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Poésie libre
AnnaPanizzi : Asymétrie (La naissance du mal)
 Publié le 23/05/22  -  17 commentaires  -  1365 caractères  -  573 lectures    Autres textes du même auteur

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus mort.

(Dédicacé à Germaine et Mère Besnard)


Asymétrie (La naissance du mal)



Cœur à l'inexistence,
je dormais sagement
au ventre de ma mère
en haillon de poussière
Pandore sans béance
Dis, petite maman
qui se voulait mon père
Était-ce un mercenaire ?

J'ignorais cet effroi
d'un soleil sans futur
Du bruit, de la lumière
Arraché tel un lierre
à la tiédeur de toi.
La brèche démesure
la nausée, la misère
propres aux temps de guerre

Fantôme né enfant
engendré des ténèbres
Antéchrist en sa gloire
le monstre de la foire
J'ai pour peluche un zèbre
plein de tiques, de vent
Caché dans le placard
pour seul jouet un hachoir

Comme un lièvre de mars
j'ai mon chapelier fou
qui joue avec le vent
anarchiste croyant
Je tire le verrou
sur mes frasques, mes farces
Jeu d'échec envoûtant
reine en robe de sang

Image d’épouvantes
un peu sans queue ni tête
Le chat paraît anxieux
soudain devient furieux
J’écris sous la soupente
ma prochaine tempête
que traversent des feux
inconnus dans les cieux

Viens là petit garçon
qu'on danse à ma façon
Regarde je suis belle,
pareille à l'arc-en-ciel
Pose donc ton ballon
tu ne crains rien, voyons
Je suis ce que tu vois
Veux-tu jouer avec moi ?


 
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   Queribus   
5/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin. J'ai trouvé que votre écrit faisait preuve d'une modernité bien assimilée, mêlant habilement régularité de la poésie classique avec des vers de six syllabes et des strophes de huit vers avec l'absence de rimes régulières et l'absence de ponctuation (sauf après tu ne crains rien,). Votre texte comporte , en outre, de très belles images poétiques qui se succèdent: "Cœur à l'inexistence", "en haillons de poussière", "Pandore sans béance", etc, etc. Curieusement, j'ai trouvé aussi à votre poème un côté "gothique" très moderne. Le bilan est donc très positif en ce qui me concerne.

Bien à vous.

   Cyrill   
5/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème obscur à plusieurs titres, dans lequel je crois voir un être mal né. Peut-être contrefait et à qui manque un père. D’où l’asymétrie en titre, qui peut revêtir aussi plusieurs sens, je suppose.
Un être sinistre, qui se raconte en vers courts mais impactants, souvent des groupes nominaux, alignés comme pour inquiéter et pour laisser le lecteur s’en dépêtrer.
On semble au bord de la folie, l’atmosphère est lugubre à souhait, avec ces fantasmes et farces sortis de l’esprit d’un enfant tourmenté. Mais ici, peu de place pour les larmes et la compassion, on est plutôt dans l’épouvante, du moins est-ce ma lecture.
Est-ce que la personne qui l’interpelle à la dernière strophe est la mère, je n’en sais rien. Un mystère de plus dans cet écrit troublant.
L’exergue m’a fait sourire, jaune évidemment.

   Provencao   
23/5/2022
Bonjour AnnaPanizzi,



"Image d’épouvantes
un peu sans queue ni tête
Le chat paraît anxieux
soudain devient furieux
J’écris sous la soupente
ma prochaine tempête
que traversent des feux
inconnus dans les cieux"

Magnifique! ces images que vous décrivez fort bien, dans l'angoisse et l'effroi, nous exposent, lecteurs, à ce manque-à-être.

J'ai été littéralement sous le charme de votre poésie.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   BlaseSaintLuc   
23/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très moderne, très subtil, un rien cocasssié, un rien mystérieux, toujours enchanté, jamais ennuyeux.
"Cœur à l'inexistence,
je dormais sagement
au ventre de ma mère
en haillon de poussière
Pandore sans béance
Dis, petite maman
qui se voulait mon père
Était-ce un mercenaire ?"

