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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Ma douce ironie
 Publié le 29/11/19  -  8 commentaires  -  523 caractères  -  174 lectures    Autres textes du même auteur

État d’âme.


Ma douce ironie



Je te caresse comme une chatte, ironie.
Tes yeux d’Agate reflètent mélancolie.

Mélancolie traîne le long des ancolies,
Fleuve déchaîné sur les rives de l’oubli

Rives d’oubli d’un monde avec de lourdes chaînes
Où l'en-rêve est à l’envie et le cœur à l’en-vaine

Le cœur à l’en-vaine meurt, nous laissant nos vies
Dépeuplées de nos corps, de nos petits soucis

L’ironie sans soucis, si douce en ma demeure
Garde bien à l’abri, enfer et Paradis.


 
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   Gemini   
22/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
J’aurais mis en libre.

Il m'a fallu un peu de recherche pour apprendre que cette figure de style s'appelle l'anadiplose. J’ai supposé que c’est au titre de jeu, d’amusement, qu’elle servait le texte et son titre : ironie.

Dans l’écriture, j’ai mal saisi le besoin d’ellipse d’article du premier distique "reflètent mélancolie", (alors qu’il n’y en a plus ailleurs), la recherche de rime interne au début : "chatte,.Agate", "traîne, enchaîné", puis plus rien par la suite, et ce suivi de rime/assonance qui s’arrête brutalement au dernier distique "demeure/Paradis". Cette tentative de faire croire à de l’alexandrin s’avère, à mon sens, néfaste, obligeant même v6 à une élision pas très seyante : "ou l’rêve". Qu’on devrait lire avec une majuscule sur O et un accent sur u.

Il m’a semblé deviner une recherche d’assonance sur la particularité du mot qui comporte deux i. Ce qui explique pourquoi tant de rimes et rimes internes avec cette voyelle. Il y a peut-être encore un rapport avec l’amusement hi-hi-hi ?

Présence d’un néologisme " l’en-vaine" (ou jeu de mots envie/en-vain ?) au milieu de mots dont on se demande s’ils sont bien orthographiés v4 "oublie" et v5 "envie" (avec ou sans e ?)

La ponctuation n'aidant pas (il aurait fallu choisir entre en mettre ou pas), je n’ai pas su si "dépeuplé" v8 devait être au masculin ou au féminin pluriel. En tout cas, je l’ai mal compris au singulier.

Enfin, j’ai à peine accroché au sens. Le rapprochement de mélancolie et ancolie m’a paru juste visuel, la mélancolie en fleuve déchaîné ne me paraît pas juste (c’est simplement ma lecture, je ne vois pas l’image d’une mélancolie déchaînée), le cœur laissant la vie dépeuplé(e) du corps, bien difficile d’accès (et surtout expliquant bien mal le sens que l’auteur donne à l’en-vaine).
Seul le dernier vers qui mélange "enfer" et "Paradis" (pourquoi une minuscule pour l’un et une majuscule pour l’autre ?) m’a réconcilié avec l’idée que j’ai de l’ironie, cruelle, mordante parfois, et d’autres fois simplement malicieuse, ou douce comme titré ici, sans vice.

Dans l’ensemble, je pense qu’il y a eu beaucoup trop de recherche stylistique et même prosodique et que le sens en a pâti.
Pour un exergue annonçant un état d’âme je me serai attendu à plus spontané.

   Corto   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
On a du mal à prendre au sérieux ce poème.
Dès le début l'exergue sonne comme une tromperie.

Il n'y a guère ici d'état d'âme mais plutôt un amusement avec les mots mis dans une certaine forme pour respecter quelques règles ici bien piégeantes.

L'auteur a cédé à quelques facilités comme cette "mélancolie" (bis) jouant avec les "ancolies" de façon si peu convaincante.

J'ai mieux aimé "l'en-rêve est à l’envie et le cœur à l’en-vaine". Par contre la répétition immédiate au vers suivant est désagréable.

Le final "L’ironie sans soucis, si douce en ma demeure
Garde bien à l’abri, enfer et Paradis"
sonne comme un ultime aveu de l'auteur, comme quoi il serait dommage de prendre tout cela au sérieux.

Je m'en garderai donc.

