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Poésie classique
Cristale : CosmiX attitude
 Publié le 29/10/18  -  26 commentaires  -  1173 caractères  -  415 lectures    Autres textes du même auteur

Ce que vous ne savez peut-être pas...


CosmiX attitude



Quand le jour a sodomisé
La nuit sur le lit d’une étoile
Le septième ciel, avisé
Par l’Univers, leva le voile :

Séléné, fauchant le boson
De Higgs, détourna la marée
Et reformata l'horizon
Où Vénus s'était bien marrée !

Le Soleil, soudant son dentier,
Enflamma la face lunaire
Puis, sans lui faire de quartier,
Visa son plus profond cratère !

Le Chariot, l’axe fendu,
Monté par six astéroïdes
(À peine s’est-il défendu...)
Sema Gaïa d'humanoïdes.

La comète de sieur Halley
Vit soudain sa queue aspirée,
Prise en dehors de son trolley
Par un trou noir de l'empyrée !

Pluton, soûlé par deux quasars,
Poursuivi par un Minotaure,
Vibra sous de troublants pulsars
Quand il enfourcha le Centaure.

Jaloux des petits hommes verts,
Le gros Saturne offrit sa bague
À Mars s'envoyant dans les airs ;
Son anneau ! Non mais, quelle blague !

Sous des cieux aux us dégondés,
Les astres en un tour d'ellipse
S'amusent – les dévergondés ! –
À big-bang sexe-apocalypse.


 
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   Gemini   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cosmogonie délirante. J'ai pensé de suite à Jamait dans son bar de l'univers ; c'est la même ivresse de ses profondeurs qu'on retrouve ici, et je trouve que c'est le même rythme en 8/8.
Qui eût pu croire que les objets célestes n'étaient pas aussi sages que l’on pensait ? Qui eût pu deviner qu’une cinquième force fondamentale, l’amour, fut-il débridé, les régissait aussi ?
Poème en quatre dimensions : bien écrit, bien moderne (puisqu’incorporant le récent boson de Higgs), bien rimé (heureusement que vous n’avez pas placé le mot orbite), bien versifié dans une contrainte d’octos plus difficile et, cinquième dimension, de l’humour !
Difficile de dire que ça ne vole pas bien haut.
Un réel plaisir de lecture

   Miguel   
9/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Curieuse cosmogonie, qui vaut bien les autres, plus classiques, et qui ne s'en éloigne pas tellement, au fond. Enfin, tout de même, Hésiode est ici bien renouvelé, et les pentes de l'Hélicon prennent un coup de jeune. "Sur des pensers nouveaux faisons de vers antiques", écrivait Chénier ; cette mythologie mêlée à la science semble lui donner raison. Petite rigueur grammaticale : la suite étant au passé simple, j'aurais écrit "eut sodomisé", au passé antérieur, plutôt que le passé composé "a sodomisé" qui fonctionne avec le présent.

   LenineBosquet   
12/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Drôle et érudit, bravo.
La formation du système solaire vu par le prisme de la partouze, fallait osé.
Le premier vers choque et retient l'attention mais comme les vers suivant sont de belles factures et intelligents, ça passe.
"Visa son plus profond cratère", turbo-lol comme on disait en 2014, de même que "l'axe fendu, monté par six astéroïdes", le "trou noir de l'empyrée" et j'en passe...
Sur la forme, rien à dire, la métrique me semble bonne( bon prononcer chariot cha-ri-ot me fait toujours suer mais si la règle est respectée, je m'incline) et la ponctuation aussi.
Un bon dernier vers de conclusion qui fait clin d’œil au titre.

   izabouille   
13/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Excellent ! J'ai adoré! Petit voyage cosmiX que j'ai relu avec plaisir. L'imagination déborde et nous fait découvrir un univers étrange où les planètes et les étoiles s'envoient en l'air et ça donne une poésie géniale.
Merci pour ce très bon moment de lecture

   Anje   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Effectivement, lorsqu'on visite un observatoire du ciel, rien de tout cela ne nous expliqué. Ce bing-bang n'est pas classique. Aucun trou noir dans ce texte autour duquel mon œil tourne en orbite indéfinie.
Merci pour cette légèreté fort habile qui réchauffe mon réveil frileux.

