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Chansons et Slams
bipol : La crise
 Publié le 11/01/13  -  10 commentaires  -  1592 caractères  -  200 lectures    Autres textes du même auteur

Les malheurs de la crise.


La crise



http://www.archive-host.com/files/1829614/aff91597cfc10f7ab7a2abea9625c02d892454b1/criseOK.mp3

Musique et chant Nicolas Rugolo


Quand le froid m'envahit
Dans le fond de la vague
Et que je suis petit
Au bord du terrain vague

Les tags griffonnent l'amour
Aux creux des cathédrales
Ébloui par le jour
Dans le bleu du vitrail

La puissance des sons
Éclaboussant nos cœurs
On sent les vibrations
À des années moteur

Et l'argent
Tue la vie
Dans le vent
Du profit

Tous ces rails qui se croisent
Entre les herbes folles
Mélangées aux ardoises
Brisées à même le sol

Le caddie est poussé
Par une femme en sursis
Elle a le corps brisé
Par le creux de la vie

Elle traîne son mari mort
Qui n'a pas résisté
Au mauvais coup du sort
Il s'est fait déchirer

Et l'argent
Tue la vie
Dans le vent
Du profit

Elle l'appelle mon chéri
Et lui parle comme à Dieu
Un jour il est parti
C'est vrai qu'il était vieux

On dit que c'est la crise
Mais on en dit beaucoup
Comme au temps des cerises
On en voit pas le bout

Prions dans les usines
On verra bien demain
Si la crise divine
A changé de chemin

Et l'argent
Tue la vie
Et l'argent
Tue la vie
Dans le vent


 
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   Pimpette   
27/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
"Les tags griffonnent l'amour
Aux creux des cathédrales"

ça ,c'est superbe, mais j'ai du mal avec le reste...Un peu geignard, non? et la musique, au lieu de compenser, accuse encore la tonalité générale...

Une autre fois sera mieux certainement!

   Labrisse   
11/1/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Houhou !

les tags griffonnent...

si ça c'est pas un hiatus de chez hiatus? avec un g c'est rare... il fallait le souligner.

A mon gout il y a quand même des "banalités"
Et l'argent
Tue la vie
Dans le vent
Du profit
bon OK § personne ne peut ne peut nier l'exactitude de ce genre d'assertion, mais est-ce suffisant? Il aurait fallu dévelloper, enrichir, donner des appuis, de "l'ornement"...

Bien a vous

Labrisse.

   brabant   
11/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Bipol,


Ce texte est authentique, j'y ai entendu, aussi, la voix de Jacques Brel* : "Pourquoi a-t-on tué Jaurès ?", et il ne s'agit pas seulement de pacifisme, mais de classe ouvrière.

* "Elle l'appelle mon chéri
Et lui parle comme à Dieu"


"On dit que c'est la crise
Mais on en dit beaucoup"... Quand le socialisme a-t-il perdu en route la classe ouvrière ? Elle qui était son chemin.

Le temps des cerises, temps des promesses, temps des espoirs, vrai temps de la Révolution, on en a hélas vu le bout dans le sang des Communards. Mais je crois que c'est ce que vous avez voulu dire : Après les aristocrates les bourgeois et avec les bourgeois la paupérisation de ceux qui sont en bas, tout en bas, les travailleurs pauvres qui ne peuvent même pas se payer un logement, ni même le loyer d'un logement, encore aujourd'hui, et sûrement demain aussi.

Merci pour cette piqûre de rappel. Taguons les cathédrales mais prions dans les usines...


Belle interprétation, sensible, cri du coeur en progression, je souscris ! La révolte couve puis gronde... convainc ! Elle n'en sera que plus violente. Cette chanson est une prophétie.

   leni   
11/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cette chanson est un cri"déchirant" Le texte est brutal trop direct l'auteur imprime une tristesse Je n'accède pas au troisième quatrain ni au cinquième : des années moteurs????mélangées aux ardoises ????Ensuite on tombe dans un certain misérabilisme:le mari mort... Et ça finit par:Prions Trop c'est trop a écrit Cendrars Trop de tristesse tue la tristesse Toutes les idées sont justes mais devraient être suggérées Car le chanteur dont j'admire le talent et la voix ne fait qu'enfoncer le clou :c'est son rôle Voici deux vers de Mac Orlan qui sont un vrai refrain
On dit l'argent n'a pas d'odeur
Le pétrole va nous démentir

Salut aux deux artistes Leni
Je viens de lire un commentaire de Bipol Il dit avoir choisi volontairement le style direct je respecte son choix et je lui redis que je partage le fond de sa pensée je modifie mon appréciation

   Anonyme   
11/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"La crise". Comme"ils" ont bien trouvé le mot pour tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes....
" Et l'argent tue la vie dans le vent du profit" pas mal trouvé.
Nicolas, toujours cette voix juste et puissante.

