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Poésie libre
corbivan : Instantané
 Publié le 02/12/17  -  14 commentaires  -  984 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur


Instantané



Friches le long des rails

Où vont parfois des biches au pelage fauve

Arbres à l’abandon, sachets de plastiques et gravats

Fleurs sauvages jamais fauchées

Où sont les abeilles ?


Banques dans les avenues où les éboueurs passent tôt faire le ménage

Dessin d’une plume, trace d’un oiseau


Le souffle est là, retenu par la pluie fine d’un matin de septembre

Pourtant, respirer est si difficile


Derrière la barrière de l’habitude

Au-delà des mots

Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches

Le souffle s’étend, indifférent


Ou bien, est-ce qu’il se reprend dans le silence ?


L’heure dans la ville cherche son cœur

Sous la lumière grise du béton et de l’acier fragile
Les ponts, les usines, sont des bateaux vides

Rêve d’être improductif, un geste effleure le jour


 
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   Ramana   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une description qui rend bien cette désespérance de la ville et plus encore de la banlieue, avec des formules originales qui ne manquent pas de sel :
"Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches"
"L’heure dans la ville cherche son cœur"
Un thème autour du souffle, extérieur, intérieur, respiration difficile, la nature n'est pas dans son élément.
"Les ponts, les usines, sont des bateaux vides" : vides de quoi ? du souffle de la vie qui est aussi celui de l'amour. Le béton et l'acier forment des objets dis-harmonieux dont l'aura mortifère a fait fuiter tout ce qui convient à l'épanouissement de la nature, et de l'homme qui en fait intimement partie.

   PIZZICATO   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Plus qu'un " instantané ", un tableau qui s'offre en permanence à nos yeux.
La morosité parcourt ce texte, mais peut il en être autrement dan notre société actuelle ?

" Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches " excellent !

   Marite   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cet instantané est "habité" par le souffle qui l'a inspiré. Au-delà d'un sombre constat de l'état de certaines parties des villes actuelles, ce texte véhicule et transmet, avec de très belles expressions poétiques, l'impalpable si difficile à exprimer par de simples mots.
L'espacement entre les vers s'accorde à la lenteur mesurée des pas du marcheur accablé par le spectacle qui s'offre à lui.

   leni   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est la photo du temps présent sas fioriture C'est triste comme la pluie

Le souffle est là, retenu par la pluie fine d’un matin de septembre

Pourtant, respirer est si difficile


etL’heure dans la ville cherche son cœur

Ces coins-là ne changeront pas

BEL écrit Mon salut cordial LENI

   Fowltus   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La première strophe croise deux sèmes, abandon/sachets/gravats pour les détritus, biches/fleurs/abeilles pour ce qui est du vivant.
Les rebuts se mêlent à la vie en lisière de ville tandis que le 'ménage' est fait tôt en son centre.
L'idée de l'auteur est sans doute que la poésie s'immisce lentement dans l'esprit du lecteur par le jeu d'images' instantanées' mais je trouve qu'il y à beaucoup de débris de vers qui n'apportent pas grand chose:
' Sous la lumière grise du béton et de l’acier fragile
Les ponts, les usines, sont des bateaux vides'
ou encore:
'Derrière la barrière de l’habitude'
'Rêve d’être improductif'

J'aime vraiment celui-là, en revanche:
' Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches'
Merci à vous.

   fugu   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé cet - instantané - à la forme aérée pour un propos plutôt suffocant voire carrément anxiogène.
Les zones périurbaines et une certaine routine quotidienne sont ici joliment évoquées.
La poésie semble survivre, mais elle est toujours là bien cachée derrière les blocs de béton.

Particulièrement apprécié ce passage :

"Derrière la barrière de l’habitude

Au-delà des mots

Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches

Le souffle s’étend, indifférent"

   kreivi   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le gris mouillé du tous les jours
et l'ivresse du ciel dans le fond des poches.
Beau et triste tableau

   Mokhtar   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Petit matin glauque dans une zone industrielle oppressante. L'homme
y évolue les mains dans les poches, blasé et désenchanté, avec lassitude. L'animal qui est en lui est exclu de son milieu naturel. Manquent les sèves, les chants des oiseaux,les bourdonnements d'insectes et l'air pur. Et le fer et le béton sont là pour l'asservir.
J'aime dans ce poème sa puissance évocatrice.

   Marie-Ange   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est un "Instantané", dans toute son activité, une vivacité
qui interpelle agréablement.

La forme donne un certain rythme à l'écrit, c'est là comme
des arrêts sur images. L'émotion émise vient alors vous
chercher par petites touches.

J'ai beaucoup aimé :

" Derrière la barrière de l’habitude

Au-delà des mots

Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches

Le souffle s’étend, indifférent "

Et puis :

" L’heure dans la ville cherche son cœur "

La simplicité immense de vos mots, ouvre en moi un ressenti, troublé, car je sens que votre plume l'effleure avec intelligence
et vous me montrez comme l'envers du décor, sa sensibilité propre.

   Robot   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une suite de réflexions qui suivent spontanément le regard et fixent des images comme le ferait un polaroïd.
Comme si la narration suivait le rythme d'un parcours où la pensée fait écho au cheminement.

   papipoete   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour corbivan
La vue s'habitue tellement à tout, friches, détritus aux champs, plastiques dentelles aux barbelés, que l'on n'y fait presque plus attention .
Un paysage immuable que " les mains dans les poches ", le porteur de " prison à images " capture, et le souffle s'étend, indifférent ...
" mélancolie-man " ...

   Lylah   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La poésie libre telle que je l’aime, pas un mot de trop et chacun à sa place…
Une balade mélancolique dans un matin trop gris, ponctuée de deux questions qui la rythment en lui apportant une autre profondeur. Plus essentielle.

J’ai particulièrement aimé :
« Derrière la barrière de l’habitude
Au-delà des mots
Au-delà des mains qui parcourent le jour aux fonds des poches
Le souffle s’étend, indifférent

Ou bien, est-ce qu’il se reprend dans le silence ? »

Tout y est…

   corbivan   
4/12/2017

   Quidonc   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Corbivan,

Polaroid. Mais qui utilise encore ça si ce n'est le poète? :-)
Cliché sans cliché d'un matin de septembre avant que l'activité humaine ne s'ébranle dans la ville, avant que ne s'éveille les abeilles?

Un rien maussade mais tendre, un rien cafardeux mais néanmoins optimiste, une sensation qui vous laisse en déséquilibre.

Merci


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