Quasiment un poème dans le poème, et comme tout le texte est à la même mesure, je dis chapeau, c'est l'heure du thé !

Évidemment, la reine étant la maîtresse du jeu d'échecs,
La fantaisie à sa partie à jouer.

On joue au chat et à la souris et moi, j'aime beaucoup les chats.


PS: effectivement la dernière strophe est très ambiguë ( un peu comme pour un des poèmes en concours) c'est fâcheux.

   Myndie   
23/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Est-ce un poème d'adolescence ? Nulle émotion n'habite ce conte d'héroic-fantasy plutôt creux  et surtout bien naïf.
Si les 4 premiers vers éveillent l'intérêt et semblent annonciateurs d'une certaine tension dramatique, le reste du texte, hélas, vient vite contrarier cette première impression.

C'est du Mylène Farmer revisité, écrit par Mercredi Addams.
Je ne suis pas fan des jeux de mots à visée poétique : « cœur à l'inexistence »
Pas plus sensible à l'atmosphère gothique initiée par certains vers ou passages :
« Pandore sans béance »
«  Fantôme né enfant
engendré des ténèbres
Antéchrist en sa gloire
le monstre de la foire
J'ai pour peluche un zèbre
plein de tiques, de vent
Caché dans le placard
pour seul jouet un hachoir »

En résumé, voilà une histoire gentillette et bon enfant qui saura, je n'en doute pas plaire aux amateurs du genre. J'y vois surtout une bonne idée à exploiter pour faire de ce texte une chanson.

   papipoete   
23/5/2022
bonjour Anna
" asymétrie " fait des zig-zag dans ma tête, et mes neurones s'emmêlent les fils dans tous les sens !
Un bébé à venir qui se pose mille questions dans le ventre de sa mère ; le pauvre, quand il sera enfin à l'air libre, n'aura pas fini de dire " si j'aurais su, j'aurais pas... "
Je sais que ONIRIS a des amateurs de ce genre de textes, et se régalent de faire chauffer les câbles du cerveau ; le mien étant cantonné à : sujet/verbe/complément en rimes ou sans, mais faut pas du " trop compliqué "
je ne peux noter, car n'ai pas le pouvoir de dire si c'est BIEN ou PAS BIEN...
au plaisir de te lire, sans risquer de faire disjoncter mes fusibles !

   Donaldo75   
23/5/2022
Salut Anna,

Autant le dire en préambule, je ne vais pas poser d'appréciation sur ce poème car il m’a laissé une impression mitigée. En introduction – je sais, ça fait beaucoup de préliminaires – je suis assez étonné que tu composes des poèmes aussi cryptiques alors que dans tes commentaires tu soulignes le manque de sens de certains poèmes qui ne sont pas moins clairs que celui-ci. Ce n’est pas une critique vis-à-vis de l’auteure – je le dis pour la modération – mais une remarque d’auteur à auteure. Ceci étant dit, j’en reviens au poème ; personnellement, je ne recherche pas le sens évident dans un poème – ni dans une nouvelle d’ailleurs – car je crois le lectorat assez intelligent – du moins sur Oniris – pour interpréter ce qu’il lit et en orienter le sens en fonction de son propre référentiel. Je préfère là aussi le souligner pour éviter tout malentendu ; je suis du genre à ne pas trop aimer les poèmes qui livrent le manuel de lecture dans le corps du texte du genre catalogue de montage de meubles en kit. Donc, de ce côté, je ne suis pas déçu. Ensuite, je me pose une question – je sais, les consultants ça pose pleins de questions des fois même sorties de nulle part – celle de la rime dans un poème proposé en forme libre ; personnellement, je trouve dommage de se coltiner une telle contrainte surtout quand je lis des vers pleins d’images et de références. Autant lâcher les chevaux et sortir de l’exercice rimé. Enfin, si j’en reviens aux images et aux références, il y a du « too much » mais pas dans le sens hardcore ou punk du terme mais juste surchargé.