   Hananke   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Et bien, ça fait une drôle de vie dans le ciel !

Des quatrains d'inégales valeurs, bien sûr, c'est un peu obligatoire
pour ce genre de poèmes.
J'aurais mis eut sodomisé pour aller avec le passé simple de leva.

L'ensemble est amusant et distrayant à lire. Une approche originale
des cieux et des Dieux.

Au final, un joyeux mélange d'astronomie et de mythologie.

   Quidonc   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

Bravo, le défit du sieur Archibald a été relevé, et de quelle manière? Je répondrai avec maestria, celle qui vous caractérise.
Malgré le thème imposé, un peu farfelu mais sinon il n'y avait pas de défi, le poème se décline avec brio. On imagine tout le travail de recherche pour avoir un maximum de cohérence. L'humour omniprésent, mais pas que, me fait penser la poétesse s'est amusée à faire rimer l'univers. Un vrai feu d'artifice, digne du big bang. Un poème drôle et intelligent.
Merci et bravo pour cette lecture jubilatoire.
Quidonc

   papipoete   
29/10/2018
bonjour Cristale
Je vois un ciel bien déluré, où les astres s'en donnent à coeur-joie, je dirais plutôt à " c...joie " !
Mais je réalise que la teneur de ce texte, n'est pas à la hauteur de mes connaissances littéraires et mythologiques, avec ses noms de divinités et autres formulations dont je ne saisis pas la subtilité !
Sachant le panel d'auteurs érudits sur Oniris, je suis bien certain qu'il s'en trouvera à foison, pour apprécier ce poème ( pour moi ) " déconcertant " .
Au plaisir de vous lire plus aisément .

   LylianR   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le ton est donné. Cela commence fort. Un peu trop peut-être :
Quand le jour a sodomisé
La nuit sur le lit d’une étoile

La suite est "un univers" de plaisirs aux accents presque susurrés, tout en symbole, moins directs que ce premier ver.

La mythologie grecque, (les croyances), s'unit à l'astronomie (les sciences) dans un "big-bang sexe-apocalypse."

La poésie classique s'associe à une langue courante voire familière, résolument moderne : "formata", "s'était bien marrée", "sans lui faire de quartiers" (joli jeu de mots), "s'envoyant dans les airs" fait penser à : s'envoyer en l'air...


Un joyeux mélange des genres sur une idée originale.

   Pouet   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

si un jour on m'avait dit que je verrai le terme "sodomisé" dans un poème de Dame Cristale, bah crévindiou de crévindiou je l'aurions point cru! Et puis allons-y gaiement avec des "profonds cratères", des "axes fendus", des "queues", des "trous noirs" et j'en passe....
Outré!
:)

Un petit moment récréatif, plein de trouvailles que j'ai bien apprécié même si je ne suis pas Hubert Reeves.

   Provencao   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai apprécié cet enchevêtrement apocalyptique en vos vers...presqu'impensables.

Belle description du neutrino aux plus grandes galaxies, qui nous montre à quel point le système est un perpétuel phénomène cyclique : mouvements de tout ordre…

Comme si tout semble répondre à un ordre cohérent et à une loi bien définie. Les êtres vivants n’échappent pas à cette règle, en particulier l’Homme qui a toujours essayé de comprendre le temps pour mieux le domestiquer, le démystifier, le dompter et, peut-être, le figer pour le fuir !

Mes vers préférés :" Le Soleil, soudant son dentier,
Enflamma la face lunaire
Puis, sans lui faire de quartier,
Visa son plus profond cratère !"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   myndie   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

joyeusement provocateur, sulfureux mais pas graveleux, grivois sans paillardise, c’est bien imaginé et bien envoyé !
Ton traité de physique cosmique bouscule allégrement les théories officielles (qu’on n’a pas moyen de vérifier nous autres pauvres simplets) et vaut bien toutes les explications sur les grandes lois de l’univers. Inutile de dire que je préfère de loin tes élucubrations poétiques.
Trouver la rime à ellipse en « big-bang apocalypse », bravo, il fallait le faire !

