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Poésie contemporaine
Annick : Mimolette
 Publié le 07/01/17  -  18 commentaires  -  1207 caractères  -  186 lectures    Autres textes du même auteur

Inspiré d'une histoire vraie parue dans le journal : "Les Dernières Nouvelles d'Ici". 24 juillet 2000.

La vache s'appelait Mimi. http://nsa38.casimages.com/img/2016/12/18/161218105339757495.jpg


Mimolette



À l'aube, Mathurin charge sa bétaillère
D'une rousse génisse appelée Mimolette ;
La vache, aux cils ambrés, mâche sa cordelette.
Le voici qui s'en va par les chemins, amer.

Sa tristesse est immense, il l'emmène là-bas,
Dans un affreux endroit d'où l'on ne revient pas…
Un cahot fait s'ouvrir la portière à l'arrière.
Le fin cordon se fend… La futée fuit, légère.

La bête audacieuse se cache dans les prés,
Puis passe sa journée à brouter des genêts.
On situe l'animal au bord d'une rivière,
En haut d'une falaise, ou près d'une tourbière.

Insaisissable, allègre, au don d'ubiquité,
La douce vache, au soir, est faite prisonnière.
Son destin implacable ainsi l'a rattrapée,
Elle sera bientôt recette culinaire.

Un Journal parisien, ému par cette histoire,
A donné au fermier une somme d'argent.
La petite est sauvée ! Plus question d'abattoir !
Elle fera la une, amusera les gens.

Souhaitons à la star une belle carrière,
À l'abri des regards des vendeurs sanguinaires.
À l'instar des bovins, mettons dans nos assiettes
Des herbes, du persil et de la ciboulette.


 
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   Donaldo75   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ce poème m'a bien plu:
* Un ton, un vrai, frais,
* Un rythme (la métrique est sans défaut),
* Des images bien travaillées,
* Un fond bon enfant,

Merci pour la lecture,

Donaldo

   Anonyme   
26/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème aux accents végan qui fort heureusement se termine plutôt bien pour notre amie.
Une histoire bovine attachante où l'on sent parfois la recherche de rime. Je pense particulièrement à ce vers : "Elle sera bientôt recette culinaire" que je trouve maladroit. Généralement elles finissent d'avantage en steak haché donc pour la recette culinaire on repassera : )
Une lecture agréable dans l'ensemble.

   papipoete   
28/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
contemporain
Mathurin part pour ce voyage inéluctable qu'il hait, celui de conduire sa vache à l'abattoir . La route tend la main au bovin, quand un cahot fait s'ouvrir la remorque et s'échapper la condamnée .
Goûtant au bonheur de la liberté, la génisse savoure sa chance jusqu'à ce qu'on la capture enfin !
L'histoire fait si grand bruit, qu'un généreux sauveur monnayant sa grâce, lui rend définitivement la liberté .
NB l'histoire est touchante ; mais je trouve vos rimes " pauvres " et la conclusion discutable ( tous les vendeurs de bétail, à l'instar de Mathurin, ne sont pas des êtres sanguinaires ! )
papipoète

   LenineBosquet   
28/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour !
Une petite anecdote, qui se termine en douce morale.
C'est frais, sympa, pas prise de tête, avec des fantaisies agréables à l'oreille ( "la futée fuit" par exemple).
J'aurais préféré des rimes plus travaillées (j'aime bien que des vers en "ière" riment avec des vers en "ière", ce n'est pas le cas ici) mais peut-être cela aurait-il nuit à la légèreté qui se dégage de ce poème. Légèreté qu'on retrouve chez cette vache "insaisissable, allègre, au don d'ubiquité."
Donc un texte qui ne laissera pas de traces impérissables en moi, de par sa trop grande simplicité dans le choix du vocabulaire, mais j'ai apprécié ma lecture quand même, un moment agréable.

   Leverbal   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il y a du potentiel dans ce fait divers, on aimerait en avoir un peu plus dans l'assiette!
Le choix de Mimolette est-il juste pour la rime et le côté ludique? En l'appelant Molette vous auriez pu faire un beau kakemphaton (cf le forum) !
Le pathos de l'éleveur manque de cuisson à mon goût. Aucun moment de doute, aucun soulagement... dommage.
La morale manque elle d'ingrédients. Les herbes aromatiques ok, mais par quoi remplace-t-on les protéines? Lentilles, soja, pois chiches? Ou mimolette, qui aurait fait une chute plus cohérente peut-être ? ;-)

   Vincendix   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Annick,
Un thème original et traité agréablement, cette vachette méritait bien d'être sauvée de l' abattoir, surtout avec un tel nom, je suis certain que le président Hollande apprécie.
Quand j'aurai un steak dans mon assiette, je vais penser à Mimolette mais je ne rumine jamais, alors !

   Robot   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème militant végétarien qui a une belle saveur. Après je ne jouerai pas les hypocrites: je ne déteste pas un steak ! Et me nourrir uniquement de ciboulette ne me convient pas, à moins de la mettre sur une omelette au lard. (Pauvres poussins, pauvre cochon)

J'ai vu une émission sur Arte ou la 5 qui parlait de la souffrance des plantes et une autre qui affirmait que les pierres avaient contribué au vivant. Depuis je ne sais plus quoi manger et comme Hugo je m'interroge:
"Objets inanimés avez vous donc une âme."

