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Poésie contemporaine
Concours : Maudite soit la guerre [concours]
 Publié le 29/11/18  -  13 commentaires  -  1452 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

L’inscription « Maudite soit la guerre » est gravée au pied du monument aux morts de Gentioux, en Creuse.


Maudite soit la guerre [concours]



Ce texte est une participation au concours n°26 : Centenaire de l'Armistice 14/18
(informations sur ce concours).





Il souffle de nouveau le vent froid de novembre ;
Sur le lit, au matin, se figent tous mes membres.
Un éclat de shrapnell a percé mon poumon,
Parfois je me sens bien, puis le lendemain non.

J’aperçois certains soirs, à l’angle d’un vitrage,
Le soleil qui déploie l’acier bleu des nuages.
Ou bien ce sont sans fin des pluies qui battent l’air
D’un jour enseveli de gris crépusculaire.

Soldats et officiers viennent me retrouver,
Avec un peu de pain ou du lait condensé.
Mon corps redevient chaud ; je veux guérir pour eux,
Et je pleure en silence au revers de mes yeux.

Ils disent que la paix se signera demain,
Bien que de durs combats résonnent au lointain.
Les Éparges, Verdun et le Chemin des Dames
Figeront le passé au grand feu de nos âmes.

Hier, l’ami lieutenant, en route pour me voir,
Mourut dans un fossé avant l’orée du soir.
Cette balle égarée, dans les toutes dernières,
M’arrache encore un cri : maudite soit la guerre !


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Contemporain.
L'ajout d'un second "l" (reconnu par plusieurs dictionnaires) au mot shrapnel veut lui donner une consonnance allemande et faire penser que l'obus était ennemi. C'est une excellente idée. Mais cet obus de conception anglaise équipait aussi les troupes alliées. Personnellement, j'aurais choisi un autre mot pour effacer le doute qu'il pourrait engendrer. Comme Kugel qui était une grenade allemande et dont le nom est plus facile à prononcer.
"Et je pleure en silence au revers de mes yeux" suffit pour moi à décrire tout le malheur, et la façon de le vivre, de ce pauvre blessé de guerre qui veut "guérir pour eux". Rien ne vient ajouter à son drame qui s'exprime simpement dans "un cri : maudite soit la guerre !".
Et je n'ajoute rien à ce poème que je relis avec plaisir.
Anje en EL

   LenineBosquet   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Au premier quatrain, le vers 4 très prosaïque gâche l'ensemble à mon avis.
Le deuxième quatrain est météorologique, un coup il fait beau, un coup il ne fait pas beau. Aucun intérêt à mon avis.
Au troisième, je ne comprends pas bien le "je veux guérir pour eux". Pour les compagnons soldats oui, pourquoi pas, mais pour les officiers, cela me convainc moins, surtout en 18. Le vers 12 de ce 3 ème quatrain nous réconcilie avec la poésie.
Le quatrain suivant nous donne la référence temporelle exigée par le concours, le vers 16 est lyrique ( un peu trop ?), en tous cas poétique.
Le dernier quatrain est à mon avis le plus réussi.

   Anonyme   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Où est le thème du concours? Parce que bon là on en est très loin...

Sinon c'est très moyen, ennuyeux, pas vraiment poétique mais très narratif je trouve.
Bizarre ce lait condensé, je connaissais le lait concentré.

Bref, un texte décevant.

   plumette   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
je finis par me demander, à force de lire des critiques au sujet du non respect du thème du concours, si le CE fait ou non une pré-selection qui tient compte de ce critère? Il me semblait que oui, si bien qu'il n'y aurait pas à noter en fonction de cela?

j'ai bien aimé ce poème.

je l'ai vu ce soldat blessé qui regarde par la fenêtre et attend les visites , j'ai été étonnée de ces larmes "au revers de mes yeux" une étrange expression pour dire qu'il pleure à l'intérieur et sans larmes apparentes?

une tristesse lourde, une sorte de résignation, la révolte est intérieure, comme les larmes. Maudite soit la guerre!

Plumette

   papipoete   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour
chaque matin, ou en pleine nuit, nous nous réveillons au froid revenu de Novembre ; on entend depuis peu une rumeur, qui dirait que c'est bientôt fini ... oui, on vient de nous l'assurer ! demain les canons se tairont et les balles ne siffleront plus à nos oreilles ! On nous réconforte, de pain, de lait ; mais nous pleurons l'ami, qu'hier la guerre nous prit, un jour avant de dire ; stop !
NB un texte comme écrit d'un bout de crayon, sur un morceau de carton, tout au fond du trou, sur le front ...
" je pleure en silence au revers de mes yeux " , c'est beau !
Le " néo-classique " ne me semble pas loin de ce contemporain ?

