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Poésie contemporaine
Annick : La rosée du soleil
 Publié le 16/05/18  -  8 commentaires  -  997 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Le droséra.


La rosée du soleil



Sur un lit de mousse, elle pousse, raffinée,
Dans des relents de boue, de tourbe méphitique,
Nymphe aux cils pourprés, aux tentacules toxiques,
Elle s'épanouit au milieu des bourbiers.
Sa beauté n'a d'égal que sa voracité !
Parée de ses bijoux pour attirer ses proies,
Ses perles sont des appâts : un piège englué,
Des gouttes de rosée où s'abreuve parfois
Quelque insecte imprudent assoiffé de richesse.
Elle brille bien plus quand elle est affamée !
Princesse aux yeux rubis, elle se fait traîtresse...
Sur le fin moucheron, l'étau s'est refermé.
Le crime est consommé. La victime empoissée
Se débat vainement. Le poison se répand.
Un bourdon butineur sera bien épargné :
Seule la feuille tue ! Le bouton innocent
Dissimule en son sein le nectar de la vie.

Poète ! Si vous passez près d'une tourbière,
Cueillez avec amour cette charmante amie.
Épinglez cette fleur à votre boutonnière !


 
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   papipoete   
5/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
au milieu de ce qui est laid, ne sent pas bon, vit une beauté de la nature ; si attirante, que des insectes curieux et imprudents, se posent ici et meurent là !
NB un peu comme la " vouivre " du Jura, la " Droséra " tente qui s'approche de son rubis, mais malheur à celui qui se posera sur ses feuilles !
Votre " monstre " n'est pas si méchant, et attrape pour manger, et de surcroît est si belle au coeur de la fange !
Les 3 derniers vers closent votre poème avec bonheur !
papipoète

   Anje   
16/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Amis poètes, non ! Il ne faut pas cueillir
Les belles rossolis. Elles sont protégées.
Laissez-les donc plutôt dans vos jardins vieillir
Et sans fin admirez leurs pièges en dragées.

Hormis cet avertissement de naturaliste, je trouve bien peu à redire à cette jolie évocation de la Rosée du soleil. On serait tenté d'en faire un portrait de méchante cannibale mais sa beauté masque sa voracité.
Pour la technique, les spécialistes sauront mieux que moi commenter ce qui pourrait éventuellement améliorer ce texte sympathique.
Merci pour le partage.

   PIZZICATO   
16/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Après ce titre raffiné, une jolie description toute poétique de ce droséra.
" Sa beauté n'a d'égal que sa voracité " des images expressives viennent corroborer ce vers.
" Seule la feuille tue ! Le bouton innocent
Dissimule en son sein le nectar de la vie " celle-ci est fort belle.

Quant aux trois derniers vers, je ne veux les prendre qu'au deuxième degré : le poète la cueille pour la garder dans son esprit et " l'épingler " à la " boutonnière " de sa plume.
Ce sont eux qui justifient ce 'moins' dans mon appréciation.

   kreivi   
16/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Annick,
je ne savais pas ce qu'était une droséra, maintenant je sais. L'idée d'en faire faire un poème est originale et vous l'avez fait avec subtilité.
La description minutieuse de cette beauté cruelle-vorace est réussie
minutieuse, délectable, avec un zeste de sadisme élégant, (reliquat ancestral du sadisme qui existe dans un recoin de nos gènes)

Par contre (comme d'habitude) je n'ai pas aimé certaines tournures la plupart inhérentes à la versification.

C'est une jolie pensée sur la beauté cruelle de la nature; dans le même registre,
une chauve-souris gobe 18.000 moustique chaque nuit, (merci chauve-souris)
un poète mange en moyenne 66 kg de viande qui a été vivante par an
et 3 écrevisses qu'il jette vivantes dans l'eau bouillante

   sympa   
16/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne connaissais pas cette plante " tueuse "....Ceci dit la botanique et moi....
Votre poème , bien écrit et instructif m'aura en plus appris quelque-chose....
Merci pour le partage !

   Pepito   
17/5/2018
Bon, je viens jeter un œil, mais bon, forcement... ^^
" Sur un lit de mousse, elle pousse," si tu savais à quoi j’ai pensé, tout d’abord… ^^
Une ode à la petite fleur gourmande que la mode végétalienne n'a pas encore atteinte. Et c'est tant mieux, car le steak de moucheron c'est vachement bon. Mais pourquoi les poètes devraient-ils arracher les beautés de la nature ? Je fais bien de m'en méfier... ;=)

L'affreux.

   Marie-Ange   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous m'avez appris quelque chose, et cela avec beaucoup de charme et de poésie. Aimant beaucoup la nature, toujours partant pour une nouvelle découverte de son monde si vaste, je suis pleinement ravi.

La description est bien subtilement amenée, elle n'a rien de rébarbatif, bien au contraire, elle attise la curiosité tout au long de vos propos.

De plus les images détaillées avec une touche de fantaisie viennent sans peine agrémenter ce moment de lecture.

J'ai bien aimé votre titre "La rosée du soleil", mais heureusement que votre incipit a éclairé ma lanterne du savoir, avec plaisir j'ai bien apprécié poursuivre la découverte de cette plante, dont je n'ai à ce jour nullement croisé le chemin.

   Lulu   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Annick,

J'ai été très séduite par la photo de cette "rosée du soleil", un peu moins par le texte que j'ai trouvé moins poétique (selon moi) que je ne l'aurais espéré.

En effet, si je comprends bien la pertinence de décrire le cadre d'une telle flore, j'ai trouvé peu poétique de faire rimer ce type de termes "méphitique" (mot que je ne connais pas) et "toxiques"... Mais peut-être est-ce à moi d'aller piocher dans le dictionnaire le mot qui me manque.

Cela dit, j'ai trouvé la première phrase trop longue, avec des compléments de lieux dispersés "Sur un lit de mousse" ; "au milieu des bourbiers"... La construction de la phrase me semble complexe, et cela dessert le texte, surtout dans l'entame, à mon sens.

Ensuite, je trouve que cette phrase fait trop "formule toute faite" : "Sa beauté n'a d'égal que sa voracité !" Certes, c'est un jeu de mots.

Il est dommage, aussi, que vous ayez fait le choix d'écrire un si long paragraphe. J'aurais mieux vu plusieurs strophes pour aérer le poème, et lui donner ainsi plus de souffle et de légèreté.

J'ai à peine perçu, de fait, la musicalité liée aux rimes. Cela est lié, je pense, au côté condensé du texte. Je les ai toutefois repérées par le visuel...

Cependant, je comprends que cette source d'inspiration vous ai donné envie d'écrire. Cette "rosée du soleil" est vraiment magnifique... Et je l'imagine bien, en plus de la photo, au travers de vos mots, "Sur [son] lit de mousse".

J'ai aimé qu'elle soit personnifiée ainsi : "Nymphe aux cils pourprés, .../ Elle s'épanouit..."

J'ai aussi aimé apprendre quelque chose : je ne connaissais pas cette beauté de la nature... et suis heureuse d'apprendre, que de surcroît, "Elle brille bien plus quand elle est affamée !" / Princesse aux yeux de rubis, elle se fait traîtresse..."

Personnellement, je ne cueillerais pas une telle beauté naturelle, je suis trop respectueuse de la nature et préfère voir cela hors d'une boutonnière (sourire) ou d'un pot..., mais votre poème aura eu le mérite de me donner l'envie de me promener au plus près d'une tourbière...

Bien à vous.


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