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Chansons et Slams
bipol : Le manège
 Publié le 19/11/14  -  12 commentaires  -  940 caractères  -  299 lectures    Autres textes du même auteur

Sur le manège en bout de plage

http://www.aht.li/2487705/LE_MANEGE_-_BIP-1-.mp3

Musique Jean-Marie Djibedjian


Le manège



Sur le manège en bout de plage
j'ai les chevaux de mon enfance
qui montent et dansent dans ma mémoire
au bout du ciel quand il est tard

ils me racontent de drôles de rêves
de cette femme sur le trottoir
avec ses bas en vieilles dentelles
sortis tout droit d'un vieux bazar

sa chair froissée se retournait
dans le bus noir des beaux quartiers
entourée d'hommes au cigare vert
aux vieux habits défigurés

plus loin un singe tout habillé
danse le reggae avec une fille
elle a quinze ans et elle est nue
autour la foule les déshabille

Sur le manège en bout de plage
les nouvelles tournent depuis l'enfance
et le taxi s'est arrêté
je cours à l'eau pour me baigner

la fille sourit car c'est dimanche
elle joue là-bas avec sa mère
une belle journée pour la famille
l'eau est très bonne même en hiver


 
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   margueritec   
15/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je me suis laissée bercer par cette chanson, un brin nostalgique mais teintée d'espoir, qui m' évoque bien les carrousels des vacances en bord de mer.

Quelque chose d'intemporel qui vit, se transmet de mémoire en mémoire - et se couple à la nôtre - , traverse le temps. Ainsi de la référence au reggae qui semble en décalage par rapport à la vision de cette vieille femme sortie d'un passé très lointain mais qui montre la permanence du manège-temps, dont les deux derniers couplets confirment la présence.

Le texte très visuel - chaque couplet est un véritable tableau qu'un peintre ou cinéaste n'aurait pas de mal à mettre en scène - est accompagné d'une musique "ritournelle" qui participe à rendre compte du mouvement du manège (et du temps), de même que la reprise du premier couplet ... que j'attendais.

Juste une petite remarque, mais quelque chose m'a peut-être échappé, comment une fille nue peut-elle être déshabillée ? A moins qu'il s'agisse d'une image que je n'ai pas perçue.

   Francis   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En lisant ces vers, j'ai pensé au carrousel de Berck Plage. Les chevaux d'un autre temps tournent inlassablement face à la mer. C'est aussi une petite station balnéaire où se croisent des femmes aux bas fripés et de jolies sirènes au corps hâlé. Ce poème renferme une petite musique très agréable et une teinte nostalgique que j'aime beaucoup.

   Pimpette   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime tout!
Le sujet, l'écriture, cette limpidité de sens à la lecture, c'est comme si ce manège inconnu était à moi à partir d'aujourd'hui!!!

Merci
Sur le manège en bout de plage
les nouvelles tournent depuis l'enfance
et le taxi s'est arrêté
je cours à l'eau pour me baigner

La poésie dans la simplicité c'est vraiment le top!

   leni   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce sont des chevaux de bois de rallonge qui tournent en rond C'est leur métier La musique les accompagne en nostalgie Les images viennent de la brocante aux souvenirs C'est tout simplement beau et cool comme la voix du chanteur Je ne vais pas citer toutes les images qui font cohabiter les époques mais un seul vers

la fille sourit car c'est dimanche

c'est le CAR qui me fait sourire

Bravo à vous deux Salut cordial Leni


PS quant à la fille nue déshabillée deux fois c'est sans doute
une licence poétique!!!

   PIZZICATO   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que voilà un joli tableau qui nous ramène à une époque où l'on prenait le temps de vivre, de voir, de sourire...
Une succession d'images précises qui ne trompent pas : la " touche " du peintre est là.
La musique tourne bien avec ce manège. Bravo à vous deux.

   Robot   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est dansant, il y a du rythme. Je le vois tourner ce manège. Je sens monter une nostalgie, des visions, des réminiscences. un paysage derrière le carrousel, les promeneurs, les voyeurs. Une mélodie en adéquation.
Des vers libres assumés pour ce texte très visuel qui ne tombe pas uniquement dans le descriptif mais dont les regards sont variés. Un petit bémol sans conséquence pour habillé et déshabille dans le même quatrain.

   funambule   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Bipol,

Bien écrit et joliment mis en musique, mon adhésion s'arrête cependant là. J'ai du mal à dissocier musique et paroles tant je dois reconnaitre la cohésion, l'imbrication du texte et de la mise en musique (interprétation comprise). Si le but est d'évoquer un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître, il est atteint. Certains titres (je ne sais pourquoi) passent entre les mailles du temps, d'autres marquent une époque. Ce "manège" semble entrer dans la seconde catégorie... sans en être. Si je devais pousser plus loin, définir plus, je dirais regarder une (vieille) carte postale; l'âme de celle-ci est assez diffuse. J'entends cependant qu'elle puisse trouver écho en certains, ce n'est pas mon cas... mais ça reste assez bien écrit.

   Michel64   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est balade (et ballade) vers un passé, rêvé, associé à cet accordéon est bien agréable. Ce passage de l'imparfait au présent entre le 3ème et le quatrième quatrain indique bien l'immersion dans le rêve.
J'ai un peu de mal à visualiser le singe dansant le reggae. Mais les rêves autorisent tout, même de déshabiller une fille nue.
Une chanson un brin nostalgique qui en appellera d'autres j'espère.

   papipoete   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Bipol;je préfère entendre la chanson où les paroles nous bercent comme les vagues d'un carrousel. En vous lisant, j'aurais écrit "les" drôles de rêves; "vieilles, vieux, vieux" n'avaient-ils pas de synonymes? au 4e quatrain si la fille est nue, la foule ne peut la déshabiller! Je redis mon regret devant l'absence de ponctuation(autre richesse de lettre), celle-ci pouvant orner un texte autant que de beaux mots!
Malgré cela, les 3 premières strophes s'illustrent d'images charmantes(les chevaux qui montent et descendent), d'images troublantes(cette femme fatale qui déambule sur le populeux trottoir, jusqu'aux bus des quartiers huppés. Je ressens les 8 derniers vers tels des flashs traversant l'esprit...

   Lulu   
19/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un bien joli texte dont j'ai aimé la musicalité des mots. Je n'ai pas écouté la musique qui l'accompagne...

J'aime particulièrement les différentes images, autant de scénettes qui nous rappelleraient chaque attraction dans le manège comme autant de rêves.

   Curwwod   
4/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis contenté de lire le texte et de goûter la poésie et la fantaisie de ces souvenirs qui remontent à l'enfance comme autant de flashes, de madeleines proustiennes qui se succèdent au rythme de la rotation du manège, révélant à chaque fois une scène poignante ou fantaisiste. C'est un texte surprenant d'une fausse naïveté qui, l'air de rien, distille une vraie mélancolie.

   Anonyme   
26/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Autre temps, autre image, de bien beaux souvenirs, ce manège de chevaux de bois, tourne encore, sur quelque place, au son d'une musique semblable à celle-ci, belle trouvaille, qui fait de l'ensemble une écoute pleine de douceur de vivre, par les images qui viennent à s'éveiller, étonnantes dans cette strophe ci :

"plus loin un singe tout habillé
danse le reggae avec une fille
elle a quinze ans et elle est nue
autour la foule les déshabille"

Pour l'époque cela ne devait pas manquer de surprendre, je comprends pourquoi "la foule les déshabille", très subtilement trouvé.

Bien volontiers, j'ai écouté ce manège tourné, mêlant vos souvenirs à mes souvenirs, de bons et beaux moments.


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