorités douces, procure à l'esprit une fraîcheur, un baume apaisant, une relaxation de berceuse. Un très bon travail.

   Annick   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le poète trouve l'harmonie en communiant avec la nature. Elle est le reflet de sa sensibilité, comme un paysage intérieur :

"Savourant le plaisir de voir l'étang se teindre,"

L'atmosphère délicate, feutrée, de la nature qui jette ses derniers feux avant de s'endormir rappelle le bonheur que l'on éprouve quand on est amoureux.
Sa belle qui dort est d'ailleurs assimilée à celle-ci, comme son prolongement.

Savourant le plaisir de voir l'étang se teindre,
Je défroisse du doigt ta chevelure d'ors
Offerte à ma caresse. Entre mes bras tu dors,
Le spectacle s'achève et l'étang va s'éteindre.

Un thème romantique porté par des vers classiques de toute beauté.

   Castelmore   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oserais-je dire que l'Enchanteur lui-même n'aurait pas désavoué ces vers de toute beauté tranquille , apaisante, lumineuse ... jusqu'au dernier rayon .
Eh bien j'ai osé !
Merci

   Anonyme   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis partagé sur ce poème : si certains passages me semblent tout à fait réussis, plaisamment imagés, aux mots bien choisis, d'autres sentent trop l'artifice, selon ma sensibilité :

Après avoir achevé la lecture du premier quatrain (pour moi le meilleur), je me suis dit : Si ce qui suit est du même acabit, mon évaluation sera très haute.
Malheureusement, si quelques vers ou quelques tournures font mouche chez moi ("le héron en livrée") d'autres me paraissent faibles : le troisième quatrain, alambiqué, confus, serait à refaire dans sa totalité ; "la fraîche succulence", dénuée de poésie pour moi...
Le côté affecté, par endroits, ne me séduit pas : je n'ai rien contre l'utilisation mesurée de mots précieux, mais ici, on trouve coup sur coup "ponant", "coralline", "reflets argentins", "chevelure d'ors", et les vers rutilent de trop de bling-bling, pour recourir à une idée vulgaire.
Un seul de ces mots ne m'aurait pas déplu.

Je m'interroge sur le singulier de "dandine" et le pluriel "d'ors" qui semble commandé par les nécessités de la rime.

Je relève un point très positif : la qualité des rimes. Si la majorité d'entre elles est très sonore, elles sont en plus variées : un nom rime avec un verbe, un adjectif avec un nom, etc.

Dommage que l'ensemble ne soit pas du niveau du quatrain d'ouverture, si clair, musical et expressif.
Mais le sujet de ce poème, qui dit l'émerveillement de voir les spectacles simples de la nature, emporte de toute façon ma sympathie.

   sympa   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Votre poème est une pure merveille.
Que dire de plus? Rien. Ah si ! Merci pour cette agréable lecture.

   PIZZICATO   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
16 commentaires en fin de matinée, ça ne donne pas beaucoup de chance d'être original dans le mien (sourire).

Je vais dire simplement que c'est une fort jolie peinture littéraire aux images flamboyantes comme ce coucher de soleil.

" ta chevelure d'ors " c'est quand même bien plus poétique que de dire : des mèches..

Une lecture savoureuse.

   Robot   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Effectivement, il est reposant est frais votre texte classique.

Tout en belles images on voit vivre cet instant du crépuscule ou la nature prend une pause.

L'ensemble des quatrains est d'une lecture agréable et fluide. Je souligne cette allitération superbe toute en douceur:
"Silencieusement, le héron en livrée,
Ramassant son long cou, s'installe pour la nuit."

Un bon moment passé à observer cette fin du jour.

   BlaseSaintLuc   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
l'étang s'éteint et l'on voit la scène comme si nous étions allongé dans le prés , tout au bord , avec toute la faune, avec toute la flore, et les couleurs se teindraient pour finirent par clore, bravo .

merci pour ce texte .

   jfmoods   
23/10/2018
Ce poème est composé de 5 quatrains en alexandrins, à rimes embrassées, suffisantes et riches, féminines et masculines s'encadrant tour à tour.

Comme sur la toile d'un peintre, le décor, naturel, bucolique ("Au sommet d'un grand arbre [...] le héron en livrée / Ramassant son long cou", "les colverts", "les daims"), qui bascule lentement vers la nuit (personnifications : "le soleil s'allonge au dos de la colline", "Le bosquet tire l'ombre, éteint l'après-midi", "Le crépuscule naît", "le ciel au ponant s'orne de coralline", "l'obscur [...] doucement se glisse", "l'étang va s'éteindre", "La surface de l'eau [...] / Dandine les colverts", métaphore : "La scène aura tiré son lourd voilage noir"), s'estompe en taches de couleurs ("le feuillage luit / Encore quelque instant d'une teinte cuivrée", "En friselis brillant de reflets argentins", "le plaisir de voir l'étang se teindre"), dans une atmosphère sensuelle (toucher : "un souffle léger plisse", goût : "un paisible abreuvoir / Où les daims laperont", synesthésie : "la fraîche succulence", allitérations : l, d/t, assonance : an).

Au fil du texte, les circonstances favorables à un ensommeillement accompagnent la progression de l'obscurité ("l'espace engourdi", "Silencieusement", "s'installe pour la nuit", "un souffle léger", "immobiles", "un petit moment envahi de silence", "tu dors").

Le couple s'inscrit à l'intérieur de ce tableau métaphorique, de cette scène de théâtre végétale ("Le spectacle s'achève") où la tendresse du poète va pouvoir s'exprimer (toucher : "Je défroisse du doigt", "Offerte à ma caresse", "Entre mes bras").

Merci pour ce partage !

   MFAYARD   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Lire, relire et savourer les mots et les images.
Comme ça c'est beau la poésie.
Merci pour ce texte magnifique.

   emilia   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Merci à vous pour ce beau spectacle reposant fait de contemplation au coucher du soleil, avec ce sentiment d’apaisement où chacun prend son temps : « le soleil s’allonge, le héron s’installe pour la nuit, l’obscurité se glisse doucement, l’abreuvoir est paisible, le rideau va se tirer et le spectacle s’achever… » sur l’être aimé, curieusement endormi lui aussi alors qu’il aurait pu profiter de ce tableau et partager cette scène si picturale…

   Eki   
25/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le poète a bien du talent pour repeindre le décor avec douceur et pureté...De belles images dans ce lieu qui déborde de poésie !

Eki emporte un peu de cette magie

   Anonyme   
25/10/2018
Un poème comme je les aime, bravo !


Oniris Copyright © 2007-2018