   Walter_Gilligan   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'aime cette poésie, j'aime ce texte, j'aime les mots, je me laisse emporter par la musique de l'auteur.
Je n'ai pas besoin d'intellectualiser le texte, j'accroche ou pas, je sens une écriture maline et acéré.
Je suis mon intuition et je savoure cette douce ironie à sa juste VALEUR.

   ANIMAL   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un joli poème qui sonne comme une douce rengaine qui vous emporte au gré des vagues de cette mélancolie-ironie.

Le flux et le reflux des vers a contenté mon goût de l'harmonie des sons. J'ai juste buté sur "déchaïné" qui jure dans cette ambiance douce-amère et serait aisé à remplacer par un mot moins brutal.

Pour le fond de ce poème, l'impression générale qui s'en dégage est celle d'une ironie pratiquée pour masquer un mal-être, le sentiment de mélancolie d'un être que la vie a maltraité.

"Mélancolie traîne le long des ancolies
Fleuve déchaîné sur les rives de l'oubli"

Evoque par exemple pour moi le narrateur qui se promène sur la rive d'un cours d'eau, au milieu des fleurs, mais cela ne suffit pas à soigner son vague-à-l'âme. Et ainsi à l'avenant.

Je trouve ce texte équilibré et plein de charme.

   papipoete   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour BlaseSaintLuc
J'avoue ne pas voir briller dans mon esprit, cette étincelle qui me dirait " ben oui, t'as pas compris ? "
Certes, je comprends que votre texte n'est pas " hymne à la joie ", et que dans le coeur du héros ça ne va pas fort !
Mais comme chez tout un chacun, nous avons en stock " enfer et paradis " dont le diable et les anges, jouent tour à tour leur rôle !
NB une chaîne de jeux de mots, avec un distique supérieur pour le troisième !
le 6e vers mesure 13 pieds ( bye bye " néo-classique " ! )

   Alfin   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Merci pour ce joli poème, les mots sont beaux mais ne me touchent pas, parfois trop abstraits, je suis aussi limité dans ma compréhension ce qui fait que je n'arrive pas jusqu’à la demeure.

Mais le plus important, c'est d'écrire, de créer des mots, des images, des univers. Merci pour cette petite constellation et j'attend de lire le suivant !

   Davide   
29/11/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour BlaseSaintLuc,

Difficile de faire le lien entre l'état d'âme (de l'exergue), la douce ironie (du titre) et le poème lui-même.

Le premier distique, personnifiant l'ironie dans une étonnante comparaison ("comme une chatte"), la fait s'associer à la mélancolie. Pourtant, la seule ironie que j'entraperçois chez ce narrateur amorphe est celle du sort... Et c'est peut-être de celle-ci dont il est question (?)

Il y a dans ces vers le ton désabusé d'une douce tristesse, d'une mélancolie assumée, que vient renforcer l'anadiplose (figure de style consistant à reprendre en début de vers le ou les derniers mots du vers précédent).

J'ai bien aimé ce vers en chiasme, dont le choix des mots illustre à merveille l'humeur fantaisiste et langoureuse :
"Où l'en-rêve est à l’envie et le cœur à l’en-vaine"

Mais la suite est bien étrange : "nous laissant nos vies / Dépeuplées de nos corps, de nos petits soucis", avec ces "nous"/"nos" lourds dans la syntaxe et dont le sens m'échappe, une fois encore.

L'ironie consistant à dire le contraire de ce que l'on veut faire entendre, j'avoue n'avoir rien compris à ce poème. Malgré quelques belles trouvailles et une musicalité plaisante, l'ensemble m'a paru très hermétique. Trop hermétique !

   phoebus   
30/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le narrateur se recroqueville sur lui-même et sans cette ironie sublimée sa souffrance d'être au monde l'écraserait et le gommerait.

Alors les sentiments et les images se désaccordent comme si aucune nuance du monde ne devait exister en dehors de cette ironie à valeur de brouillard de couleurs.
L'ironie comme un espace où rien des ondes de choc d'un monde échevelé ne pourra accoster. Mais quoi alors ? Du rien, du silence ou peut-être de l'ignorance encore.
Dans un désert d'ironie et sans but, comme une impasse de l'esprit et c'est le poème qui désespère et vite, très vite, un abandon ... comme pour dire que la vie s'est arrêtée.


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