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Poésie classique
Beaufond : À ma sœur
 Publié le 08/12/14  -  15 commentaires  -  859 caractères  -  571 lectures    Autres textes du même auteur

Poème du recueil de poésie en cours d'écriture, "Les danses noires".


À ma sœur



Ô ma sœur ! je te veux
Retrouver dans ton pays sombre ;
Dansant sous tes cheveux,
Enivrons-nous du goût de l'ombre !

Dans tes danses — ma nuit ! —,
Vastes ténèbres parfumées,
Fuyons tout ce qui fuit,
Buvons tes larmes embaumées !

Sois mon rêve, ô ma sœur !
Tes yeux sont ceux qui me ressemblent,
Miroirs pleins de noirceur
Dont les reflets terribles tremblent !

Ô mes yeux foudroyants,
Toi, ma nuit ! folle chevelure,
Vers tes plis ondoyants
Je ressens ta musique obscure !

Ma sœur, viens m'embraser
De tes cheveux de longue flamme ;
Donne-moi ton baiser
Qui purifie et creuse l'âme !

— Ce doux baiser qui mord !
Ô toi que j'aime, ô toi qui vibres,
Ô ma sœur, belle mort,
Danse avec moi, nous serons libres !


 
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   socque   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien le rythme alterné d'octosyllabes et d'hexasyllabes, léger et dansant, même si je me dis qu'un peu d'impair n'aurait pas nui pour cette ambiance toute baudelairienne de transgression : sexe et mort, d'ailleurs c'est explicitement dit.

C'est bien ficelé, je trouve, il y a des vers et des expressions qui me parlent, par exemple :
Dansant sous tes cheveux
Dont les reflets terribles tremblent
la musique obscure

Mais aussi des facilités, à mon avis :
les rimes "parfumées"/"embaumées", "m'embraser"/"baiser", "mord"/"mort", trop faciles par association d'idées (un baiser n'est-il pas fréquemment brûlant ?)
l'interpellation de l'aimée comme "ma sœur", "Tes yeux qui me ressemblent" me rappelant fâcheusement "Au pays qui te ressemble", les vastes ténèbres, le doux baiser qui purifie l'âme...

C'est ce que je reprocherais à ce poème : je le trouve trop "décalque" baudelairien. Cela dit, il a tout de même de belles qualités d'exression, je trouve. Un petit regret que son mouvement soit si ressassant (on revient sans cesse à "ma sœur", "tes cheveux"), même si cela correspond bien au côté obsessionnel du propos.

   Lulu   
28/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un superbe poème au rythme fort et fort agréable.
J'aime beaucoup le thème et la force littéraire avec laquelle il est mené. Cela m'a fait pensé un peu à Baudelaire (son entrain, sa résonance).
Tous mes encouragements pour vos prochains textes.

   Hananke   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

C'est un poème qui d'emblée me déconcerte, de par son rythme
6/8 d'abord, j'aurais préféré 8/6 et par cet enjambement du premier vers : je te veux retrouver.
Mais le poème s'améliore nettement au fil de sa lecture
jusqu'à la révélation finale avec quelques jolies comparaison :

Tes yeux sont ceux qui me ressemblent,
Miroirs pleins de noirceur

Je n'aime pas trop ces répétitions de mots : yeux, cheveux, soeur,
baiser mais ce n'est qu'un avis personnel.

Au final, je suis plus conquis par le fond que la forme.

   papipoete   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Beaufond; 6 pieds pour prendre son élan, 8 pieds pour déclamer à bout de souffle! C'est vrai que cet appel charnel à la soeur laisse envisager des ébats épuisants, jusqu'à la mort...De belles strophes dont la 5e m'emporte particulièrement.
Au 10e vers, j'aurais préféré une autre tournure que "tes yeux...(sont)... ceux qui me ressemblent"
Bel ensemble aux rimes parfaites

   Damy   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La mort, notre sœur à tous qui nous tend les bras inexorablement. Ici, votre poème est un désir ardent, érotique, de retrouvailles avec elle, comme si vous l'aviez perdue de vue un temps, et que ceci était devenu insupportable. J'aime beaucoup cet appel incestueux, tout baudelairien, en effet, et qui convient parfaitement à mes expériences relationnelles personnelles avec elle.
J'aime le rythme, j'aime la musique, j'aime moins l'équivalence synonymique "parfumées/embaumées". Je vous proposerais bien "consumées" (rime riche).

