Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
BernardG : Métamorphose
 Publié le 31/10/19  -  9 commentaires  -  683 caractères  -  186 lectures    Autres textes du même auteur


Métamorphose



La chenille s'avance verte diligence,
Rasant profonds vallons, prés, chemins et hauts cols,
Sait que viendra l'instant des merveilleux envols
En mûrissant de soyeux rêves d'espérance,

Je parsemais donc chaque sentier – à outrance –
Par des louis d'or et d'argent posés aux sols,
Elle grimpa sur giroflées puis tournesols
Riant des écus continua son errance,

Elle voyait déjà translucide son aile
Voler vaporeuse dans sa fine dentelle
Et dès l'aube miroiter sous le rai du jour,

Quand surgira la délivrance salutaire
La piéride s'enfuira sous l'astre solaire,
Danser avec le bleuet son tango d'amour.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gemini   
10/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Je crains que le sonnet marotique n'admette pas qu'une rime féminine (aile, v9) en suive une autre (errance, v8).

Pour la catégorie présentée (classique), la confection des césures semble être ignoré, hiatus (à outrance v5), présence d’un féminin pluriel à l’intérieur d’un vers (giroflées v7), oubli de diérèse (piéride v13).

Pour l'écrit, il me semble que l'expression "posés aux sols" est fautive. Le pluriel paraît être forcé pour la rime.
L’ellipse de l’article dans « Elle grimpa sur giroflées puis tournesols » ne me paraît pas heureuse.
L’emploi d’un temps différent (présent, passé, imparfait, futur) pour chaque strophe est original, mais pas convaincant. Je pense que cela déboussole un peu le lecteur et dessert la narration.

Pour le reste, le sujet est bon. Même s’il est difficile d’admettre qu’une chenille porte en elle l’idée de son futur, le texte évoque le court moment de bonheur d’un être dans la nature. J’ai trouvé de bonnes images : "verte diligence", "Voler vaporeuse dans sa fine dentelle", "Danser un tango d’amour".

Mais l’ensemble est plutôt mal formulé (que veut expliquer ce "donc" du vers 5 ?). Je crois qu’il aurait mieux valu écrire sans s’embarrasser des contraintes.

   Gabrielle   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un hymne à l'espérance.

La captivité dure toujours l'instant d'un soupir et naît enfin la délivrance, la rédemption de l'âme qui, de par sa condition et à ce qui a été prévu pour elle, renaît grâce une grâce divine....

Merci à vous pour ce joli message de vie.

Bien à vous.

   Anje   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique.
Ce poème n'a pas encore quitté sa chrysalide. Il n'est pas complètement formé, ne peut pas voler de ses propres ailes. Dommage, le thème m'aurait bien plu. Mais avec plus de couleurs, plus de légèreté papillonnante.
Les vers ne sont pas alexandrins. Certains ne comptent pas douze syllabes (V7 : 13 à cause de gi-ro-glé-es, V13 : 13 en raison de pi-é-ri-de -qui est masculin) et nombreuses césures ne se trouvent pas à l'hémistiche.
Sur l'écriture, on sent bien le travail de forçat que s'est imposé l'auteur. Il en ressort un manque de fluidité par trop d'inversions, des absences d'articles ou au contraire quelques chevilles pour satisfaire la mesure ou forcer la rime.
Je pense donc qu'avant de rendre la liberté à ce papillon, l'auteur devrait peut-être reprendre son travail dès "la chenille" qui prenait d'ailleurs un mauvais départ avec sa rime interne avance/diligence.
Anje en EL qui aime bien les papillons et moins leurs chenilles (c'est un sourire).

   Lebarde   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le sujet est séduisant : la vie et les pérégrinations d’une chenille qui rêve de se transformer en un joli papillon.

Les images sont souvent fraîches et plaisantes et auraient pu donner un poème recevable mais la forme est à mon avis inacceptable surtout en classique!
Un sonnet, marotique ou pas doit respecter les règles qui ici sont ignorées dès le premier ver et assez systématiquement ensuite (césures approximatives, E non élidés, vers bancales, diérèses forcées ) si bien que très peu de dodécasyllabes sont des alexandrins.

Désolé, je pense que ce poème mériterait d’être retravaillé et qu’il y a matière à produire un sonnet honorable .

