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Poésie néo-classique
Anje : La pianiste aux mains de fleur [Sélection GL]
 Publié le 21/08/18  -  18 commentaires  -  637 caractères  -  289 lectures    Autres textes du même auteur

Un essai sur une forme fixe ancienne au sujet d'une musicienne enchanteresse.


La pianiste aux mains de fleur [Sélection GL]



Aux orgues de mon cœur joue un bouquet de doigts.
Il peint dans l'arc-en-ciel une ronde irisée
Enchâssant à la note un cristal de rosée,
Illumine ma noire, éteint mes fados froids.

Il effleure l'ivoire avec délicatesse,
Envol de pétales suspendu par endroits.
Il s'alanguit, flamboie, éclate de prestesse

Tout au long du clavier en scintillants zircons,
Puis enfièvre ma peau, retombant en flocons.

La fille d'Amphion embrase ma bretesse.*



* La bretesse, aujourd'hui plutôt prononcé bretèche, est un élément de fortification.



 
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   Damy   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas convaincu, excusez-moi.

Le quatrain introductif me semble bien tourné (à part peut-être "éteint mes fados froids" , connotation négative rapportée sans raison alors que le reste invite à l'enchantement) et donne envie d'écouter.

Un couac au tercet:une erreur à l'hémistiche dans ce vers:
"Envol de pétales suspendu par endroits." où le "es" de "pétales" doit être muet.
Le tercet dans l'ensemble me semble lourd, sûrement à cause des rimes en "tesse" et de ce mot non harmonieux "prestesse".

Je n'aime pas, mais c'est tout à fait personnel que le distique soit la prolongation phraséologique du tercet. Je l'aurais bien vu vivre autonome.
Il n'y a pas de virgule après zircon devant la conjonction de coordination "puis".

Vous m'aurez appris qui est Amphion (recherche wiki). Pourquoi pas une note de bas de page ?

Il aurait été sympathique d'indiquer le nom de la forme fixe en question, je ne les ai pas toutes en tête. S'agit-il d'un dizain de Lochac ?

Merci

[édit]: ce poème avait été présenté dans la section classique en EL d'où ma remarque sur le "es" muet de "pétales" qui n'a plus lieu d'être puisqu'il paraît dans la section néo-classique.

   Eclaircie   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
Un poème de "forme fixe ancienne" tout à fait honorable à mes yeux.
Cependant, il lui manque un peu de fantaisie, une once de fluidité, un soupçon d'harmonie pour être tout à fait réussi.
On sent un peu trop l'effort de l'auteur pour faire cadrer le nombre de syllabes, les rimes et le vocabulaire évoquant le musique.
Les entames de vers, 3 fois "Il" est un peu malhabile.
"par endroits" guère adapté. On cherche l'envers.
"Tout au long", même remarque que ci-dessus.

Le dernier vers est très beau et relève l'ensemble.

Bonne continuation,
Éclaircie

   papipoete   
8/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
ce n'est pas un pianiste qui joue sur ses blanches, ses noires mais un zéphyr qui pose son souffle doux sur l'ivoire !
De scintillants zircons font une rivière de diamants qui roulent sur le clavier, et enfièvrent la peau de l'auditrice .
NB je crois avoir reconnu la touche de l'auteure, à travers ce poème flamboyant ... J'ai par contre tenté d'identifier, en vain cette forme fixe ancienne !
Je ne peux relever un vers en particulier, ils sont tous si beaux !
Comment voulez-vous qu'un rimailleur ose prendre sa plume, après vous avoir lue ?
le 3e vers, quelle splendeur !
je me permet de vérifier vos alexandrins ( ne regardez pas ! ) OK c'est bon !
Juste une question : pourquoi " la " pianiste ? je suis ignare en mythologie et la réponse est sûrement là ...
papipoète

   Donaldo75   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Anje,

J'ai trouvé ce poème très bien tourné. Il y a de la précision, ce que je comprends à la lecture de l'incipit, comme dans l'artisanat quand le créateur travaille avec le cœur, l'œil, la main, le tout ensemble comme dans un ballet précis où tout pas est essentiel à la cohérence et la beauté de l'ensemble.

Le résultat est superbe, et très poétique.

Bravo !

Donaldo

   Coeurdeloup   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la lecture du titre je m'étais imaginé tout autre chose… mais cette envolée de "notes" faisant référence, par petites touches à la mythologie grecque m'a séduite.

Je rejoins Papipoète… tous les vers sont beaux… et même a petite erreur au tercet "Envol de pétales suspendu par endroits." n'enlève rien à la légèreté, la musique des mots…


Bravo Anje

   Brume   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Anje

Vos vers sont très jolis. Tout en finesse.
Bien que je sois admirative de vos images belles comme l'aurore, il me manque un certain souffle, une vitalité.
Et vu le thème ma lecture manque de musicalité.

"éteint mes fados froids" - je trouve ce vers vraiment too much, mais pourquoi pas.

   PIZZICATO   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il est assez agréable de suivre ce " bouquet de doigts ..... Tout au long du clavier ".
Si des images sont intéressantes, comme les trois premiers vers du quatrain, certaines ne m'ont pas séduit " éteint mes fados froids ". " Envol de pétales suspendu " c'est l'envol qui est suspendu ?

   lucilius   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Votre poésie débute en fanfare : "aux orgues de mon cœur joue un bouquet de doigts" mais aussitôt après un vers détonne : "il peint dans l'arc-en-ciel une ronde irisée" or irisé signifie qui a les couleurs de l'arc-en ciel. Je ne vois pas comment distinguer la ronde aux couleurs arc-en-ciel dans l'arc-en-ciel. D'autres expressions manquent pour moi de fluidité : "enchâssant à la note", "envol de pétales suspendu par endroits". Je trouve dommage que ce texte n'ait pas été davantage ciselé.

