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Poésie contemporaine
Anje : La blatte et le cancrelat [Sélection GL]
 Publié le 10/09/18  -  16 commentaires  -  976 caractères  -  178 lectures    Autres textes du même auteur

Courtisanerie d'insecte.


La blatte et le cancrelat [Sélection GL]



Une blatte blablatte avec un cancrelat
Disant qu'elle a trop le cafard.
La blatte est blanche. « Alors, lui dit le cancrelat,
Tu as perdu ta boîte à fard ? »

Se retournant soudain, hurle le cancrelat
Plus fort que toute une fanfare :
« Entrons dans notre trou, s'approche un cancre là !
– En pleine nuit ? Sans aucun phare ?

– Mettons-nous à l'abri, montons au monte-plats,
Vite, avant qu'il ne soit trop tard. »
Il l'entraîne à l'obscur, met les pieds dans le plat
Et lui fait la cour sans retard.

« Ma beauté d'orthoptère aux senteurs d'oléolat,
Ma belle blatte tu m'effares !
Le désir m'envahit, je ne suis pas prélat. »
La pauvre blatte pique un fard.

« Partageons un caprice, un bon gorgonzola
Allons en mon miteux mitard. »
Mais ne blablattant plus, la blatte s'envola,
Bloblottant à choir au coaltar.


Cancre : crabe


 
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   izabouille   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une histoire d'amour entre une blatte et un cancrelat, je trouve ça génial. C'est assez farfelu et j'aime bien ce qui ne se prend pas au sérieux. J'ai moins aimé "bloblottant à choir au coaltar", j'ai trouvé que ça tombait à plat et que ça sonnait moins bien que le reste.
Votre poésie m'a fait sourire, j'ai vraiment apprécié ce moment de lecture. Merci

   Eclaircie   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un poème jeu de mots et de sons sur un sujet qui n'est pas évident en poésie, original, donc.
Cependant à mes yeux, cette cour et ce courtisan en font un peu trop.
(je n'ai pas trouvé les blattes dans l'ordre des orthoptère...la construction, donc la compréhension du dernier vers me laisse perplexe.)
Les rimes sont bien trouvées et pas évidentes à assortir, le travail est palpable et l'humour bien présent.

Merci du partage,
Éclaircie

   Gemini   
26/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème disjoncté, sans prétention, et avec une forme originale.
J'imagine que le manque d'alternance et les rimes cancrelat/cancrelat/cancrelat v1,3,5 et effares/fard, vous feront changer de catégorie. On sent que le texte a été écrit avec plaisir, certainement un peu vite, par le choix de rimes un peu trop évidentes (tard/retard) et ces deux inversions, v5,7 "hurle le cancrelat" ,"s'approche un cancre là" qui font facilité.
Mais les jeux de mots, le ton, la présence d'aléolat (dont j'ai appris qu'il s'agissait d'une solution produite pas le sulfureux groupe Bayer, donc un anti-cafard, je suppose), sans m'emballer m'ont laissé une bonne impression.
Même si je n'ai pas vraiment saisi le dernier vers (et donc la chute).

   papipoete   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
des voisins de quartier, bêtes à 4 pattes ( ou 8 ) discutent à bâton rompu dans un coin de la maison ; bientôt, le cancrelat entame une cour effrénée auprès de la blatte, et l'affaire presque dans le sac, la belle soudain abandonne son courtisan !
NB très drôle cette scène bien jouée par des insectes, le baratineur et l'oie blanche ...
Des vers savoureux " le désir m'envahit, je ne suis pas prélat "
Seul le 9e vers patine ( montons/ au monte-plats )
j'aime bien l'alternance entre ces dodécasyllabes et octosyllabes !
papipoète

   Vanessa   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
Je n'ai pas eu grand plaisir à lire votre texte.
D'abord une blatte et un cancrelat sont de la même famille.
Donc, les faire se rencontrer n'a rien de très palpitant.
Ensuite votre histoire aurait pu être intéressante lorsque le "cancre là " déboule .
Un concurrent ?
Je reconnais ici le travail , le jeu avec les mots,les allitérations et le rythme mais j'aurais aimé vibrer un peu, m'amuser.

   lucilius   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien ces loufoqueries animalières, mises en valeur par des insectes habituellement répugnants, ainsi que certains jeux de mots associés.
Sur le plan sonorité des vers, l'alternance des "a" et "ar" est âpre. Mais après tout ce texte n'est pas fait pour fignoler dans la dentelle.

   Hananke   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

C'est amusant mais forcé comme peut l'être obligatoirement
ce genre de poésie sur deux rimes.
Peut-être eût-il fallu plus condenser le propos pour éviter ces trois
rimes de cancrelat.
Mais bon, pour moi, ce genre de texte s'apparente plus
à de l'exercice de style que de la poésie pure.
Réussi par endroits moins à d'autres, c'est inévitable.

   PIZZICATO   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Original, d'avoir pensé à réunir un tel couple, et surtout rendre la lecture amusante avec ces bestioles ordinairement combattues.

Un cancrelat dragueur et une blatte très prude. Des jeux de mots bien trouvés
" Disant qu'elle a trop le cafard."
" Une blatte blablatte avec un cancrelat "...

« Partageons un caprice, un bon gorgonzola
Allons en mon miteux mitard. » beurk

<< Le désir m'envahit, je ne suis pas prélat.>> un peu de perfidie en passant...

Simple, sans prétention, une fable qui m'a fait sourire.

