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Poésie contemporaine
BlaseSaintLuc : Salammbô
 Publié le 07/07/18  -  6 commentaires  -  801 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

Entre Matho et Salammbô, il y a Carthage.


Salammbô



C'était à Mégara, au temps jadis de Carthage,

Dure comme ses soldats, la terre, déjà, sentait l'orage.


La mer happait les murs gris, au loin chantaient les mercenaires.

Dans un décor de fin de nuit, on aurait cru mugir l'enfer.


Nue sous un voile transparent, Salammbô priait Tanit,

Son cœur pur comme un diamant, ses seins durs comme le granite.


Sous la lune opaline, on ne voyait que ce joyau,

Danseuse cristalline, aussi douce qu'un oiseau.


Dans ses yeux le feu, dans son cœur le fer,

Elle ne vivait que par son Dieu et n'avait peur que de son père.


C'était à Mégara, un crépuscule avant l'orage,

Là où les soldats font des rêves de carnages.


 
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   papipoete   
7/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour BlaseSaintLuc
En quelques lignes, l'auteur nous montre la " Belle au serpent noir ", qui fait autant rêver que trembler !
NB le tableau me semble équivoque ; on croit voir danser Salammbô ce joyau ( le vers précédent parle du coeur/diamant )
" Aussi douce qu'un oiseau " ne semble pas adapté à cette icône, dont l'image ferait plutôt songer à un rapace !
J'aime cependant la construction du poème, avec les 2 premiers vers s'accordant avec les 2 derniers !

   Anje   
7/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Une construction originale en distiques espacés confère au texte un aspect aéré, léger malgré ses mots durs (enfer, carnages...). Les rimes internes, visiblement voulues, majoritairement suivies d'une virgule auraient pu transformer les strophes en quatrains et ne choquent donc pas à la lecture. Je n'aurais pas mis d'e à granite. L'épiphore insite sur Mégara et les soldats mais éloigne un peu du sujet principal que le titre annonce comme étant Salammbô et que l'on oublierait presque.

   Annick   
7/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C'était à Mégara, au temps jadis de Carthage,
Dure comme ses soldats, la terre, déjà, sentait l'orage.

J'aurais écrit : "...la terre, déjà, sentait venir l'orage" que je comprends mieux et afin de filer la personnification : "dure" comme ses soldats.

J'ai apprécié la mise en parallèle de :

Son cœur pur comme un diamant, ses seins durs comme le granite.
Dans ses yeux le feu, dans son cœur le fer,
Elle ne vivait que par son Dieu et n'avait peur que de son père.

J'ai apprécié l'emploi répété des locutions restrictives : ne que

Tout ceci donne de la force et un certain lyrisme à ce texte.

Il y a bien une atmosphère qui se dégage déjà de votre poème mais vous auriez pu davantage "nourrir" votre lecteur en densifiant les choses. Votre écriture est pure mais manque un peu de substance. J'ai ressenti les espaces entre les vers comme autant de silences que vous auriez pu combler.

Un beau sujet, mais qui pouvait faire rêver davantage.

Tous mes encouragements.

   Eclaircie   
8/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Salammbô,

En préambule, je dirais que la mise en page de votre poème sur le site n'est pas très agréable à l'œil.
Il me semble que des interlignes se sont glissés entre tous les vers pour devenir alors double entre chaque distique.

Le sujet choisi n'est pas de mes préférés faute de le connaître.
Je vous livre donc mes seules impressions :
Fond et forme s'accorde bien, à mes yeux.

Détails : "on aurait cru mugir l'enfer." me semble étrange comme formule, "croire mugir" est surprenant.

Ensuite je trouve les sonorités, les allitérations, bien pensées, bien placées, pas trop invasives tout en étant visible tout de même.

Une lecture intéressante.
Merci du partage,
Éclaircie

   fried   
8/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que restait il de Carthage quand Flaubert est venu y écrire Salammbô, que des ruines, colonnes écroulées et au sol fresques en mosaïques. Restes épars de toutes les civilisations et peuples qui ont fait et défait Carthage.
Ce poème est une belle évocation du roman, il entraine dans un rêve d'un monde antique.
J'ai aimé les première rimes reprises à la fin.
Merci

   BlaseSaintLuc   
20/8/2018
Modéré : commentaire de l'auteur sous son texte (si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussions sur les récits".


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