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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Dans une valse trop laide
 Publié le 25/06/19  -  13 commentaires  -  1507 caractères  -  199 lectures    Autres textes du même auteur

Manifeste écologiste en mode surréaliste.


Dans une valse trop laide



Le monde est un œuf d'où sort l'homme nouveau,
Sur une peinture bavarde il suinte Marengo.
L’heure est molle, la terre sort de sa coquille,
Sunset de boulevard, périphérie de pacotille.

Un pinceau géant éjacule sur son ventre,
Du drame les monstres sont l'épicentre,
Mais déjà, ils dansent une valse trop laide,
Trois pas de côté, il ne viendra pas d’aide.

Des fourmis s'échappent d'une tasse de thé.
C’est qu’il n’y a plus tant de vertes vallées.
Le soleil trempe dans une mer vinyle,
J’ai des frissons de glace sur ce péristyle.

Le tableau avale l’écran d’une fumée saumon,
Une toile d’araignée qui nous prend pour des cons.
À l’origine fleurs de lys, royales écartées,
Nos pensées sont salies, violentes étriquées.

Pressées comme des citrons dans un ciel sans lait ;
Ceci n’est pas un crime d'Orient-Express abandonné.
Arraché par la fenêtre È pericoloso sporgersi !
Il faut battre tambour, mon beau crabe farci.

Le laboureur s’en bat sa gouache de cobalt,
L’écume du volcan a le goût du basalte.
L’ombre insaisissable qui nie m’appartenir
Porte des chapeaux melon moirés de saphirs.


Sous une tête d’Hespérides, il pleut des papillons d’ivoire,
Mais les éléphants d’Afrique n’ont plus rien à y voir.
Alors quoi ? La tauromachie n’est pas une science exacte !
Sur le sable taché de pourpre, c’est là de ton cœur l’impact !


 
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   Corto   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce "manifeste écologique" est audacieux dans sa forme. La multitude d'images qu'il véhicule intrigue, et l'on a envie de comprendre chaque ligne. Mais pas toujours avec succès...

Etant en "mode surréaliste" il faut prendre de la distance avec chaque image, tenter (un peu) de la décrypter, et se laisser aller à s'en imprégner.

A partir de là on entre dans un univers où la règle n'est plus la cohérence mais la subtilité d'une construction faite pour être vue comme une construction, justement.

Je ne vois pas pourquoi "Nos pensées sont salies, violentes étriquées", mais j'apprécie parmi d'autres l'expression "Le laboureur s’en bat sa gouache de cobalt".

Au premier degré on applaudira "Une toile d’araignée qui nous prend pour des cons", sauf que justement ici il n'y a pas de premier degré...

Cet exercice audacieux retient l'attention, intrigue, et appelle des relectures comme lorsqu'on se trouve devant un tableau de peintre surréaliste.

Mais jusqu'où faut-il ne pas aller trop loin ?

Bravo à l'auteur.

   Lebarde   
29/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
C’est une poésie libre, certes.
Mais la versification est beaucoup trop aléatoire.
Tentative louable au niveau des rimes, mais un nombre de pieds totalement anarchique qui casse le rythme des vers et rend la compréhension du texte difficile.
Quelques belles images cependant.

J’ai relu plusieurs fois sans rentrer dans le sujet qui aurait mérité meilleur traitement !
J’abandonne.

   Donaldo75   
7/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'ai trouvé qu'il y avait des hauts et des bas dans ce poème. Il possède un ton, néanmoins, malgré un rythme parfois hoquetant. Je remarque que de par sa structure, il est plus proche de la poésie contemporaine que de la forme libre. Et c'est peut-être là que réside l'explication sur son rythme pas toujours fluide, parce que les contraintes de la versification et de la rime sont encore trop présentes.

J'ai bien aimé.

   Davide   
25/6/2019
Bonjour BlaseSaintLuc,

Les mots sont percutants, les images bien trouvées, le ton ironico-humoristico-surréaliste ne cède pas à l'insolence ou à quelque prétention que ce soit. C'est lourd et léger à la fois !

Ce qui me gêne avant tout, c'est le cadre d'expression, qui, à mon sens, ne convient pas - du tout - au propos : ni poésie libre ou prosée, ni poésie rigoureusement versifiée, ni texte de chanson.
Les rimes - plates de surcroît - ne sont pas du meilleur effet lorsque les vers ne comptent pas le même nombre de syllabes ou ne jouent pas au jeu des régularités.

Ce poème a l'aspect d'un gâteau réalisé avec de bons ingrédients mais que l'on aurait mal agencés ou mélangés entre eux.
Avec quelques retouches (et notamment l'omission des rimes), ce poème aurait fait, je pense, une très belle prose.

J'ai plutôt bien aimé dans l'ensemble, mais l'hiatus entre fond et forme m'empêche de donner une appréciation juste.

Merci du partage,

Davide

   senglar   
25/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour BlaseSaintLuc,


Dans une poésie contemporaine aux allures de classique avec de bien jolis vers qui font impact, poésie très marquée picturalement surréaliste, si j'a bien compris il est trop tard, trop tard pour sauver une terre devenue oeuf mollet, quoi qu'on promette, tout y est piège et tout y décline, l'homme prophétiquement nouveau lui-même n'y pourra rien. D'ailleurs l'on voit pour finir son coeur éclaté sur le sable de l'arène, couleur indispensable d'une préparation Marengo.

