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Poésie libre
Concours : L'inconsolée [concours]
 Publié le 03/10/20  -  3 commentaires  -  1278 caractères  -  109 lectures    Autres textes du même auteur

Thème : Demande à la poussière.


L'inconsolée [concours]



Ce texte est une participation au concours n°29 : Histoire de tombes et poésie de poussière...
(informations sur ce concours).





Un cortège immatériel l’enveloppe
Nuée de fragments qui errent et qui retombent
La folle marche et chante sur le chemin de terre.

Elle a quitté sa maison, elle a quitté son visage
Aérienne comme un caprice écorché sur un piano
Funambule de l’absence.

La consolation au loin, une ligne légère

Elle chante dans la béance de la perte
Dans les résidus de son nom
Dans la douleur pulvérisée.

C’est ce que dit la poussière
Du haut de son épaisseur de presque rien
De sa voilure de fantômes

Un matin déchiré, fol espoir évanoui
Le tombeau de ses amours mortes
L’empreinte effacée d’un réel inflexible.

La consolation au loin, ligne disparue

Les paroles chantées perdues dans l’air
Comme un flux accroché à la vie
Des bribes mêlées aux atomes

Les yeux clos de la folle
Comme un congé donné au monde
Et l’oscillation des grains suspendus...


 
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   papipoete   
3/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bonjour
avec elle s'en va un visage, alors qu'on l'accompagne vers sa demeure dernière...la poussière. On l'entend encore chanter son infortune, elle aux yeux clos ; elle rejoint le tombeau de ses amours mortes.
NB inconsolée, elle va bientôt ne plus pleurer...les larmes taries par la mort.
C'est ce que je comprends ; difficilement je l'avoue malgré de belles phrases dont j'interprète peut-être mal la signification ?
Dans le doute, je noterai moyennement.

   Lirian   
3/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

il y a dans ce texte beaucoup de saillies littéraires très poétiques, de quoi permettre au lecteur de s'accrocher.
Je ne vais pas les relever au risque de reproduire le poème. Si pour l'ensemble la porte d'entrée est plutôt fermée, j'adore cette possibilité mise en place consistant à la poussée possiblement (cette porte) au seul fait de l'imagination, du ressenti, de celui qui se trouve devant. Une fois balayée la poussière ouvre de perspectives.
Merci

   Lulu   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

J'avais oublié le titre, très beau, au cours de l'ensemble de ma lecture pour le retrouver, finalement, comme une grâce.

Un texte très beau qui donne corps et esprit à une présence ou absence dans des vers qui m'ont touchée. Le choix des vers libres me semble particulièrement pertinent pour cette forme d'évocation et son champ lexical autour de l'absence qui se fait ici aérien : "cortège immatériel" ; "Funambule" ; "ligne légère" ; "béance de la perte" ; "épaisseur de presque rien" ; "bribes mêlées aux atomes"... De bien belles expressions, aussi !

Le dernier tercet est particulièrement beau dans la comparaison qu'il donne : "Comme un congé donné au monde". Cette dernière nous ramène vers le titre de façon poétique, comme l'est tout le poème dans son ensemble.

J'ai notamment apprécié que ce poème ne soit pas écrit à la première personne. Cette forme de narration n'enlève rien à la force des sentiments perçus et demeurent ainsi vraiment, et peut-être plus en cohérence avec cette dimension aérienne qui enveloppe le personnage.

Le rythme est par ailleurs agréable à lire, léger, parvenant à accompagner notre lecture au fil du regard porté sur le personnage qui va, "La folle marche et chante sur le chemin de terre."

J'ai beaucoup aimé ce vers :
"Elle a quitté sa maison, elle a quitté son visage".
Il est effectivement très évocateur .

J'ai beau relire ce poème, je le trouve absolument magnifique !

Tout y est profond et léger. Sa puissance d'évocation est là.
Je souris presque au nom donné à ce personnage - "La folle" -, mais sans porter de jugement, bien sûr. Peut-on être consolé de tout, au fond ? C'est juste une question...

J'ai beaucoup aimé aussi le dernier vers de ce poème qui situe dans le thème de la poussière, comme tout au long du texte, cette inconsolation.


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