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Poésie contemporaine
bipol : Les pavés du temps
 Publié le 14/07/16  -  12 commentaires  -  697 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps infiniment petit.


Les pavés du temps



Tu tourneras longtemps
comme l'aiguille qui passe
sur les pavés du temps
quand la pute fait sa passe
comme l'oiseau son nid
sur le bord de sa vie
tu retiens cet instant
qui est mort cependant

tu tourneras longtemps
sur ton manège vivant
où tes chevaux fourbus
ne rêvent déjà plus
la musique s'en va
au tempo de tes pas
dans l'allée du jardin
que tu prends dans tes mains

tu tourneras longtemps
sur les pavés du temps
avant d'entendre la mer
y creuser son destin
dans les roches de terre
par le geste divin
tu n'es qu'une brindille
s'endormant mais qui brille


 
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   Vincente   
1/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'écriture scande efficacement, et joliment, l'avance imperturbable et séquentielle du temps. La reprise du "Tu tourneras longtemps" impose sans lourdeur sa systématique répétitive à chaque début de strophe, évoquant l'enchaînement inéluctable de chaque fraction du temps. L'ensemble se lit vivement et courtement comme la vie !

Je n'ai pas vu la nécessité d'utiliser la formule "quand la pute fait sa passe" qui sort du registre poétique du reste du texte ; quand bien même vous souhaiteriez montrer l'exaspération de cette avance lancinante, pourquoi cette image dégradée ? Il y aurait bien d'autres façons de la souligner.

Les vers présentent une force d'évocation importante, ils sont harmonieux entre eux. L'auteur s'adresse au lecteur emblématique par le tutoiement empathique, appuyant de ses verbes au futur, l'impériosité de sa démonstration.

Le propos, malgré le thème du temps mille fois rebattu, gagne par sa concision l'esprit du lecteur. Les deux derniers vers viennent prendre à revers la démonstration envahissante, en signalant l'espoir de "l'infiniment petit qui brille" .

Un joli texte, assez épuré, qui évoque avec une certaine véhémence l'inéluctabilité, compensée par un ultime jeu de l'esprit...

Vincente

   funambule   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelque chose d'inexorable, une ambiance presque moite, on sent comme une main posée dans notre dos qui nous pousse sur ces pavés... et puis la lumière. Pas de lourdeurs, une boucle sans (vraie) fin qui évoque un sujet mille fois traité avec comme un parfum classique tout en étant éminemment original.

   leni   
15/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
les pavés du temps remplis de bonnes intentions La pute fait ses passes comme l'oiseau son nid J'aime cette façon de dire De dire vrai mais inattendu Les chevaux fourbus respirent la tristesseDE toutes façons tu n'as pas le choix :tu tourneras sur les pavés du temps
Très joli texte Bravo Amitiés Gaston

addendum
j'ai relu plusieurs fois ce poème Il marque une évolution dans le style rédactionnel Il est plus concis;pas de mots remplissage et je suis séduit par l'idée "des pavés du temps" ala lecture à haute voix ces mots martèlent
Belle sonorité pour


où tes chevaux fourbus
ne rêvent déjà plus
la musique s'en va
au tempo de tes pas

je revois ma notation je note passionnément

salut cordial LENI

   Sofi   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps passe inlassablement, de jolies images, beaucoup de douceur et de mélancolie à la lecture de votre poème.

   PIZZICATO   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un fort joli texte sur la fuite du temps et ses "pavés" que foulent les êtres au cours du passage de leur vie.
De belles images comme (entre autres) " tu retiens cet instant
qui est mort cependant "

" où tes chevaux fourbus
ne rêvent déjà plus "

" la musique s'en va
au tempo de tes pas "

   MissNeko   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème dit le rythme semble scander le temps qui passe.
L ensemble est très poétique ( à part le vers " la pute fait sa passe")
Une belle lecture

   emilia   
15/7/2016
Comme une valse à trois temps sur « les pavés du temps » pour un triptyque bien construit et imagé égrenant les instants qui s’accélèrent au rythme du manège qui tourne sans cesse et imprime les pas des « chevaux fourbus » qui creusent un destin sur une note finale lumineuse « d’une brindille qui brille… » ; merci pour ce partage poétique d’un tempo…

   Anonyme   
15/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Bipol,

quand je lis ton poème je suis partagé. En fait, j'aimerais pouvoir venir pour, ou que tu viennes, boire un café, ou un thé, ensemble, et discuter, de la vie, du sens de la vie, du désespoir parfois, de l'espoir, de quoi ? Faudrait voir : d'amitié, de l'amour, de tout, de rien...du temps qu'il fait, des enfants, des petits-enfants, du passé, du présent, de toujours…

Ton poème est tellement chargé de sens, de profondeur qui ne dit pas son nom.

Sur la forme, pour moi, ça manque un peu de fulgurance, non pas du tout de la fulgurance, car le tout de ton texte est dans une sorte de moyenne, avec de bonnes trouvailles et des choses moins stimulantes.
Mais ce que je te reconnais, c'est la sincérité. Une sincérité désarmante – pour le critique que je m'efforce d'être ici – c'est pas évident…

Pour moi, il n'est pas question de talent, il est question d'un homme qui se dit. Ses doutes, sa vérité,

Comment évaluer un tel propos ? Je ne sais pas.

Je vais mettre "beaucoup" comme évaluation, parce que je suis touché, non pas tant par les mots que par la volonté, le nu, de l'auteur, je crois, qui se dit, qui dit son doute et son espérance (de brillance)...et ça je le respecte infiniment.

Je te rassure, mais pas besoin de moi, c'est pas moche, sinon j'aurais pas voté ;o) et puis tu dis 'tu' et ça aussi ça me parle beaucoup.

Bien à toi (beaucoup)

C.

   Lylah   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une ritournelle emprunte de gravité, cela peut sembler contradictoire et pourtant c'est ce que j'ai ressenti à la lecture de ce texte qui m'a touchée tant par son rythme que par ce qu'il exprime.
J'ai beaucoup aimé les deux premières strophes et leurs images très parlantes, avec un plus pour la seconde que je trouve très émouvante.
Un petit moins, donc, pour la troisième et surtout pour les deux derniers vers, le "s'endormant" m'a semblé "lourd" après tant de fluidité et pour moi, ce beau poème méritait un "chute" plus aérienne.
Mais j'ai vraiment, vraiment, beaucoup aimé l'ensemble...

   Zoe-Pivers   
22/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis restée accrochée à la première strophe, je la trouve prenante, à la fois dure et très sensible.
Votre poème, mais c'est un ressenti tout à fait personnel, a l'expression de ces regards écorchés par la vie, qui ne baissent pas les yeux, mais dans lesquels on lit quelques mots de fatigue.
Merci Bipol
Belle soirée
Zoé

   dom1   
24/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Merci pour cette ritournelle un peu convenue et classique mais qui a le charme du temps qui passe ainsi, comme assis sur banc à regarder les temps qui passent.

Dominique

   Anonyme   
6/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps... Voilà un sujet inexistant. Petite création de l'homme pour se sentir plus vivant. Pourtant, la relativité est son passe temps.
Pour la novice que je suis, voilà un texte comme je les aime. Avec un soupçon de grossièreté.


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