Eh bien merci parce que depuis Ludi et ses « inconvenants », un peu de sel et d’esprit déluré, ça ne fait pas de mal !

myndie astrosceptique convertie

   PIZZICATO   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ouh la la ! Dame Cristale donne dans le grivois ! Oui mais avec finesse et beaucoup d'humour.

" Les astres s'amusent à big-bang sexe-apocalypse. " Ah oui, c'est la grosse partouze des planètes.

Avec finesse, écrivis-je plus haut. Des images ambiguës -à peine - , mais restons dans le contexte .... galactique. If you see what I mean.

Encore une prouesse d'écriture.
Peut-être envisageriez vous, un jour, d'écrire un texte de chanson que je me ferais un plaisir de mettre en musique (sourire).

   wancyrs   
29/10/2018
Salut Cristale,

Le premier vers a troublé ma lecture et mon jugement, désolé ! En matière de sexe, même si je peux me donner des libertés, il y a certaines dont je ne me permets pas :) Néanmoins, le reste est beau ; on ressent cette connaissance de l'univers et de la mythologie, et vous les agencez de façon sublime : vous avez une belle imagination ! Mais pour les raisons citées ci-dessus, mon appréciation ne peut pas être à la hauteur de votre travail.

Bonne continuation !

Wan

   leni   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bsoir cristale

MARTHE RICHARD a fermé les boxons ça n'a rien changé La partouze est cosmique Le jour sodomise la nuit en passant à l'heure d'hiver HIGGS
a juste le temps de mettre son boson en berne et de foutre le camp et de laisser VENUS
prendre sa dime sur les passes de ses filles JE fais du peu que je mieux pour ne pas trahir l'histoire de l'Univers Des passages entiers m'échappent et ll'agence REUTER nous donne peu de précision sur le dentier du soleil par contre il est bien admis que les six astéroïdes qui ont fait la fête à Charlot faisaient partie des 80chasseurs qui ce n'est un secret pour personne ont joué au théatre de la Huchette La cantatrice chauve s'occupe de tes bosons Il reste des zônes d'ombre dans les trous noirs do cosmos Madame devinez avec quoi je frappe
met le big bang en scène à LAS VEGAS
Je dis tout cela pour ajouter de l'eau au moulin de l'auteur qui n'a qu'un but faire la lumière dans les trous noirs LENI Electon libre

   Ithaque   
29/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand j'aime le texte et la main qui l'a écrit, je n'hésite pas ! je les grave illico dans la cire !

https://www.aht.li/3299724/COSMIX__ATTITUDE.mp3

clipse tes écouteurs Cristale !

   Vincendix   
30/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,
Quelle imagination ! Une « partouze » sidérale, pourquoi pas, les mystères de l’espace peuvent s’accommoder d’une tel spectacle.
Vincent

   archibald   
30/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Une petite flèche vers le bas pour signifier ma désaprobation quant au titre : cet « attitude » me semble faire un peu « jeune » tout en étant désormais démodé. Un détail car pour le reste, je jubile. L'exigence de la forme classique au service de la déconne, j'acquiesce, j'approuve et j'applaudis. Dès le premier vers, « Dame Cristale » écorne son image et scotche certains de ses zélateurs. C'est courageux. Je ne saurais que l'encourager dans cette voie (je ne parle pas de la concupiscence, il y a d'autres façons d'être subversif). Je sais bien que l'auteure ne pourra pas s'empêcher de renouer avec ce romantisme un peu bêta qui fait ici sa renommée, et que je respecte malgré que j'en aie, mais une petite pochade bien sentie, un texte grinçant, un truc qui gêne aux entournures et qui allie la perfection de la forme à l'originalité du fond, je serai toujours preneur.