« Fantôme né enfant
engendré des ténèbres
Antéchrist en sa gloire
le monstre de la foire
J'ai pour peluche un zèbre
plein de tiques, de vent
Caché dans le placard
pour seul jouet un hachoir »

C’est un premier exemple ; l’image de l’enfant dans le placard avec un seul hachoir comme jouet donne des airs de films d’horreur du genre années soixante-dix revisités au millenium. La tonalité va bien dans le genre mais ça sent quand même l’artifice ; sans la rime, dans un format plus ramassé, densifié, je pense que cette strophe gagnait en impact.

« Comme un lièvre de mars
j'ai mon chapelier fou
qui joue avec le vent
anarchiste croyant
Je tire le verrou
sur mes frasques, mes farces
Jeu d'échec envoûtant
reine en robe de sang »

Là, on est dans la référence ; c’est bien de se référer à des sémaphores culturels, encore plus quand ils sont issus de grandes œuvres littéraires et surtout sur un site tel qu’Oniris. Là aussi, la tonalité est bien dans l’esprit du titre de ce poème ; cependant, au-delà de la remarque sur la rime que je ne vais pas répéter à chaque fois, l’usage de la référence ressemble un peu à un habillage pour tenter de rendre le propos plus dense parce qu’en l’état il reste en surface, ne tape pas mes neurones et ne m’inflige pas la claque que j’aurais pu en attendre.

Kafka disait qu’un livre est la hache qui brise la mer gelée en nous. On en revient à l’image de l’enfant et son hachoir comme seul jouet ; là, l’enfant joue avec son ustensile mais le mer reste gelée. Peut-être que j’en attends trop de ta plume ou que je suis d’une autre école, d’une autre époque, d’un autre monde pour en apprécier des subtilités que je ne perçois que comme des effets de style, un début de chaleur dans le feu poétique mais pas assez de kelvins pour dérider Pluton, surtout au vu du titre qui pour le coup est excellent.

Une autre fois, je suppose,

Donaldo

   Robot   
23/5/2022
Un poème qui ne m'a pas parlé car le le trouve confus, peu clair dans ses formulations et ses idées. Surtout, je me demande ou se situe la valeur poétique dans ses images démembrées dont je ne parviens pas à éprouvé une quelconque imprégnation. L'absence de ponctuation accentue l'aspect chaotique et pêle-mêle et m'abandonne à la logique des suites de vers.
Exemple:
C'est quoi: un zèbre de vent ?
C'est quoi une mère en haillon de poussière ?
petite maman qui se voulait mon père ? Comment une petite maman peut elle se vouloir père.
Voilà ce qu'engendre comme question le découpage et la ponctuation incongrue.

Je ne déteste pas l'hermétisme pourvu qu'il respecte la logique grammaticale et la ponctuation. Ici je trouve que la construction est aléatoire.

Dois-je ajouter que ce texte aurait pu se dispenser de la rime qui ne lui apporte même pas la richesse du rythme.

Je ne vais pas sanctionner par une appréciation cette séries de remarques négatives dont - j'espère - qu'il ne sera pas tenue rigueur.

   Cristale   
30/5/2022
Commentaire auto-modéré

   Zeste   
23/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte traite des déséquilibres aléatoires du mal et de la morale.
Du fait de l’attachement, naître est un arrachement. Alors on ne le fait pas trop vite ! Car en même temps qu’on vient à la vie, on en meurt, d’où la confusion entretenue ici…
La tourmente, du poète danseur, née d’un trauma (la naissance et, donc parce qu’il a soumis plus qu’il n’a soutenu, un père avec lequel on compose) pose le problème du mal. Le mal, physique et ensuite moral.
Livré à lui-même ( parce qu’il se déteste), ce poète danseur a l’art du funambule qui cherche sa propre stabilité dans les imperfections qui l’habitent.
J'ai vraiment aimé!

   Lebarde   
23/5/2022
J’oublie l’auteure dont l’arrogance et l’agressivité à fleur de peau m’agacent trop souvent et je commente en aveugle…comme si, pour tenter de m’affranchir de tout a priori.

