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Poésie en prose
Brume : Qui sème l'amour, récolte des papillons
 Publié le 17/03/17  -  23 commentaires  -  700 caractères  -  421 lectures    Autres textes du même auteur

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.
– Proverbe africain


Qui sème l'amour, récolte des papillons



Le voyage est une branche portée par le courant.

Un, deux, trois.

Il a l'odeur des nuages.
Sa silhouette sautille entre les ruisseaux et l'humanité. Ses boucles soyeuses dodelinent sur ses taches de son ; il est joli comme une fille.
Muet comme une larme au bord des cils.

Quatre, cinq, six.

L'essaim butine les marguerites pendues à ses frisettes ; zigzague et se volatilise. La nuée vole sous l’œil du soleil et sème d'un claquement de doigts.

Sept, huit, neuf.

La page des tourments se perd dans la nature.
Son sourire s'étend sur le chemin. Quand il mange des papillons, jaillit la lumière.




 
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   Anonyme   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La première ligne n'est pas si évocatrice que cela pour moi. Pourquoi une branche, pas un rameau, l'arbre entier?
Il manque peut-être un liant dans l'image que vous avez voulu reproduire.

L'énumération des chiffres qui tend à rappeler l'enfance (l'enfant qui vient d'apprendre à compter et le fait savoir comme une victoire) ne me procure pas l'effet sans doute escompté par l'auteur, et dans cette situation.

Le grand écart me gêne aussi entre 'ruisseaux' et 'humanité'.
L'humanité c'est un peu trop pour ma souplesse. Il manque un pont entre les deux que je puisse franchir instinctivement.


D'autre part essaim/et sème est un peu rabâché. (On a évité 'et s'aime', c'est bien!).

Sinon la toute dernière phrase ,' Quand il mange des papillons, jaillit la lumière.', je la trouve lumineuse.
J'aurais commencé cette courte prose par cela, en gardant ce style parlant et qui résonne tout de suite.

Je suis donc mitigé (et ce n'est que mon avis) tout en ayant une certaine sympathie pour ce saut dans le vide, cette écriture qui tente de dire autrement.
Bonne continuation.
egfrild

   Pouet   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un poème "mignon" comme tout. Le premier vers est très réussi. Je me suis laissé porter par la douceur des mots. Un peut court peut-être, preuve que j'ai bien aimé. Seul le "il est joli comme une fille" ne me parle pas trop.

Pouet

   socque   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oh, voilà un poème bien joli ! Rieur, avec des images suffisamment insolites pour que je le trouve exempt de mièvrerie... ou alors un tout petit peu peu, avec les boucles soyeuses et les taches de son qui, à mon goût, font trop "poulbot" et ôtent de l'universalité à ce qui est dit : on sait déjà que le petit symbole de l'humanité n'est pas un bronzé !

Bon, c'est un détail. Parmi les images qui me parlent :
Il a l'odeur des nuages
il est joli comme une fille
La nuée vole sous l’œil du soleil
, des choses toutes simples, quoi.

J'apprécie aussi que le ton du texte ne soit pas univoque, que "sous l’œil du soleil" il y ait aussi des ombres, avec par exemple
Muet comme une larme
La page des tourments

Un bon équilibre, pour moi, entre lumière et obscurité, avec le choix de mettre en avant la lumière mais sans en faire trois tonnes.
La dernière phrase est très représentative à mes yeux, avec cette violence du "manger" (de jolis petits papillons, en plus) qui donne naissance, justement, à la lumière ; bien vu, pour moi.

   Proseuse   
26/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dix, onze, douze ... moi, je vous accompagnerais bien encore un peu plus loin dans votre poéme-voyage !:-)
L' insolite y est, la poésie aussi .. le sourire, la beauté et la joie de vivre y sont itou ! et même les tourments capitulent et se perdent, alors, moi, ça me va et j' ai pris beaucoup de plaisir à vous lire !
Merci pour le voyage et a vous relire bientôt

   PIZZICATO   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un voyage agréable et " sautillant '', avec ces belles images qui l'accompagnent.
" Muet comme une larme au bord des cils " celle-ci me plaît beaucoup.

