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Poésie contemporaine
Automnale : Le géranium
 Publié le 05/01/16  -  26 commentaires  -  1445 caractères  -  337 lectures    Autres textes du même auteur

Une vieille dame et son chat Lucifer, une fenêtre bordée de couleurs d'océan, un humble pot de géranium...


Le géranium



Sur la place pavée de l'église,
D'une cité de caractère,
Vit, en ermite, tante Élise
Avec son vieux chat Lucifer.
Émissaire de nos ancêtres,
Diaphanes dans la nuit des temps,
Elle nous guette à sa fenêtre
Bordée de couleurs d'océan.


La dame âgée aux pas feutrés,
Aux cheveux méchés de lavande,
Nous accueille dans ses pensées
Nimbées de nuages de cendres.
Nous lui offrons quelques douceurs,
Un petit bouquet d'anémones,
Un coquillage voyageur,
Un humble pot de géranium.


Elle ouvre soudain la fenêtre
Bordée de couleurs d'océan.
D'un air inquiet, elle dit : "Peut-être
Restera-t-il fleuri longtemps".
Et d'une main tachée de brun,
À la gestuelle de fakir,
Elle met le pot dans son écrin
Comme s'il s'agissait d'un saphir.


Les pélargoniums cerise
Embaument les pins et l'encens.
Celui-ci, prétend tante Élise,
Fleure les parfums d'Orient.
D'où proviennent ses émotions ?
Nous essayons de deviner.
Un portrait, sur le guéridon,
Pourrait certes nous éclairer.


La vieille dame, un peu rouée,
Au regard de brume d'Irlande,
Préfère nous laisser rêver
Au gré des nuages de cendres.
Et en refermant la fenêtre
Bordée de couleurs d'océan,
D'un air inquiet, elle répète :
"Restera-t-il fleuri longtemps ?"


 
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   Anonyme   
18/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai été complètement séduite et emportée, par le portrait très touchant de cette vieille dans, c'est un texte élégant, teinté de tendresse, s'ajoute à tout cela, déjà fort réjouissant, un petit côté mystérieux, qui donne à ce texte toute son amplitude.

   Anonyme   
19/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Ce poème m'a fait immédiatement pensé à un autre poème, intitulé "Chez Madame Antonia" d'Automnale, à cause de la vieille dame et du chat.

Ceci dit j'ai bien aimé votre poème, à part peut-être la 3ème strophe, que je trouve un brin trop descriptive et pas assez poétique. Mais mon avis n'est que subjectif et l'ensemble reste tout à fait convenable.

Beau travail, donc.

Wall-E

   Raoul   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Fin portrait où la famille se lit en creux.
Belle fluidité d'écriture, l'idée des vers revenants comme autant de souvenirs ou de phrases que gentiment on radote est jolie, drôlement bien vu et tendre à la fois.
Beaucoup de pudeur aussi, sur une tristesse jamais loin.
Jolie chronique.

   lala   
22/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour,
Derrière son titre tout simple d’une fleur ordinaire, ce poème est venu m’imprégner, je crois que c’est un géranium lierre qui s’impose, s’accroche et se dévoile, au fil des lectures. Oui, j’ai aimé le lire et le relire, trouver son rythme malgré la métrique chahutée, et apprécier alors sa précision et sa fluidité. J’y ai trouvé un personnage sincère grâce aux détails parsemés : tante Elise, ermite, avec son chat, âgée, pas feutrés, mèches lavande, taches brunes…
J’ai retenu également une grande part symbolique : cette répétition de la fenêtre et de ses couleurs d’océan, telle une ouverture vers l’horizon du monde, et bien sûr "Restera-t-il fleuri longtemps ?" qui termine le poème, sur cette inquiétude d’un avenir incertain.
L’océan, l’Orient, un coquillage voyageur, une gestuelle de fakir, certainement une vie de voyages dont se nourrit encore cette femme âgée, dans ses pensées, dans ses regards, dans ses souvenirs lointains et dans ses émotions toujours là.

   luciole   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une vraie douceur se dégage de ce poème. On prend à sa lecture le même plaisir que l'on éprouve à regarder une ancienne photographie
dentelée en noir et blanc ( malgré les couleurs présentes dans les strophes ) L'idée des vers qui reviennent comme les moments toujours répétés de cette vie (que le lecteur imagine monotone ) me semble tout à fait bienvenue.

