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Poésie contemporaine
Annick : Métamorphose [Sélection GL]
 Publié le 14/08/16  -  10 commentaires  -  1162 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

De la chenille au papillon. Une vision particulière qui tient plus du conte que de la réalité.


Métamorphose [Sélection GL]



La chenille annelée de noir, de jaune et blanc,

S'endort, céans, comme la Belle au bois dormant,

En chrysalide. Elle rêve de métamorphose,

De prince charmant, de sages baisers, de rose.



Cent ans passent. La nymphe sort de sa torpeur,

Laissant place, sans façon, à un papillon.

Par d'élégantes et douces ondulations,

Il s'extrait de la soie et sent battre son cœur.



Il effleure chaque fleur, avec volupté,

Et se grise d'amour, de parfums et de vent,

Son vol erratique l'emporte, impertinent,

Dans une ronde folle vers mille contrées.



Il porte sur ses ailes dorées, pour bagage,

Un peu de poudre étoilée, de pollen, de miel,

Et au soir de sa vie, s'envole vers le ciel,

Pour vivre, émerveillé, le reste de son âge.



Il ressemble à un rêve, au désir impalpable,

À tout ce qui existe, ou qui n'existe pas.

Il est cette pensée fugitive, insondable,

Qui surgit comme un songe et qui meurt comme un pas.


 
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   MissNeko   
5/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème délicat et éthéré. J ai aimé la comparaison avec la belle au bois dormant.
Voici un thème qui change de ce qu on lit habituellement.

Un coup de cœur pour :

Il porte sur ses ailes dorées, pour bagage,

Un peu de poudre étoilée, de pollen, de miel,

Et au soir de sa vie, s'envole vers le ciel,

Pour vivre, émerveillé, le reste de son âge.

Sublime

   dom1   
5/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je ne peux pas entrer dans ce " conte " parce qu'il abonde de superlatifs qui lui donne un côté enfantin. Je ne suis plus un enfant. Ou alors c'est voulu et il faudrait lui donner un titre plus précis, du genre " Métamorphose enfantine ".

   papipoete   
7/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
contemporain
Enterrée, la chenille renait là où l'homme disparait à tout jamais . Au lieu d'un spectre, c'est une belle créature qui s'envole du sol ; papillon délicat aux ailes chatoyantes, il ira butiner de fleur en fleur, et bouturer de la vie, assurer sa descendance en volant au ciel .
J'ai fait un rêve merveilleux, mais le jour m'a réveillé ; j'aurais tant voulu qu'il fut réalité, mais je rêvais ...
NB l'avant-dernière strophe est joliment ouvragée
papipoète

   PIZZICATO   
14/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" qui tient plus du conte que de la réalité ".Il est bon parfois d'oublier la réalité et de s'imprégner de rêve.
Ce parallèle entre la chenille et la Belle au Bois Dormant est séduisant.
" Cent ans passent. La nymphe sort de sa torpeur " même le temps n'existe plus.

" Il ressemble à un rêve, au désir impalpable,
À tout ce qui existe, ou qui n'existe pas.
Il est cette pensée fugitive, insondable,
Qui surgit comme un songe et qui meurt comme un pas." joli quatrain final.

   Johannes   
14/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il est bien agréable de découvrir le dimanche matin sur son ordinateur un si joli poème.
L'auteur nous a averti, il ne s'agit pas ici de réalité. Il est en effet curieux de découvrir que le papillon porterait du miel sur ses ailes, alors que le miel est produit par les abeilles dans les ruches. Il est également étonnant d'apprendre que le papillon s'envolerait au soir de sa vie vers le ciel, pour vivre, émerveillé, le reste de son âge, quant on sait que les papillons ne vivent que très peu de temps, pour s'accoupler et puis mourir...
Mais je suis affreusement peu poétique. L'essentiel n'est pas là, il est dans la belle description de la métamorphose de la chenille en papillon. Et la comparaison de la chenille à la Belle au bois dormant est surprenante et originale.

   Anonyme   
14/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Annick,

J'ai aimé ce poème pour sa beauté et sa simplicité. La pureté de votre écriture n'a d'égale que cette chrysalide à la pensée si fugitive et à la vie si ténue.

Bravo et merci,

Wall-E

   Donaldo75   
14/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Annick,

Ce poème est fluide, avec une dimension proche du conte, et une douceur naturelle.

J'ai bien aimé ce mélange entre nature et fable.

Merci du partage,

Donald

   Vincendix   
15/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème agréable à lire et qui évoque l’un des mystères de la nature ; par quel miracle une chenille repoussante se transforme en un joli papillon ?

J’aime particulièrement le troisième quatrain, le ballet désordonné du papillon guidé probablement par des odeurs.

   Noran   
4/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup encore une fois cette douceur, à la fois simple et délicate.
Des fulgurances lyriques portées par quelques allitérations bien trouvées :

"La chenille annelée de noir, de jaune et blanc,"

Belle allitération en "n", elle donne à ce vers une saveur de "laine" très juste.

"Son vol erratique l'emporte, impertinent,"
Ici le "r" indissociable au "t" illustre parfaitement la dualité de son vol, son opposition intrinsèque et donne à ce vol un profil " libertaire".

Mention spéciale pour le dernier quatrain qui clos parfaitement ce poème sur un anthropomorphisme intérieur.

Bravo !

   matcauth   
11/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai beaucoup aimé lire ce texte ou vous retranscrivez les silences et le temps avec un certain brio et je trouve ça très bien.

C'est éthéré, léger, d'accès aisé sans pour autant être un texte facile, qu'on peut relire avec le même plaisir à chaque fois.

quelques fulgurances également, comme

"un peu de poudre étoilée".
"et qui meurt comme un pas."

Ces successions, comme dans
"Et se grise d'amour, de parfums et de vent,"

des successions qui reviennent, métronomes, cette ponctuation, donne un rythme au texte, on s'en imprègne et je crois que le secret de ce texte est là.

Un bon moment.


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