Merci, Beaufond.

   leni   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonsoir Beaufond
Ce poème a la finesse de la dentelle Bien sûr on pense à l'inceste au désir d'inceste En fin du poème le mot "soeur" flirte avec la mort C'est troublant sur le fond La forme révèle une force de plume qui
écrit le plus sensible le plus simplement C'est un art

Ô mes yeux foudroyants,
Toi, ma nuit ! folle chevelure,
Vers tes plis ondoyants
Je ressens ta musique obscure !


Ces vers ont ma préférence

Mais ce choix est injuste car choisir c'est éliminer

Un superbe poème et j'espère vous retrouver bientôt
Merci Salut cordial à vous Leni

   Francis   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime la musicalité du poème. J'aime sa couleur dominante :" pays sombre, ténèbres, nuit, noirceur, musique obscure, belle mort". Un parfum enivrant "parfumées", une musique "musique obscure", un gout "buvons tes larmes", une vision "yeux, chevelure" tous les sens sont en éveil ! Jeux interdits, instant de liberté.

   Curwwod   
8/12/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Bien sûr que le talent se manifeste dans ces vers savamment agencés et regorgeant d'images somptueuses. Bien sûr qu'on ne peut nier la noblesse du langage et la sincérité du propos. Mais moi, j'aime la poésie simple, pour plus de sincérité, plus de naturel,un accès plus direct à la sensibilité du lecteur, la légèreté et l'élégance de cette simplicité. Ici de l'emphase, pour ne pas dire grandiloquence, et cela ne me touche pas, ne m'inspire rien qui fasse battre le coeur ou mette la larme à l'oeil. Et puisqu'il convient de juger aujourd'hui sur le plaisir reçu, je dirai avec regret que je n'aime pas.

   Pussicat   
9/12/2014
Bonjour,
le texte est bien construit mais je n'ai pas accroché, trop de répétitions : "sœur danse, dansant, cheveux, chevelure..."
trop de "ô" : "Ô ma sœur... Ô mes yeux, Ô toi..."
Et puis je ne comprends le postulat... c'est la mort qui commande et non nous, pauvres âmes. De là mon trouble sur l'ensemble du poème :
"Enivrons-nous du goût de l'ombre !" pourquoi ce nous ?
"Fuyons tout ce qui fuit," passée la répétition du verbe fuir, je ne comprends pas ce vers.
"Sois mon rêve, ô ma sœur !" je l'entends comme le désir d'en finir,
"Tes yeux sont ceux qui me ressemblent,
Miroirs pleins de noirceur
Dont les reflets terribles tremblent !" que sont ces reflets ?

"Ô mes yeux foudroyants," là je ne saisis plus,
et puis viennent "la chevelure et la musique", et j'avoue ne pas comprendre le lien entre ces images.

"Donne-moi ton baiser" j'aurais utiliser un autre verbe que "donner", d'autant que le la mort ne donne pas, elle prend.

Qui purifie et creuse l'âme ! l'amour purifie l'âme, ou le don de sa vie pour une cause haute et noble, la mort je ne sais pas.

— Ce doux baiser qui mord ! / j'aime cet oxymore
Danse avec moi, nous serons libres ! / encore ce nous... quant à la liberté ? libéré peut-être des souffrances terrestres.

Ces répétions ont distrait ma lecture.
Il a un petit côté Baudelairien ce texte, un rien, il faut abuser...
la chevelure, la musique, les parfums, la nuit...
A bientôt de vous lire

   Ioledane   
10/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien que le ton soit trop lyrique à mon goût, et le texte assez répétitif avec ses nombreux "ô" et "ma soeur", un charme particulier se dégage de ce poème au rythme original et bien trouvé pour exprimer cette étrange danse.

