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Poésie classique
Concours : Blessure de guerre [concours]
 Publié le 26/11/18  -  15 commentaires  -  885 caractères  -  240 lectures    Autres textes du même auteur

Lendemain de la signature de l'armistice :
un poilu écrit à sa fiancée...


Blessure de guerre [concours]



Ce texte est une participation au concours n°26 : Centenaire de l'Armistice 14/18
(informations sur ce concours).





Je reviens bientôt, ma promise,
Affaibli, chétif, mais vivant,
Pressé, comme un môme espérant
Savourer une friandise.

Ce soir, la liberté conquise,
Je suis heureux mais cependant,
Je pleure encor l'ami Constant
Tombé, près de Nouvelle-Église.

Je me languis d'un feu de bois,
D‘un café noir et d‘une douche
Du parfum fruité de ta bouche...

Mon cœur, je garde toutefois,
De cette bataille inutile,
Une blessure indélébile...


Nouvelle-Église est une commune du Pas-de-Calais.


 
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   papipoete   
11/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
classique
ça y est la guerre est finie ! j'arrive, je me précipite pour te serrer dans mes bras et te savourer comme une friandise !
Je suis si heureux de cela, mais mon copain mort ce matin ...
NB l'absurdité de la guerre, et les bonheurs tout simples de ces maris, fiancés, amants qui re-deviennent " enfant ", en imaginant au pays, ce qui les attend ...
La simplicité du langage reproduit une lettre du front, qui dut être imaginée tant et tant de fois, assis dans la boue près de soldats morts et même debout !
Le tercet final semble rajouté, car il est évident que cette " blessure restera indélébile " !
vos octosyllabes en sonnet, me semblent respecter tout à fait le " classique "
papipoète

   Anje   
13/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Il fallait penser à Nouvelle-Eglise. Mais, avec quelques recherches, on aurait pu aussi bien citer Guise où des combats ont eu lieu en août 1914. La poésie n'est pas une vérité historique, néanmoins...
Ce sonnet me semble respecter les règles de prosodie sans faille et l'esprit du soldat démobilisé y est perceptible.

   INGOA   
16/11/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai malheureusement pas accroché à cette histoire trop banale et qui est écrite sans respecter vraiment les règles de la poésie classique.
S'agissant d'une participation à un concours au thème fort, je trouve cette composition légère et sans grand intérêt.
Ce qui m'étonne le plus, c'est que ce poilu n'a de regret que la mort de son ami Constant alors que, selon toute vraisemblance, presque tout son régiment a du être décimé par les balles, les gaz, les lance-flammes, les maladies infectieuses etc... Pour moi, c'est comme si un peintre n'utilisait qu'une couleur pour sa toile.

   LenineBosquet   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
sur la forme tout d'abord je ne comprends pas bien la ponctuation, j'aurais supprimer certaines virgules ( entre "chétif" et "mais" vers 2, entre "Tombé" et "près" vers 8 par exemple) et j'en aurais mis ailleurs (après "douche" fin de vers 10).
Je ne connais pas cette forme de sonnet en ABBA ABBA CDD CEE, a t-elle un nom ?
Je regrette aussi l'utilisation du prénom Constant qui me semble là seulement pour la rime.
Pour le fond c'est un poème agréable qui nous parle des joies simples qu'un soldat espère retrouver en rentrant chez lui, sa future épouse, un bon feu de bois, une bonne douche. Sympa. Sans plus pour ma part.

   Anonyme   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne dirais rien de la prosodie, je n'y connais rien.

Sur le fond c'est simple, assez sympathique, j'imagine qu'un soldat démobilisé aurait pu écrire ça.
Mais: je n'aime pas "bouche fruité", c'est assez maladroit, je ne pense pas que les soldats aient vu cette guerre comme une lutte pour la liberté non plus (peut-être un peu en 14, mais surement pas en 18).

   PIZZICATO   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bien sûr l'unique souhait de chaque soldat était de retrouver,qui, sa famille, un autre sa femme et ses enfants, ou bien sa fiancée ; en quelque sorte, des morceaux de vie que la guerre lui avaient volés.

C'est bien exprimé ici, mais j'aurais préféré plus d'originalité dans le propos.

Je n'ai pas été vraiment séduit par ce texte.

   Annick   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est très joliment écrit. C'est difficile d'écrire en un minuscule poème ce que renferme un coeur qui espère et qui a souffert. Pourtant, vous l'avez fort bien exprimé.

La poésie est présente, élégante, raffinée mais tout ceci n'occulte pas cette "blessure indélébile".

J'ai tout aimé mais je retiens ce tercet :

Je me languis d'un feu de bois,
D‘un café noir et d‘une douche
Du parfum fruité de ta bouche...

   Corto   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai bien aimé le ton de la première strophe.
Malheureusement la suite est plutôt fade. Sans doute au sortir d'une tranchée le soldat n'était-il pas en mesure de trouver d'autres envolées, mais l'auteur du poème aurait pu être plus élaboré.
Bonne continuation.

   plumette   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Court et fluide
Je n'ai pas ressenti d'émotion cependant.
Si j'ai apprécié l'idée, je pense qu'elle n'a pas été assez exploitée. J'aurai bien vu un contraste plus fort entre le temps et les souffrances de la guerre et l'impatience des retrouvailles.Peut-être même un peu d'inquiétude, comment vais-je retrouver ma mie, m'aura-elle remplacé, oublié?

