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Poésie libre
Cat : Mélancolie go home
 Publié le 15/06/17  -  11 commentaires  -  918 caractères  -  507 lectures    Autres textes du même auteur

Pour me dilapider langue pendue au soleil…


Mélancolie go home



Au galbe des fossettes
ravagées par le ciel et l’eau
se vautre le temps
qui ride l’enfance

Pour qu’elle tienne jusqu’au glas
la vie doit se laver l’envie à l’envers


Attifée de ma robe de souffre
pieds vendus au néant
dans l’étau monotone d’une mélancolie
ainsi parlait ma bouche à l’écho aphone
plié en quatre dans le hurlé de mes cris

Puis un jour s’est levé ni bleu ni brume
dans l’odeur du café mal réchauffé
après un sommeil frémissant peuplé d’ombre
appliquée à la courbe des virgules
émerveillée j’ai arrondi les angles
des a et des o des s embrassés
des apostrophes et des majuscules
mes poings suspendus

L’incandescence à fleur de vivre
a brûlé un zeste de la peine emballée dans ma peau
gribouillé de rose l’écume des sanglots
pour me dilapider langue pendue au soleil


 
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   David   
27/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé le poème fantaisiste et lunaire. Il y a une drôle de géométrie, orientale j'ai envie d'écrire : depuis le "galbe des fossettes" du début, qui m'évoque une courbe, une partie bombée, convexe, Il y a d'abord le "ainsi parlait ma bouche" zarathoustrien :) pour sans doute le passage isolé :

"Pour qu’elle tienne jusqu’au glas
la vie doit se laver l’envie à l’envers"

Il est très joli, et la bouche dans ma lecture poursuit cette histoire de courbe, de bombé, de convexité, quand arrive "la courbe des virgules", explicite, et le paradoxe du "j’ai arrondi les angles/des a et des o des s" que des lettres sans angles à arrondir justement - j'ai vainement cherché un mot-clé avec a, o, s, dedans - c'est là que m'est venue cette idée de moucharabieh, de fenêtre mi obstruée de formes arrondies (dans mon souvenir, c'est pas toujours le cas en vrai). Bon, et j'ai trouvé lunaire un poème qui finit sur "soleil" et qui s'appelle "Mélancolie go home" mais ce n'est pas un adjectif que je réserve au truc déprimant forcement.

   Brume   
8/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Déjà j'adore le titre et sa résonance.
Votre plume a du style. Dès la première strophe je suis happée par la puissance, la beauté et l'originalité des images; j'en prends pleins les yeux; de vrais trésors.
L'ambiance est plantée et c'est un bain de mélancolie qui m'enveloppe de son parfum gribouillé de rose l'écume des sanglots.

Je n'aime pas le pléonasme "l'hurlé/de mes cris."

Heureuse d'avoir lu cette merveille de poésie.

   PIZZICATO   
15/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cat.
" Au galbe des fossettes
ravagées par le ciel et l’eau
se vautre le temps
qui ride l’enfance " entame superbement imagée ; et tout le reste est de la même essence, je dirai même quintessence.

Le désir de briser " l’étau monotone d’une mélancolie " prend toute sa dimension dans le dernier quatrain.
Fort belle poésie.

   myndie   
15/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cat,

« un poème doit être matière-poésie », c’est ce qui me semble définir au mieux ton poème. Ce n’est pas de moi hélas, c’est de René Char, mais tout est dit et c’est mon juste ressenti après t’avoir lue.
J’aime ta poésie de l’instant, les confidences qu’elle distille et les non-dits pudiquement véhiculés.
Il suffit de suivre le fil de tes images pour s’imprégner de l’émotion qui en sourd.
Brume a trouvé les mots juste sur la « beauté et l’originalité des images » qui plantent l’ambiance.
Le décor est planté et les allitérations font le reste, appuient là où ça fait mal où au contraire lèvent le voile de la mélancolie :
« la vie doit se laver à l’envers »
« attifée de ma robe de souffre » (très jolie image)
« ni bleu ni brume »
Et donnent des vers agréables à l’oreille.
Ton poème est à la fois épuré et tellement original…Il a une âme. J’aime beaucoup

Et cette « incandescence à fleur de vivre », puisses-tu la garder comme un bien précieux et y tremper ta plume encore longtemps pour notre plus grand bonheur.

   madawaza   
15/6/2017
Commentaire modéré

   Michel64   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cat,

"Au galbe des fossettes
ravagées par le ciel et l’eau
se vautre le temps
qui ride l’enfance"

Ces seuls mots, déjà, auraient pu me suffirent. Tu pourrais en faire ta signature.