"Fuyons tout ce qui fuit", belle trouvaille.

L'ensemble est bien réalisé.

   emilia   
10/12/2014
Rêver de mourir d’amour en invitant la mort à danser pour connaître une « belle mort »… : une déclaration pour le moins enflammée sous une forme emphatique qui prend le contre-pied de l’image habituelle de celle qui nous prive de la vie ( laide, détestable, sournoise, écœurante, étrangère…) Ici, sa personnification est plutôt attirante et familière : une sœur avec laquelle s’enivrer, qui verse des larmes embaumées, s’élance comme une flamme à la folle chevelure et aux plis ondoyants, en évoquant son doux baiser, en jouant avec l’homophonie (mort/mord), la musicalité rythmée des assonances dans le 4e vers (ou/on) et le 5e (dans/danse) et des allitérations (ter/tre) du 12e qui contribuent à mettre en scène le mouvement d’ensemble sur le ton impératif et implorant d’une aspiration finale à la liberté dans une recherche créative très esthétique…

   Anonyme   
11/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
On comprend qu'elle a de beaux cheveux, mais les répétitions tuent sa crinière. Sombre et ombre, brune donc ! Un peu plus de ciseaux et moins de laque : couper dans l'image et moins figer cette sœur aimée. J'aurais préféré des larmes parfumées à embaumées. J'aime beaucoup "ces yeux qui me ressemblent", tout un chacun peut réagir, à condition d'avoir une sœur. "Tes plis ondoyants" amènent à l'idée d'inceste, je ne sais si c'est volontaire, sans doute pas. Quoique la suite d'enflamme ! Ce doux baiser qui mord est une évocation à peine voilée d'une pratique interdire entre frère et sœur. Je trouve donc des qualités et une évocation sulfureuse mais sans savoir si elle est voulue.

   Anonyme   
13/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Si je puis me permettre, je dirai que ce poème est trop "empesé", cela le rend inaccessible et m'éloigne d'un ressenti.

J'aurais aimé découvrir ce poème avec un peu moins d'emphases, car cela lui nuit beaucoup. Il est trop dans la surenchère de l'émotif.

Par petites phrases, le poème s'apprivoise :

- Enivrons-nous du goût de l'ombre !
- Fuyons tout ce qui fuit.
- Miroirs plein de noirceur
- Toi, ma nuit ! Folle chevelure,

Cependant cela ne me suffit pas, c'est de la belle écriture, qui se lit bien malgré les répétitions.

Il faudrait donner à ce poème un peu plus de ce ressenti vrai, et le libérer de son corset de mots qui l'étouffe.

   Anonyme   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dont les reflets terribles tremblent !
+
Qui purifie et creuse l'âme !

— Ce doux baiser qui mord !

Immense plaisir de vous lire.

   jfmoods   
6/5/2017
Ce poème est composé de six quatrains. Dans chaque strophe, les vers sont alternativement des hexasyllabes et des octosyllabes. Les rimes, croisées, sont suffisantes et riches.

Le paradoxe ("ce doux baiser qui mord") et l'oxymore ("belle mort") signalent la visée métaphorique du propos. La femme mise en scène ici (apostrophes : "ô ma sœur" x 3, "Ô toi que j'aime, ô toi qui vibres"), ouvrant un champ de force sensuel (goût : "Enivrons-nous", "Buvons", odorat : "parfumées", vue : "tes yeux", "mes yeux", "miroirs", "reflets", ouïe : "ta musique", toucher : "m'embrasser", "ton baiser"), entourée d'un halo d'obscurité ("sombre", "ombre", "nuit" x 2, "ténèbres", "noirceur", "obscure") est la muse qui favorise l'inspiration poétique (impératif : "Sois mon rêve", futur : "nous serons libres").

Merci pour ce partage !


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