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Poésie libre
Antinoos : Octobre
 Publié le 09/09/17  -  24 commentaires  -  503 caractères  -  445 lectures    Autres textes du même auteur


Octobre



Les toiles d'araignée
décrochées du ciel d'octobre
retombent sur la ville
assombrie

Le vent siffle tant qu'il s'essouffle

Les immeubles s'émeuvent
du soudain silence
des pelouses où se plaisait
l'enfance

Une poussière de lumière
vaguement vole sur la vallée

Les houppiers tentaculaires
des érables monstrueux
attrapent les oiseaux
au passage

À leur pied
des flaques de sang
se répandent


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
30/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
libre
Octobre, ce mois mal aimé qui sonne le rappel à la nature, pour lui dire de se préparer à ranger ses affaires .
NB des vers très photogéniques qui rangent aux pages de l'album, les images de la flore qui dépérit ." les houppiers tentaculaires/des érables monstrueux/attrapent les oiseaux au passage " est ma strophe préférée .
papipoète

   Proseuse   
30/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J' ai suivi cet "octobre" avec comme guide, votre poème! et ma foi, ça a bien fonctionné puisque je l' ai bien trouvé !
une poésie simple et des images bien parlantes, j' ai toutefois été étonnée juste, une petite seconde, de trouver à la fin du poème une -flaque de sang- ... et me suis dis: mais es-tu bête, voilà donc l' automne, ses feuilles mortes et ses superbes couleurs ! :-)

Merci et à bientôt de vous lire

   Anonyme   
1/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps est venu des poèmes d'octobre.
Peut-être par ce qu'il est le premier, le vôtre me touche.
Sans doute un faible pour les arbres qui 'attrapent des oiseaux', et puis aussi 'les pelouses où se plaisait l'enfance'.
Merci.

egfrild

   Michel64   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme Proseuse, je n'avais pas compris immédiatement que les flaques de sang étaient les feuilles. Ouf.
L'ensemble est plaisant et ce "...attrapent les oiseaux au passage", cette inversion de la réalité, est superbe et inattendu.
Merci pour ce beau poème.
Michel

   Marite   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifiquement décrite et écrite cette entrée en Octobre. J'ai tant apprécié qu'il me tarde d'y arriver. Chaque strophe donne vie au ciel, au vent, aux immeubles, à la lumière, aux érables et même aux feuilles mortes qui tapissent le sol. L'ensemble correspond exactement à ce que je perçois de la nature sans avoir pu trouver d'aussi belles images pour la décrire.
" Une poussière de lumière
vaguement vole sur la vallée "

   luciole   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème. Dessiné d'un trait sûr, il m'a beaucoup parlé.

   LenineBosquet   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Je ne goûte que moyennement la poésie dite "libre", la trouvant souvent surfaite, artificielle, mais là je dois avouer que vous m'avez touché.
Comme je connais en plus vos compétences en matière de poésie classique, je crois comprendre votre démarche.
Dans votre poème j'aime en particulier les allitérations des vers 4 et 10, ainsi que les " pelouses où se plaisait l'enfance".
Comme d'autres j'ai un peu tiqué sur la flaque de sang à la fin, que je trouve un peu trop, un peu trop quoi? Mais en même temps une "chute" qui laisse une drôle de sensation de mort c'est bien vu en fait.

   Gouelan   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des vers libres pour décrire cette nature sauvage, sombre, parfois cruelle.
Des images qui sonnent bien à travers vos mots.
J'aime beaucoup cette liberté d'écriture qui s'accorde à la nature.

   Donaldo75   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Antinoos,

J'aime beaucoup ce poème, très visuel, avec des images fortes:
"Les toiles d'araignée
Décrochées du ciel d'octobre"
j'ai pensé à un tableau de Turner, en version monochrome
"retombent sur la ville
assombrie"

"Le vent siffle tant qu'il s'essouffle"
Brillant !

"Les immeubles s'émeuvent
du soudain silence
Des pelouses où se plaisait
l'enfance"
D'habitude, je ne suis pas un fan des objets qui ressentent des émotions, même en poésie, sauf quand l'image dépasse le concept, ou que l'émotion me frappe en direct. Ici, c'est vraiment réussi.

Ensuite, c'est un peu moins puissant, jusqu'à ce vers sombre, dramatique, surchargé:
"À leur pied
des flaques de sang
se répandent"

Bravo !

   SQUEEN   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau, les images apparaissent à mesure de la lecture, le rythme est agréable, la dernière strophe est moins évidemment compréhensible, et je me suis demandé pourquoi cette fin violente, qui nous sort de cette ambiance tellement bien construite. Il faut donc au lecteur, tout à coup bousculé, faire un effort de compréhension qui lui change un peu l'humeur. Une fois qu'on a compris, ça passe plus facilement mais le souvenir de cette première impression reste là quelque peu, malgré tout, un petit indice à ajouter peut-être?

