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Poésie en prose
ClemDiMascio : Pluie
 Publié le 25/05/11  -  17 commentaires  -  544 caractères  -  438 lectures    Autres textes du même auteur

Sur les pas de Reverdy...


Pluie



L’automne plane sur Paris.
L’écho des cloches s’étiole là-bas, jusqu’ aux lisières de la ville. C’est l’heure où le jour agonise et parsème le ciel d’étoiles nouvelles.

La nuit caresse les toits d’une mélancolie douce et rêveuse.

La pluie fine et diaphane épanche sa langueur.
C’est l’heure où l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs. L’hiver revient toujours ; et dans un dernier pleur où la cendre des soirs s’étire en longs sillons, un sourire se perd aux lambeaux de la peur.


 
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   socque   
3/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le jour qui agonise est assez cliché pour moi, et je n'ai pas compris le sourire qui se perdait aux lambeaux de la peur. Pourquoi recentrer la description sur un élément humain ?
Sinon, j'ai beaucoup aimé ces quelques mots évocateurs. Une douceur mélancolique qui me plaît.

   jamesbebeart   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Assez joli texte mais qui m'a laissé sur ma faim, en laissant un goût d'inachevé. De plus le champ lexical m'a semblé convenu par endroits : "Plane, s'étiole, caresse, épanche ". Enfin le choix de "subtilise" n'est pas très heureux. Bref un ressenti plutôt mitigé.

   Nescience   
14/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Connaissant assez mal l’œuvre de Reverdy, je serais bien en peine de dire si ça en suit les pas ou non... mais qu'importe, le texte m'a plutôt plu. Un peu court à mon goût, surtout pour dire des choses comme la langueur et la mélancolie, qui prêtent plus à s'étaler...

Il y a peut-être aussi quelques longueurs (presque un comble, non ?), enfin une au moins... La dernière phrase, qui traîne, qui traîne... et qui en fait, à mon avis, un peu trop (« un dernier pleur où la cendre des soirs s'étire en longs sillons », fiou... tout ça ?). J'ai également moins aimé la répétition de « C'est l'heure où ». Disposé autrement, ça aurait pu passer pour une anaphore ou simplement un rappel, là, ça ressemble juste à une répétition, et sur si peu de lignes, ça se voit.

Mais j'ai globalement bien aimé ce que dégage l'ensemble, cette douce mélancolie qui plane comme l'automne sur la ville, cette scène banale mais belle qui se dessine là... cette simplicité agréable (à ce propos, le verbe subtiliser, quoi pas compliqué, fait un peu tache). Bref, un texte bien sympathique mais qui, je pense, aurait mérité un peu plus d'affinage.

   ristretto   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
court ce poème pour capter,kidnapper,
juste l'éphémère
à mon avis, plus aurait délayé le sentiment.

aussi, j'aime le verbe "subtiliser" pour cela.

merci,une belle émotion qui continue bien après la lecture

   Lunar-K   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte qui, malgré sa longueur restreinte, parvient à poser une atmosphère consistante et personnelle. J'aime surtout ce passage : "C'est l'heure où l'encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs". La confusion des sensations, du visuel et de l'olfactif, dans cette phrase.

Je trouve ce passage particulièrement révélateur du poème dans son ensemble qui se positionne toujours à la limite :

- Limite du jour et de la nuit : "C'est l'heure où le jour agonise"
- Limite de l'automne et de l'hiver : "L'automne plane sur Paris. (...) L'hiver revient toujours"
- Limite du sourire et de la peur : "Un sourire se perd aux lambeaux de la peur"

Un poème tout en finesse qui cherche à saisir le moment du basculement, la rencontre entre les contraires, l'interpénétration des différents. Personnellement, je trouve la tentative assez bien réussie. J'ai ressenti cette fragilité de l'instant critique à travers ces images courtes mais évocatrices.

Un seul regret (mais qui n'en est un qu'à moitié) : le texte est trop court. M'enfin, je pense qu'il vaut mieux ainsi, que trop long il ne serait sans doute pas parvenu à saisir l'instant décrit plus haut. Même si c'est toujours un peu frustrant quand un texte de qualité s'achève si rapidement...

   Charivari   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte si court devrait être parfait. Hélas, ici, malgré de belles, voire de très belles images, je trouve qu'il y a certaines maladresses.

