Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Concours : C'est fini ? [concours]
 Publié le 23/11/18  -  17 commentaires  -  1313 caractères  -  227 lectures    Autres textes du même auteur

Pour « fêter » l'armistice.


C'est fini ? [concours]



Ce texte est une participation au concours n°26 : Centenaire de l'Armistice 14/18
(informations sur ce concours).





Ils ont dit c'est fini, la colombe est posée
Arrosez les semailles dans vos sillons creusés
Laissez là la mitraille, retournez travailler
Je ne peux plus marcher, mes jambes sont broyées

Ils ont dit les enfers sont à jamais fermés
Pansez vos déchirures au corps de l'être aimé
Laissez votre fourrure, emmenez-la danser
Je ne peux plus sourire, je suis gueule cassée

Ils ont dit c'est fini, vous pouvez le chanter
Célébrez le drapeau, novembre est en été
Goûtez le son nouveau des contrées apaisées
Verdun m'a rendu sourd, mes tympans sont brisés

Ils ont dit plus d'odeur de corps décomposés
Respirez la fragrance de l'aube et sa rosée
Sentez la douce France aux jours ensoleillés
Les gaz ont pris mon air, mes poumons sont noyés

Gorgez-vous d'avenir, car la paix est signée
Mais ma jeunesse est morte, moi, je n'ai rien gagné
Morphée n'a plus de bras, mes rêves sont fauchés
La guerre a pris mon âme et ma vie est tranchée


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   lucilius   
30/10/2018
 a aimé ce texte 
Pas
L'idée de recueillir les émois internes d'une "gueule cassée" après guerre est originale. Il n'y a cependant pas pour moi assez de contraste, d'indignation, de révolte ; juste un regard résigné et un apitoiement sur soi-même qui n'est absolument pas conforme à ce que j'ai connu aux Invalides.
Le titre : "c'est fini ?" entérine cette perception. Mon jugement est donc orienté en conséquence.

   Lulu   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

J'ai trouvé ce texte d'une belle qualité vraiment touchant. L'emploi de la première personne "je" renforce l'efficacité du discours pour nous rappeler ce que fut l'horreur de la guerre dans les tranchées.

J'ai aimé l'anaphore qui pose un rythme certain et équilibré de cette forme d'énonciation. Le parallélisme développé au sein des quatrièmes vers de ces quatrains accentue ce rythme et donne une belle force poétique au récit "Verdun m'a rendu sourd, mes tympans sont brisés" ou "Les gaz ont pris mon air, mes poumons sont noyés"...

J'ai aimé l'image de Morphée… "Morphée n'a plus de bras, mes rêves sont fauchés" qui renvoie, là aussi, à un réalisme de ce qui a pu être ressenti par les poilus.

C'est un très bel hommage, et un poème sensible qui ne peut que toucher.

Bravo à l'auteur pour ce travail d'écriture, et merci à lui (à elle ?).

   Anje   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique.
J'aime bien cette construction avec ces fins de strophes qui énumèrent les blessures pour finir par "ma vie est tranchée". Il me semble que çà ajoute du tragique et c'est bien dans le ton de cette grande guerre.
Par contre, vingt rimes sonnant en "é"... Avec plusieurs rimes internes (semaille/mitraille, déchirures/fourrure, drapeau/nouveau), il n'eut pas été trop difficile de varier un peu et de briser cette sorte de monotonie.
Des vers de douze et de treize syllabes.
Un potentiel certain mais peut-être un manque de temps pour l'écriture.

   Miguel   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème ne respecte pas les règles de la poésie classique, que son auteur semble ignorer. Il est bien construit, avec cette sorte de refrain du malheur qui termine chaque quatrain. Mais certains vers sont maladroits.

   Bidis   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique, poignant et réaliste. Bien écrit, évidemment. Et qui colle pile poil au thème qui plus est.

   papipoete   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
ils ont dit : la guerre est finie, retrouvez vos campagnes et embrassez vos compagnes ! chantez et respirez à pleins poumons ! et dormez enfin dans de beaux draps bien propres !
Mais la guerre m'a pris tous mes sens, et je ne peux plus marcher ! Que sera désormais ma vie !
NB combien de " gueules cassées ", alors que la paix était enfin là, gagnèrent cette guerre de survivre défiguré, estropié, sourd, gazé, et leurs nuits hantées à jamais par l'horreur ?
des vers magistraux tels " pansez vos déchirures au corps de l'être aimé ".......... " Morphée n'a plus de bras, mes rêves sont fauchés "
J'ai revu cette semaine " la chambre des officiers ", à laquelle je songe en vous lisant .
Techniquement, je suis désolé de vous dire que votre poème, ne respecte pas les règles du " classique " .
rimes non alternées
rimes singulier/pluriel.......masculin/féminin
métrique irrégulière ( 3e vers mesure 13 pieds )
césures fausses ( 6/6 ) sur les alexandrins
Mais ce poème qu'on qualifiera de " contemporain ", est magnifique, si vrai, on est auprès du pauvre soldat !
papipoète

   Anonyme   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli poème assez évocateur de ce que pourrait être le quotidien d'une gueule cassée. J'imagine qu'ils n'étaient pas tous plein d'envie de vivre et que la vie après guerre devait parfois être sombre et déprimé pour eux.

Quelques facilités ou lourdeurs: "La guerre a pris mon âme et ma vie est tranchée" "Verdun m'a rendu sourd, mes tympans sont brisés"

mais c'est du bon travail et qui respecte la consigne du concours.

