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Poésie contemporaine
Anonyme : Tardive vendange
 Publié le 16/10/15  -  18 commentaires  -  1071 caractères  -  304 lectures    Autres textes du même auteur

Nous les referons ensemble demain les vendanges de l’amour (chanson).


Tardive vendange



Dans le vert des coteaux ont fleuri mes vingt ans
Souviens-toi, nous allions dans le soleil levant
Grappiller à la vigne un blond raisin sucré,
Sur nos lèvres perlait le jus des grains dorés.

À l’ivresse du jour qui voyait décliner
Les tons ocres du soir quand la cloche sonnait,
Mon rire cascadait par-delà les coteaux
Lorsque ta main froissait le grain blanc de ma peau.

Les vendémiaires merles chahuteurs de treilles,
Ivres de chair juteuse au matin qui s’éveille,
Fuyaient dans un envol dessinant dans le ciel
Les courbes de l’automne avant les premiers gels.

Aujourd’hui mon aimé, tes mains de vendangeur
Cueille le raisin mûr sans que fane la fleur.
Tu ploies les pampres d’or tout en creusant mes reins,
Et tes yeux sont brillants lorsque je ceins les tiens.

Je veux faire avec toi ma tardive vendange,
Chanter ce vin nouveau avec le chœur des anges,
Pour voir rougir la vigne à l’aube qui pâlit
En venant frissonner l’automne de nos vies.


 
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   bipol   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Dans le vert des coteaux ont fleuri mes vingt ans
Souviens-toi, nous allions dans le soleil levant
Grappiller à la vigne un blond raisin sucré,
Sur nos lèvres perlait le jus des grains dorés.

et

Je veux faire avec toi ma tardive vendange,
Chanter ce vin nouveau avec le chœur des anges,
Pour voir rougir la vigne à l’aube qui pâlit
En venant frissonner l’automne de nos vies.

bonjour

touchant tableau impressionniste

cela fait renaître des souvenirs en moi

je trouve que tel l'artiste peintre

vos touches sont magnifiques

la toile de cette vigne

est particulièrement bien construite

avec ce petit rien de nostalgie

dans la dernière strophe

j'ai adoré votre texte

   Anonyme   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé les trois premiers quatrains.
Couleurs, lumière, gourmandise, bruits (la cloche, les rires), tout est en place pour camper un décor bucolique des plus gracieux dans l'insouciance de la jeunesse.
Les jeunes vendangeurs de l'amour ont mûri. Les voilà, vieux amants, à s'aimer toujours.

Je n'ai pas compris quel était le sujet du verbe cueille : l'aimé ? Les mains ? Dans ce dernier cas il y a un "détail" à corriger.

J'ai aimé ce poème pour l'idée qu'il véhicule,bien-sûr, mais surtout pour le tableau qu'il dépeint.

   papipoete   
29/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'enjambeuse secoue les ceps de la vigne où nulle âme ne luit, où chaque rangée est déserte et ne résonne d'aucun cri.
je regarde la machine mécanique qui ne trace aucun souvenir, et je me souviens des " merles chahuteurs de treilles " et de ta main " froissant le grain blanc de ma peau ", de " mon rire cascadant par delà les coteaux ".
Heureusement, il y a tes mains de vendangeur qui savent " mon grain mûr " que mon corps t'invite à cueillir et " chanter ensemble son vin nouveau ". Ô, vendanges de l'Amour...
Un poème rafraîchissant, et plein de gaieté

   Vincendix   
30/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Agréable lecture avec un sujet très intéressant. L'ambiance des vendanges en toile de fond d'un amour qui dure, des souvenirs à l'actualité. J'entends le rire résonner dans le vignoble, probablement un son et un décor qui n'ont pas changé.
Un petit bémol, mon oreille a accroché sur les vendémiaires merles

   Arielle   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette tardive vendange est tout à fait à mon goût, commençant parmi les côteaux dans la fraîcheur de la jeunesse, elle s'achève, l'âge venant, sous la treille d'une alcôve dans un habile retournement de l'image.

Je suis plus réservée au sujet de l'inversion des vendémiaires merles qui me paraît un peu trop artificielle.
Je m'interroge aussi sur ce singulier du verbe cueillir dans le 14eme vers.
Enfin, je me demande si une inversion entre les deuxième et troisième quatrains ne serait pas plus logique, le matin précédent le soir, généralement. La belle image de la main froissant le grain blanc de la peau annonçant ainsi cet aujourd'hui où les mains de vendangeur pourraient devenir des doigts (afin d'éviter la répétition)

Ce ne sont que quelques suggestions, bien sûr, inspirées par la relecture de ce poème gouleyant que j'avais découvert avec plaisir en prélecture.

   cervantes   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
La poésie comme je l'aime, sensible, toute en délicatesse et si bien écrite, féminine oserais je dire...
Des couleurs, de la tendresse et ce désir ancien si présent encore qui court tout au long de vos vers.