Ce qui m'a plu : L’écho des cloches s’étiole là-bas / C’est l’heure où l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs.

Ce qui m'a beaucoup moins plu : mélancolie douce et rêveuse, pluie fine et diaphane (très banal tout ça), et "un sourire se perd aux lambeaux de la peur" -> pas compris l'image, et la tournure me paraît très limite au niveau grammatical.

Il y a malgré tout une vraie poésie, mais c'est trop succinct pour entrer vraiment dans le texte.

   chachnikov   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour,

J'ai aprrécié le rythme de votre poésie. Il y a des sons intéressants mais je n'ai pas du tout senti la sincérité de l'auteur.

Pour les raisons suivantes: "L'automne plane sur paris" me situe en fin d'été puis " l'hiver revient toujours" me situe en fin d'automne. Cette incohérence me géne car elle ne me semble pas voulu. j'en déduis que ces vers sont des effets de style.

Comme :
"La nuit caresse les toits d’une mélancolie douce et rêveuse."
et
"La pluie fine et diaphane épanche sa langueur."
Ces deux vers veulent quasiment dire la même chose.
C'est pour moi encore un effet de style mais là à mon avis pas maitrisé.

Il me semble aussi qu'il aurait été plus juste décrire:
"un sourire se perd dans les lambeaux de la peur."
plutôt que
"un sourire se perd aux lambeaux de la peur."
Qui donne un effet à la phrase dont elle n'a pas besoin.

J'aime beaucoup ce vers:
"C’est l’heure où l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs."

Bonne continuation

   Anonyme   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Aïe, çà ne fonctionne pas !

C'est dommage car le minimalisme dans l'écriture est quelque chose qui me touche.
C'est très difficile le minimalisme. Contrairement a ce que suggère la vox populi, il ne s'agit pas d'exprimer à minima mais de créer un maximum de sensations par un minimum de moyens. Plus on en met et moins on en dit, bien souvent (pour vérifier cela cf les exercices de styles "néo-classiques" qui foisonnent ici).

Je pense que l'auteur perçoit très bien le silence des mots, mais il abuse tout de même des bonnes choses !
Trop de répétitions d'idées (ici la pluie) deviennent des effets au lieu de devenir des perceptions, fruits de réelles nécéssités intérieures. Il ya bel et bien là un déséquilibre sur le dosage des enchainements de mots et des métaphores. La dernière phrase en ce sens est écoeurante.

Le "Il pleut doucement sur la ville" Rimbaldien reste décidemment une montagne.

   Meleagre   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Comme quoi un poème court peut être un grand poème. Celui-ci me parle beaucoup, me touche, par ses images et ses expressions.
J'aime beaucoup le rythme, avec ces strophes inégales et ces vers qui s'allongent et diminuent, avec l'alternance de phrases courtes et de phrases qui s'étirent en longues propositions, avec le retour de "c'est l'heure où...". J'aime bien le jeu sur les sonorités, notamment les mots en "-eur" mis en relief par leur position (langueur, heure, couleurs, pleur, peur), allitération en "s" dans la dernière phrase, en "p" / "b" dans la dernière proposition. Cela rend le poème très harmonieux, très agréable à lire à haute voix.

Certaines images sont très riches : "le jour agonise et parsème le ciel d’étoiles nouvelles", "La nuit caresse les toits d’une mélancolie douce et rêveuse", "l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs", "la cendre des soirs s’étire en longs sillons", "un sourire se perd aux lambeaux de la peur" (donc presque tout le poème...). Je ne mets pas toujours un sens dessus, mais elles ont une puissance d'évocation assez surprenante.
La pluie, le passage du jour à la nuit, de l'automne à l'hiver, éveillent chez le spectateur des sentiments digne de la "langueur" verlainienne: la "mélancolie douce et rêveuse", le "pleur", le "sourire" dans la "peur".

Malheureusement, je ne connais pas assez (voire, j'avoue, pas du tout) la poésie de Reverdy pour apprécier si ce poème marche bien dans ses pas.

   Anonyme   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime beaucoup le premier vers. Très musical, rythmé, les assonances sont particulièrement réussies... ça pose le ton, c'est bon.