   Hananke   
21/8/2018
Bonjour

J'au lu mieux de vous, beaucoup mieux, même.
Ici, on sent nettement que la forme étouffe la poésie. Dommage.

Déjà, démarrer un premier vers par une grande inversion !

Et puis, tout sent la rime, aucune n'est naturelle : irisée/rosée
zircons/flocons, etc ...

Deux en dans le dernier distique.

Non, je suis désolé mais je ne trouve rien à sauver de ce texte.

Une autre fois, sûrement.

   Anonyme   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
je n'appecie pas car, il n'éveille en moi aucune émotion. il lui manque de l'harmonie à ce poème en déhors de sa superficialité.
si on enlevait, par exemple, le titre à ce poème, je parie que la majeur partie des lecteurs ne saurait pas retrouver le sujet dont traite ce poème avant d'arriver à la troisième strophe et rencontrer"clavier".
au début je pensai à une histoire parlant de la musique qu'emet la nature.

jerusalem
merçi

   izabouille   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé le bouquet de doigts qui joue, qui peint dans l'arc-en-ciel, l'image est belle. Par contre, je n'ai pas aimé la chute, je la trouve un peu abrupte. De plus, je ne la comprends pas très bien, mais c'est peut-être dû au fait que je n'y connais pas grand chose en musique...

   Cristale   
22/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,
Notre auteur a décliné son solfège et malgré la seule fausse-note : ce "es" à l'hémistiche, il nous offre le plaisir d'entendre et d'écouter une bien jolie mélodie.
Le dizain de Lochac, d'après les grands Dieux, demande des strophes indépendantes les unes des autres.
Attention aux sons des participes et prépositions redondants sur deux vers qui se suivent.
Une forme qui semble simple mais que je sais difficile a travailler de part l'agencement des rimes et du "tout dire en 10 vers", de plus en alexandrins.

Un début prometteur qui fait l'objet d'une réelle recherche poétique.

Je sais la grande volonté d'apprendre de l'auteur alors je ne puis que continuer à l'encourager dans sa démarche prosodique et poétique.

Merci Anje.
Cristale

   hersen   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
L'aurore aux doigts de rose éteint ma nuit froide et la musique de mes jours reprend.
Je ne trouve pas la fin à la hauteur, "prestesse" et "bretesse" enclavant "zircons" et "flocons" font retomber cette magnifique légèreté de

"dès que, fille du matin, l'aurore aux doigts de rose..."

Il me semble que je peux comprendre l'idée de "froids fados", des chants qui le plus souvent chantent le départ, la mort, l'absence.

je trouve ce poème très intéressant, même s'i le but de me séduire est partiellement raté.

   Willis   
22/8/2018
J'édite mon commentaire précédent.
J'ignorai que l'auteur débutait. Nous avons tous besoin de temps pour nous "faire" à une discipline.
Ceci dit, je n'ai pas ressenti la douceur du moment que semble vouloir partager l'auteur.

   jfmoods   
22/8/2018
Ce dizain de Lochac en alexandrins est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Il se trouve placé sous le haut patronage de l'émotion (métonymies : "mon coeur", "enfièvre ma peau", métaphore finale de la conquête : "embrase ma bretesse").

La pianiste (périphrase éminemment élogieuse : "La fille d'Amphion"), par son exceptionnelle qualité d'interprétation (métaphore poétique : "aux mains de fleur", jeu d'antithèses : "illumine" / "éteint", "s'alanguit" / "flamboie", "effleure l'ivoire avec délicatesse" / "éclate de prestesse", complément de lieu : "Tout au long du clavier"), offre un spectacle qui déborde le cadre de la musique pour embrasser d'autres arts (composition florale : "un bouquet de doigts", joaillerie : "Enchâssant", "scintillants zircons", représentation picturale : "Il peint", "l'arc-en-ciel", "irisée", "Illumine", ballet : "Envol de pétales suspendu par endroits", "retombant en flocons").

Merci pour ce partage !

   Miguel   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup le bouquet de doigts, authentique trouvaille poétique qui à elle seule me convainc des talents de l'auteur, et l'antonomase (je crois que c'est comme ça qu'on dit) la fille d'Amphion. Mais l'ensemble, quoique l'émotion soit bien présente, me semble encore un peu maladroit et demande, à mon sens, encore un peu de travail ; mais je sens là dessous des promesses, comme les fleurs qui annoncent les fruits. Voilà une bonne recrue pour la section classique.

   Robot   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si ce texte a retenu mon attention c'est en raison de l'atmosphère qu'il permet de ressentir. Mon regret est de ne pas dans cette ambiance réellement rencontré la pianiste autrement que par l'intermédiaire de ses doigts. Et pour moi, une pianiste n'est pas qu'une paire de mains. Elle est aussi une attitude, un visage, une personne entière dont le maintien au piano ressort sur la musique.

   Queribus   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je suppose que la forme en question, mine de rien ne doit pas être facile à traiter; le tout me semble cependant assez réussi même si certaines rimes demeurent très convenues; le mot "prestesse"ne me semble pas très poétique; certaines expressions sont à la limite de la préciosité ("fados froids","bouquet de doigts", "La fille d'Amphion embrase ma bretesse""(bien que ce vers soit très beau à l'oreille).

De toute façon, le texte a dû demandé un gros effort de "construction" et écrire de cette manière ne doit pas être à la portée du premier débutant venu et j'ai beaucoup de respect pour votre écrit.


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