Cette palette sobre laisse une large place à l'imaginaire.

Votre Elise
(petit alexandrin luciolesque )lol
Du fond de son silence elle dit tant de choses

Merci, touchée au coeur je suis.

   Anonyme   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une écriture élégante (déjà citée), l'océan en arrière-plan comme souvent, une personne un peu âgée élégante aussi d'une certaine façon, un peu mélancolique avec des souvenirs pas trop explicités mais aussi l'attachement aux choses simples, un pot de fleurs…comme un saphir.
Il flotte outre des souvenirs des senteurs agréables dans cette maison ou cet appartement.

Votre écriture est celle d'un peintre délicat qui voit le monde avec nostalgie et tendresse, et une certaine sérénité.

Sans conteste un beau texte doux.
À vous relire donc.

C.

   PIZZICATO   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Automnale.
Cette visite à " tante Élise, avec son vieux chat Lucifer " est relatée avec une écriture sans emphase, vraie, musicale. La poésie telle que je l'apprécie.
" La dame âgée aux pas feutrés ", élégante, attendrissante et mystérieuse, m'a séduit.
" Elle met le pot dans son écrin
Comme s'il s'agissait d'un saphir " traduit son amour pour les fleurs.

<< Restera-t-il fleuri longtemps ? >> pour le géranium et peut-être aussi, en filigrane, un questionnement sur sa vie propre.

   Vincendix   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après les tournesols de Van Gogh, voici le géranium d’Automnale.

Un joli tableau réaliste, dame Elise à sa fenêtre bordée de couleurs d’océan, à côté d’elle, son chat noir, elle arrose son pot de pélargonium cerise avec la gestuelle d’un fakir…

Couleurs, odeurs, sentiments, tout est exprimé avec pudeur et simplicité qui, paradoxalement, enrichi encore le texte.

En prime, la forme est agréable avec le retour à bon escient de deux vers.

Et puis tante Elise et des souvenirs d’Orient… Je la « connais », curieuse coïncidence !

Merci Automnale.

   cervantes   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Évocation toute en nuance et retenue d'une vieille tante qui vit dans ses nuages et qui psalmodie l'inquiétude du temps qui passe et que le géranium cristallise : "Restera-t-il fleuri longtemps ?". Et si la beauté n'était pas éternelle?

Beaucoup de traits sensibles et délicats émaillent ce poème, qui nous vont droit au cœur.
Une petite réserve sur la quatrième strophe avec la lourdeur de "celui ci" et le côté un peu prosaïque de

Nous essayons de deviner.
Un portrait, sur le guéridon,
Pourrait certes nous éclairer.

Merci pour ce moment dont nous n’arriverons bientôt plus à nous passer!

   papipoete   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour chère Automnale; tante Elise, véritable ermite, guette à sa fenêtre " aux couleurs d'océan ", la venue de visiteurs éventuels. Aujourd'hui, justement on vient la saluer; avec elle passer un moment. Pour l'occasion, outre quelques douceurs, elle reçoit un humble géranium, qu'elle posera peut-être là, sur le rebord de la fenêtre " aux couleurs d'océan "? Au contraire, ce pélargonium cerise semble pour elle, fleur si précieuse, qu'elle en prend un soin d'orfèvre.
"Restera-t-il fleuri longtemps", répète la dame "aux cheveux méchés de lavande" . M'en occuperai-je encore longtemps, semble vouloir dire la remarque d'Elise, en refermant sa fenêtre "aux couleurs d'océan".
Un poème dénué de tout mot savant, mais si savamment ordonné, que chaque phrase se pare richement; on a l'impression d'un trait de couleur pris à la palette d'un rêveur.
J'ai retrouvé une amie de jeunesse, de mon âge (66), que la rude vie a brisé; "petite vieille" voutée, au cheveu clairsemé, elle vit seule, en bas de l'église, entourée de chats orphelins, dans un pauvre appartement, sans chauffage, sans visite. Quand je l'appelai pour lui rendre visite, on aurait dit qu'elle verrait le "Pape François". Non point un géranium, mais mon recueil de poésie (parlant beaucoup de notre ancien temps) je lui remis.
Elle le prit entre ses mains "comme s'il s'agissait d'un saphir".