Les vers que j'ai préférés:

"Le vent siffle tant qu'il s'essouffle

Les immeubles s'émeuvent
du soudain silence
Des pelouses où se plaisait
l'enfance"

Merci,

   Absolue   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que j'aime ce qui coule, ce qui se lit aisément, dans cette atmosphère nostalgique... Tous les vers me plaisent mais surtout ce passage:

"Les houppiers tentaculaires
des érables monstrueux
attrapent les oiseaux
au passage"

Merci pour ces images d'octobre!

   OiseauLyre   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Votre poème retranscrit bien une atmosphère morne, grise, automnale. Il "incarne" en quelque sorte le mois d'octobre.
Les images sont originales et l'organisation des vers suit.
J'aime beaucoup la première et la troisième strophe.
Je déplore juste la fin qui vient donner une note trop sombre à l'ensemble, rester dans le ton désabusé, fuyant aurait peut être été plus judicieux.
Merci.

   Bidis   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une atmosphère d'automne très bien rendue avec le "vent qui s'essouffle", la "poussière de lumière", le "silence des pelouses", ... Une petite chose : j'aurais préféré des "flaques pourpres" au lieu des "flaques de sang" qui fait une image un peu exagérée, un peu violente, et dénote dans cette poésie toute en demi-teintes.

   PIZZICATO   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
De belles images très visuelles dépeignent cette atmosphère automnale que dispense le mois d'octobre.

"Les houppiers tentaculaires
des érables monstrueux
attrapent les oiseaux
au passage ". Comme à la plupart des commentateurs, ce passage m'a beaucoup plu.

J'ai trouvé un peu excessive l'image des " flaques de sang " pour désigner les couleurs des feuilles de l'automne.

   Zorino   
10/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Antinoos,
Votre poème a attiré mon attention car octobre reste pour moi le mois le plus fascinant de l'année. Un vent léger de mélancolie caresse mes pensées les plus nostalgiques lorsque les premiers jours de ce mois si particuliers approchent, et mon humble inspiration est en règle générale à son apogée.
Ce court voyage à travers vos vers m'ont préparé en douceur à l'arrivée de ce 10ème mois de l'année, laissant déjà flâné ci et là quelques indices évocateurs.
Les images que vous avez dépeintes tout au long de votre poème sont à la fois tristes et sublimes. Difficile d'y rester insensible, surtout à la deuxième lecture.
Antinoos, je vais vous faire un aveux qui peut-être vous fera du tort mais il n'appartient qu'à moi. L'absence de ponctuation que vous avez adopté - et qui ne me pose en règle générale aucun problème - me gène en ce sens où celle-ci évoque une liberté totale. Or dans votre poème, celle-ci appartient déjà au passé, c'est à dire aux mois précédents. J'ai ressenti dans vos mots le poids de cette insouciante de l'été qui s'évanouissait lentement, notamment lorsque vous faites allusion à l'enfance. Voilà la raison pour laquelle j'ai ressenti comme un paradoxe en vous lisant. J'aurais aimé ressentir un espèce d'emprisonnement symbolisé par une ponctuation presque exagérée. Ça m'est assez difficile de vous expliquer ce sentiment étrange que j'ai ressenti. Sachez toutefois que ce détail ne m'a sauté aux yeux qu'à la deuxième lecture. j'espère que vous avez bien saisi le fond de ma pensée sur ce point.
En revanche, je trouve vos 2 dernières strophes magnifiques.
Merci pour ce partage

   Pouet   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Comme d'autres, ou comme les autres j'aime beaucoup ce poème.

Sans doute suis-je un mouton bêlant emplumeur de poulets de batterie mais qu'importe, je vais m'y faire.

Un poème limite surréaliste.

Une indéniable maîtrise, des mots bien et parfois étonnamment assemblés mais sans excès donnant des images qui accrochent.

Je pense que rien que pour: "des pelouses où se plaisait
l'enfance", le texte vaut le détour.

Très bien fait.

   jfmoods   
10/9/2017
Ce poème en vers libres est composé d'un quatrain, d'un monostique, d'un quatrain, d'un distique, d'un quatrain et d'un tercet. Cette disposition met en évidence, derrière la régularité, l'image d'une amplification.

Une allégorie, rehaussée d'un imparfait, d'une inversion du sujet et d'un rejet significatif au coeur de la relative ("où se plaisait l'enfance"), marque un point de rupture temporel. L'été s'est enfui qui n'était qu'insouciance et jeux (personnification assortie d'une allitération en s et d'un sectionnement du groupe nominal élargi : "soudain silence / des pelouses"). Sa disparition laisse planer sur la ville une certaine nostalgie (personnification â dimension lyrique : "Les immeubles s'émeuvent").

