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Poésie libre
Arsinor : Petit joueur
 Publié le 29/12/16  -  16 commentaires  -  1133 caractères  -  378 lectures    Autres textes du même auteur


Petit joueur



L’Arbre grandit. Il accompagne son destin.
Il boit à la source du monde et se déploie,
Glorieux, sous le Soleil, qu’il salue de sa force.

L’homme, lui, reste petit. Il joue le vaudeville
De la victime, de son bourreau et du sauveur ;
Le drame habituel des cruautés frivoles.

Il choisit les soucis d’une vie confortable,
Revendique en secret ses blessures, ses rancunes,
Qui, aux pulsions premières, préfèrent le théâtre.

Et pourtant, croire aux graines, aux forêts, aux étoiles,
Maîtriser le dragon, éprouver les merveilles,
S’unir à l’univers, rencontrer, aimer vivre,

Transformer, magnifier, créer, servir, porter :
C’est la mission de l’être, et de l’humanité !
Pourquoi y résister ? Tout est déjà parfait !

Un espoir puéril, frustré, trahi, vengeur,
Brise la mécanique animale et cosmique
Pour nourrir les conflits et chasser le bonheur.

La plus profonde peur n’est pas de se noyer,
La plus profonde peur est de franchir les mers.
C’est la lumière, point l’ombre, qui nous effraie le plus.


 
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   Pouet   
30/12/2016
Commentaire supprimé pour cause de problème technique neuronal.

   MissNeko   
29/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Votre message est parfait ! C est tout à fait le genre de message qui me parle. Vous opposez la nature à l humanité bien trop frivole aux réactions théâtrales.
Les deux premiers tercets sont criants de vérité
Je retiens volontiers ce vers :
"L’homme, lui, reste petit. Il joue le vaudeville
De la victime, de son bourreau et du sauveur "
Vous résumez parfaitement ce Qu est l'être humain. Bravo.
Alors que la nature, elle, grandit et se reproduit dans se soucier du reste.

Le quatrième tercet est une perle : la nature porte en elle le merveilleux et croire en la graine c est croire en un dieu ( au choix). C est très Spinoziste comme pensée et j approuve. Le merveilleux, le divin est dans toute chose de la nature.

Au sixième tercet je ne comprends pas le mot espoir. J y aurais plutôt vu le mot "esprit" en adaptant la suite bien entendu
Ex: un esprit puéril, frustré, perfide, vengeur

La fin sonne comme une sorte de proverbe.

Une réussite.

   widjet   
29/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Sans être moralisateur, ce texte dit des choses qui sont justes.
J'aime la phrase "L'homme, lui, reste petit" car elle assène la chose avec force et une tristesse solennelle. J'aime à peu près tout ce que l'auteur dit sur l'homme et son vaudeville et "ses cruautés frivoles" (l'auteur a le sens de la formule). J'aime aussi "maîtriser le dragon" qui me rappelle l'enfance. Je suis plus sceptique sur le verbe éprouver quand il s'agit des merveilles.

J'aime bien, quoi.

W

   Alcirion   
29/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah, tu vois quand tu veux !

C'est très bien foutu, c'est "composé", la phrase est claire et agréable, et le fond m'a intéressé.

Bonne continuation !

   vendularge   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
le contenu de votre intervention d'aujourd'hui sur votre fil est d'une grande violence, vous prônez des valeurs de grandeurs que vous ne portez aucunement.

Le recul intelligent qui consiste à commenter quand même ce poème parce qu'après tout nous sommes sur un site de littérature vous semble curieux. Soit, c'est résolu .

Il vous reste en effet bien des choses à apprendre. De nombreux livres vont être nécessaires et je vous souhaite d''y prendre beaucoup de plaisir


vendularge

   Vincendix   
29/12/2016
L’arbre est grand et l’homme est petit !
C’est ce que je crois comprendre dans ce texte et si c‘est le cas, je ne suis pas d’accord, certains arbres sont rabougris, ils végètent et n’intéressent personne.
Même destin pour l’homme, certains sont capables de monter très haut (moralement) et d’autres restent « petits » toute leur vie, même ceux qui paraissent "grands".