Je regrette là-bas, que je trouve du coup nettement moins joli à l'oreille, ça me coupe dans mon élan. Oserais-je dire que l'expression en l'état n'est pas très poétique? Je crois, oui.
La phrase suivante se laisse lire... j'aime moins les étoiles nouvelles (j'aurais préféré d'astres nouveaux pour l'allitération mais bon...) qui me font un peu de plat dans la beauté du reste du vers... très musical également.

La mélancolie douce et rêveuse me laisse perplexe. C'est spécial comme qualification de la mélancolie, la correspondance ne me parle pas, l'image ne me dit rien que je puisse visualiser ou imaginer... à la limite douce passe... par contre, à l'oreille c'est agréable.

La fin me parle dans le vers isolé.
Là par contre ça me parle plus, même si je comprends pas très bien dans quoi elle l'épanche sa langueur...

J'apprécie le retout de : C’est l’heure.
C'est risqué sur un format aussi court, mais c'est assez réussi selon moi.
Et puis le reste, sublime, longue phrase à bout de souffle, ce point virgule qui tombe juste bien, rythme et musicalité... et puis ce "peur" qui tombe de nulle part et qui vient tout me gâcher. Je peux comprendre hein, les assonances et allitérations en eur ... heure/couleur/pleur/peur... bouhouhou
ça mérite son coup d'orties... aye...

Enfin voilà, une bien sympathique oeuvre, qui garde des petites imperfections selon moi qui auraient pu être évitées, mais ce sont mes goûts... et je les partage fort heureusement.

   jaimme   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne connais pas Pierre Reverdy, je suis une quiche (lardon fumé) en poésie, mais ce poème m'a donné envie de le lire.
Arriver à dresser un tableau vivant et subtil en quelques lignes... chapeau.
J'ai aimé:
"L’écho des cloches s’étiole là-bas"
"C’est l’heure où l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs. "
En revanche j'ai un peu été arrêté par la mise en forme des deux phrases qui commencent par: "C'est l'heure". Elles se font écho, alors pourquoi en mettre une en début de ligne et l'autre non?
Et second détail: le "aux" devant lambeaux m'a accroché le pied alors que tout glissait dans le domaine du poétique, de l'harmonie. Pourquoi? Difficile à dire, je pense qu'on penche trop dans le domaine classique de la poésie alors que le reste est écrit avec grâce, dans un vocabulaire courant. Et ça j'adore. Un simple "dans les"? Une suggestion, c'est tout. Un goût évidemment personnel.
Merci pour cette belle lecture.

Jaimme (qui aurait aimé quelques phrases de plus. Juste pour le plaisir).

   Marite   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau texte. Pas un mot de trop pour offrir à notre imaginaire cette atmosphère particulière qui règne sur les toits de la ville lorsque " La pluie fine et diaphane épanche sa langueur" une fin de journée d'automne.
Subtilement choisis, les mots se suivent sans heurt et esquissent l'engourdissement qui ne va pas tarder à arriver. Pas besoin de nature à observer, ici c'est la pluie qui est la messagère du changement de saison. On le ressent très bien à la lecture.

   alex2   
25/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau texte, à mes yeux. Un minimalisme délicat, sensible et surtout une atmosphère lourde, posée en un nombre si restreint de lignes que cela force le respect.
Le poème n'échappe pas dans son traitement à quelques images éculées (la "pluie diaphane" et le "jour agonise", surtout), mais au fond, qu'importe ?