Mais le reste m'a beaucoup plu aussi. Je ne détaille pas.
Je ne sais pas exactement quel sentiment/sensation tu mets dans cette "langue pendue au soleil". Une soif nouvelle de vivre sans doute.

Peut-être m'en diras-tu un peu plus ?

Encore bravo, Cat.

   Pouet   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Je vais commencer par la seule chose qui ne me plaît pas trop: le titre. Le mélange avec l'anglais ne m'a pas trop parlé, il me semble qu'il y avait pitêtre mieux à faire de ce côté là.

Sinon pour le reste, c'est du Cat pur jus et comme d'habitude j'en redemande.

Cette écriture reconnaissable entre toutes sur le site me ravit à chaque coup. Je ne vais rien relever car il me faudrait faire un copié/collé du texte. Juste ceci:

"dans l’odeur du café mal réchauffé
après un sommeil frémissant peuplé d’ombre"

Entre l'eau frémissante pour le café et les ombres qu'on peut lire dans son marc, on tient là un sacré réveil.

Voilà rien à dire, si ce n'est de continuer, quoi.

   plumette   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je crois bien, Cat, que vous faites parti des poètes qui m'éveillent à la poésie!
il y a des textes où je suis agacée de ne pas comprendre, il y a des textes où la musique des mots me suffit, où les images que je pense pouvoir attraper et qui se dérobent finalement et m'intriquent suffisent à mon plaisir.

vos textes se lisent, se disent et se relisent.

De ce texte là, je retiens son mouvement: on démarre par une enfance douloureuse, un temps où le poids de cette enfance empêche l'envol, "puis un jour s'est levé... et là, avec le secours des mots, c'est "l'incandescence à fleur de vivre"

j'ai un peu de mal avec "la langue pendue au soleil", peut-être pourrez-vous me livrer une clé?

Merci

Plumette

   Marie-Ange   
16/6/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je saisis bien ce qui est exprimé mais la formulation ne m'a pas séduit, dans son ensemble, juste quelque petite bride par-ci par-là.

Malgré plusieurs lectures, je n'accroche pas et l'émotion n'est pas au rendez-vous. J'ai eu beau faire, il m'a manqué ce petit quelque chose qui m'aurait fait "vibrer". Je ne vois ici qu'un vécu trop personnel exposé et posé en ces mots que je n'arrive pas à partager.

Je n'ai pas aimé du tout : "pour me dilapider langue pendue au soleil", l'image est désagréable.

   papipoete   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Cat,
Le titre put s'écrire en français, ou en argot ( fous le camp ! ) et le texte se lire bien aisément .
Malgré ces traits qui se creusent, égrainant les ans, la vie devra tenir le coup jusqu'au glas !
NB jusqu'au moment ou l'héroïne brûle un petit bout de peine à revendre, elle rompt le cercle de la mélancolie, et " gribouille de rose l'écume des sanglots " .
" le hurlé de mes cris " écho aphone est retentissant !

   Cat   
19/6/2017

   Cristale   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cat,

Je n'ai pas lu ton fil sur le forum "discussions sur les récits", ni les commentaires.

Poésie libre.

Légères, efficaces, des images pastelles très féminines où j'entrevois les courbes, les ellipses d'une certaine mélancolie qui, malgré une farouche volonté, ne cesse de s'accrocher aux fils de cette "robe de souffre".
De très jolies expressions viennent adoucir une douleur sourde et lancinante, entre-autres :

" le hurlé de mes cris"

"appliquée à la courbe des virgules
émerveillée j’ai arrondi les angles"

"L’incandescence à fleur de vivre"

J'ai aimé le courbes et les arrondis de tes mots.

À te relire,
Cristale


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