Sur la forme, Je vois un poème rigoureux, un peu rigide, avec des hexasyllabes sans faille et de belles rimes, dans lequel on aurait volontairement glissé quelques rimes fautives et oublié la ponctuation et les majuscules en tête de certains vers, pour ne SURTOUT pas qu’il entre dans la catégorie classique alors qu’il en possède presque tous les atours.
A chacun son combat et sa fierté hissée bien haut !

Sur le fond, à la première lecture, je suis interpellé par l’atmosphère sombre et dérangeante du propos qui me met mal à l’aise.
J’y vois l’aveu d’un traumatisme lourd que les années n’arrivent pas à effacer : une naissance non désirée ( « je dormais sagement/au ventre de mère) d’un père inconnu dont la mère ne veut pas dévoiler le nom malgré les demandes insistantes (« Dis, petite maman/qui se voulait mon père/Était-ce un mercenaire »), d’une enfance difficile « cachée dans le placard », de sévices et brimades(?), la confession d’un manque d’amour, de blessures , qui se poursuivent par des comportements instables « j’ai mon chapelier » et un désir d’extériorisations excentriques et provocantes, par une quête désordonnée et même malsaine de reconnaissance, de justification et d'amour, dans la dernière strophe.

J’y vois un appel au secours pathétique et touchant, une tentative d’exorcisme.

Voilà mon ressenti à la lecture de ce poème insaisissable et déroutant.

J’arrête mon analyse de bazar et je ne juge ni ne note.
Lebarde

   Angieblue   
23/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve qu'il y a un côté écriture automatique, ça fuse mais tout n'est pas contrôlé. Il y a du bon et du moins bon.
Parmi les fulgurances, je citerai:

"J'ignorais cet effroi
d'un soleil sans futur"

"Arraché tel un lierre
à la tiédeur de toi."

"Fantôme né enfant
engendré des ténèbres
Antéchrist en sa gloire
le monstre de la foire
J'ai pour peluche un zèbre"

"Comme un lièvre de mars
j'ai mon chapelier fou"

"Jeu d'échec envoûtant
reine en robe de sang"

J'ai beaucoup aimé la dernière strophe qui illustre bien la manipulation, le sadisme, la perversion narcissique. Le mal qui séduit l'innocente proie.
"Je suis ce que tu vois", mais les apparences sont souvent trompeuses et l'on se retrouve piégé dans un jeu diabolique.

Par contre, j'ai trouvé la première strophe un peu confuse. Les trois derniers vers ne sont pas bien tournés. On ne comprend pas trop le sens. De la ponctuation aiderait à la compréhension et marquerait davantage le rythme.

Attention, il y a le mot "vent" dans les strophes 3 et 4, c'est un peu maladroit...et je n'ai pas trouvé très beau "plein de tiques, de vent".
Le second emploi de "vent" est plus fin.

En somme, il y a un gros potentiel, c'est puissant au niveau des images et de l'inspiration, mais il faut encore plus de rigueur. Il y a quelques passages à retravailler pour que le poème soit plus accessible et atteigne l'excellence.

   Mintaka   
24/5/2022
Bonjour,
Je ne repasserai pas par une critique détaillée de votre texte puisque d'autres commentateurs l'ont déjà fait avec talent et pertinence.
Je me contenterai d'exprimer qu'à la lecture de ce poème je reste partagé entre une technique d'écriture d'un certain niveau et un manque apparent de ressenti par son auteur, un peu comme si l'écriture était davantage un besoin de vitrine que l'expression de sentiments authentiques. D'où ma circonspection.
Je ne noterai donc pas pour celà mais aussi en raison de mon insigne faiblesse à ne pas être négativement influencé par l'ensemble de vos interventions, commentaires ou forums, où se traduit beaucoup trop d'arrogance, de fausse modestie, de complaisance dans la polémique ou encore de flatteries qui sentent le vinaigre. Mais tout celà n'est évidemment que ressentis de ma part puisqu'ils ne s'appuient que sur vos réflexions épistolaires qui, je n'en doute pas, ne reflètent en rien votre réelle personnalité.
Cordialement

   Ascar   
24/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah cette fascination morbide pour les serial killers et autres détraqués du ciboulot. Quelle souffrance peut ainsi amener la transformation d’un enfant en écorcheurs de chat, d’un humain en monstre froid ?
Est ce là le but de ce poème où règne l’absence d’amour et de sentiments de compassion. Fort logiquement d’ailleurs, car la caractéristique commune à tous ces êtres est justement de ne rien ressentir pour l’autre. C’est cet aspect de votre poème qui me séduit. La narratrice a une analyse glaciale de sa propre condition. Les images sont riches, parfois de sens, parfois de mystère...
C’est la description réussie d’un univers difficile à comprendre parce que dérangeant.