   Anonyme   
11/1/2013
Bonjour Bipol,

Très belle voix, comme j’aime, diction impeccable, fluide et musicale.
Une chanson qu’on écoute avec grand plaisir et dont on entend distinctement tous les mots sans avoir le texte sous les yeux. C’est tellement surprenant aujourd’hui, que ça vaut la peine d’être dit.

Dommage que ces mots véhiculent trop de clichés :

— « Et l'argent / Tue la vie / Dans le vent / Du profit »
C’est un peu limite pour accrocher le frisson. D’autant qu’il s’agit du refrain et qu’on va devoir se le coltiner plusieurs fois.

D’une manière générale le texte souffre d'être explicatif au lieu d’être suggestif. Par exemple :
— « Le caddie est poussé
Par une femme en sursis
Elle a le corps brisé
Par le creux de la vie »

Plutôt que de nous expliquer ce qu’elle a, décrivez-nous la scène à travers ce que vous voyez d’elle, donnez-nous à interpréter plutôt qu’à informer. On comprendra bien tous seuls qu’elle est au creux de la vie. C’est votre œil qui m’intéresse, pas la conclusion que vous en tirez. La poésie c’est l’imagination que vous laissez au lecteur. Sinon c’est le journal du 20H.

Je ne note pas, car il y a un vrai talent. J’ai écouté votre chanson plusieurs fois avec le même plaisir. Reste à trouver les mots. Il n’y a pas de raison que ça ne vienne pas.

Ludi

   bipol   
11/1/2013
J'ai employé un langage parlé direct à dessein

Car cette chanson se veut militante d'une cause qui me tient à coeur

Le désespoir d'une population qui serait dû soit disant à une crise

   funambule   
12/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une fois n'est pas coutume ni dans l'ordre des choses ici mais je commencerais pas la musique et la découverte d'un beau compositeur interprète, assez heigties sur cette chanson (en même temps je ne cracherais pas dans la soupe qui m'a nourrit). Le reproche que je pourrais faire, en imaginant que le texte à précédé la composition est qu'elle à un peu trop d'emphase par rapport à l'aridité du texte, plus de retenue eut été de bon aloi. Dans le cas où l'auteur aurait travaillé sur la mélodie, je ferais le reproche inverse.

Pour ce qui est purement du texte, hors tout message, j'entends bien l'intention de l'auteur et sans doute n'y a t'il pas de meilleur chemin à mon sens que cette simplicité de dire affichée et revendiquée... mais à l'intérieur d'un concept, d'une idée, on se meut avec plus ou moins d'habileté.

L'option choisie a besoin du cliché pour incarner les personnage mais aussi d'apport plus personnel, d'inventivité et même de l’affligeante banalité des choses pour donner crédit et émotion. J'essaye de dire ici que le trait est trop forcé, trop "situant"... jusqu'à frôler la caricature et rendre contre productive l'intention à trop ne pas vouloir la perdre.

J'aurais cependant été très fier qu'un de mes textes, même inabouti soit si magistralement interprété.

   Artexflow   
15/1/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
bipol,

Tout a été dit sur mon ressenti, à mon sens beaucoup de banalités, même et surtout dans les images évoquées, le "creux des cathédrales" j'ai l'impression d'avoir entendu ça des milliers de fois, ainsi que le refrain...

Cependant le titre est très bien interprété, et sachez bien que si j'avais à noter texte ET musique vous auriez sûrement écopé d'un B+.

M'en voulez pas j'vous en prie, j'ai tout simplement pas vraiment été embarqué par votre texte :)

Bravo pour cette chanson néanmoins, évidemment, et grand bravo pour la musique et son interprétation qui me plaisent déjà beaucoup plus :D

Il est deux heures du matin !

   Anonyme   
20/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Encore une fois, j'ai sans doute des raisons toute personnelle de ressentir toute la portée de vos mots, nous étions en 2013, nous sommes en 2016, plus que jamais enfoncés dans le marasme de la crise, qui entraîne inexorablement des gens vers le fond 'Et l'argent, tue la vie", vos mots portent haut et fort par votre voix, que je trouve cette fois très puissante de sincérité, et ça, ça m'ébranle complètement. Tout l'ensemble est "magistral".


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