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Poésie contemporaine
Anonyme : Écoute-moi... Petite
 Publié le 01/04/15  -  17 commentaires  -  1036 caractères  -  486 lectures    Autres textes du même auteur

Accompagnement sur le chemin de la vie.


Écoute-moi... Petite



Fillette prends ma main, allons sur la colline
Je t’apprendrai les fleurs, le murmure du vent.
Dans ta poche trouée, ton galet est luisant
Car tes doigts délicats ont lustré sa patine.
Ta juvénile moue rend mon cœur tout tremblant.

Glisse donc ta menotte aux ramures si fines
Que je puisse sentir le soyeux de ta peau.
Vois-tu dans la vallée serpenter le ruisseau ?
Il plisse le drapé de l’onde cristalline.
Entends-tu le loriot qui siffle dans l'ormeau ?

Si je peux te parler du soleil qui décline
Et de sa poudre d’or irisant tes cheveux,
Des lumières d’argent qui brillent dans les cieux,
Je ne saurai te dire la Vie où l’on chemine,
Simplement qu’aujourd’hui je la lis dans tes yeux.

Et dans quelques printemps tu lâcheras ma main
Pour apprendre trop tôt les morsures de l’aube,
Les ombres illusoires, le clair qui se dérobe…
N'oublie jamais l’amour, il est chant du serin
Et peut vêtir ton cœur de sa plus belle robe.


 
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   Hananke   
10/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un accompagnement qui ne manque pas de charme.
Surtout dans les deux dernières strophes où l'incipit
prend vraiment toute sa dimension
pour finir en apothéose avec deux derniers vers magnifiques.

"Et peut vêtir ton coeur de sa plus belle robe" : j'adore.

   papipoete   
12/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
l'écriture que je découvre pourrait se classer en "néo-classique", mais peut-être ne le souhaitez-vous pas?
Le sujet évoqué me touche particulièrement, car j'ai moi-même vu, et fait pousser ma petite-fille (sans papa), la tenant par la main au long de ces chemins; où l'on montre, l'on apprend ce qu'est la nature et comment l'observer, l'écoulement de la vie depuis janvier jusqu'à décembre; de la poussette jusqu'au vélo sans roulettes.
Comme vous, j'ai joui du plaisir de lire dans son regard, l'enregistrement sur bobine, de mon savoir, de mon espoir. Puis un jour, vous garderez vos mains dans les poches, ses menottes s'étant détachées de vos doigts; et vous l'imaginerez volant toute seule...
Des alexandrins de velours rehaussent de bonheur ce poème, avec par exemple...je ne saurai te dire la vie où l'on chemine,
simplement qu'aujourd'hui je la lis dans tes yeux...
Quel moment de plénitude!

   Lulu   
16/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau poème d'amour pour cette fillette.
Un bel accompagnement sur le chemin de la vie.

J'aime beaucoup la simplicité de ces vers et leur régularité dans le rythme.

J'aime certains passages plus que d'autres :
"Vois –tu dans la vallée serpenter le ruisseau ?
Il plisse le drapé de l’onde cristalline ."

ou encore :
"Je ne saurai te dire la Vie où l’on chemine,
Simplement qu’aujourd’hui je la lis dans tes yeux."

de même que les dernier vers :
"N'oublie jamais l’amour, il est chant du serin
Et peut vêtir ton cœur de sa plus belle robe."

   Anonyme   
16/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
"Dans ta poche trouée, ton galet est luisant
Car tes doigts délicats ont lustré sa patine." cette poésie magnifique est entièrement dans ces quelques mots, l'innocence, ces yeux grand-ouverts sur un monde tout neuf et ce simple objet, un caillou, un bijou, un joujou, ces regards de la fillette que l'on ressent à travers ces mots qui vont de l'adulte savant à ces choses de la vie qu'il lui montre, tant d'émotion découle de cette balade.
Pourquoi faut-il qu'il y ait ensuite ces morsures de l'aube et les ombres illusoires ?
Belle écriture pleine de douceur et d'émotion.
Bravo à l'auteur.

   Michel64   
19/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Magnifique poème.

Plutôt que Fillette (ou "petite" dans le titre) pourquoi pas un prénom, plus personnel?

"Mathilde, prends ma main, allons sur la colline…"

Seul le vers suivant :
"Je ne saurai te dire la Vie où l’on chemine," et ses treize pieds, accrochent un peu la récitation (même si on est en contemporain).

Pour le reste, je ne cite pas mes vers préférés, il me faudrait quasiment tout prendre.

Au plaisir d'avoir à vous lire encore.

   Francis   
1/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème magnifique que j'aurais aimé écrire pour Jade, Margot ou Léa, mes petites-filles. Harmonie totale entre les personnages et les décors ! Des parfums de douceur, d'amour émanent de chaque vers.
Je pense aux enfants qui n'ont pas la chance de vivre accompagnés d'un grand-père qui les aime ou qui ne connaissent que l'univers de béton des cités. Un très beau texte ! Merci.

   Anonyme   
4/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pieds-en-VERS... Belle plume pour un très joli poème plein de sagesse et d'amour... C'est fluide, agréable de lecture et composé de très jolis vers... Que demander de plus ? J'ai beaucoup aimé... Merci

   PIZZICATO   
1/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle poésie aux images douces et attrayantes. L'écriture est précise et sans emphase, comme je l'apprécie.
"Dans ta poche trouée, ton galet est luisant
Car tes doigts délicats ont lustré sa patine " c'est joli !
Une superbe dernière strophe.