Pardon, je me suis un peu éloigné du sujet... D'autant que ce texte bien écrit a toute ma sympathie.
Cette histoire part d'un fait réel mais elle est ici racontée avec sensibilité et gentillesse.

EDIT: Archibald note avec justesse et raison que ma citation de Hugo... est en fait de Lamartine.

   bipol   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour

derrière cette belle fable

vous nous invitez à devenir r végétarien

bravo

je sais que ce sera difficile

mais un jour peut-être ...

j'ai adoré

   PIZZICATO   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En ma qualité de végétarien (depuis 25 ans et je me porte très bien ...) je ne peux qu'apprécier cette gentille anecdote.

" Insaisissable, allègre, au don d'ubiquité," amusant.

" À l'instar des bovins, mettons dans nos assiettes
Des herbes, du persil et de la ciboulette. " Voilà un bon slogan .

   Hananke   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

C'est une belle histoire que vous nous contez là.
Un vrai conte de fées pour ruminants.

A l'heure où les scandales refleurissent un peu partout
dans les abattoirs.
Même si je ne suis pas prêt à me mettre à la diète bovine
c'est vrai que le destin funèbre des animaux d'assiette me chagrine
comme celui des chiens, chats ou rats de laboratoire.

   Bidis   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mais que c'est joli, joli, joli ! J'adore.
Juste une petite chose : dans le premier quatrain, le personnage de Mimolette est tellement présent qu'au dernier vers, je pense à une faute d'accord avec "amer". Je relis et comprends qu'il s'agit bien sûr de Mathurin. Petite chose, mais qui me gêne.
Ce qui ne m'empêche pas d'avoir pris beaucoup de plaisir à lire ce poème, qui recèle un certain suspense et qui finit en clin d'oeil philosophique légèrement dit et bienvenu dans notre époque où les animaux sont ramenés à l'état de choses.
De plus, c'est tiré d'une histoire vraie, comme il est indiqué en exergue. De quoi réchauffer cette journée d'hiver.

   Francis   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un conte de Noël pour nos amies les vaches : une condamnée à mort s'est échappée ! Adieu bavettes, rumsteaks, aloyau... Du pré à l'abattoir, une vie bien ingrate pour Mimolette ! Sauvée par la plume d'un journaliste la voici à la une de la presse people avec ces cils ambrés et le pis généreux ! J'ai aimé ce texte bien écrit au dénouement heureux.

   Morgan   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle histoire mise en vers avec grâce et humour.
Un rêve que j'aimerais voir se réaliser pour toutes ces mimolettes en steack dans nos assiettes.

   Brume   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Annick

Une belle histoire, très touchante contée avec légèreté.
J'ai suivi avec bonheur les aventures de cette jolie vache insouciante.
Il m'est arrivée de me demander si il existe des vaches en France ayant vécu de vieillesse, elles doivent être très rares.

Sur la forme je n'ai rien à dire, c'est bien. J'ai suivi le récit sans encombre.

   plumette   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Annick,

j'ai du plaisir à lire de la poésie directement accessible et qui raconte une histoire. Je trouve la vôtre réussie, bien que les deux dernières strophes qui relatent " la chute" me touchent moins.
Et puis, j'aime les vaches! Cet animal m'émeut. Alors quel soulagement que votre jolie Mimolette puisse échapper à l'abattoir !

un moment de sympathique lecture bucolique, qui avec légèreté, nous fait tout de même réfélchir sur nos pratiques alimentaires assassines.

A vous relire

Plumette

   archibald   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai entendu une histoire semblable il y a quelques temps. Une vache était parvenue à s'enfuir de la bétaillère, mais elle avait été rattrapée et menée quand même au trépas. J'avais commencé quelques vers sur ce triste fait divers, puis j'ai abandonné, en panne d'inspiration. Tu as réussi là où j'ai échoué ; je t'en félicite. J'aime beaucoup le dernier vers.
Les rimes sont simples, mais ça ne me gêne pas. Avec quelques accords, cela pourrait faire une bonne petite chanson pour la jeunesse.
P.S. : Peux-tu dire à Robot que sa citation d'Hugo est en fait de Lamartine ?

   MissNeko   
9/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne peux qu aimer votre poème étant une grande amoureuse du règne animal et étant vegé depuis plus de 15 ans.
J ai aimé :
- la fluidité des vers
- la narration est vive Et on se laisse prendre à la lecture
- les deux derniers vers qui forment une sorte de morale en faveur des animaux

"À l'abri des regards des vendeurs sanguinaires.
À l'instar des bovins, mettons dans nos assiettes
Des herbes, du persil et de la ciboulette."
- la description psychologique de l'animal

Merci pour ce poeme Et pour Mimolette !

   Pouet   
11/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un très sympathique poème qui donne le sourire de bon matin.
C'est bien conté, la lecture est fluide.

Cette vache aurait pu rencontrer un lama échappé d'un cirque et ils seraient partis clandestinement à Valparaiso (ce nom de ville sent l'aventure non?)

Sinon, une vache au nom de fromage, la boucle est bouclée... Meuhhhhh oui!

Au plaisir.


Oniris Copyright © 2007-2019