   JcJaZz   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une sorte de fable de La Fontaine à la mode surréaliste avec un gros travail sur les allitérations, les jeux de mots et de l’humour burlesque en prime
Le résultat est plutôt réussi même si quelques vers "accrochent" un peu l'oreille ("Plus fort que toute une fanfare" ; "Mettons-nous à l'abri, montons au monte-plats" ; "Allons en mon miteux mitard")
Merci

   Coeurdeloup   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Des jeux de mots, de l'humour…. on sent Ange que vous vous êtes amusé à écrire cette "fable".

Quant au style, trop de répétitions qui "alourdissent" : cancrelat…. monte-plats/plat.


Nonostant j'ai passé un agréable moment à vous lire.

   jfmoods   
11/9/2018
J'aurais mis une virgule en fin de vers 17.

Construit sur une alternance d'octosyllabes et d'alexandrins (hormis le 13 syllabes du vers 13), ce poème est à rimes croisées, riches et suffisantes, alternativement vocaliques et consonantiques.

Le moindre mérite de cette petite fable - commencée aux temps du discours (présent, passé composé) et achevée au temps du récit (passé simple : "s'envola") - est de rendre sympathiques au lecteur deux insectes généralement considérés avec dégoût.

La cour pressante à laquelle le texte donne lieu est narrée de façon plaisante (correspondance des genres et des sexes : le cancrelat" / "la blatte", recours au discours direct, ponctuation vive, décalage des niveaux de langue, comique de situation : "La blatte est blanche. [...] Tu as perdu ta boîte à fard ?", double sens comique : "elle a trop le cafard", "met les pieds dans le plat", homophonie : "fard", "phare", jeu de mots : "cancrelat", "cancre là", jeu d'assonances et d'allitérations : "blatte blablatte", "belle blatte", "blatte [...] blanche", "blablattant", "Bloblottant", "mon miteux mitard", litote soulignant la visée sensuelle : "je ne suis pas prélat").

L'épisode du crabe apparaît comme un subterfuge assez transparent du cancrelat pour parvenir à ses fins (hyperbole soulignant la théâtralité de la scène : "Se retournant soudain, hurle [...] / Plus fort que toute une fanfare", mécanique de la séduction : "lui fait la cour sans retard") . Mais le stratège voit son plan d'assaut contrecarré par les lignes de défense de l'assiégée (antithèse : "Une blatte blablatte" / "ne blablattant plus", verbe : "s'envola").

La morale de cette fable invite à se méfier, en toutes circonstances (en particulier les plus malheureuses), du discours mielleux des beaux parleurs.

Merci pour ce partage !

   Donaldo75   
11/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Anje,

Au début de ma lecture, je me suis dit que cette fable sentait l'exercice de style, le travail presque gratuit sur les sonorités et le sens des mots. Puis, j'ai trouvé, après relecture, l'ensemble marrant, bien tourné, et pas complètement gratuit. Il y a, attention je ne compare pas car ce poème possède sa propre identité, un petit côté Bobby Lapointe dans le ton, dans le rythme.

Merci pour le bon moment de lecture.

Donaldo

   Cristale   
11/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Anje,

Un peu comme "Roméo et Juliette" en somme...la beauté n'est que suggestive après tout (rire!).

Vous vous êtes sans doute bien amusé à écrire ce texte où foisonnent les images et les jeux de mots burlesques.

Mon quatrain préféré est celui-ci :
"Une blatte blablatte avec un cancrelat
Disant qu'elle a trop le cafard.
La blatte est blanche. « Alors, lui dit le cancrelat,
Tu as perdu ta boîte à fard ? »

Celui-ci également :
"– Mettons-nous à l'abri, montons au monte-plats,
Vite, avant qu'il ne soit trop tard. »
Il l'entraîne à l'obscur, met les pieds dans le plat
Et lui fait la cour sans retard. "

Un écrit original qui laisse un sourire amusé sur les lèvres.
Merci Anje.

   Vincendix   
11/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J’aime bien cette fantaisie, c’est orignal. Poétiser sur une bestiole aussi répugnante, il faut le faire.
Un exercice sans prétention mais que je trouve intéressant par ses jeux de mots et ses deux rimes.
Vincent

   Mokhtar   
11/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah les sales bêtes ? Vite, la bombe verte !
Celle faite pour les « crr crr crr crr crr ».

Et pourquoi ce mépris pour ces petites bêtes ? Qui, aussi, ont droit à leur place dans ce cafard-naüm qu’est la vie.

D’ailleurs prenons garde. Bien vite viendra le temps où ces maudits deviendront notre pitance. « État dépressif », « dénonciateur »…Il va falloir trouver des synonymes moins péjoratifs pour ces réserves de protéines.

Pour le moment notre poète se contente de consommer des allitérations.En inventant des idylles qui sentent un peu le Ollé-Holà.

Et vous trouvez çà drôle ?

Ben oui !

   Queribus   
12/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De l'humour pour commencer la journée, que vouloir de plus; malgré quelques lourdeurs (pas très lourdes), avec, effectivement comme déjà dit un petit côté Bobby Lapointe), l’ensemble se lit facilement et le sujet est particulièrement original, fallait y penser.Quand on connait la difficulté à faire "marrant", on se dit que ce texte-là est plutôt réussi et mérite un grand bravo. De plus, en regardant de plus près, la forme semble très travaillé avec tous ces octosyllabes et tous ces alexandrins. Donc, globalement, de la belle ouvrage.

Bien à vous.


Oniris Copyright © 2007-2018