   Zorino   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brume,
Voici le genre de poème qui me ferait presque réconcilier avec les Hommes.
C'est frais, léger, poétique, bucolique. Je m'y suis promené comme on se promène sur un chemin de traverse, seul, bras dessus-dessous avec la nature. J'ai vraiment beaucoup aimé. De plus, moi qui n'aime pas les longues poésies, je suis comblé (un peu trop courte peut-être).
C'est dommage que ce jeune garçon doive manger ces pauvres papillons pour que la lumière jaillisse de sa bouche...
Merci pour ce beau partage

   Cat   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci, Brume la pétillante, pour ce petit (trop petit) moment de douceur à parcourir tes chemins joyeux.

Oui, c'est ça, c'est exactement ça, c'est la joie qui éclabousse autour de tes mots posés légers comme des papillons, dans l'odeur des nuages, muets comme une larme au bord des cils.

J'aime aussi beaucoup ton proverbe africain, mystérieux et à la fois qui semble si sage.

Un, deux, trois...
je reviendrai vers toi...


Cat

   Anonyme   
18/3/2017
Modéré : commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte)

   Ludi   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Brume,

Il me semble que les chiffres évoquent successivement l’enfance, la jeunesse, et la maturité.
Je me suis un peu perdu dans ce voyage, car la métaphore n’est pas filée. On le compare d’abord à une branche pour aussitôt le rendre humain et synthétiser le parcours d’une vie.

Par contre j’aime bien l’idée, telle que je l’ai comprise, qu’un voyage peut se faire dans la nature (les ruisseaux) comme dans l’humain.
Le parcours est semé de joies, de beauté et d’espièglerie (boucles soyeuses, taches de son, joli comme une fille) et des larmes de l’enfance.

Puis vient le temps des amours (j’ai lu s’aime à la place de sème).

J’ai eu un peu de mal avec les derniers vers, même si je trouve très beau « Quand il mange des papillons, jaillit la lumière ». Est-ce inviter l’homme à découvrir et dévorer la nature pour éclairer sa vie ? C’est assez bien dit, si c’est cela qui est dit. Sinon, je validerai mon billet pour le prochain.

Ludi
papillon dans la nuit

   papipoete   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Brume,
Comme c'est joli ! Un, deux, trois soleil !
Le temps de lire votre poème est aussi bref que celui de souffler au vent les poils d'un pissenlit ; on a envie que le poète rajoute une deuxième " dent de lion " pour que dure le plaisir de goûter cette délicieuse prose !
C'est très court, là est la prouesse de l'auteur et des vers comme " ses boucles dodelinent sur ses taches de son " ... quel régal !

   Sodapop   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quel poème délicat, léger et plein de liberté. Le thème est ludique et nous porte tout naturellement et avec beaucoup de fluidité.
J'aime beaucoup ces "un, deux et trois" et "quatre, cinq et six" etc qui reviennent tout au long de ton poème, ça donne du rythme à ta plume et du coup ça rend le tout très original.
Bravo à toi Brume, tu as égaillé ma journée!! :-)

   Somnium   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je trouve le traitement un peu court, cependant il s'agit de fragments de vie donc cela semble juste. Je n'arrive pourtant pas à me faire à l'idée de cet essaim qui vole, butine et saime, sauf pour la délicatesse et la sobriété des termes choisis.

"Quand il mange des papillons, jaillit la lumière." Cela ne me parle pas.

   arigo   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'appréhende toujours la poésie en prose, car elle exige des images puissantes d'évocation.

j'aime beaucoup ces parties :
"il est joli comme une fille", donnant l'idée d'un métissage, d'un mélange.

"muet comme une larme au bord des cils", j'y vois un silence plus évocateur encore que les mots.

la fin du poème vient contraster avec les comptage enfantin.

Merci pour le partage,

Arigo

   myndie   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que c'est joli!
Bonjour Brume,

ton poème est comme une madeleine de Proust : il a le goût des sucettes salées et la douceur des rondes enfantines que nous faisions en chantonnant des comptines...
J'adore ta suggestivité :
"Il a l'odeur des nuages.
Sa silhouette sautille entre les ruisseaux et l'humanité. Ses boucles soyeuses dodelinent sur ses taches de son ; il est joli comme une fille.
Muet comme une larme au bord des cils."
C'est à la fois inventif et d'une tendresse folle.