Merci pour cette émotion que je partage d'autant plus que je la vis actuellement tout comme vous, merci.

   leni   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
a Pieds en VERS joliment plein d'espoir!
Et un jour discrètement en toute sérénité ce sera la vendange la plus tardive Grains par grains avec délicatesse le vin blanc sera doux Ce sera un vin de dessert si on le veut
J'ai aimé la belle unité de ce texte qui ne sonne pas triste Comme à l'accoutumée je suis sensible aux images:
Mon rire cascadait
Tes mains de vendangeur
Frissonner l'automne
Quelques mots compliqués mais je les oublie
Merci pour ce très bon moment
Mon salut très cordial
Leni

   lala   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pieds-EnVERS,

De la jeunesse à l'automne, les amours d'une vie se déclinent et s'entremêlent dans les champs de vignes.
Votre texte est coloré (le vert des coteaux, soleil levant, blond raisin, les tons ocres, le grain blanc, pampres d'or, rougir la vigne, l'aube qui pâlit) et sensuel (sur nos lèvres perlait le jus, mon rire cascadait, ta main froissait le grain blanc de ma peau, mon aimé, en creusant mes reins, je ceins les tiens).
Le vocabulaire est souvent emprunté autant à l'amour qu'à la nature (ont fleuri mes vingt ans, le grain blanc, ivres de chair, les courbes de l'automne, tu ploies les pampres, frissonner l'automne).
Le singulier « cueille » semble avoir perdu deux feuilles.
Très fluide, doux, plaisant à lire et à vivre.

   ikran   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

je crois avoir apprécié la sincérité pleine de douceur dans l'expression des images, aussi bien que cette mélancolie nécessairement provoquée par le temps qui passe.

Bonne continuation,

Ikran

   Francis   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis séduit par les images, les couleurs suggérées. De la jeunesse ivre de bonheur à la douce nostalgie des vendanges tardives, les saisons n'ont pas altéré l'amour, la tendresse des vendangeurs. Un petit bémol pour "vendémiaires merles". Merci pour ce beau partage.

   PIZZICATO   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De jolis souvenirs qui honorent un amour que le temps n'a pas dégradé.
" Aujourd’hui mon aimé, tes mains de vendangeur
Cueille le raisin mûr sans que fane la fleur.
Tu ploies les pampres d’or tout en creusant mes reins,
Et tes yeux sont brillants lorsque je ceins les tiens. " Mon coup de coeur pour ce quatrain

   Anonyme   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Pieds-en-Vers... Une fort jolie poésie adressée à un vendangeur qui a beaucoup de chance d'avoir à ses côtés une telle poétesse.
Deux bémols cependant :

-Les vendémiaires merles chahuteurs de treilles,

Pourquoi l'inversion "vendémiaires merles" qui alourdit le vers ?

-tes mains de vendangeur
Cueille le raisin mûr ...

Cueillent au pluriel devrait mieux faire l'affaire !

Deux détails sans grande importance qui n'enlèvent rien à la beauté de l'ensemble... Un grand merci et mes félicitations au vendangeur en vous souhaitant à tous deux, bien que tardive, une heureuse vendange !

   Ioledane   
17/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli parallèle entre les vendanges tardives et l'automne de la vie ... Voilà un poème plein de sensualité, qui sollicite nos cinq sens au fil de ses alexandrins tour à tour nostalgiques ou prometteurs.

Quelques remarques :
- "A l'ivresse du jour (...) Mon rire cascadait" : pourquoi pas "Dans l'ivresse" qui me semblerait plus naturel ?
- Les "vendémiaires merles" : pourquoi cette inversion curieuse, de plus ce vers est le seul où la césure n'est pas 'propre', ne pourrait-il être retravaillé pour une plus belle fluidité, en harmonie avec le reste du poème ?
- "Tes mains de vendangeur / Cueille le raisin mur" : cela ressemble très fortement à une erreur de conjugaison
- "En venant frissonner l'automne de nos vies" : une tournure un peu étrange, mais qui ne manque pas de grâce cela dit.

   Pimpette   
17/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai lu cette semaine qu'on nommait affectueusement 'Tardives vendanges" le petit dernier d'une fratrie détaché des aînés par de nombreuses années;
C'est joli aussi?
Les parents ont vieilli et ils élèvent cet enfant différemment des autres...Il a un peu tous les droits dans tous les domaines...si le petit bonhomme est doué, il sera libre et riche en tout...intelligent, artiste, amoureux,poète....inscrit chez Oniris, pourquoi pas?

Ton texte est plein de grâce en dehors de ca

   Curwwod   
17/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle métaphore amoureuse filée avec art, élégance et légèreté pour évoquer la persistance du sentiment amoureux et du désir charnel tout au long d'une existence. Ces vendanges tardives sont l'aboutissement d'années de complicité voire de passio. La métaphore est superbe dans ce dernier quatrain :
"Je veux faire avec toi ma tardive vendange,
Chanter ce vin nouveau avec le chœur des anges,
Pour voir rougir la vigne à l’aube qui pâlit
En venant frissonner l’automne de nos vies." où l'explosion de la tendresse est palpable.
Merci

   ameliamo   
18/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime cette poésie pleine de couleurs et des images délicate et sensible. C’est un poème métaphorique qui a beaucoup de tendresse et musicalité.

   Anonyme   
20/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très belle histoire d'amour sur laquelle le temps n'a pas d'emprise. Ce que dit la dernière strophe, en substance :

"Je veux faire avec toi ma tardive vendange,
Chanter ce vin nouveau avec le chœur des anges,
Pour voir rougir la vigne à l’aube qui pâlit
En venant frissonner l’automne de nos vies."

Absolument sublime !

Wall-E

   Lulu   
26/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'aime beaucoup ce poème qui évoque le temps qui file, sans qu'il ne soit sujet d'inquiétude. Au contraire, nous assistons plutôt à un "Souviens-toi" plutôt serein, qui témoigne d'une belle complicité qu'on ne peut qu'envier.

J'aime ces vers, par ailleurs, pour les images qu'ils font naître au fur et à mesure de la lecture. On voit les raisins, on les goûte presque... et puis la vigne, et cet amour qui semble si beau et si sage.


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