Au fait l'homme nouveau est-il ici poulet ou veau ? Jadis il était coq voire taureau.

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était.


Quelques beaux vers pour me faire plaisir :
"J'ai des frissons de glace sur ce péristyle.
"L'écume du volcan a le goût du basalte.
"Sous une tête d'Hespérides, il pleut des papillons d'ivoire
"Sur le sable taché de pourpre, c'est là de ton coeur l'impact.

Il y en a bien d'autres mais plus spécifiquement surréalistes. Ah la molle heure, les citrons pressés comme des heures, le beau crabe farci et... et... !

Il y a de la gouge et du burin là-dessous...


Senglar

   papipoete   
25/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour BlaiseSaintLuc
Je ne vois pas un poème ici, mais une toile qu'aurait peinte jean Pierre Blanchard, ( celui qui, à grands coups de blaireau brosse le portrait d'une célébrité, au " plus grand cabaret du monde " de la télé )
L'auteur n'écrit pas, il frappe le vélin d'une plume en transe, d'où naît un quatrain débridé... libre au lecteur d'interpréter !
Mais cet après-midi à la forte chaleur, les neurones font la moue et me disent " qu'en pense-tu ? "

   BlaseSaintLuc   
25/6/2019

   Palrider   
25/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des touches de couleurs pour un tableau mariant hyperréalisme et surréalisme, ça déborde dans tous les sens mais c’est un beau bordel organisé qui fait sens, avec de belles images poétiques.

   PIZZICATO   
25/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je viens de lire vos explications partielles, après avoir relu ce texte que j'avais laissé en attente de réflexion.

Cela n'a pas beaucoup changé mon avis sur le propos.
Surréaliste, sans équvoque.
Sur l'écologie ? Je n'ai pas vu grand chose s'y rapportant.

Ce texte m'a fait l'effet d'un patchwork, une suite de réflexions qui me semblent n'avoir aucune relation entre elles.
L'Homme nouveau, une anecdote sur un plat, un pinceau géant, Dali, Boticelli, << crime de l'Orient Express " >>, l'ivoire, la tauromachie... ouf !

Non, je n'ai pas du tout accroché... Peut-être ne suis-je pas en mesure d'apprécier la poésie surréaliste. Nul n'est parfait (sourire).

A vous lire une prochaine fois.



Edit : après lecture de votre complément d'explications, je modifie volontiers mon appréciation. Comme quoi...

   Cat   
26/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas valsé sur les propos du poète. De toutes façons il n'y a pas de quoi sur une valse trop laide, n'est-ce-pas ?... :))

Par contre j'ai déclamé les vers sur un rythme qui s'est imposé tout seul – du genre cahin-caha rêveur à dos de chameau - et auquel j'ai bien accroché.

La longueur de ces vers justement s'est prêtée à une savoureuse dégustation de l'heure molle autant que l’œuf ; les images percutent aussi fort qu'elles sont débridées.

Car si le sens précis voulu par l'auteur m'échappe totalement – hormis un vague réquisitoire contre le monde actuel et ses dérives - le kaléidoscope qui s'est allumé dans ma tête s'est paré de belles couleurs et de dépaysements en terre pas si inconnue que ça...

C'est l'ensemble qui me plaît énormément. Les références sont riches et elles m'ont fait voyager tous azimuts, et l'écriture est soignée dans son style autant que le propos peut paraître déjanté. Et il l'est, assurément !...

Il y a le boire et le manger dans ce texte, et chacun devrait y retrouver ce qui lui parle.

Bien sûr, j'ai ressenti cette sorte d'indolence fataliste exprimée dans ce ras-le-bol poétique, mais aucune morale à la façon de La Fontaine et encore moins de leçons écolos à deux balles qui fleurissent trop souvent à hue et à dia sur la toile et me saoulent comme ce n'est pas permis.

Merci BlaseSaintLuc. Sur tes textes précédents il me manquait à chaque fois un petit quelque chose pour adhérer à fond, je crois que tu as réussi à m'embarquer cette fois.

A te relire.


Cat

   dark_matters   
28/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé. Le surréalisme, l'exploitation des cinq sens, le rythme. Bien sûr, la versification est un moyen d'atteindre un bon rythme mais ce n'est pas le seul, la preuve. Certains vers, à voix haute , sont de sacrés chefs d'oeuvre...
Oui, bravo. Vraiment.

   suzan   
29/6/2019
Je ne suis pas du tout spécialiste. Je n'y connais rien en "technique poétique"...du coup je n'ai pas tout compris des images et des subtilités. Un peu loin de mes références sans doute je m'enlise dans ce sujet si sombre : pourquoi "peinture bavarde / pinceau géant / tasse de thé /péristyle ..." ? Désolé !

   Jocelyn   
6/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Contrairement peut-être aux autres, je ne vais pas chercher à comprendre le texte, suivre de près les vers, analyser les consonances, le rythme. Je reste au niveau du sentiment. Il n'y a pas de bon texte sans sentiment adéquat. Ici je lis de la révolte, un y en a marre mais un parmi tant d'autres. Comme une tentative désespérée de révolte, une expression qu'on sait impuissante de son désarroi mais que l'on manifeste quand-même... Après tout, la poésie doit continuer à dire des choses...


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