   Gemini   
2/4/2015
Bonjour,
Je trouve le "Petite" en trop dans le titre (les points de suspension aussi), d'autant que vous attaquez directement par "Fillette", qui, comme signalé par avant, n'est pas obligatoire non plus, tant elle apparait clairement dans le texte. Je trouve très bonne l'idée du prénom de Michel64.
Je me suis demandé quel était le complément de "Glisse" vers 6. Si l'on comprend implicitement que c'est dans la main du narrateur, on s'attend aussi à ce que ce soit dit. Peut-être s'agit-il d'une grande ellipse, mais je suis resté perplexe.
Pour le reste, je trouve très original l'emploi des quintils ; dommage seulement pour le défaut d'alternance entre le 3eme et le 4eme (yeux/main). La conjonction enfant-grand-père-nature fait penser à Hugo, et je trouve que dans l'exercice difficile de la recherche de simplicité, vous avez eu une belle réussite.

   Anonyme   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte tout en douceur, tendresse et émerveillement digne d'un enfant... Comme il est beau, cet hymne à la Beauté et à l'Innocence, ce poème qui célèbre l'éveil à la vie !
La forme et le fond m'évoquent respectivement Ronsard, Prévert et Rimbaud ; la construction est clairement pensée et maîtrisée, et pourtant elle demeure fluide et naturelle.
Les images des "morsures de l’aube" et des "ombres illusoires" m'ont particulièrement plu.
Vraiment, en le relisant, chaque vers me touche : l'émotion est profonde et cependant conserve une forme de pudeur émouvante.
Quant à ce "Fillette" qui ouvre le poème, loin de me déranger je l'apprécie au contraire bien plus que s'il avait été un prénom déterminé !

   Anonyme   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"N'oublie jamais l’amour, il est chant du serin
Et peut vêtir ton cœur de sa plus belle robe."

Ce poème peut en effet se résumer ainsi, tant ces deux derniers vers résument parfaitement - et avec puissance - l'ensemble de l'oeuvre. Car s'en est une, à n'en pas douter ! Les mots sont d'une infinie délicatesse et le sujet évoqué d'une justesse incomparable.

Bravo à vous !

   Curwwod   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle jolie façon porteuse de poésie, de tendresse, et de douce mélancolie de définir le rôle d'un père ou d'un grand père dont on espère toujours, que même "après" et pour longtemps l'enfant gardera son image, la sagesse et l'amour qu'il a su lui transmettre comme le plus beau cadeau qu'on lui ait jamais fait, pour lui permettre d'affronter les aléas de l'exitence.
"Et dans quelques printemps tu lâcheras ma main
Pour apprendre trop tôt les morsures de l’aube,
Les ombres illusoires, le clair qui se dérobe…
l'ensemble à travers une expression très "suggérée".
Vraiment un très beau texte.

   Marite   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel merveilleux apprentissage de la vie !
" Je t’apprendrai les fleurs, le murmure du vent.
...
Vois-tu dans la vallée serpenter le ruisseau ?
Il plisse le drapé de l’onde cristalline.
...
Si je peux te parler du soleil qui décline
Et de sa poudre d’or irisant tes cheveux,
Des lumières d’argent qui brillent dans les cieux, ..."

Ces simples choses déposées dans le coeur de la fillette lui permettront de faire face aux " morsures de l’aube", aux
"ombres illusoires" et au " clair qui se dérobe".
La clef de voûte étant donnée dans les deux derniers vers :
"N'oublie jamais l’amour, il est chant du serin
Et peut vêtir ton cœur de sa plus belle robe."

   Anonyme   
8/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je viens de découvrir ce poème absolument magnifique.

« Fillette prends ma main, allons sur la colline
Je t’apprendrai les fleurs, le murmure du vent. »

« Ta juvénile moue rend mon cœur tout tremblant. »

A mon sens, voilà la quintessence de ce poème : confiance et tendresse se mêlent en quelque innocence. Ce poème est doux et frais, de plus parfaitement maitrisé. Les images sont magnifiées de telle sorte que l’on se les représente très clairement. Vraiment, beaucoup de pureté qui émane des vers et un talent certain quant à la composition poétique.

   cervantes   
10/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pour moi, la poésie est ce savant mélange entre émotion, musique et images.
Je retrouve tout cela dans ce magnifique poème, alliant si bien l'émotion de l'enfance dans les yeux des plus grands,
"Ta juvénile moue rend mon cœur tout tremblant"

les images
Dans ta poche trouée, ton galet est luisant
Car tes doigts délicats ont lustré sa patine

la musique
Entends-tu le loriot qui siffle dans l'ormeau

Merci pour tout cela, votre poésie aide à se sentir vivre, mieux.

   leni   
22/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
j'ai lu plusieurs fois ce poème d'une tendresse infinie Vos propos sont des caresses de l'âme avec juste assez de réalisme pou rne pas flirter avec la tristesse
Et ce rappel de la nature environnante:

Entends-tu le loriot qui siffle dans l'ormeau ?

Je ne saurai te dire la Vie où l’on chemine,
Simplement qu’aujourd’hui je la lis dans tes yeux.

N'oublie jamais l’amour, il est chant du serin
Et peut vêtir ton cœur de sa plus belle robe.


Un régal affectif MERCI Salut cordial


LENI

   Anonyme   
31/8/2015
Bonjour Pieds –en- vers
Je découvre ce magnifique poème. C’est si bien dit et si vrai. Je l’ai lu avec grand plaisir. Là, je trouve la différence entre la rigueur du classique qui refuserait « trouée, moue, vallée, n’oublie jamais » avec cette écriture libérée. L’émotion féminine est délivrée en bousculant le carcan d’une époque où les hommes dirigeaient tout. Je n’écris presque plus de vers, je viens ici pour les déguster et vraiment, je suis sous le charme : vous dépoussiérez l’alexandrin.

Félicitations.


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