   PIZZICATO   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a des soldats qui ont eu la chance de se sortir indemnes - physiquement - de cet enfer.
Il y a ceux, comme il est écrit ici, qui ont gardé les meurtrissure sur leur corps ; qui ne sauront et ne pourront plus envisager une vie d'après.

La façon d'en parler est sobre et résignée car ils ne savent même plus à qui en vouloir...

" Morphée n'a plus de bras, mes rêves sont fauchés " l'image est originale.

Ce texte se situe bien dans l'esprit du sujet.

   Corto   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si la poésie a pour vertu d'évoquer un contexte, des vécus, des émotions à partager, aucun doute ce texte est réussi. Ici on voit bien le phénomène collectif et joyeux que représente l'armistice, et face à lui la souffrance des soldats meurtris dans leur chair et dans leur esprit: ils finiront leur vie pas tout à fait détruits mais exilés de leur condition humaine. La question sous-jacente que le rescapé se pose est "fallait-il vraiment survivre à l'enfer?"
Beau texte donc, qui nous fait revivre avec effroi la réalité de cette période.
Merci. (de la part d'un commentateur qui a retrouvé et remis en forme le "journal de guerre" de son grand-père durant la bataille de Verdun)

   pieralun   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Des vers avec un contraste trop important à mon goût.
Oublions les erreurs de prosodie relevées en amont.

Premier quatrain: des passages poétiques, vers 1 et 2, mais « retournez travailler » ou « mes jambes sont broyées » relève plus de la prose que de la poésie.

Second quatrain: laissez votre fourrure !!!??????

Troisième quatrain: 3 jolis premiers vers et patatras le 4eme!

Quatrième: respirez la fragrance de l’aube et la rosée: très joli, les gaz ont pris mon air !!!😟

De belles envolées mais attention aux atterrissages, dommage.

   LenineBosquet   
23/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
outre les fautes de prosodie et la ponctuation aléatoire, ce qui me gênent dans votre poème ce sont les rimes en "é". C'est lassant et trop facile.
Ceci dit votre poème a de la tenue, chaque quatrain commence par les réjouissances de l'armistice et se finit par les dommages de la guerre causés au narrateur, dommages physiques pour les 4 premiers, à l'âme pour le dernier.
C'est une bonne idée mais je regrette qu'elle ai été traité trop légèrement sur le plan de la technique.
Ah et bien qu'un commentateur l'ai dit juste avant moi, ce"fourrure" m'a sauté aux yeux tellement je n'en ai pas saisi son usage ici.
Merci.

   Cristale   
23/11/2018
Une recherche de style assez bien pensée mais je trouve dommage que l'irrégularité des vers et certaines lourdeurs ne donnent pas le ton qui ferait décoller la poésie attendue.
Le mode assonance en monorime n'est pas du meilleur effet.
Les remarques concernant la prosodie ont été relevées, je n'ajouterai rien sur le sujet.
Du potentiel auquel manque juste un peu de travail.

   Donaldo75   
24/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Le risque, avec ce thème grevé par le poids de l’Histoire et tous les symboles attachés à cette période, c’est de tombé dans le piège de trop raconter ou de vouloir discourir. C’est ce que j’ai constaté à plusieurs reprises en Espace Lecture et qui malheureusement confirme mon impression.

Ici, ce n’est pas le cas ; il y a un vrai ton, une musicalité, tout en exposant l’horreur de cette guerre et de ses conséquences. En plus, le dernier vers est plus qu’intelligent, utilisant la symbolique de l’époque avec le tragique de la situation.

Bravo !

Don

   plumette   
24/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Dans les quatre premières strophes, j'ai apprécié l'anaphore qui introduit chacune avec ce ils qui s'oppose au je de chaque dernier vers.

Mais les contraintes de la rime donne parfois des tournures un peu alambiquées.

Je n'ai pas compris le mot fourrure, j'ai trouvé un peu trop explicite le "je suis gueule cassée"

Le thème du poème m'a touchée,

je me suis demandée s'il s'agissait d'un homme différent à chaque strophe ou si le locuteur était toujours le même ! S'il est unique dans l'esprit du poète, alors n'est-ce pas un peu trop?

Plumette

   hersen   
24/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'anaphore permet une énumération, comme pour ne pas lâcher l'affaire. Cela renforce une insistance à dire.

Ce qui me frappe est que j'entends des "braves gars". C'est ce qu'ils étaient avant, ils ne demandaient rien, et se retrouvent avec leur vie tranchée.
Pour toute leur vie.

Un texte qui parle.

   LylianR   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai surtout aimé la forme du poème : les impératifs auxquels répond la voix du poilu. Ce contraste est parlant, saisissant et émouvant.
"Ils", au pluriel, comme une voix non identifiée est opposé à "je", singulier, la voix du soldat, revenant de guerre, épuisé, cassé.

J'aurais apprécié qu'une ligne soit sautée entre les trois premiers vers de chaque strophe et le dernier pour marquer davantage l'opposition.

   Castelmore   
27/11/2018
Très sensible à la construction, au rythme, et même aux lourdeurs comme au mode assonance en monorime...

Ce texte décrit l’horreur de situations individuelles un monde gris, sans joie, sans avenir pour ces hommes malgré la victoire! La forme me semble ainsi parfaitement adaptée, et a très certainement dû demander un grand travail .

Bravo à l’auteur


Oniris Copyright © 2007-2018