   Marite   
29/12/2016
En ce qui concerne le fond de ce poème, comme Vincendix, je n'adhère pas vraiment au contenu.
Pour la forme, la régularité des strophes de trois vers pour la présentation me gêne un peu car elle bride la spontanéité de l'expression. Puisque nous sommes en poésie libre, j'aurais mieux apprécié une forme irrégulière, vivante, s'harmonisant avec le souffle :
- L’Arbre grandit.
Il accompagne son destin.
Il boit à la source du monde et se déploie,
Glorieux,
sous le Soleil qu’il salue de sa force ...
Mais bien entendu c'est l'auteur qui est le maître.

   Robot   
30/12/2016
Même si je ne partage pas complètement le fond de ce poème un peu manichéen (La nature est bonne et l'homme mauvais) je lis un texte expressif qui assume son sujet.

Un texte qui a su se dispenser des rimes tout en gardant une fluidité tout au long de la lecture.
Sans oublier une très bonne ponctuation. C'est tellement rare les auteurs de poésies libres qui font l'effort de ponctuer leur oeuvre, prétextant que le lecteur gardera sa liberté là où je vois le plus souvent une forme de paresse.

Et puis, le narrateur en diffusant quelques conseils semble indiquer qu'il lui reste un peu de foi en l'humanité.

   Leverbal   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
"Accompagner" son destin ? Je trouve le verbe mal choisi. Le destin de l'Arbre est une partie de lui, l'accompagnement implique une altérité. Si c'est un synonyme pour "prendre en main", je trouve la formule maladroite, car accompagner c'est prendre par la main, ce n'est pas prendre en main.

Le fait que l'arbre ne fait que "saluer de sa force" le Soleil ne fait pas écho au reste du poème, et notamment à la fin et sa métaphore de l'ombre et de la lumière. Ce manque de cohérence me gêne.

"Rester petit" ou "jouer petit" ce n'est pas la même chose. "Rester petit" ne s'entend pas dans un sens figuré. Il n'y a pas de jugement dans "rester petit", contrairement à ce qui est dit dans la suite du texte.

Le terme "vaudeville" me gêne, tout comme "frivoles". La connotation sexuelle n'est pas cohérente avec le reste de la phrase.

"Revendiquer en secret" est un oxymore un peu gratuit, je ne vois pas ce qu'il apporte au texte, l'idée qui le sous-tend (la lâcheté ?) n'est pas reprise par un autre élément.

Ce sont les blessures et les rancunes qui préfèrent le théâtre aux pulsions premières ? Ou bien les soucis ? Je trouve cette partie confuse.

Que veut dire "croire aux graines" ? Avoir foi en la nature ? Là encore, le verbe "croire" ne me semble pas bénéfique pour le texte, vu sa polysémie et la différence qui existe entre croire et avoir la foi/avoir confiance.

Pourquoi "Maîtriser le dragon" et pas "les dragons" ? Au singulier, la symbolique du dragon (pour le feu ?) me semble trop hermétique.

Dire "la mission" après une liste très variée de verbe, sans dénominateur commun, me semble maladroit.

Le verbe "résister" n'a pas de rapport avec ce qui est décrit plus haut, à savoir une paresse ou une lâcheté, alors que la résistance évoque plutôt des valeurs inverses.

L'enchaînement "Pourquoi y résister ? Tout est déjà parfait !" est assez étrange. Si "Tout est déjà parfait", cela veut dire que toute action nouvelle ne pourra que dénaturer cette perfection ou qu'elle sera sans effet. Dans ce cas, l'action est soit vaine soit négative. Cela donne plutôt raison à celui qui refuserait de la mener. Or la question précédente sous-entend qu'il faut agir, et la justification en serait que... tout est parfait. Pour moi on n'est pas loin du sophisme.

"Un espoir" ne crée pas de lien avec ce qui précède. Or il faudrait comprendre que c'est l'espoir qui empêche l'humanité d'accomplir sa mission, là ce n'est pas le cas.

L'avant-dernière métaphore me semble bancale. "Franchir les mers" ne dit pas explicitement si c'est le chemin (la traversée) ou le but (le franchissement) dont il est question. Il y a donc comparaison entre le risque lié à un moyen (la traversée) et le risque lié à une fin (le franchissement), alors que la dernière phrase compare deux valeurs opposées. Ou alors la lumière et l'ombre sont des moyens ?