   Anonyme   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ma chère Automnale, bonjour ! Comment à partir d'un rien ou presque créer un poème où la délicatesse et la sensibilité sont omniprésentes ? Prenez une vieille dame Au regard de brume d'Irlande, un pot de géraniums et une fenêtre aux couleurs d'océan puis mélangez le tout... Recette un peu simpliste qui n'est pas à la portée de tout un chacun car il faut bien sûr avoir ton talent pour y parvenir...
Nous ne connaitrons pas le secret de la vieille dame et c'est très bien ainsi car ce mystère laisse à chacun le soin d'imaginer ce que fut et ce que nous cache la vie de tante Elise...

Juste un bémol, ben oui c'est aussi le boulot du commentateur même quand il a apprécié au plus haut point un superbe poème.
A la place de ces vers :
Elle ouvre soudain la fenêtre
Bordée de couleurs d'océan.
D'un air inquiet, elle dit : "Peut-être
Restera-t-il fleuri longtemps".

... pour une lecture plus fluide j'aurais bien vu :

Elle ouvre soudain la fenêtre
Bordée de couleurs d'océan
Puis, l'air inquiet, nous dit : "Peut-être
Restera-t-il fleuri longtemps".

Simple suggestion qui n'a en rien contrarié mon plaisir en faisant la connaissance de tante Lise.
Bravo et merci Automnale !

   leni   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Automnale
c'est un texte d'une grande simplicité poétique et qui touche à coeur
c'est construit avec grand talent et dans la vraisemblance ..le chat Lucifer..méchés de lavande;...coquillage voyageur...un portrait sur le guéridon Ela trouvaille de répéter...couleurs d'océan

Et la finale qui tombe comme un rideau C'est du grand art
Merci infiniment Merci
Salut amical Leni

   Coline-Dé   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème ou tableau ? C'est peint avec réalisme, sans rien d'éthéré, ça sent l'iode, la belle vieillesse et le vrai, je suis séduite par ce côté vivant, vivace ( bien que le géranium ne le soit guère !) Bravo !

   Pussicat   
6/1/2016
Le géranium me fait irrémédiablement penser à la mort, aux cimentières... j'adore ces vers :
"Nous lui offrons quelques douceurs,
Un petit bouquet d'anémones,
Un coquillage voyageur,
Un humble pot de géranium."

"un humble pot de géranium.", ben voyons ! et pourquoi pas : bonne nuit tantine ! brouh...

Un joli tableau qui sent la fin : "ancêtres, la nuit des temps, La dame âgée, nuages de cendres, main tachée de brun, l'encens, La vieille dame..." brouh...
***
"D'un air inquiet, elle répète :
"Restera-t-il fleuri longtemps ?"

Est-ce du géranium dont il est question, ou de la "tante Élise" ?

il me fiche le bourdon ton poème, Automnale, mais je dois reconnaître qu'il est bien tourné... j'aime les répétitions, que je pratique moije aussi...

J'aime !
à bientôt de te lire,

EDITION : "Les pélargoniums cerise" / pé/lar/go/ni/ums, c'est cela ?

EDITION bis : j'ai relu ton texte et j'ai lu une bande dessinée ! avec beaucoup d'humour :
"Vit, en ermite, tante Élise
Avec son vieux chat Lucifer."

Les offrandes des voisins, de la famille, sont comme des offrandes qu'on ferait à un dieu... je ne peux m'empêcher de sourire au mot "douceurs" ! Ou, ou, des offrandes posées sur une tombe...

Et puis j'avais oublié le voyage : tu nous fait voyager grave, de "la place pavée de l'église," d'un village, à "la nuit des temps,"... "dans ses pensées Nimbées de nuages de cendres."... "Un coquillage voyageur,"... "À la gestuelle de fakir,"... "Embaument les pins et l'encens."... et ce quatrain dans son entier :

"Fleure les parfums d'Orient.
D'où proviennent ses émotions ?
Nous essayons de deviner.
Un portrait, sur le guéridon,
Pourrait certes nous éclairer."
identité de tante Élise.

