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Poésie libre
Atom : Lilia
 Publié le 21/01/21  -  5 commentaires  -  481 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

Finistère amer.


Lilia



Les étoiles frêles
ma belle
ma lointaine
tintinnabulent sur ton sein
sur lequel ma tête roule
et se dévide…

La lumière anémiée du phare
tourne et tourne
dans la nuit rayée
rejouant les mêmes vagues
les mêmes ombres
de baleines
échouées
sur les rives de mes paupières
rouillées

Hier
en navire absent
je naviguais encore
sur ton ventre
hanté
par la mer


 
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   socque   
11/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Les baleines échouées sur les rives des paupières rouillées, bon, pourquoi pas, mais j'ai le sentiment que l'outrance à l'œuvre ici dessert le propos intimiste... En revanche j'aime vraiment la troisième strophe "hanté(e) par la mer" (à part la redondance sonore du navire qui naviguait ; tant d'autres verbes sont possibles !) ; les étoiles qui tintinnabulent me plaisent bien aussi, pour moi l'image est parlante. Je n'aurais pas risqué la rime frêles/belle, assez attendue, dans ce texte court et délicat, à mon sens elle rompt un équilibre.

Une mention pour ne pas avoir affublé chaque vers d'une majuscule initiale, je pense que c'eût été pesant et que par votre choix formel vous avez évité une faute de goût.

   papipoete   
21/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Atom
je suis bien loin de toi, de tes yeux et ton coeur, et je pense si fort à nous ! J'ai posé ma tête sur tes seins, où je roule avec le tangage de mon bateau, et je me revois hier au creux de ton ventre...
NB du vague à l'âme sur la crête des vagues d'une mer amère ; j'ai mal au coeur de ne pas le serrer contre le tiens ; tu me manques déjà !
NB ceci est ce que je vois...
l'image des lumières scintillantes qui tintinnabulent est originale, tout comme celle du phare qui semble l'ombre d'elle-même dans ce moment de grande mélancolie.
Un bémol pour ( les rives de mes paupières/ où sont échouées des baleines ) dommage, il y avait là une opportunité de choisir un charmant personnage ( plutôt un dauphin ou autre béluga... )
j'aime plus particulièrement la première strophe
En ces temps d'isolement " covidiens ", nombreux doivent être les héros de votre poème !

   AKIDELYS   
21/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Cette poésie me parle et me touche , elle m'inspire mélancolie et douceur intime
Dans la 1ere strophe, je trouve dommage la formulation trop lourde " sur lequel ma tête...." qui ôte de la délicatesse à cette scène.
"La lumière anémiée", "la nuit rayée", "les rives de mes paupières" "navire absent" me plaisent beaucoup, elles m'emportent et sonnent juste .
Merci, j'ai eu plaisir à lire et relire ce texte

   Lirian   
22/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Atom,

J'aime bien chez vous le risque pris, l'intention de transmettre de l'émotion autrement, sans en faire des tonnes et sans que cela ne vous dépasse. Il n'y a rien de plus affreux qu'un texte dont on imagine qu'il ne représente pas son auteur, à quelque fin que se soit. Bref ! 'ma lointaine', 'la lumière anémiée', 'ma tête roule et se dévide', j'aime beaucoup vos expressions éloignées du sérail, et dans ce texte court.
Merci.

   jfmoods   
24/1/2021
Au vers 5, "sur lequel" gagnerait à être remplacé par "où". Question de fluidité.

Comme le signale sa construction, ce poème se décline en trois mouvements.

Le premier mouvement, marqué par l'émerveillement (notation visuelle et auditive : "Les étoiles frêles [...] / tintinnabulent") et la plénitude (métonymie : "ma tête roule / et se dévide"), fixe le cadre d'un attachement sensuel ("ma belle", "ton sein") aujourd'hui disparu ("ma lointaine").

Le second mouvement voit se développer - métaphore possible de la traversée de l'existence - un champ lexical de l'aventure maritime ("phare", "vagues", "baleines", "rives") déjà amorcé au vers 1 ("Les étoiles"). La perspective, marquée par la répétition (jeu anaphorique : "tourne et tourne", "les mêmes" x 2, verbe réduplicatif : "rejouant"), n'est guère enchanteresse. Un délitement des perceptions est à l'oeuvre ("La lumière anémiée", "la nuit rayée", "mes paupières rouillées"), mettant en exergue le naufrage intime ("ombres / de baleines / échouées"), la complétude introuvable du locuteur. On repense alors à l'adjectif qualificatif du vers 1 ("les étoiles frêles") qui pointe la fragilité de l'avenir.

Le troisième mouvement revient sur les circonstances de cet échec. L'homme est un boucanier. S'il peut trouver le bonheur à terre (métaphores marines : "Hier / en navire absent / je naviguais encore / sur ton ventre"), son destin l'appelle bientôt vers d'autres aventures au grand large ("hanté par la mer"), le condamnant à vivre dans le regret, dans la nostalgie de l'inaccompli (entête : "Finistère amer").

La dédicataire du poème ("Lilia") porte en son nom la fleur de lys, image de pureté. Ici pureté déchirante, inaliénable, du souvenir...

Merci pour ce partage !


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