Avec le changement de saison, le décor se pare de connotations inquiétantes, inaugurant un emprisonnement, comme le filet d'un chasseur qui s'abattrait sur une proie ("Les toiles d'araignée / décrochées du ciel d'octobre / retombent"). On passe ainsi de la clarté à l'obscurité (groupe nominal : "la ville assombrie", animalisation agrémentée d'une allitération en v : "Une poussière de lumière / vaguement vole sur la vallée"), de la bonne santé à l'état maladif (personnification : "Le vent siffle tant qu'il s'essouffle").

Le poème prend alors une dimension fantastique. Tout à coup gagnés par la démesure, des arbres inoffensifs, accueillants, deviennent de redoutables prédateurs ("Les houppiers tentaculaires / des érables monstrueux / attrapent les oiseaux / au passage"). Les feuilles qui tombent apparaissent au poète comme la preuve d'un sacrifice fait, sur l'autel, à une divinité sombre et cruelle ("À leur pied / des flaques de sang / se répandent").

Merci pour ce partage !

   Provencao   
10/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand Octobre se fait libre. J'ai beaucoup aimé l'écho vibrant de votre poésie.
Le rythme un tantinet essouflé ne crée aucune lourdeur, mais un sifflement très bien interprété comme :"Les toiles d'araignée
décrochées du ciel d'octobre
retombent sur la ville
assombrie"
Nous précisant que la période estivale est belle et bien terminée
Le thème du changement, de la perte est évoqué avec les vers:"Les immeubles s'émeuvent
du soudain silence
des pelouses où se plaisait
l'enfance"
Cette vibration se veut irréversible et déterminante.
L'image qui reste du poeme est celle du dépouillement: "A leur pied
des flaques de sang
se répandent"
Au plaisir vous lire.
Cordialement.

   Anonyme   
12/9/2017
Bonjour,

Je n'ai pas accroché du tout à ce texte.

Pas une image qui me paraisse convenir mais évidemment je suis en totale subjectivité.

Je crois que l'image finale de la flaque de sang m'a définitivement gêné. Pour moi la couleur sang reste liée à jamais à cet autre arbre que l'on appelle "Flamboyant" mais je ne pense pas que cette image convienne aux érables dont j'ai du mal à admettre par ailleurs qu'ils aient des "houppiers tentaculaires" et deviennent "monstrueux" sous votre plume.
Je ne sais pourquoi le trait est forcé à ce point et la vue poétique de ce trait grossi à loisir m'échappe totalement

Merci de ce partage.

   Antinoos   
10/9/2017

   FABIO   
11/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli petit poème qui rend hommage a la nature et qui de plus chante bien, a parts peut être cette image de sang qui pour moi dessert le poème.

   Queribus   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Peu de mots mais quelques images qui suggèrent bien le passage à ce mois d'octobre que je n'affectionne pas particulièrement.Tout est dit sans sombrer dans un baratin interminable. Comme tout le monde (ou presque) je déplore des flaques de sang qui peuvent prêter à confusion lors de la première lecture; peut-être faudrait-il, carrément, tout changer et surtout supprimer ce mot sang mais ceci n'est qu'un petit détail qui n'enlève rien à la haute qualité du texte.

Bien à vous.

   Raoul   
13/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème fluide, simple en apparence mais très structuré, construit autour de l'humain, comme l'enserrant… L'humain c'est les immeubles qui ressentent, et les pelouses comme plantées d'enfance (une fleur devenu rare si l'on en croit le poème).
Un beau travail sur les sifflantes venteuses, les assonances est les consonnes qui se font écho. Dans la dernière strophe jouant avec le fantastique, cette vision m'a rappelé d'autres fulgurantes gothiques dessinées au café et à l'encre…
Ces cadrés serrés sont évocateurs et laissent une place au lecteur en n'imposant pas un état d'âme… On dirait qu'on se rapproche des poèmes japonais à la délicate pudeur.
[Mais si, mais si, l'hugolien est soluble dans le japonais ! ;)]
Beaucoup aimé.

   Lylah   
26/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie fluide avec de belles images, et me voilà comblée !

J'ai particulièrement aimé la troisième strophe qui marque bien le
changement d'ambiance de ce début d'automne, un brin nostalgique.

En revanche, j'ai trouvé la dernière strophe un peu en décalage avec le ton "aérien" de ce qui précède.

Il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup apprécié ce voyage automnal.


Oniris Copyright © 2007-2017