...je poursuis : "Au regard de brume d'Irlande,"..."Préfère nous laisser rêver" (le rêve, c'est le voyage, aussi)... et ce vers refrain : "Bordée de couleurs d'océan," !
Si cela n'est pas voyager ? beau travail, Automnale, superbe !

   Francis   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La vie est là, simple, tranquille et éphémère. La plume transmet une douceur qu'on devine dans les yeux d’Élise, dans les fleurs, dans les sentiments qui l'unissent à ses visiteurs. La dame aux fenêtres bleues me renvoie à mon père qu'enfants et petits-enfants ont aimé jusqu'au bout de sa vie. Une grande tendresse se dégage de cette aquarelle.
Merci pour le partage.

   Ramana   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Votre texte est d'une lecture exquise et légère, vous utilisez des images et des qualificatifs odorants et colorés, qui nous décrivent bien l'univers de cette vieille dame pour laquelle le temps s'est arrêté, et qui se demande si son géranium restera fleuri longtemps, ceci avec d'autant plus de persistance qu'elle même est depuis longtemps fanée. Je dirais que son univers intérieur est d'autant plus peuplé de couleurs et d'odeurs, que son corps est flétri par les ans.
Bravo pour ce tableau "brodé de couleurs d'océan".

   Condremon   
6/1/2016
Le géranium étant ma fleur préférée (question d'effluve) je ne peux qu'acquiescer. Une jolie douceur teintée d'humeur et d'humour. Une lecture très agréable.

   Cat   
8/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J’aime vos poèmes Automnale. Ils me donnent l’impression de vous connaître.

Ici encore, avec une facilité déconcertante, en quelques touches d’aquarelle vous tracez un paysage tout en élégance et finesse. Il s’en dégage une douceur poudrée qui donne envie d’aimer l’attachante Tante Elise aux cheveux mèchés de lavande, aux senteurs géranium bordées d’océan, au regard de brume d'Irlande...

Le chat Lucifer, posé là comme un clin d’œil me fait sourire. Il est une touche supplémentaire de joyeuseté qui, par contraste, rend le cadre encore plus doux, tellement j’imagine le matou à mille lieues de son nom, le pelage brillant ronronner d’aise des journées entières, roulé boulé près des pensées de sa maîtresse délicate.

Merci pour la bulle de rêves.

A d’autres fois, j'espère ! ;-)


Cat

   Cristale   
9/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Automnale,

Plus que l'écriture elle-même, c'est surtout l'atmosphère de votre (et de vos) texte qui me charme. Une ambiance souvent feutrée, des images précises mais esquissées comme une vision dans les embruns, qui s'approche et s'éloigne, insaisissable et si familière.

Ce que j'ai moins aimé cette fois-ci, j'espère que vous ne m'en voudrez pas ad-vitam-æternam, vous dont les récits chantent habituellement si bien à mes oreilles, c'est l'emploi répétitif de compléments en fins de nombreux vers ; tous ces "de" "d'" : de l'église, de caractère, de nos ancêtres, des temps, d'océan, de lavande, de cendres, d'anémones, de géranium, de brun, de fakir, de deviner, d'Irlande... me semblent alourdir la lecture.

Anémones-géranium ; la rime est assez olé-olé :)

Ce texte ferait pour moi l'objet d'une chanson, un octosyllabe qui donnerait certainement une couleur musicale chatoyante.

Au plaisir de vous lire,
Cristale

   Robot   
10/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis en retard Automnale pour dire combien ce texte m'a remonté des souvenirs. La dame à la fenêtre et son géranium décrit avec beaucoup d'humanité; je ne trouve pas d'autre mot pour dire que ce récit sent le vécu et c'est ce qui m'a plu dans cette lecture. (Les géraniums de mon balcon n'ont pas encore gelé cette année d'un hiver bizarre et ont des feuilles aussi vertes qu'au printemps. Mais sans fleurs.

   Automnale   
11/1/2016

   Marite   
11/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Automnale ! J'arrive bien tard et c'est un réel enchantement de découvrir ce poème.
Pas besoin de plusieurs lectures pour se retrouver dans ce monde où s'emmêlent la "fenêtre couleur d'océan", les "pensées
Nimbées de nuages de cendres." et la "gestuelle de fakir" ...
Je ne sais pas si c'est parce que je me suis absentée longtemps mais ce texte m'émerveille.

   troupi   
19/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Automnale.

