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Poésie en prose
Cat : Un monde [Sélection GL]
 Publié le 13/08/17  -  11 commentaires  -  1181 caractères  -  384 lectures    Autres textes du même auteur

Une imprenable citadelle sur pieds d'argile…


Un monde [Sélection GL]



J’ai fait de mon corps un monde. Imprenable citadelle d’oripeaux sur pieds d’argile, la tête qui éclate, branches à travers ciel enguirlandées de rayons d’ors et de lune, de baisers gourmands…

Au sol, un tapis d’amour épais noie le sombre des jours. Les murs résonnent du rire des amants morts avant d’avoir appris à aimer sans commune mesure.

Dans la chambre du fond dort encore l’enfant, paupières baissées et frémissantes. De sa peur d’abandon, goulu, il tète son pouce.

Suspendus aux fenêtres, entre les rangées de sanglots, des pavots illicites et le rouge indécent.

Sur le nacré des façades, un crépi ridé tend sa bouille ineffable, rapiécée par endroits.

Par la cheminée, des méandres de colère enfument les nuages, les corbeaux, d’un vol lourd, battent des ailes et rentrent chez eux.

En remparts, j’ai voulu des fleurs, belles et innombrables, des chants d’oiseaux harmonieux, et par les meurtrières étroites respirer l’azur.

Emmitouflées dans la douceur, des pensées pleines dévalent les songes sur des rondeurs accueillantes.

Dans les veines ourlées de bleu frissonne le sang…


 
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   papipoete   
24/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
prose
Un monde idéal est né dans ma tête ; même mon corps est un monde ! Et autour de moi, ce monde s'étale au sol, aux murs ; et la cheminée fume et enfume les nuages, pendant qu'à côté dans sa chambre l'enfant suce son pouce ...
NB dans ce " monde " fantastique, on entend des cris d'amour effrayants, mais " emmitouflées dans la douceur, des pensées pleines dévalent les songes sur des rondeurs accueillantes " .
Une écriture fine et lumineuse !
papipoète

   Marite   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle prose poétique qui nous dévoile des images originales.
" un tapis d’amour épais noie le sombre des jours ... les rangées de sanglots ... un crépi ridé tend sa bouille ineffable, rapiécée par endroits ... des méandres de colère enfument les nuages ... respirer l’azur..." entre autres.
La cerise sur le gateau pour moi ce sont les deux phrases finales :
" Emmitouflées dans la douceur, des pensées pleines dévalent les songes sur des rondeurs accueillantes.
Dans les veines ourlées de bleu frissonne le sang..."

   Queribus   
30/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une écriture originale, un style surprenant avec des mots et des expressions parfois un peu"précieux" mais en même temps très poétiques; le tout se laisse lire sans déplaisir; de plus, le poème n'est pas très long, donc on n'a pas le temps de se lasser. Un agréable moment passé à vous lire.

Bien à vous.

   Anomel   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La toute première phrase du poème sonne comme une affirmation de Schopenhauer : "Le monde est ma représentation". L'autrice pose un paradigme à travers lequel sera perçu tout l'attirail poétique.

Il ya un effacement du "je" qui manifestement est le sujet construisant ou plutôt métamorphosant le monde. Ce "je" perçoit le monde, et pourtant, ne se manifeste que deux fois dans le poème "J'ai fait de mon corps un monde" et "En remparts, j'ai voulu des fleurs"

Ce que j'ai surtout aimé, ce sont les anacoluthes. De ce fait la rupture syntaxique montre bien que nous sommes passés du monde tangible aux perceptions poétiques du sujet lyrique.

Bref un beau petit poème...

   Ludi   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cat,

Un beau texte baroque au décor foisonnant. On devine une fascination pour la métamorphose, où se côtoient la vie et la mort.
Citadelle imprenable… Un certain bonheur semble pourtant y avoir trouvé son chemin au milieu du sombre des jours et des sanglots. Sans ça le Bonheur n’est qu’un grand imbécile. Et si le bonheur ce n’était que pomponner un peu son mal de vivre ?
Chez toi tout est toujours dense, le tapis d’amour est épais, le rouge est indécent, le crépi est ridé, les fleurs sont des remparts, les meurtrières respirent l’azur… Chaque élément est un parcours de vie. Tu as ce don. C’est bien toi, Cat, que je viens de lire :)

Ludi
profane en ravalement du mal de vivre

   Robot   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà bien un monde que la narratrice nous offre, mais veux-t-elle le faire partager ? Il semble si personnel, si particulier qu'il m'apparaît comme une sorte de secret à découvrir, tout juste dévoilé avec ses mystères enclos dans des mots qui cachent peut-être plus qu'ils ne montrent. Je vois derrière les expressions un domaine qui cherche plus à se préserver qu'à se révéler.

Une prose que j'ai parcouru avec plaisir et dont l'écriture est agréable à suivre.

   hersen   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un monde dans un monde, le monde et son propre rempart.

j'ai aimé avoir un peu du tien, j'ai aimé les images et les couleurs.

j'aimé ton rempart;

j'ai aimé aussi, en entrant dans ce monde, passer te dire bonjour.

Merci de cette lecture.

   Louison   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un monde où se mêlent force et fragilité, amour et mort, les méandres de colère,les rondeurs accueillantes, bref, un monde bien imagé par l'auteure.

Une lecture agréable, un monde qui est celui de la vie, j'aime beaucoup!

   Alexan   
14/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme c'est enchanteur, exaltant, évocateur et visuel ! Chaque phrase envoie des images et des couleurs envoûtantes.
Tu me sembles avoir un vrai talent pour allier des mots que l'on n'imaginerait pas forcément côte à côte, et ces improbables unions se révèlent si poétiques qu'elles scintillent sur la feuille et chantent dans les oreilles.
Et tout cela paraît tellement naturel, comme pulsionnel même,
intuitif en tout cas.
J'ai été pris d'une étonnante sensation d'harmonie à lire (et relire) ce poème.

   leni   
14/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte en images contrastées qui sont tes références discrètes c'est un écrit dense

ET quel décors

Au sol, un tapis d’amour épais noie le sombre des jours. Les murs résonnent du rire des amants morts avant d’avoir appris à aimer sans commune mesure

Emmitouflées dans la douceur, des pensées pleines dévalent les songes sur des rondeurs accueillantes.
TOUT en douceur Bravo Amitiés Leni

   plumette   
15/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cat,
que j'aime ce balancement entre le clair et le sombre qui semble être une de tes marques de fabrique!
la première et la dernière phrase sont déjà tout un monde, un monde magnifique bati avec les mots, inépuisable ressource que tu utilises avec talent pour emporter ton lecteur dans ton univers et le partager.

A te relire sûrement

Plumette


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