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Poésie libre
Atom : Poème balnéaire [Sélection GL]
 Publié le 27/08/20  -  12 commentaires  -  396 caractères  -  149 lectures    Autres textes du même auteur

Carte postale.


Poème balnéaire [Sélection GL]



Passé
le ciel se décolle
derrière l'horizon
aggloméré
la mer
inerte
digère
ses tankers
ayant par ailleurs
vomi quelques baleines
parmi les paillettes d'un soleil
en plastique
un goéland se laisse
tenter par la clope
à défaut de grailler

les gens se laissent griller

il n'y a que ça à faire.


 
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   Raoul   
15/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
J'aime bien l'idée un peu désuète d'écrire une carte postale (coutume qui se perd) au visuel landa qui pourrait être envoyé d'à peu près partout...
J'aime aussi qu'elle soit dérision /dérisoire.
Ici, elle est écrite à l'encre pas sympathique, acide et réaliste. Elle porte un regard noir sur l'état du monde. La glissade de la fin est bienvenue !
Pour moi, elle manque d'un minimum de construction, elle reste trop vague, peut-être qu'un peu plus d'esprit de dérision...
Bref, je reste mitigé et sur ma faim... Une autre fois, peut-être.

   sauvage   
15/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Belle idée que cette miniature sous forme de carte postale.

Le ton change en avançant dans vos propositions, ce faisant plus gouailleur, plus familier, un tantinet trop pour me séduire réellement. Autre chose, je ne comprends pas l'intérêt de la mise en valeur dans l'avant-dernier vers, surtout par rapport au précédent.

J'ai cependant apprécié l'économie de moyen et la narration.

sauvage en E.L.

   Luz   
16/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

C'est bien résumé, la mer est devenue ainsi.
En quelques mots directs, le spectacle de la nature, ici la mer, défigurée.
Oui, "il n'y a que ça à faire", il est presque trop tard.
Merci.

Luz

   bouloche   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout est devenu artificiel, « les paillettes …en plastique »
Surréaliste la mer qui digère ses tankers et vomit ses baleines, le goéland,
la clope au bec, vision apocalyptique d’un barbecue au cœur d’une citée de béton.

Quelques notes prises sur le vif, croquis au trait acéré, bravo,

   papipoete   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Atom
il peut bien pleuvoir des " alevins " sur la plage... et l'eau de la mer s'iriser de couleurs douteuses ; qu'importe, c'est les vacances ; on se mouille, on grille, on en grille une ! et puis on se remouille, on grille et en regrille une petite...
NB sujet devenu récurrent que la mer aux reflets de pognon, non d'argent... pris à la palette d'un tanker... la mer est là on y va !
je charrie un peu, mais nous voyons souvent cela, sur les cartes-postales télévisées...
la présentation, sous forme libre, put tout aussi bien s'écrire en prose ?

   pieralun   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Atom,

Dénoncer la brutalité d’un bord de mer que les hommes ont pollué « deguelassé » est une entreprise déjà effectuée.

Vous utilisez pour cela des mots qui choquent un peu l’habituel champ poétique: clope, vomi, grailler, et des expressions qui vont de pair.

Or, rien n’est plus puissant que la poésie pour mettre en horreur ce qui est infiniment moche.
Rien n’est plus fort que la beauté pour faire prendre conscience de la laideur.

C’est difficile je vous l’accorde, mais mettre en vers le langage courant dans ce but, pour moi, cela n’apporte rien.

   Vincente   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé, dans cette originale configuration de "carte postale", les images s'imbriquant dans une sorte de diaporama-kaléidoscope, le fondu-enchaîné produit est d'un "bel effet". D'autant qu'elles sont inspirées, ce tanker que la mer digère, en particulier, ou ces baleines vomies par le ressac.

J'ai regretté de devoir me questionner sur d'autres imbrications, bien plus douteuses, concernant la forme. Les deux participes passés, "Passé" et "aggloméré", entre autres, me semblent posés là sans se rapporter à un objet ou à une évocation sise dans le problème, ils paraissent comme des incises "dissidentes" ; il manque pour moi une raison, une justification à leur incursion dans le texte, voire, dans la négative, un détachement du texte visuellement, comme pour signifier, leur inopportunité ; enfin je ne veux rien proposer de particulier mais signaler qu'ils m'ont dérangé.

Le désabusement du vers final est bien dans le ton. Au premier degré, il montre les estivants impassibles et sans avis. Au second degré, il rappelle en creux combien il est regrettable que si peu de révolte n'apparaissent dans leur esprit, comme si l'acceptation allait de soi et qu'il n'avait qu'à "se laisser griller" par le réchauffement climatique et tout ce qui le sous-tend et l'alimente. Le "rétablissement" conceptuel suggéré dans ce final m'est apparu comme une belle trouvaille, parlante et incisive.

   Corto   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Oui mais encore ?

Ce poème vite-fait, trop vite d'ailleurs ne m'inspire guère.
"l'horizon aggloméré" ? Bof.
Des baleines vomies ?? Pas vraiment esthétique.
Un goéland qui aimerait grailler ??

L'auteur n'a guère pris le temps de chercher ses formules.
Dommage.

   hersen   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
"Il n'y a que ça à faire"

c'est ce vers de fin qui me fait adhérer au poème.

la dénonciation d'une planète pourrie n'est pas neuve, mais ce "il n'y a rien d'autre à faire" bronzant sur la plage, et par là-même se faisant griller par une planète qui a la fièvre, illustre tout autant l'inconscience verte, le "je veux profiter de tout", que le découragement devant la tâche chaque jour plus grande, devant un constat chaque jour plus lourd.

J'avoue que le découragement, c'est tentant. :(

merci de cette lecture.

   Arsinor   
27/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, je ne dirais pas que c'est une carte postale, qui est beaucoup plus stéréotypée et qui ne contient pas de baleines échouées ! Mais il est vrai que le "résumé" qu'Oniris demande de remplir après avoir cliqué sur "Proposer un texte pour avis" est créé sur le moment, avec beaucoup moins de réflexion que le corps du texte et son titre bien pesé.

Mis à part la dernière phrase plutôt popu, voilà un tout petit poème, de taille atomique et d'inspiration contemporaine, avec l'ambigüité que celle-ci suppose : génie ou imposture ? Je n'entrerai pas dans ce débat en me fiant à mon état d'âme au moment où j'écris ces lignes. Je dirais simplement (peut-être de façon décevante pour vous) que j'ai passé un bon moment, même si l'inertie de la mer me semble exagérée. Et j'aime bien "paillettes" suivi de "plastique".

Arsinor

   Myo   
29/8/2020
Modéré : Commentaire trop peu argumentés.

   Lariviere   
3/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un texte court mais avec de l'impact bien amené par ces vers minimalistes qui donne le bon tempo à ce ton mi enchanté mi désabusé, comme si "la mer inerte digérait" aussi le narrateur... les images sont simples mais terriblement expressives pour le thème.

Un bon moment de lecture, merci à l'auteur !


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