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Poésie libre
Arsinor : — Épitaphe homo sapiens
 Publié le 07/11/16  -  15 commentaires  -  1025 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur


— Épitaphe homo sapiens



Ci-gît homo sapiens
Qui fut sans, contre, avec et pour.

Il naquit parmi le diable
Dont il était les victimes,
Le rite, l’interdit, le tabou,
Car nous sommes tacites.
Et ce fut la soumission.

Il se changea en ange
Exterminant l’enfer,
Qui le suivit partout,
Car nous sommes réactifs.
Et ce fut la révolte.

Il travailla le faire
Pour avoir quelque chose,
Être quelqu’un, n’importe qui,
Car nous sommes normaux.
Et ce fut l’acceptation.

Il descendit au centre
Pour donner à l’amour
L’ordre de ressusciter
Car nous sommes épris d’espoir.
Et ce fut la révélation.

Alors le Soleil se leva,
Et il advint tel qu’il advint.

Les hommes pleurèrent de joie,
Et ce fut le Premier jour.
Les hommes hurlèrent de peur,
Et ce fut la Fin du monde.

Ensuite, ils se tordirent de rire
Parce que c’était la Conquête de l’espace
mais bon


 
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   Raoul   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ha oui !!!
J'aime ce cours cosmogonique où l'absurde touche à la logique de son index. Tout est bien vu.
J'aime beaucoup le relâchement - familiarité de connivence pour certaines tournures - du langage pourtant fort précis, comme quoi il n'est nul besoin de jargonner comme un Char ( Bein oui, je l'aime pas, lui ! ) ou d'écrire en ampoulé pour aspirer à une certaine profondeur…
Perso, j'aurais inverser les propositions de la strophe sept en 1/4/3/2, "mais bon" :-)
Merci beaucoup pour cette lecture à la plume acérée !

   Proseuse   
22/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me suis beaucoup amusée en vous lisant ! D' ailleurs, je vais y retourner pour voir si je n' ai pas oublié un éclat de rire en passant trop vite sur vos mots !

Merci pour ce partage !

   Johannes   
23/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il y a de bonnes idées dans ce texte.
Mais j'ai des problèmes avec le style et la cohérence de l'ensemble.
Exemple : "Dont il était les victimes". Je ne saisis pas. Soit c'est "Dont ils étaient les victimes", soit "Dont il était la victime". Mais ici je suis largué.
Je ne comprends pas non plus les "Car" qui ouvrent les troisième vers des deuxième, troisième, quatrième et cinquième strophes. Où est le lien de causalité avec ce qui les précède et ce qui suit ?
Quant aux deux dernières strophes, elles me laissent parfaitement perplexe.
Bref, je suis incapable de comprendre le message de ce texte.

   Robot   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Globalement, c'est un texte qui a retenu mon attention pour l' ironie qu'il contient.
Je regrette le relâchement syntaxique de certaines tournures.
"Il naquit parmi le diable." On ne peut pas naître parmi (au milieu) d'une seule entité. Il me semble qu'à côté ou auprès aurait mieux convenu.
"Dont il était les victimes" soit c'est - dont il était la victime (du diable) soit - dont ils étaient les victimes - (nous) . Ou bien c'est moi qui ne comprends pas le sens ?
Je regrette que la fin n'ait pas suivi la construction du début avec l'homo Sapiens entité au singulier et la conséquence (car) sur LES hommes.

Mais ayant dans ma tête redressé tout cela, j'ai passé un petit moment agréable à parcourir la dérision de ce texte.

   Alcirion   
7/11/2016
Bonjour Arsinor,

Je suis toujours curieux d'un nouveau texte car je sais qu'au minimum je vais être surpris. Ce coup-ci, j'aurais été pas loin de dire parfait s'il n'y avait eu les trois derniers vers.

Ils cassent trop l'ambiance en quelque sorte.

Tu es sur un ton de grandeur cosmogonique très réussi sur tout le développement précédent, c'est hermétique mais très suggestif, mystérieux.

C'est également bien construit puisque sur les strophes de cinq vers, les deux derniers donnent une révélation (fort obscure) à partir des éléments narratifs des trois permiers.

Puis une transition bien placée qui amène sur l'avant-dernière strophe lyrique et mystérieuse... (très bien)

... pour une chute qui m'a déçu parce qu'elle est en total décalage avec le reste. J'ai l'impression d'avoir été mené en bateau, et je ne sais plus ce qu'il y a à comprendre.

C'est un jeu tentant de dérouter le lecteur, mais il faut aussi lui donner à manger !

Bien à toi !

   Pimpette   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime beaucoup ce regard total vers notre condition d'hommes...à la fois tout ce qui est bon et tout le mauvais...toute la douleur et tout l(amour...toute le désespoir et tout l'espoir..
.
C'est tres personnel et tres poétique cette manière de traiter ce vaste problème!

le tout avec simplicité, sans ronds de jambes...