   Anonyme   
2/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avertissement : J'ai vu qu'il y avait une notice sur le forum, je n'ai pas voulu la lire *ce fut dur de ne pas cliquer, j'ai failli céder à la tentation, c'est mal, mal*, justement pour ne pas me laisser influencer. Pas plus que je n'ai voulu lire les autres commentaires, d'ailleurs ^^ Donc tout ce qui suit est purement ressenti, instantané (enfin, le temps de mettre des mots dessus, quoi) et personnel. Ce qui ne veut pas dire que je ne vais pas m'efforcer de critiquer de façon constructive. =)
Donc. J'ai eu la sensation, non pas de la pluie en elle-même, mais d'une plume toute légère et toute fragile qui vole sous une sorte de crachin léger (pas une pluie martelante, pas un déluge), et la pluie en fait me semble suggérée par tout ce qu'il y a autour, un peu comme une empreinte laissée sur le sol par quelqu'un qui s'y est allongé. Tout ça, tadam, j'ai essayé de le justifier : la nuit caresse les toits, parce que pour moi dans la caresse il y a l'idée de glisser, et dans l'idée de glisser, peut-être une certaine liquidité (complètement subjectif bis) ; le fait que plusieurs sens sont présents : l'ouïe ("écho des cloches"), la vue, le toucher (caresse, donc), l'odeur avec l'encens ... A ce propos, la plus belle image est pour moi celle de l'encens (quelque chose que l'on sent) qui subtilise un murmure (donc référence à l'ouïe) de couleurs (vue). Bravo pour cette trouvaille, ainsi que pour les assonances en /i/, en /eur/ et l'allitération en /s/, on dirait qu'on nous chuchote la phrase à l'oreille.
Hum. Je reviens à mes moutons. La pluie. Le fait qu'il y ait plusieurs sens intervenant me conforte dans l'idée que l'expérience de la pluie, du vent, du soleil ou de la nuit se fait avec tous ses organes en éveil, prêt à capter plusieurs manifestations en même temps. D'où l'évocation de la pluie (je sais pas si je suis très claire, mais je ne parviens pas à l'expliquer mieux...).
J'avais du mal avec l'image de la cendre, mais finalement, après relecture et relecture, j'aurais pensé à l'effet de la pluie sur la poussière, la cendre, donc "longs sillons" et traînées de cendres. Le sourire qui se perd aux lambeaux de la peur n'est pas commun, mais je n'ai pas trop voulu m'attarder sur chaque mot en particulier pour disséquer et comprendre la phrase, mais plutôt sur ce qu'ils évoquaient mis ensemble : pour moi, c'est quelqu'un qui sous la pluie lève la tête et la laisse couler sur son visage, et toute expression finit par s'effacer, ne laissant que la jouissance de l'eau qui ruissèle. Encore une fois, c'est très personnel, je peux me planter complètement ^^'
Pour les points négatifs, j'avoue que "s'étiole là-bas" me dérange : certes les /l/ se succèdent, donc liquidité, donc préparation de la pluie, mais j'ai beau le lire à voix haute, ça ne me plaît pas. *subjectivité, subjectivité*. Et il y a une tendance un peu trop marquée à la répétition des "des", "de", etc : "écho des cloches", "ciel d'étoiles nouvelles", "murmure de couleurs", "cendre des soirs", "lambeau de la peur", qui peut tendre à alourdir le texte (c'est surtout perturbant parce que le texte est court, on s'en rendrait moins compte sur une plus grande longueur).
Et enfin, mix de "négatif-positif-on-sait-pas-et-c'est-peut-être-tant-mieux", les deux "C'est l'heure". Je les aurais mis en page de la même façon, mais l'inattendu que le décalage crée n'est peut-être pas une mauvaise chose. =D

Voilà. Long commentaire ^^' Pour résumer, une très bonne impression globale, et un côté suggestif, "essayez de comprendre si vous pouvez", qui n'est pas pour me déplaire. Merci beaucoup =)

   Anonyme   
5/6/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Désolée mais je n'ai guère aimé. Pour un texte si court, deux fois c'est l'heure alors là faut le faire... Pourquoi un titre comme la pluie alors qu'une seule phrase nous en parle..
L'automne est sur Paris et l'hiver revient toujours...
Que vient faire le sourire la=dedans? A-t-il peur de la pluie?

   Pascal31   
5/6/2011
Commentaire modéré

   Pascal31   
5/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai malheureusement pas eu le temps de savourer le poème : il est si bref qu'une fois lu, je l'ai déjà presque oublié. Peu d'images fortes auxquelles je pourrais me raccrocher et aucune émotion lors de la lecture... Je n'ai pas senti la pluie, ni même la bruine, pas même un crachin... Dommage !

   Mourmansk   
6/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
ClemDiMascio,

Il est indéniable qu'il y a de jolies images dans ce texte.
Malheureusement, je n'y ai trouvé aucune émotion. Je n'ai pas pu aller au-delà du côté descriptif de ce texte.

De plus, j'ai moins aimé cette partie: "C’est l’heure où l’encens subtilise au vitrail son murmure de couleurs. L’hiver revient toujours ; et dans un dernier pleur où la cendre des soirs s’étire en longs sillons, un sourire se perd aux lambeaux de la peur."

J'ai l'impression qu'il s'agit uniquement ici de planter un décor. Cela n'est cependant pas suffisant pour moi.


Oniris Copyright © 2007-2019