Toutes ces maladresses m'empêchent d'apprécier le message du texte, même si sur le fond l'idée est intéressante. C'est dommage.

   Eccar   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Je ne trouve pas ce texte très intéressant. Et il ne m'apprend rien. Pourquoi vouloir donner ce caractère à l'arbre, pourquoi serait-il glorieux sous le soleil, tout ça se passe dans la tête de l'observateur et cette gloire n'est qu'une illusion de plus que sa cervelle crée.
Pourquoi vouloir opposer nature et humain ? L'homme est il autre chose qu'un produit de la nature ? Sa cervelle bouffée d'orgueil est bien une création naturelle qu'il lui a permis de devenir le maître en s'adaptant à tout. Entre l'arbre et l'homme, il y a la tronçonneuse. Et là, point de poésie possible, juste l'efficacité. Et de ça c'est bien la nature qui en est responsable par le bras insensé de l'homme.
La nature a fait apparaître la conscience. Et plus particulièrement en nous, jusqu'à preuve du contraire. Débrouillons-nous avec ce cadeau qui semble quelquefois empoisonné.
Pour en revenir à votre texte, je dois bien avouer qu'en fait je n'y aie pas compris grand chose, et qu'il n'est pas trop à mon goût, poétiquement parlant, sans véritables images, délires, originalité.
Désolé

   Anonyme   
30/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Bonjour Arsinor,

Lorsque j'ai lu le titre de ce poème en espace lecture, je n'ai même pas fait l'effort de m'y arrêter, tant j'ai cette formule en horreur. Du reste, je ne la trouve absolument pas poétique.

J'ai donc lu ce poème hier pour venir le commenter aujourd'hui, car je me suis dit que vous me reprocheriez sans doute de vous mettre une mauvaise note si tel était le cas, en mettant sans doute ça sur le compte du léger accrochage que nous avons eu l'autre jour. Or, si je tiens à évoquer le sujet ici, c'est pour me disculper d'avance, car je n'aime vraiment pas ce poème, pour les raisons suivantes :

Tout d'abord ce poème n'est qu'une description platonique de quelque chose qui n'est déjà pas surprenant en soi. Vous auriez pu donner de l'élan au sujet (même s'il est mille fois éculé) afin de me surprendre, or le ton employé ne m'entraîne nulle part et rend l'"oeuvre" ennuyante et sans intérêt.

"L'Arbre grandit." Ce point, à cet endroit précis, m'ennuie déjà considérablement, d'entrée de jeu et ce qui suit confirme le "désastre" (entre guillemets), à savoir "Il accompagne son destin." Point... Deux points dans un vers, qui plus est le premier.

Les 4è, 5è et 6è strophe m'ont fait grimacer de bout en bout à cause du nombre incalculable de verbes à l'infinitif : croire aux graines (vous m'excuserez si je n'y arrive pas) ; maîtriser ; éprouver ; s'unir ; rencontrer ; aimer vivre ; transformer ; magnifier ; créer ; servir ; porter ; résister ? ; nourrir ; chasser...

J'ai l'impression que vous vous êtes muni du "bescherelle" pour nous affubler des 12 000 verbes qu'il contient... Sans raison aucune...

Quant au dernier vers :

"C’est la lumière, point l’ombre, qui nous effraie le plus."

Il me semble que l'homme recherche plus la lumière que l'ombre, tant l'ombre l'effraie...

