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Poésie classique
Beaufond : À Guillemette
 Publié le 13/05/20  -  13 commentaires  -  539 caractères  -  481 lectures    Autres textes du même auteur

Vain acrostiche gribouillé dans l'oisiveté.


À Guillemette



Gluance nulle ainsi qu'une jeune vanille
Ultimement léchée au point d'orgue du soir,
Il semblerait que rien ne l'alentisse fille :
Luit seule son image au pur cœur d'un miroir
Lacrymal en lequel s'abolit l'once d'ombre
Encore devinée où l'amertume sombre.
Mais vitement court-elle à son jour d'avenir,
Et mes yeux crapoteux ne la sauraient saisir ;
Telle est la passion m'ayant rendu fol ivre,
Titubant à ses pieds pour le moindre soupir,
Entendu que ces mots ne l'oseraient survivre.


 
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   Corto   
22/4/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voici une sorte de téléportation dans le passé.
Comme quoi la littérature ou la poésie ouvre un monde infini, vers le présent le passé ou l'avenir.

On peut aimer, pourquoi pas ?

Je souhaite à Guillemette "vitement court-elle à son jour d'avenir".

Merci pour cet essai inattendu.

   papipoete   
23/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
classique
l'acrostiche fut un exercice passionnant, auquel j'initiai ma toute petite-fille alors ...
nul doute que vous ayez un sentiment, une certaine attirance pour Guillemette, au point de vous jeter à ses genoux, pour que de Vous la Belle vous accorde le moindre soupir...
NB je ne vous cacherai pas que pour une déclaration d'amour, le premier vers me semble un peu cru ?
Ensuite, il faut vous lire très attentivement, pour ne pas perdre le fil de votre idée ! mais le vocabulaire m'apparait trop précieux, pour aboutir à ce que vous rêvez de Madame !
les alexandrins sont bien classiques, mais il me semble que les césures pêchent ?
PS savez-vous que l'acrostiche parfait consiste à l'écrire " du début à la fin du vers ? " mais c'est très difficile ! ( G...........G )
papipoète

   Lebarde   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Beaufond

L’acrostiche est là puisque c’était l’objectif, la prosodie classique est a priori sans reproche, il semblerait que vous êtes spécialiste de la question.
Pour le reste je suis assez dubitatif sur l’expression, les images et même sur le vocabulaire utilisé qui donnent un propos touffu et confus qui m’embrouille un peu et me laisse circonspect et déçu.

Je cherche la poésie et regrette mon manque d’enthousiasme ,
Désolé.

Lebarde

   sympa   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Beaufond,

Si ce matin j'étais sur un petit nuage, je crois en être tombée et m'être fait mal.
Concernant la forme, je n'ai rien à dire.
Concernant le fond, je n'ai rien compris.

J'ose espérer (et je n'en doute pas) que d'autres lecteurs apprécieront et comprendront...ce n'est pas mon cas.

   TheDreamer   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Il y a très clairement dans ce poème une tentative d'imitation de Mallarmé. Par la forme du poème court en rimes suivies et le choix d'un lexique particulièrement peu usité et d'autres mots fréquents dans sa poésie (pur, coeur, miroir, s'abolit...). C'était un défi plus que ardu.

   Myo   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis perplexe...

Un travail, certes, de recherche de vocabulaire et d'images percutantes mais, malgré plusieurs lectures, j'ai du mal de m'en imprégner.

Sans doute trop complexe pour moi, il me semble " entendu que ces mots ne l'oseraient survivre"

   Cristale   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
"Vain acrostiche gribouillé dans l'oisiveté" dit l'avant-propos.

Acrostiche: c'en est un. Vain: c'est selon l'échelle du désir de persuasion du narrateur. Gribouillé: fausse modestie tant la recherche verbale se gausse d'originalité. Oisiveté: sans doute, mais il faut bien une excuse pour la plume à l'ego surdimensionné.
Je crois entendre le langage poussiéreux des ancêtres qui hantent les murs d'un vieux manoir.

Un agencement différent des finales des cinq derniers alexandrins aurait créé plus de musicalité pour ce onzain condensé.
Un diamant n'a d'éclat que par le talent de polissage du tailleur.

J'ai retourné tous les vers pour trouver une once de poésie. Et puis j'ai renoncé.

Cristale

   Pouet   
13/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

Un "classique" qui sort un peu de l'ordinaire onirien, c'est bien je trouve. Il y a des images, des tournures intéressantes.

Pour ma part j'aime beaucoup la première partie (les six premiers vers), la suite me semble plus convenue, moins audacieuse.

Mais bon j'ai bien aimé lire.

   Donaldo75   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Beaufond,

Je me disais bien que ce poème en forme d’acrostiche allait en désarçonner quelques-uns. Pour ma part, je l’ai trouvé parfois hermétique mais toujours suggestif, avec un champ lexical pas loin du « trash ». Si je devais oser une analogie avec un autre art, j’ai l’impression du peintre qui découvre l’univers du graffiti. Je crois que ça choquerait les adeptes de Delacroix ou Vermeer mais pas ceux de Warhol ou Rothko. Et c’est ce que je trouve fort dans cette poésie, de chanter autrement que dans les tons de mièvre mais de rendre plus authentique, moins solennel ou empesé ou juste propre sur lui, le portrait de Guillemette.

Merci pour le partage et bravo d’avoir tenté.

   Stephane   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une strophe unique tout à fait exquise de par le langage employé. Les tournures de phrases sont vraiment uniques et j'ai vraiment apprécié cet exercice de style qui change de l'ordinaire et me transporte ailleurs.

Merci,

Stéphane

   Beaufond   
16/5/2020

   jfmoods   
16/5/2020
Ce onzain en alexandrins est à rimes croisées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement féminines et consonantiques.

La dédicataire de l'acrostiche est une femme inaccessible, point de fuite permanent du désir. Elle n'existe que par ce mouvement qui la dérobe sans cesse à la captation ("Il semblerait que rien ne l'alentisse", "vitement court-elle", "mes yeux [...] ne la sauraient saisir").

Car s'il est une attirance complètement improbable ("Gluance nulle"), c'est bien celle d'une donzelle ("une jeune vanille", "son jour d'avenir") pour un Don Juan en fin de cycle ("au point d'orgue du soir") que ses démons harcèlent impitoyablement ("Ultimement léchée", "mes yeux crapoteux").

Aussi le séducteur vieillissant s'abîme-t-il, impuissant, dans la douloureuse contemplation de son fantasme ("Luit seule son image au pur cœur d'un miroir / Lacrymal dans lequel s'abolit l'once d'ombre / Encore devinée où l'amertume sombre"). Le voici réduit à s'humilier devant la femme adorée ("la passion m'ayant rendu fol ivre, / Titubant à ses pieds pour le moindre soupir").

Et ce n'est certes pas le médiocre hommage ("vain acrostiche", "ces mots") rendu par ce vieux beau qui assurera à la femme la reconnaissance pérenne de sa beauté. La licence poétique du dernier vers (survivre est un verbe transitif indirect) confère un certain charme à la chute.

Si la densité du propos et quelques procédés font penser à Mallarmé (absence d'article à l'entame du poème, adverbes des vers 2 et 7, voisinage inattendu de vocables au vers 3, antépositions aux vers 4, 5 et 7, participes présents des vers 9 et 10, construction elliptique du début du vers 11), la tonalité un brin doloriste rappelle l'univers de Maurice Scève.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
24/5/2020
Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte, et en particulier au fait de remettre en cause les choix éditoriaux).


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