   Vincent   
24/5/2022
Bonjour

Je suis perplexe, de deux choses l'une

Si c'est autobiographique et je le pense, je comprends pourquoi

vous êtes si différente (omniprésente souvent agressive) sur Oniris

et je dirais bien venue au club des traumatisés de l'enfance .....

et je compatis car tout ça n'est pas simple

si c'est de la fiction je trouve que vous avez appréhendé le procésus d'une manière étonnamment claire

Je suis incapable de vous noter

   chVlu   
24/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le rythme m'a plu à tel point que je n'ai pas lu les ponctuations déposées ça et là par l'auteur. Une seconde lecture et je les perçois mais ne trouve pas ce qu'elles font ici. Parfois elles sont absentes mais des majuscules suggèrent qu'un point a été éludé avant, d'autre fois je ne vois pas de justification à ce point qui aurait été éludé ni de sens à la majuscule qui fait figure de proue.

je prend l'exemple de cette strophe
"J'ignorais cet effroi
d'un soleil sans futur ------>tiens pas de point ????
Du bruit, de la lumière ----> ah mais il a des virgules ! gloups ! je
ne trouve pas de sens à la
respiration ici, ggrr pas de point
Arraché tel un lierre
à la tiédeur de toi. ---->tiens un point ?
La brèche démesure
la nausée, la misère
propres aux temps de guerre"


Moi qui aime bien les architectures cachées j'ai failli aimé ces rimes qui parfois s'embrassent, parfois s'embrassent. Mais là je n'ai pas de trouvé de schéma qui aurait été un squelette du texte ça ce croise et et décroise au fil des sens et des besoins de finales communes.
Dans ce genre d'écriture comme des jets de pensées, d'émotions et sensations maculant la feuille blanche j'aime trouver des codes cachés mais donnés quand même, qui me donnent des pistes de lecture issues de l'intention de l'auteur. Je n'ai pas su les trouver si ils y sont.
Par exemple j'ai cherché dans les enchainements de rimes une logique, un code masqué, une indication de vers à rapprocher. J'ai échoué :
AB CC AB CC
DE CC DE CC
FC GG CF ?G
Des vers qui m'ont emmené dans un monde parallèle et j'ai aimé :
Cœur à l'inexistence,
je dormais sagement
au ventre de ma mère
Arraché tel un lierre
à la tiédeur de toi.
Fantôme né enfant
engendré des ténèbres
Antéchrist en sa gloire
le monstre de la foire
Je tire le verrou
sur mes frasques, mes farces
Jeu d'échec envoûtant
reine en robe de sang
Viens là petit garçon
qu'on danse à ma façon
Regarde je suis belle,
pareille à l'arc-en-ciel
Pose donc ton ballon
tu ne crains rien, voyons
Je suis ce que tu vois
Veux-tu jouer avec moi ?


En synthèse mon sentiment est : "Dommage car j'ai aimé l'ambiance à feux et à sang du texte et le style incisif de l'écriture;"

   inconnu1   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sur la forme et c'est pourquoi je vais mettre beaucoup, j'ai l'impression que vous vous laissez envahir par la poésie rimée et rythmée. Encore quelques mois et vous ferez du classique !! (et j'en tirerai des avantages car du coup j'obtiendrai des beaucoup. Non je plaisante). Du coup je cautionne, même s'il y a encore un peu de travail.

Sur le fond j'aime assez la noirceur de l'ambiance. C'est personnel, mais je vois une enfant né d'un viol de guerre (qui se voulait mon père, était ce un mercenaire?). Vous me direz.

Bien à vous


Oniris Copyright © 2007-2022