Au plaisir de vous relire,

Wall-E

   archibald   
4/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il semblerait que certains commentaires soient parasités par une acrimonie que tu as pu susciter sur un fil. C’est dommage, mais inévitable ; l’analyse objective est illusoire et les commentaires sont toujours empreints d’une dimension affective qui relie les différents membres de ce réseau social qu’est Oniris. Je n’y déroge pas. Pour une raison que j’ignore, tu m’as accordé une forme de confiance (je n’ai pas trouvé de meilleur mot) dont je me sens redevable.
J’apprécie la rupture de ton que tu opères avec tes précédents textes. Non qu’ils m’eussent déplu, mais je reconnais une forme de courage à quitter une approche littéraire ironique pour tenter d’accéder à une sincérité. J’aimerais bien savoir le faire. Cela ne va pas en effet sans un certain manichéisme, mais ce n’est pas contradictoire avec l’expression poétique (que serait Hugo sans cela ? oui, beaucoup d’autres choses, c’est vrai). Il y a une certaine emphase, notamment aux tercets 4 et 5, qui, malgré le peu de goût que j’ai pour cette figure de style, ne dénote pas dans l’ensemble du poème.
Je conteste la méthode de Leverbal qui décortique les images les unes après les autres : il faut apprécier le texte dans son ensemble ; on peut pointer des flous sémantiques, mais c’est une propriété du discours poétique. Ce qui me semble important, c’est qu’il n’y a pas de rupture de ton dans le texte ; le style peut ne pas plaire, mais il est homogène.
Je trouve le dernier tercet très beau.

   lucilius   
6/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Et bien moi je trouve que votre "petit joueur" donne le ton. C'est vrai qu'il y a des répétitions agaçantes, c'est vrai que par moment l'écriture paraît enfantine et que la forme moraliste est parfois maladroite, mais il reste dans le ton, avec simplicité et sincérité et, j'ose le dire, une forme un peu naïve mais qui lui confère de l'authenticité. Je ne comprends pas le commentaire (sans commentaire) de Pouet qu'un modérateur n'aurait pas du laisser passer (je me réfère à la suppression de l'un de mes commentaires jugé trop peu argumenté). Je comprends encore moins la vindicte de vendularge qui sent l'acrimonie à plein nez. Mais je me trompe peut-être. Quoi qu'il en soit, ne vous découragez pas ; votre texte sans fioritures a le mérite d'être compréhensible.

   Yavanna   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte peut à priori paraître moralisateur et dualiste, mais je dois avouer que tant son contenu que sa musicalité résonnent en moi.

Tant l'évocation de l'arbre comme "axe" solide et sain que l'évocation du triangle dramatique dans lequel l'homme se complait malheureusement bien trop souvent, la tentation trop souvent suivie de céder aux sirènes de la facilité, de la lâcheté et de la peur, la nécessité de sortir de sa zone de confort et de se confronter à soi-même pour recevoir l'essentiel de la vie... tout cela touche des cordes qui vibrent en moi. OK, c'est peut-être "facile" de jouer sur ce registre, mais qui a dit qu'une chose devait être compliquée pour être belle ou juste ?

Juste un petit bémol pour le dernier vers :
"c'est la lumière, point l'ombre, qui nous effraie le plus".
J'aurais préféré qu'on termine en force sur une belle assonance, ou tout au moins un final qui "claque". la sonorité "plus" est un peu faible au regard de la puissance du message véhiculé.
La phrase aurait pu être aménagée pour terminer sur le mot "lumière" par exemple... ce n'est pas un conseil, mais juste l'expression d'une préférence personnelle... rien de professoral dans ce que je vous exprime ! :-)

   clody   
1/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
S’aventurer sur un thème qui généralise le comportement de l’homme est un exercice difficile. Le sujet est délicat et votre texte accuse tous les hommes y compris le lecteur ! On comprend aisément le message mais le ton ne convient pas pour un poème.
Curieusement votre dernier vers aurait suffi, à lui seul, à exprimer votre ressenti. Vous pourriez réécrire votre texte en expliquant pourquoi la lumière nous effraie et pourquoi finalement l’homme ne fait rien pour s’en approcher …
Je note que dans ce dernier vers vous ne parlez plus de l’homme à la 3e personne du singulier mais à la première personne du pluriel ; je veux dire qu’il est important de s’inclure dès le départ pour ne pas donner l’impression que vous faites bande à part dans ce monde où tout le monde est « petit ».
Comme nous tous, en travaillant davantage … vous pouvez exprimer plus agréablement votre sensibilité.
Par ailleurs, je suis gênée par certains commentaires virulents. Certes, votre sensibilité est mal exprimée mais il est facile de le dire sans méchanceté. Il semblerait que pour certains l’erreur de l’auteur engendre la faute du lecteur ?
PS : L’un des intérêts de la poésie est de savoir utiliser la douceur des mots pour exprimer la violence.

   Arsinor   
28/3/2017


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