Que dire si tard, après le passage de tant de commentateurs qui ont apprécié ce poème où la "couleur océan" revient comme une vague tranquille bercer le temps qui passe.
"Restera-t-il fleuri longtemps" cette question qui revient en dernier vers me paraît en soulever une autre : verrai-je la fin de sa floraison ? il me semble que c'est la question cachée de la fin de ce poème mais c'est une interprétation comme une autre.
Merci pour cette belle lecture.

   diptyque   
29/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Automnale,
Beaucoup de tendresse et de sensibilité dans la description du personnage. Des mots simples qui nous ouvrent grand la porte de cette maison, on entre sans difficulté. Je vous ai suivi cette fois encore et suis entrée.
C’est drôle, j’ai cru retrouver cette chère Madame Antonia. Vous nous l’aviez présentée sur son lieu de travail en quelque sorte et la magie avait opéré dans ce silencieux cabinet de curiosité. Un cabinet où, paradoxalement, toutes les couleurs sombres ne semblaient être là que pour faire plus « voyante ». Et même si de prime abord, aux yeux d’un néophyte guidé dans ce lieu mystérieux, la plus voyante demeurait incontestablement la plaque au reflet de Miror …
A croire que cette pythonisse m’a touchée, elle hante encore les lieux… Sa perruque corneille retirée, la voilà donc chez elle ?
Son chat noir, « Lucifer », s’est endormi.
Là encore le silence règne : « vit en ermite », « pas feutrés », « guette à sa fenêtre » ? Une ambiance feutrée, comme enveloppée de coton, du blanc, du gris. Mais soudain la couleur apparaît, j’aime ces touches de bleu, « couleurs d’océan » « dans son écrin comme un safir », quelques touches plus légères déposées sur les cheveux en mèches de lavande. L’hôtesse des lieux est dans l’attente de visites, et peut-être aussi de notre visite…invités lecteurs (j’aime à le croire). Elle « nous guette à sa fenêtre ».
Je n’ai pu éviter ce parallèle entre Madame Antonia et tante Elise tant la description de ces deux personnages est empreinte de cette même douceur, de cette même tendresse. Une atmosphère bien rendue et de façon identique dans les deux poèmes avec pléthore de détails. On retrouve la « patte « de l’auteur, ou plutôt le pinceau de l’artiste puisque l’on visualise aisément ce beau tableau.
La fenêtre bordée de couleurs d’océan : De grands yeux bleus ?
Le rebord de fenêtre : Un sourire de « façade » ? Non, non, non ! Un vrai sourire colorié du rouge cerise des pélargoriums illumine la façade. Une maison qui prend vie comme celles qui s’animent sur les dessins d’enfants, vous savez !? Un sourire que l’on veut éternel. Que tante Elise soit rassurée, ce sourire- là est immortalisé puisque vous l’avez gravé dans ce poème.
« D’où proviennent ces émotions ? Nous essayons de deviner » : d’un mélange de talent et de sensibilité de l’auteur, assurément.
J’en redemande Madame Automnale.
Au désir impatient de lire la suite …
Merci pour ce partage
Diptyque

   Lylah   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli portait pointilliste qui donne vie à cette vieille dame avec tendresse et pudeur, une douce petite musique qui berce l'âme.
J'ai particulièrement aimé :
"Et d'une main tachée de brun,/À la gestuelle de fakir,/Elle met le pot dans son écrin/Comme s'il s'agissait d'un saphir."
et la dernière strophe qui en dit plus long qu'il ne semble, avec délicatesse, encore.
Merci donc pour cet agréable moment de lecture.

   Lulu   
19/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Automnale,

je découvre ce texte avec grand plaisir... J'imagine la vieille tante et la relation avec elle, même si cela n'est dit que de façon implicite. On la sort d'une certaine solitude, en lui tendant des fleurs... Quoi de plus beau ?

J'ai beaucoup aimé les mots, le rythme de l'ensemble du poème, ainsi que le fond qui relate une belle humanité.


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