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Poésie libre
apierre : La toile et les voiles [Sélection GL]
 Publié le 09/08/19  -  14 commentaires  -  430 caractères  -  186 lectures    Autres textes du même auteur

Jeux d'alizés.


La toile et les voiles [Sélection GL]



Dans le sous-bois de la plage,
entre deux branches de raisiniers,
une araignée tisse,
à l'ombre de la lune,
tous ses fils de soir.
Le matin, sa toile
se gonfle au vent,
imitant au loin, sur l'océan,
les voiles colorées
des yoles créoles qui volent
sur les crêtes blanches
du bleu des vagues.
Les algues dans le sable,
au fond de l'eau,
ne le savent pas.


 
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   Corto   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème qui nous fait observer de très près un joli coin de nature. On s'y immerge d'ailleurs.

La description de l'araignée, son environnement et son activité nocturne sont bien rendus. On est dans le petit, le minuscule qui croît pour prendre toute sa place.

Au matin cette toile tissée vole en évoquant les voiles et les yoles. Tout cela forme une belle fresque.

Le final où apparaissent les algues montre de la part de l'auteur une belle qualité d'observation et de lien entre les éléments.

Une meilleure présentation aurait été possible, notamment en disposant le poème en trois strophes puisqu'on trouve ici trois séquences dans l'observation et la construction du tableau.

Merci pour ce partage.

   poldutor   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Charmant petit poème, qui ressemble par son rythme, toute proportion gardée, à un haïku japonnais...
On voit la toile se gonfler, on sent la fraicheur des "crêtes blanches du bleu des vagues"
Merci pour ce moment de sérénité.

E.L

   hersen   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème très vivifiant, très simple et très joli.

la sensation de glisse tranquille, la toile d'araignée comme une mise en abyme de ce mouvement.

Merci de ce joli moment de lecture.

   Raoul   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Un court poème simple et descriptif assez recherché, je trouve. L'idée est jolie.
Quelques réserves sur la forme : le presque pléonasme "tisser/sa toile" un peu lourd, les trop nombreux (et inutiles) adjectifs, de même la très prévisible construction en [ole] pas fluide à la lecture...
Texte à polir, encore.
Merci pour cette lecture.

   Hananke   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un poème en forme libérée dont j'aime beaucoup le début,
du moins jusqu'au : bleu des vagues.
Mais je trouve les 3 vers de fin décevants, dommage.L' envolée
lyrique et très joli de ce qui précède aurait , à mon avis, mérité
une toute autre fin.

   leni   
9/8/2019
bjr apierre
Une description très courte qui peut-être un début de poème
CE texte à mon sens devrait être complété
Je m'abstiens de noter
Cordialement
LENI

   PIZZICATO   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La toile que tisse une araignée est, certainement, une oeuvre d'art.

" sa toile
se gonfle au vent,
imitant au loin, sur l'océan,
les voiles colorées
des yoles créoles qui volent
sur les crêtes blanches
du bleu des vagues." Voilà une belle idée que de la comparer à des voiles.

J'ai trouvé la chute un peu plate ; pas au niveau de l'ensemble.
C'est un peu dommage.

   Robot   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte dont la poésie m'a retenu et que j'ai trouvé assez réussi.

Mais j'ai quelques réserves:

Fil de soir: Soit il y a une faute de frappe (fil de soie), soit c'est volontaire mais la syntaxe aurait du être (fil du soir)

Tout en gardant l'idée des algues qui ne savent pas, je pense que la conclusion aurait pu être moins prosaïque. Ou bien le poème aurait-il pu s'arrêter à "du bleu des vagues" ce qui n'aurait pas nui à la vision d'ensemble.

   papipoete   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour apierre
aussi court qu'une bourrasque venant à gonfler la voile d'une yole créole, ou comment " faire court " pour immortaliser un instant.
Une araignée, formidable tisseuse a tendu sa toile au soir, demain quand le soleil se lèvera, elle ira relever ses filets...
NB toute cette partie qui évoque l'épeire ou une cousine, est fort bien rendu, comme une dentelle sur son métier, mais le vers final me semble curieux ?

   Davide   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour apierre,

Ce poème se révèle à l'image d'une toile, non pas d'une toile d'araignée, mais d'une peinture... en mouvement.

Le vocabulaire et l'expression sont simples, au service d'un discours descriptif, seuls quelques échos de sonorités ("raisiniers"/"araignée" et "des yoles créoles qui volent") et un joli jeu de mot ("fils de soir") viennent rehausser les couleurs diaprées de ce bord de mer exotique.

Le parallèle entre la toile d'araignée et les voiles des yoles est sympathique, mais il se limite à l'aspect "gonflé" par le vent (et à la proximité phonétique "toiles"/"voiles"). Au fond, pourquoi pas !

Le plan s'élargit dans le dénouement, avec une personnification inattendue et tendrement humoristique des "algues dans le sable". Ce passage suscite fort à propos l'attention et l'interrogation du lecteur au moment où le texte risquait de se perdre dans une "ordinarité" lassante et antipoétique.

La beauté magique de la nature vous a-t-elle inspiré ce poème, apierre ?

Merci pour ce joli partage,

Davide

   senglar   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour APierre,


Je ne connaissais pas le raisinier, c'est énorme, jusqu'à 6 m. de haut et ses racines me rappellent le jeu des mangroves. A partir de là le titre
"La toile et les voiles"
s'est imposé à mes yeux.
Cette voile d'araignée me semble bien valoir une toile de yole et toutes deux peuvent se gonfler et s'envoler au vent.
Cela devient épique et je me figure une énorme araignée comme on peut en trouver sous les Tropiques.

Resterais pas dormir sur cette plage la nuit moi. J'imagine ces toiles gigantesques et leurs tenancières
"à l'ombre de la lune"
Préfère encore un lit d'algues au fond de l'eau... avec un bon tuba.

Je me demande bien ce qu'elles attrapent ces araignées, avec leurs toiles comme des filets, quand monte et se retire la marée. C'est Dracula aux alizés.

Et pourtant c'est poétique avec les couleurs, le jaune, le blanc, itou itou.
A refiler à un peintre du côté de chez Gauguin. Un tableau qui changerait des vahinés.
Ou à un imaginatif côté carte postale fantasmatique. Le Douanier Rousseau tiens. Oui, ça c'est une bonne idée !


Senglar

   FANTIN   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sous la plume des poètes, les petites choses - celles dont la majorité des gens ne se soucie pas, ne remarque même pas - peuvent devenir grandes, acquérir un relief inattendu, se mettre à exister soudain d'une existence singulière et évidente. C'est le cas ici. Peu de mots mais intenses, une musique douce, des images qui s'accordent pour nous faire rêver. Que souhaiter de plus que cette tranquille harmonie ultramarine? Le monde est beau quand on sait le regarder et en traduire les contrepoints secrets comme vous le faites.

   natile   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce lieu paisible et propice à l'inspiration peut donner envie d'écrire ou de lire un poème à quelqu'un ou pour quelqu'un, un moment de partage autour d'un instant de la nature. Cependant il reste un sentiment d'inachevé, c'est dommage car la plume est plutôt belle.

   Eclaircie   
10/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour apierre,

Un poème "tout simple", je dirai.
Mais douceur, sens de l'observation, sans doute admiration pour le lieu décrit émanent de cet écrit.
S'il est un assez court, je le regrette un peu, j'ai beaucoup aimé les trois deniers vers et leur anthropomorphisme.

Merci du partage,
Éclaircie


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