   JcJaZz   
1/11/2018
Je réagis un peu tard
Un poème hors norme
Nickel sur la forme au service d'un fond érotico-grivois égrillard science-fictionnel
Comme quelque chose "d'anachronique", plutôt un OVNI poétique
Génital, oups génial !!! Mon clavier fait des siennes
Merci

   lucilius   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Scènes d'orgie dans le Cosmos ! Pourquoi pas ? L'idée est originale. Certaines images sont cocasses et bien dépeintes.
Me manque l'essentiel : un vrai ton de dévergondage pour adhérer pleinement à ce big-bang sexe-apocalypse.

   solo974   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale,
J'aime beaucoup-beaucoup-beaucoup votre poème.
Dès le titre - très bien choisi - le lecteur s'attend à être plongé dans un univers plein de surprises.
Et dès le premier vers, nous voilà pour le moins servis !
J'ai particulièrement apprécié, pour ma part, le mélange des genres : noms savants des planètes, majuscules d'emphase font en effet très bon ménage avec des mots et expressions modernes ("reformata", "humanoïdes") ou familiers ("marrée", "sans lui faire de quartier", "s'envoya dans les airs").
Et que de sous-entendus croustillants...
Un texte humoristique, servi avec brio par une plume aussi alerte que maîtrisée.
Un grand bravo à vous !

   Robot   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vision céleste qui ne manque pas de références. Un peu comme les dieux et déesses de l'Olympe les astres ont les passions des humains.
Les images nous décrivent ce big-bang sexe apocalypse avec une sorte de naturel et une pincée d'ironie qui sied bien au récit.

   Francis   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les jeux de mots, les symboles s'enchainent dans une danse erotico cosmique. Le big bang devient salsa endiablée et le metteur en scène ne manque pas d'imagination ! Lu avec un réel plaisir.

   hersen   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cristale, t'as fumé quoi ?

C'est hilarant, c'est original, c'est plein de trouvaille. En avançant en lecture, je me réjouis de lire le vers suivant !

J'ai franchement aimé ce côté déjanté, et que le poème commence par"

"Quand le jour a sodomisé/la nuit sur le lit d'une étoile..."

Je savais que ça allait être génial.

Un grand merci Cristale pour être capable de nous surprendre !

   Cat   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bah, tu en sais des choses, dis donc, Cristale ! ^^

Et quel esprit, quel humour, quelle inventivité pour nous en parler !
Bon, ça c’est pas un scoop ! Depuis le temps je te sais capable de toutes ces belles choses, capable de m’épanouir le sourire comme peu savent le faire.

La très romantique entrée en matière (si j’ose dire !) donne tout de suite le la. Et là, c’est l’assurance de passer un bon moment de franche rigolade. A condition de savoir faire fuser les images au rythme où tu nous les envoies. Surtout qu’en plus de tous les ingrédients cités plus haut, l’esprit, l’humour et l’inventivité, la qualité d’écriture est au rendez-vous, ce qui est un atout majeur pour se payer une bonne tranche de gras sans vulgarité aucune.

Bien entendu, j’en redemande, car je crois en toi et en tes capacités à toujours nous surprendre et nous en apprendre, des belles et des bien mûres. :)))

Je te dis à bientôt, donc.
Et merci infiniment pour cette touche de légèreté que tu sais dispenser partout, où que tu sois, quoi que tu fasses...

Cat

   Beaufond   
8/11/2018
Je sens, à m'imaginer écrire sur semblable sujet, une lacune particulièrement vaste quant à la physique théorique. Cela sent le crapaud nourri aux publications vulgarisées à l'extrême. Le ton y est celui d'un Aristote croyant toucher à la méthode scientifique. La mythologie est là, visiblement nourrie de connaissances, mais son objet d'osmose est, par ces vers, défiguré avec flagrance, comme en ces sectes qui vous démontrent la nécessité d'une création première sans comprendre que structure le hasard. J'ai quelque pitié pour l'effort de fabrication de ces vers : un travail, à n'en pas douter, pour un résultat si mauvais. Mieux vaut écrire à des propos dont l'intime nous dit (gaucherie).


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