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Poésie contemporaine
arigo : Quarante-cinq tours
 Publié le 01/01/19  -  9 commentaires  -  728 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

Petite poésie, après avoir écouté, encore et encore, la même chanson de Charles Trenet.


Quarante-cinq tours



Le son grésille un peu sous le poids des années.
La voix n’a pas changé, elle est même plus belle.
Un accord, et puis deux… ça y est, je m’en rappelle !
La mélodie devance un refrain qui renaît.

En do majeur résonne un mot d'un bel écho,
La rime a peu perdu en finesse et en charme.
Ma mémoire abîmée ne retient pas ses larmes,
Cet air a traversé les âges et les os.

La musique est mouvante, enchaînant dans ses temps
Un peu de poésie sublimée dans l’élan.
La mer et son velours danseront pour toujours !

Un silence et la fin, il ne reste plus rien.
Les paroles s’en vont, un souvenir revient,
La mer a chaviré en quarante-cinq tours.


 
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   Miguel   
14/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle séquence de nostalgie à laquelle on est sensible à un certain âge ... La mer danse toujours sur les 45 tours de notre jeunesse,et ce joli sonnet l'accompagne dans nos coeurs.

   Ioledane   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Sans être fan de la chanson ni de son interprète, j'ai bien aimé ce texte aux alexandrins sans prétention.

Quelques suggestions d'amélioration :
- "je me rappelle" plutôt que "je m'en rappelle"
- "La rime n'a perdu ni finesse ni charme" me paraît un peu plus fluide et harmonieux que "La rime a peu perdu en finesse et en charme"
- "les os" : pas de suggestion mais le terme est peu poétique à mes yeux, dans ce contexte.
"La mer a chaviré en quarante-cinq tours", jolie image.

On entend bien les craquements ... du vinyle, du navire ? Les deux se mélangent.

   PIZZICATO   
1/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il est des chansons, plus que d'autres, qui marquent notre mémoire parce qu'elles sonr associées à une époque, un souvenir précis.
Pour vous, c'est cette chanson : " La mer ".

" Cet air a traversé les âges et les os. " Les âges, soit, mais les "os", assez... surprenant.

   papipoete   
1/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour arigo
Le 45 tours était une révolution, après que le 78 tours ait effacé les rengaines des salons de détente, avec cigare barreau de chaise !
Et la musique entrait sur le Teppaz, peu à peu dans chaque foyer ; nous pouvions alors écouter Trenet, Tino Rossi et les grandes dames de la chanson ! ça grésillait un peu sous le diamant, mais quel bonheur de faire entrer chez soi ces troubadours que l'on ne verrait pas !
Le temps a passé, et dans ma tête un air me revient...la mer qu'on voit danser...
NB poème agréable qui réveille la nostalgie des chansons qui duraient, duraient !
" ma mémoire abimée ne retient pas ses larmes "...non, ne pleurez pas ! souriez milord, chantez milord !
je ne me prononce pas sur la technique, ne sachant pas sous quelle forme fut présenté ce joli texte

   Castelmore   
1/1/2019
Cela grésille certes, nasille aussi façon années quarante...

Et l’élégance est là... je parle de vos vers,
Qui conduisent cette mélodie du souvenir
Au profond de nos cœurs...

Merci pour ces reflets chantants !

   Corto   
1/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Etant né lorsque ce chanteur faisait l'admiration des adultes, j'ai failli faire demi-tour dès la lecture de votre exergue! La mer et ses golfes créent en moi de sauvages éclairs....
Mais dominant ce premier mouvement je relis votre poème avec plaisir. Il me suffit d'y associer Jacques Brel, Françoise Hardy ou Barbara et l'ambiance me redevient familière.
Votre final "La mer a chaviré en quarante-cinq tours" me fait plutôt penser à cette révolution qu'a été l'abandon du disque vinyle pour adopter le CD.
Comme quoi chaque génération a ses émotions...
Sincèrement.

   Donaldo75   
1/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour arigo,

Ce poème sent la nostalgie; en cela il possède un vrai ton que la forme choisie met bien en avant. J'ai trouvé sa lecture agréable, avec une note passée, une impression de regard en arrière, liée probablement à l'idée que je me fais de cette musique, de ce grésillement.

Merci pour le partage.

   Robot   
2/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le quarante cinq tours grésillant, c'est un peu comme le vieux livre jauni ou la carte postale des années cinquante. Et si on chante Trenet et encore la mer c'est que la mélodie et la poésie se sont rejointes. Merci de l'évoquer ici avec une nostalgie à l'ancienne qui convient bien au thème.

   Sansberro   
25/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Je partage l'avis de certains commentateurs. Pourquoi ne pas remplacer "os" par eaux?


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