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Poésie classique
Beaufond : Le vaisseau enchanté
 Publié le 07/02/14  -  9 commentaires  -  715 caractères  -  450 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet du recueil de poésie en cours d'écriture, "Les danses noires".


Le vaisseau enchanté



Le navire du beau nage dans son miroir
Et se noie au profond de toutes les mémoires ;
Son naufrage en mon cœur semble des danses noires
Où l'infini se mêle au flot du désespoir.

J'ai vu l'éternité devant moi se mouvoir
Dans une épave étrange, enfant des vieux grimoires,
Qui voguait, par l'air pur des houles illusoires,
Derrière l'horizon sublime du savoir.

La magie est absente en ces siècles bizarres,
Hélas ! et pour porter ces vers en mon regard,
J'ai converti la mort à mes croyances rares.

Au travers de la nuit, sous un vaste brouillard,
Comme un marin perdu s'imagine des phares,
J'invente des soleils sur l'océan de l'art.


 
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   Robot   
18/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je perçois des tournures maladroites dans le premier quatrain, surtout ces premier et troisième vers très lourds à mon goût.
Le second quatrain est très confus en raison de sa construction et de sa ponctuation. On ne sait plus si les verbes sont liés à l'éternité, à l'épave ou à l'enfant. A la lecture je suis revenu plusieurs fois pour déterminer si oui ou non c'était l'enfant des vieux grimoires qui voguait comme une épave étrange.
Les tercets relèvent l'ouvrage, surtout le dernier très beau.
Une fois dépassé les embuches précitées, je trouve à ce texte quelques mérites.

   Ioledane   
27/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Décrire la poésie comme un exutoire à la souffrance et aux déceptions, par la création du 'beau' : la chose n’a rien de novateur, mais la plume est assez élégante.

Je déplore le parti pris des rimes phonétiquement similaires, certes sur le plan technique c’est une belle prouesse, mais sur le plan de la musicalité cela dessert l’ensemble.

Le deuxième quatrain me laisse perplexe, j’ai un peu de mal à suivre l’imagerie. L’éternité « devant moi » se meut dans une « épave étrange » qui vogue « par l’air pur des houles illusoires », « derrière l’horizon » du savoir. Géographiquement c’est un peu compliqué ; de plus le mot « enfant » m’a paru un peu incongru pour décrire une épave, et je suis interpellée par « l’air pur des houles illusoires » (en quoi l’illusion est-elle pure, puisqu’elle est mensongère ?) ainsi que par « l’horizon sublime du savoir » (en quoi le savoir est-il sublime, alors qu’il apporte le désespoir ?).

Je suis assez sceptique aussi sur les « croyances rares », qui me semblent (à tort peut-être) dictées par la rime.

En revanche j’ai bien aimé les « houles illusoires », et les deux derniers vers.

Un sonnet bien ficelé.

   Hananke   
28/1/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
N'ayons pas peur des mots, c'est un sonnet magnifique !

L'ensemble sur la même rime est une performance.

Les beaux vers sont nombreux :

Où l'infini se mêle au flot du désespoir,
Derrière l'horizon sublime du savoir,
J'ai converti la mort à des croyances rares

Et bien sûr les deux vers finaux.

Je ne ferais pas référence à tel ou tel poète
le poème se suffit à lui-même.

J'adore.

   senglar   
7/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Beaufond,


Deuxième quatrain et surtout deuxième tercet superbement imagés, comme s'il vous avait fallu prendre et reprendre votre élan :)

Je n'ai pas très bien compris pourquoi le "navire du beau" se noyait étant donné que vous exaltez en le reconnaissant ce beau par la suite ("voguait... air pur... horizon sublime...") et que vous maîtrisez parfaitement la problématique/situation que vous posez : "J'ai converti... J'invente...".
Au final quelque chose ou un ensemble/une tentative de syncrétisme assez confus en ce qui me concerne, d'où le (-).

brabant

   Anonyme   
7/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Relire quelques poèmes considérés comme sublimes dans nos anthologies scolaires nous permettrait d'apprécier ce poème à sa juste valeur.

Il est très beau. Aussi beau que bien d'autres consacrés pour "l'éternité".

Je cite l'auteur : " La magie est absente en ces siècles bizarres,
Hélas ! et pour porter ces vers en mon regard,
J'ai converti la mort à mes croyances rares." et dis simplement qu'il exprime ici, à sa façon; mais peut-on la renier parce qu'elle n'est pas dite à notre façon, ce que tout écrivain recherche ?

Comme un marin perdu ? Recherche de phares... je participe.

   Anonyme   
16/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Plusieurs lectures à nouveau, pour mieux ressentir ce petit quelque chose qui ressort de ces mots, ici l'écriture s'est faite beaucoup plus fluide et aisée ; elle vous emporte, que j'aime cette phrase "Le navire du beau nage dans son miroir", c'est ainsi que l'écrit vous bouscule de phrase en phrase, tout devient plaisamment magique.

Là, votre plume est élégante, et ouvre au lecteur de bien belles images, frappantes, l'émotion vient vous chercher :

" J'ai vu l'éternité devant moi se mouvoir
Dans une épave étrange, enfant des vieux grimoires, "

Toute aussi révélatrice cette strophe-ci :

" La magie est absente en ces siècles bizarres,
Hélas ! et pour porter ces vers en mon regard,
J'ai converti la mort à mes croyances rares. "

Je ne regrette nullement d'avoir persisté à vous lire, dans l'écriture d'un poète il y au tellement de couleurs ...
J'ai été complètement emporté par ce texte, beaucoup de choses sont dites :

" Au travers de la nuit, sous un vaste brouillard,
Comme un marin perdu s'imagine des phares,
J'invente des soleils sur l'océan de l'art".

N'est-ce pas une profonde réflexion, qui vient à celui ou à celle qui vogue au cœur de l'Art.

   Anonyme   
15/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pas de Marot ni de Peletier, non plus Elisabétain, de qu'elle nature est donc ce sonnet magnifique ?

   jfmoods   
30/5/2017
Ce sonnet en alexandrins, à rimes embrassées, croisées et suivies, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre masculines et féminines, est construit sur deux rimes.

La thématique du grand large structure le poème. Le locuteur explique comment l'émerveillement premier, d'abord improductif (métaphore : "Le navire du beau", personnification avalisant la stérilité : "nage dans son miroir"), parvient, par la traversée de l'utopie ("l'infini", "l'éternité", complément de temps : "Au travers de la nuit", compléments de lieu : "Derrière l'horizon", "sous un vaste brouillard"), à se muer en écriture poétique (clin d’œil au titre d'un recueil qui explore le processus de création : "des danses noires", complément circonstanciel explicitant le but : "pour porter ces vers en mon regard", allégorie : "J'ai converti la mort", comparaison : "Comme un marin perdu s'imagine des phares", image du démiurge : "J'invente des soleils").

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
31/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème dont le sens, la prosodie, la versification, forment un sonnet de très bonne facture.
Certes , le premier vers et "épave étrange" peuvent être améliorés.
Mais le dernier tercet, estompe ces deux détails, par sa beauté.

----------Au travers de la nuit, sous un vaste brouillard,
----------Comme un marin perdu s'imagine des phares,
----------J'invente des soleils sur l'océan de l'art.


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