À bientôt de vous lire à nouveau

En EL
Lebarde un peu déçu

   Robot   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le texte recèle de belles images. Mais il est difficile de trouver un rythme qui s'accorde à la lecture. On a l'impression que tout est parti d'un poème classique mais qui regorge d'imperfections et aurait mérité d'être redressé. Ou bien, il aurait fallu revoir le poème sous une forme contemporaine construite pour celà ou même carrément un texte libre.
Un bémol aussi pour le changement de temps du présent au passé qui désoriente la lecture.

   papipoete   
31/10/2019
bonjour BernardG
une chenille s'avance, épousant le moindre millimètre de sol, se voit déjà demain quand métamorphosée, elle prendra son envol.
NB le premier quatrain est fort bien posé, et la chenille nous entraîne dans son sillage et... je saute la seconde strophe dont le sens m'échappe ?
Puis vient le 1er et second tercet tout à fait clairs, le papillon s'en ira folâtrer sous les rais du jour, de bleuet en bleuet.
Pardonnez-moi pour le second quatrain, qu'il faudrait ré-envisager ? et par la même occasion en revoir aussi la ponctuation.
Tel que le poème est présenté, je ne puis le noter objectivement !

   Davide   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour BernardG,

J'aime l'élégance de ce sonnet, ses couleurs et l'énergie qui s'en dégage. Une sorte de légèreté naïve tout droit sortie de l'univers de la fable. Des images originales que cette "verte diligence", ainsi que celles des tercets, très lyriques.

En revanche, je trouve inutile l'apparition du narrateur ("je") dans la deuxième strophe, d'autant qu'il brise le rythme allant de ce périple.
Une autre chose m'a gênée, c'est la liberté prise sur l'emploi des temps : au temps du présent succède un temps du passé sans aucune raison dramatique. Le futur, dans la dernière strophe, se justifie par une projection de notre héroïne personnifiée (elle a des rêves, la coquine !) mais, l'emploi du passé juste avant obligerait un conditionnel !
Personnellement, je réécrirais la 1re strophe au temps du passé ("s'avançait", "savait que viendrait") et la dernière au conditionnel présent ("surgirait", "s'enfuirait").

De plus, des expressions m'ont paru... étranges : "aux sols" (pluriel), "Je parsemais (...) par" (la forme me semble fautive) et le verbe "surgir" sonne bizarrement - "adviendra(it)" me paraît plus adéquat ici.

En somme, malgré de nombreux couacs dans l'écriture, j'ai plutôt bien aimé l'atmosphère de conte pour enfants, cette magie toute diaprée, toute nimbée de lumière.

   Marite   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème est très intéressant mais, la forme illustre tout à fait le ressenti que j'éprouve face à nombre de textes qualifiés de poésie contemporaine : un canevas basique de classique ou néo-classique présentant beaucoup d'imperfections. C'est dommage car avec un travail, peut-être considéré fastidieux et inutile par l'auteur, ce poème aurait pu être bien agréable à lire.

   ANIMAL   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ma vision de ce poème est celle de la liberté de décision face à la tentation.

Cette chenille sait ce qu'elle a à faire sans avoir besoin de personne pour la détourner de son chemin de vie. Elle doit devenir un papillon.

Le narrateur parsème son chemin "d'écus" en lesquels je vois de l'Herbe aux Ecus, donc une tentative de détourner la chenille de son chemin en lui proposant quelque nourriture qu'elle ne connaît pas. Le but serait de la faire changer de route pour l'attirer du côté où il le désire.

Mais celle-ci ne se laisse pas tenter par ces nouveautés et le piège échoue. Elle garde son indépendance et poursuis son chemin.

Je vois dans ce texte une allégorie avec l'évolution d'une adolescente, qui devient femme, et doit se méfier des ruses déployées pour l'attirer hors de la voie connue et sûre, avant d'arriver à l'âge adulte et pouvoir déployer ses charmes en toute liberté.

Cette interprétation (peut-être fausse mais qui est mienne) donne un tout autre éclairage à ce poème, au demeurant charmant par son côté naturaliste.

Sur la forme, je regrette juste le manque de ponctuation qui rend la lecture moins fluide.

Une lecture en tous les cas intéressante.


Oniris Copyright © 2007-2019