Si ça ne l'est pas, en tout cas, ça ressemble à une jolie pause de douceur dans la brutalité de ce que nous vivons...
Et je suis d'accord avec Pouet, Proseuse et Cat, il est si court qu'on en goûterait bien encore un peu...
Bravo à toi

   OiseauLyre   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Brume,
votre poème dégage une impression globale positive.
Certaines images m'ont touché :
"Il a l'odeur des nuages"
"Muet comme une larme au bord des cils",
d'autres me laissent plus perplexe :"[..]entre les ruisseaux et l'humanité.", "[...]comme une fille." Je trouve ici le mot "humanité" mal amené, ce qui donne une impression de lourdeur au passage.
Les chiffres façon comptine me laissent de marbre. J'aurais aimé les voir remplacés par des mots ou des images courtes plus propices à donner du flottement.
Sinon j'apprécie le sujet et votre écriture qui essaie de faire autre chose, de dépasser certains chemins.

   Anonyme   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
''Le voyage est une branche portée par le courant''. Il y a dans ce vers, une force indéniable, et court dans votre poème, comme un symbole, avec en emblème, cette branche, que l'on pourrait comparer au rameau d'olivier.
J'ai vraiment aimé vous suivre dans vos pérégrinations, avec l'essaim, le miel, paroles sacrées, c'est du moins ce que j'ai ressenti en vous lisant.
''L'odeur des nuages''. Quelle belle image poétique.
Merci pour cette balade, avec cette nature immuable, qui, par quelques vers, nous invite à l'apprécier encore plus.

   fugu   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bien aimé ces fragments d'enfance ainsi que l'ambiance bucolique et presque naïve qui ressort de ce poème en prose;
presque naïve car ce texte possède sa part d'ombre et de mystère, de larmes et de tourments.

l'odeur des nuages - est du plus bel effet.
le sourire qui s'étend sur le chemin, aussi.
Une lecture agréable dans l'ensemble.

   hersen   
19/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
les chiffres me font l'effet de trop appuyer sur la lecture. Je suppose que l'auteur veut ici relever le côté enfantin et en même temps donner un tempo.

je trouve le premier vers plutôt décalé, je n'arrive pas à le raccrocher au reste du poème.

Ceci dit, c'est très frais, léger et lumineux. Comme un amour quand on ne s'attarde pas trop sur la page des tourments !

merci de cette lecture,

hersen

   Francis   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand j'ai lu ces mots, j'ai revu des images, celles des sourires d'enfants du Kivu (RD Congo). Notre association venait d'y construire une école, des latrines, un point d'eau. Les enfants gambillaient, légers comme des papillons sur la marelle d'une vie meilleure. C'était un essaim joyeux qui abandonnait quelques larmes de joie dans la lumière. Si vous voulez rencontrer ces petits papillons, consultez le site skolidarité sur internet. Mon fils retournera bientôt à Bukavu pour superviser l'avance des travaux. C'est une région à hauts risques ! J'ai peur pour lui mais...je croise les doigts, un, deux, trois...

   Queribus   
1/4/2017
Bonjour Brume:

Votre poème est léger et frétillant avec un côté comptine plein de fraîcheur par sa brièveté et la succession des chiffres: un, deux, trois; quatre, cinq, six; sept, huit, neuf. Toutefois je pense qu'il nécessite quand même plusieurs lectures pour en saisir tout le sens notamment cette première phrase:"Le voyage est une branche portée par le courant"; j'aurais préféré quelque chose de plus "carré"qu'on pourrait apprendre un peu comme une récitation.
En conclusion, je trouve ce texte plutôt positif mais il m'a laissé quand même sur ma faim et je ne laisserai pas d'appréciation.
Je reviendrai toutefois, à l'occasion, vous lire avec plaisir dans de nouveaux textes.

Bien à vous.

   Brume   
8/4/2017

   Gouelan   
15/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
j'ai aimé cette prose délicate posée comme sur un fil.
On suit ce voyage au bout de ce fil.

J'y ai trouvé un bonheur simple, silencieux, lumineux.
Mais il est aussi "muet comme une larme au bord des cils".
Avec le l'espoir : "La page des tourments se perd dans la nature".

La vie mange des papillons.
Fleur de vie par le papillon 'ou l'abeille) essaimée.
La vie est magique, fragile et précieuse.

Bravo pour la légèreté des mots. Ils sont des funambules, des petits nuages.

   jhc   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Brume,
sur un air de comptine enfantine, des images/mirages charmantes que j'ai perçues un peu floutée.
J'ai juste une réserve avec l'"humanité" qui fait un peu fausse note dans la tonalité générale. Vous avez sûrement vos raisons.
Et puis c'est un peu court. l'ensemble est léger et agréable.
à bientôt,
jh


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