   PIZZICATO   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
L'auteur(e) a choisi de se pencher sur l'amertume d'un soldat blessé qui n'a d'autre réconfort que les visites qu'on lui rend.

Je ne sais si les officiers occupaient de leur temps à rendre visite à des soldats blessés...

Sans avoir été vraiment conquis par ce texte, j'ai préféré les deux derniers quatrains.

J'ai trouvé le vers 4 assez prosaïque.

" Et je pleure en silence au revers de mes yeux." Si le fond est palpable, la tournure est surprenante.

Mon appréciation reste mitigée.

   lucilius   
1/12/2018
Modéré : commentaire hors charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Klingsohr   
30/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je salue le courage, l'engagement, l'inspiration d'un poème qui a su retrouver en quelques endroits, dans des vers sublimes ''Parfois je me sens bien, puis le lendemain non'', ''m'arrache encore un cri : maudite soit la guerre'' les accents de deux autres grand albatros engagés que mon cœur chérit :

https://www.youtube.com/watch?v=msS8JrAhZp0
https://www.youtube.com/watch?v=6w5vWHqU3uM

Merci l'artiste ! Oui, merci bien, merci du fond de l'âme ! Merci à vous tous également qui luttez dans ce beau concours avec une noblesse, une grandeur égales à celles de nos soldats tombés : ce soir, malgré à la brunante ce vent froid de novembre qui m'ôte presque le sens, songeant un moment grâce à vous à tous ces poilus qui touchèrent le fond des tranchées et que vous faites, en les réanimant par le miracle de vos mots, creuser une nouvelle fois peut-être plus profondément encore, ''je me suis senti bien''.

   Corto   
1/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un beau poème réaliste où les faits et les douleurs sont bien décrits. On est aux côtés de ce soldat et de sa souffrance avec "Parfois je me sens bien, puis le lendemain non", comme si on parlait avec lui.
Le blessé essaie de reprendre contact avec la vie: "J’aperçois certains soirs, à l’angle d’un vitrage," il est entouré d'amis prévenants mais la souffrance persiste: "Et je pleure en silence au revers de mes yeux."
A sa souffrance physique s'ajoutent encore de terribles nouvelles comme: "Hier, l’ami lieutenant, en route pour me voir,/Mourut dans un fossé avant l’orée du soir."
On crie avec lui le mot final: "maudite soit la guerre !"
L'ambiance est particulièrement bien rendue, avec des mots simples et une concision remarquable. De plus le rythme du poème est très bien soigné.

   Queribus   
2/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai trouvé ce poème, dans l'ensemble, bien écrit avec sa facture néo-classique avec, parfois, quelques lègères maladresses: "Parfois je me sens bien, puis le lendemain non", "Avec un peu de pain ou de lait condense(concentré?);par contre, j'ai beaucoup apprécié les deux derniers vers: "Cette balle égarée, dans les toutes dernières, M'arrache encire un cri: maudite soit la guerre.

En conclusion, je trouve ce texte qui dit beaucoup en peu de mots, plutôt réussi, ce qui entraine de ma part une appréciation très honorable.

Bien à vous.

   Donaldo75   
2/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé ce poème bien composé, complètement dans le thème de ce concours et dénonciateur de l'horreur d'une guerre symbole de la barbarie des hommes au pouvoir en ce début de siècle dernier.

Bravo,

Don

   jfmoods   
2/12/2018
I) Un homme terrassé

La blessure, autant physique ("Sur le lit, au matin, se figent tous mes membres. / Un éclat de shrapnell a percé mon poumon, / Parfois je me sens bien, puis le lendemain non") que morale ("je pleure en silence au revers de mes yeux") demeurera inguérissable ("Les Éparges, Verdun et le Chemin des Dames / Figeront le passé au grand feu de nos âmes").

II) Un paysage état d'âme

Le décor extérieur, bâché, épouse la sensation de dénuement à l'oeuvre dans le poème, la dureté indicible du réel ("Il souffle de nouveau le vent froid de novembre", "J’aperçois certains soirs, à l’angle d’un vitrage, / Le soleil qui déploie l’acier bleu des nuages. / Ou bien ce sont sans fin des pluies qui battent l’air / D’un jour enseveli de gris crépusculaire").

III) Une solidarité indéfectible

Malgré la colère sourde qui l'anime ("Hier, l’ami lieutenant, en route pour me voir, / Mourut dans un fossé avant l’orée du soir"), le narrateur trouve une raison de vivre ("Soldats et officiers viennent me retrouver, / Avec un peu de pain ou du lait condensé. / Mon corps redevient chaud ; je veux guérir pour eux") et d'attendre ("Ils disent que la paix se signera demain").

Merci pour ce partage !

   Bidis   
7/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un beau poème, plein d'envergure et de désespoir, malgré la perspective de la paix toute proche. On ressent les émotions du blessé sur son lit d'hôpital. J'aime beaucoup.


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