Un beau final:

"Les hommes pleurèrent de joie,
Et ce fut le Premier jour.
Les hommes hurlèrent de peur,
Et ce fut la Fin du monde.

Ensuite, ils se tordirent de rire
Parce que c’était la Conquête de l’espace
mais bon

   PIZZICATO   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
En quelque sorte les origines de ce qu'est l'être humain, traitées avec humour.
" Il travailla le faire
Pour avoir quelque chose,
Être quelqu’un, n’importe qui,
Car nous sommes normaux.
Et ce fut l’acceptation. " pour ma part, le meilleur passage.

" Il naquit parmi le diable
Dont il était les victimes, " Il .... les victimes ???

   Pouet   
8/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bjr,

Je suis resté un peu sur le bord du chemin je crois... Sans doute à cause de mon intellect limité. Autant les deux premiers vers me parlent bien, je me dis que ça va me plaire autant je ne comprends pas la première strophe, sa construction:
"Il naquit parmi le diable
Dont il était les victimes, "... Moi pas comprendre ceci.

"Car nous sommes tacites", des êtres "tacites"? un consentement oui, mais des êtres... (ou alors dans le sens plus rare de "silencieux")

Après dans un texte clairement surréaliste ça ne m'aurait pas gêné du tout mais la je ne sais pas le manque de clarté s'impose trop à moi.

Je ne comprends pas non plus:
"Il se changea en ange
Exterminant l’enfer, " A moins que ce ne soit une "prévision"...

En revanche je trouve bien sympa: "Il travailla le faire ", c'est un jeu de mots à ma portée je crois.

Franchement le côté mystique me passe au-dessus:

"Les hommes pleurèrent de joie,
Et ce fut le Premier jour.
Les hommes hurlèrent de peur,
Et ce fut la Fin du monde."

C'est quoi? Un passage de la Bible?

Désolé, je suppose qu'il y a un propos, l'auteur sait certainement ce qu'il veut dire du moins je l'espère ;) mais ce n'est pas trop mon truc ou du moins je n'en saisi pas la portée.

   MissNeko   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

J ai trouvé votre poème original avec une pointe f humour.
J ai été gênée par "dont il etait les victimes ". J aurais plutôt écrit dont il il etait la victime.
J ai trouvé les vers un peu décousus.
Sinon j ai globalement apprécié votre version de la naissance de l être humain.

   Ora   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un rythme et une forme de poème qui ont leur identité propre, qui pourrait décontenancer, moi j'ai adhéré :)
Votre poème (en beaucoup plus réussi!) me rappelle le mien "A l'Aube", j'espère que cela ne vous vexera pas ;) En tout cas, j'y retrouve un message, un fond commun.

J'ai beaucoup aimé en particulier le passage:
Il descendit au centre
Pour donner à l’amour
L’ordre de ressusciter
Car nous sommes épris d’espoir.
Et ce fut la révélation.

Bravo!

   Anonyme   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir,

Je n'ai pas vraiment accroché avec cet épitaphe homo sapiens, à cause du ton employé et des références - certes lointaines - à la religion ("le diable", "l'enfer", "l'acceptation", "la révélation", et surtout "le Premier jour" er "la Fin du monde"). Le mélange des genres aurait peut-être pu mieux s'accorder en redissinant l'ensemble autrement, je ne sais pas...

Wall-E

   Noran   
8/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime l'idée, mais je trouve que la tournure laisse à désirer, j'apprécie le ton cependant.
Le discours fait preuve d'un certain potentiel mais à mon sens diminué par son aspect très oral.

Malgré tout, je n'ai pas passé un mauvais moment !

Merci pour ce partage.

   archibald   
8/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Après lecture des autres textes que tu as publiés, je me demande si, d'une façon générale, tu ne prendrais pas un certain plaisir à emmerder le monde. Ces vers 3 et 4, par exemple, est-ce vraiment de la maladresse ? Et ce ton qui oscille entre mysticisme et ironie… Moi, ça m’amuse assez.
Bizarre coquetterie aussi que ce tiret devant le titre.
Ce mélange de grandiloquence et de distanciation m’a fait penser à la “petite cosmogonie portative” de Queneau :

“Le singe, ou son cousin, le singe devint homme,
Lequel un peu plus tard désagrégea l’atome”.

   Arsinor   
11/11/2016

   HadrienM   
21/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
L'écriture poétique n'est pas véritablement audacieuse.

Le poète n'est pas seulement celui qui désigne, or ce poème me fait imaginer trop de simplicités dans le langage.

Les motifs sont plaisants, mais leur traitement n'est pas assez rude. Il faut maltraiter les mots. La mort doit transpirer des mots.

Louable écriture.

Bien à toi,


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