Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Antinoos : Conseil [Sélection GL]
 Publié le 20/07/17  -  12 commentaires  -  381 caractères  -  258 lectures    Autres textes du même auteur

"Malheureux celui qui a peur de prendre des risques. Car celui-là ne sera peut-être jamais déçu, ne connaîtra peut-être pas la désillusion, ne souffrira pas comme eux qui ont un rêve à poursuivre." (Paulo Coelho)


Conseil [Sélection GL]



De mes rêves
il ne me reste
que quelques plumes
couleur de sang

Je les ai livrés
trop tôt
aux tempêtes inconnues

Malmenés
déchirés
martyrisés

ils n'ont pas survécu
à la prose des jours


Et toi
prends bien soin de ton rêve
frêle oiseau
traversant des forêts
d'épines


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Marite   
7/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme un petit "Conseil" en passant. Réaliste tout en étant léger et sans fioriture dans le propos, ce poème en vers libres est cependant très limpide et peut être perçu aisément par tout le monde. La forme est bien adaptée au fond, quoique j'aurais plutôt vu la première strophe ainsi :
(De mes rêves
(il ne me reste que quelques plumes
(couleur de sang
Mais c'est l'auteur qui écrit en suivant son inspiration et sa sensibilité.
J'ai été séduite par cette expression : "... la prose des jours ..."

   Michel64   
7/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce poème court mais dense.

"Et toi
prends bien soin de ton rêve
frêle oiseau
traversant des forêts
d'épines"

Ces rêves qui se confrontent à la rude réalité, combien il est important d'en avoir. C'est ce qui est dit ici de très belle manière.

Au plaisir de vous relire

Michel

   Pouet   
7/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

J'ai bien apprécié ce poème assez énigmatique et visuel.

Une belle écriture, je vais retenir:

"ils n'ont pas survécu
à la prose des jours"

mais l'ensemble me parle, la fin est très belle.

   Brume   
20/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Antinoos

La plume écorchée révèle ses désillusions.
Fragilité et force, vos vers sont frappants.
Je suis touchée par cette sensibilité immense qui n'en fait pas des tonnes, la beauté de votre poème le doit à sa sobriété.
Et cette dernière strophe ! Sublime !

   papipoete   
20/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Antinoos,
J'ai voulu parler de mes rêves à tout vent, mal m'en a pris ! Ami, garde pour toi tes intimes pensées ...
NB << écoute-moi, je ne le dis qu'à toi ; ne le répètes à personne ! >> et on connaît la suite de ce secret qui fera le tour du village avant ce soir !
Sobre écriture, mais riche néanmoins de son contenu !

   PIZZICATO   
20/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le destin est malicieux ; il ne nous laisse pas gérer nos rêves, c'est lui qui les prend en mains.
" Je les ai livrés
trop tôt
aux tempêtes inconnues "

Une écriture sobre et limpide, qui dit beaucoup.
J'ai bien aimé la chute.

   Raoul   
20/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bel écrit en vers - et contre tout - libres.
Texte un rien désabusé sur ce prosaïque envahisseur et vainqueur du poétique à "plumes". Un belle expression à la fois concise, cinglante et assez fulgurante, pour parler du - petit ou grand - malheur quotidien ou quotidien malheur…
Au passage, chouettes répétitifs en {é} révolté.
Merci pour cette lecture et pour la finesse d'observation.

   jfmoods   
22/7/2017
La seconde phrase de la citation de l'entête, développée en une gradation à rythme ternaire, signale la nécessité de sortir de sa zone de confort pour viser de grands objectifs.

Ce poème, construit sur un parallélisme ("mes rêves", "ton rêve"), file la métaphore de l'envol (groupes nominaux : "quelques plumes", "frêle oiseau"). Cet envol, marqué par la traversée d'épreuves douloureuses (image d'une blessure : "couleur de sang", métaphore : "forêts d'épines"), sera propice à la réalisation de grandes choses. Il faudra cependant, à chaque chapitre du livre de la vie (métaphore : "la prose des jours"), mesurer ses efforts (impératif : "prends bien soin") pour ne pas se brûler les ailes avant l'échéance (locution restrictive : "il ne me reste que", adverbe : "trop tôt", groupe nominal : "tempêtes inconnues", gradation hyperbolique : " Malmenés / déchirés / martyrisés", constat sans appel au passé composé : "ils n'ont pas survécu").

Merci pour ce partage !

   luciole   
27/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai aimé ce poème à l'os. Quelques mots suffisent à mettre en branle l'imaginaire du lecteur.
Pas de gras.

   Vincendix   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Le minimum du minimum, bien loin de certains de vos textes précédents.
Dommage il y avait de bonnes idées, mais ces rêves sont passés beaucoup trop vite pour retenir mon attention.
A la prochaine
Vincent

   Arielle   
10/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été touchée par cette prose des jours contre laquelle vient s'écraser la poésie fragile des rêves.
Vous nous laissez imaginer quelles tempêtes inconnues ont pu affronter les vôtres. Trop tôt dites-vous, mais est-il vraiment trop tard ?

Un poème "à l'os" dit très justement luciole. Un dépouillement qui n'exclut pas l'émotion, bien au contraire ! Une forme, brève, mais loin d'être sèche et qui bat comme le coeur de cet oiseau si frêle qu'on croise à deux reprises.
La vraie poésie est là, dans sa simplicité pudique et cette économie d'effets. ( J'aurais même supprimé "martyrisés" si j'étais vous, ce que je ne suis pas ;-)

   Anonyme   
10/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Deux commentaires au moins saluent le dépouillement de votre poème et je suis de cet avis qu'il faut en dire peu pour en dire beaucoup comme c'est le cas ici.
En revanche je pense que vous pouviez également aller au plus court et vous dispenser — mais ce n'est qu'un ressenti perso — de l'adresse à l'oiseau en supprimant "Et toi" ce qui n'enlevait rien à la compréhension du texte ; je crois que j'aurais osé ceci

Prends bien soin de ton rêve
frêle oiseau
traversant des forêts
d'épines


Ceci dit, votre construction est très juste et je devrais même préciser "ajustée" et ça ne gâche évidemment en rien cette lecture.

Bravo!

Edit: Suite à l'explication donnée sur le fil consacré à ce poème je retire ma suggestion !


Oniris Copyright © 2007-2017