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Poésie classique
Cristale : À l'ombre des tamaris [concours]
 Publié le 17/12/17  -  9 commentaires  -  1437 caractères  -  271 lectures    Autres textes du même auteur

Inspiré de la chanson interprétée par Serge Reggiani.
Il suffirait de presque rien


À l'ombre des tamaris [concours]



Ce texte est une participation au concours n°24 : Dix ans !
(informations sur ce concours).





Il suffirait de pas grand-chose,
Peut-être moins qu’un long discours,
Pour que nous soyons en osmose,
Que je vous étonne toujours.

« Mignonne allons voir si la rose... »
Vous me prendriez par la main,
« Qui ce matin avait déclose... »
Dans le square de Saint-Germain.

Je vois d’ici le commentaire :
« Amoureuse du vieux Ronsard ?
Mais comment peut-il donc te plaire
Avec son langage ringard ?

Il suffirait de pas grand-chose :
Tes vers cent fois sur le métier
Et si la rime n’est éclose
Sabrer sans faire de quartier !

Te seront bien plus profitables
Dix ans (pas moins) sur Oniris
Que les leçons d’un homme à fables
Apprises sous tes tamaris.

Il suffirait de peu de chose
Pour qu’un autre te dise un jour :
– Ma reine allons voir si la prose
À l’ombre est née avec amour. »



********
Avec mon plus grand respect pour messieurs Ronsard et Boileau
à qui j’ai « emprunté » oh! si peu, quelques-uns de leurs mots et à monsieur Reggiani pour le détournement de sa magnifique chanson.


 
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   troupi   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas encore suffisamment lié avec Sorgel pour juger de cette forme classique qui à l'oreille me parait parfaite.
L'histoire est amusante et les deux derniers vers délicieux.
Ces conseils ( dix ans, pas moins, sur Oniris ) je l'espère ne seront pas coupables de la désertion vers d'autres lieux de poètes en herbe qui seraient refroidis par la durée.
Tant pis pour "les hommes à fables " qui siestent sous les tamaris et décrédibilisés à jamais,cette histoire valait bien un poème.
Bonne chance pour le concours.

   Mokhtar   
8/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très jolie variation sur le thème de la superbe chanson de Reggiani.
Le thème du concours est respecté, et non tiré par les cheveux.
Le rythme est alerte, enlevé.
Petit détail, pour faire le malin : j'aurais mis "les"au lieu de "tes"pour éviter le roulement de tambour devant tamaris
Plaisant exercice de style, qui devrait avoir son mot à dire lors des distinctions.

   Queribus   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je suis tout d'abord très agréablement surpris par la qualité de votre prosodie et ce pastiche habilement mené d'une chanson de Reggiani; votre écriture témoigne d'une grande pratique et d'un long métier dans le domaine de la poésie.
Outre sa perfection, votre écrit fait preuve d'un certain humour qui rajoute encore à sa qualité; en un mot, on ne s'ennuie pas en vous lisant, technique et inspiration ayant fait une habile communion.

En espérant vous relire très bientôt.

Bien à vous.

   papipoete   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour
Il est des mots, des phrases qui nous marquent et s'allument quand on en parle, tel un feu de joie !
" il suffirait de ... " et voilà c'est parti !
L'auteur parle un " françois " plutôt qu'un " français ", l'écrit aussi au risque de paraître ringard aux yeux de celle pour qui bat son coeur . Mais il n'a de cesse d'éblouir la belle, et 10 ans sous les colonnes d'Oniris suffiraient peut-être à aiguiser sa plume, pour que d'elle naisse la plus belle des proses ?
NB je vois d'ici Nico, Marimay, rosir de voir ce que leur " bébé " peut susciter chez un poète !
Le second quatrain me laisse rêveur et envieux ; la volonté de séduire, quitte à sabrer, quitte à remettre sur le métier mériterait que la dulcinée sur les lèvres de son amoureux, y déposât un doux baiser !
Les octosyllabes me semblent parfaitement " classiques "

   PIZZICATO   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai trouvé que les trois premiers quatrains ont une empreinte sensible du texte de Jean-Max Rivière (auteur de la chanson de Reggiani).

Sinon, la tournure de l'idée est bien pensée et se manifeste dans la seconde partie de ce texte.
L'humour est bien présent.

   EricD   
17/12/2017
"Tes vers cent fois sur le métier"
Le père Boileau était moins sévère : il n'exigeait en fait "que" vingt brouillons :

"Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :"

Je trouve les trois derniers quatrains un peu plus faibles que les trois premiers, du point de vue de la clarté de l'expression surtout, mais c'est joliment troussé.
Tous mes vœux de réussite pour ce concours.

   hersen   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
petit texte qui ne se prend pas la tête mais qui se pique d'humour à défaut de se piquer à la rose de Ronsard !

Un peu osé de ramener du vieux pour faire du neuf, mais ça fonctionne vraiment bien, belle plume !

Et le tout en parfaite adéquation avec la chanson choisie !

merci de cette lecture,

hersen

   solo974   
26/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime beaucoup votre poème auquel le choix de l'octosyllabe apporte légèreté et allant.
Il nous donne aussi comme une envie de pousser la chansonnette à notre tour !
J'ai également beaucoup apprécié - pour ma part - le détournement humoristique des vers de Ronsard et la façon dont vous vous jouez de vos lecteurs.
Excellente continuation à vous.

   Jean-Claude   
26/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour
Sympathique bien que un peu déjà entendu, mais comme ça joue avec les citations...
Bref, j'ai aimé
Bonne chance.


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