   Cristale   
1/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un soldat sans doute très jeune dont les pensées s'évadent pour annihiler l'horreur vers ce qu'il a espéré et attendu durant toute cette maudite guerre ; retrouver la liberté et sa fiancée...
Un petit sonnet dit irrégulier en octosyllabes sans prétention.
Au premier quatrain je n'aurais peut-être pas mis de virgule après "bientôt" ni après "vivant", non plus après "tombé" au deuxième quatrain...en bref je pense qu'il y a trop de virgules pour un si petit ouvrage.
Petit ouvrage mais joli sonnet qui ménage ma sensibilité concernant les visions d'horreur que suscite l'évocation de cette guerre.
Un peu de romantisme ça fait du bien là où ça fait mal dans l'insupportable.

Cristale

Edit : je reviens pour souligner la particularité des tercets en forme de "sizain à rebours" sur trois rimes ( 4 croisées + 2 plates )= CDD/CEE

   Queribus   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ce sonnet en octosyllabes me semble plutôt réussi: en effet les règles de la prosodie classique me semblent respectées et sur le fonds, on y retrouve tout:le retour chez soi, les retrouvailles attendues avec la promise,, je retour vers les bonheurs simples de la vie, le feu de bois,le café noir, la douche: le vers "Je pleure encor l'ami Constant" me semble un peu maladroit (et tous les autres alors). Je déplore quand même un côté un peu passe-partout avec des airs de déjà vu et de convenu(il est vrai que le sujet est grave et qu'il est difficile de faire de l'original à tout prix).

En conclusion, je trouve votre texte "pas mal" mais sans plus.

   jfmoods   
27/11/2018
Dans une lettre adressée à la femme de sa vie ("ma promise", "Mon cœur"), un soldat, enfin démobilisé, évoque son retour proche (marqueurs temporels : "Je reviens bientôt", "ce soir"), déroulant, dans un propos argumenté (connecteurs logiques : "mais", "mais cependant", "toutefois"), un ruban de confidences.

Il dit sa joie d'avoir survécu à la guerre (adjectif qualificatif : "vivant", groupe nominal : "la liberté conquise", groupe verbal : "Je suis heureux"), la puissance intacte de l'attraction amoureuse (comparaison : "Pressé, comme un môme espérant / Savourer une friandise"), le bonheur de retrouver le foyer conjugal (énumération teintée de sensualité : "Je me languis d'un feu de bois, / D‘un café noir et d‘une douche / Du parfum fruité de ta bouche").

Il raconte l'état d'affliction dans lequel le laisse cette guerre terrible qui s'achève : il pense en effet avec tristesse au camarade mort au combat ("Je pleure encor l'ami Constant / Tombé, près de Nouvelle-Église"), avec lequel, sans doute, il partagea un certain nombre d'épreuves.

Il fait état du délabrement physique et moral qui est le sien (titre : "Blessure de guerre", adjectifs qualificatifs : "Affaibli, chétif"), de l'empreinte durable que laissera en lui la terrible traversée de ce conflit (constat sans appel : "je garde [...] / De cette bataille inutile, / Une blessure indélébile").

Ce sonnet en octosyllabes, à rimes embrassées et suivies, suffisantes et pauvres, majoritairement féminines et consonantiques, fait mouche en structurant, autour de l'événement traumatisant que fut la Première Guerre mondiale, les thèmes éternels qui fondent notre rapport au monde (la vie, l'amour, la souffrance, la mort).

Merci pour ce partage !

   Francis   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Fragile comme le perce-neige, la plume, chétive, affaiblie semble émerger d'un long hiver. Elle rêve des petits bonheurs de la vie d'avant : un café noir, un feu de bois, un baiser de sa bien aimée. Elle va retrouver son foyer mais son cœur gardera les traces indélébiles de l'enfer du front. Dans ses cauchemars, elle retrouvera le visage de l'ami Constant. La joie est mesurée, l'espoir se mêle aux souvenirs douloureux. J'ai aimé l'écriture dépouillée qui donne à cette lettre (le poème) émotion et intimité.

   Castelmore   
27/11/2018
Joli sonnet en octo ... qui nous dit quelques uns des rêves, envies d’un soldat qui rentre chez lui .

Mais quel rapport avec le sujet du concours ? Mis à part la citation du village de « Nouvelle Eglise » qui raccroche le poème à une bataille de la grande guerre.
De plus je doute fort qu’en 1918 la douche était à ce point répandue qu’elle ait pu faire partie des rêves d’un poilu !

   Stephane   
27/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

J'ai bien aimé le ton simple de ce poème, comme une "petite" lettre d'amour écrite à celle qu'on aime.

La dernière strophe est vraiment belle, car elle retranscrit toute la douleur du soldat revenu du front et meurtri à jamais dans son âme :

"Mon cœur, je garde toutefois,
De cette bataille inutile,
Une blessure indélébile..."

Cordialement,

Stéphane


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