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Poésie classique
Cristale : Fleurs de larmes
 Publié le 17/04/15  -  21 commentaires  -  762 caractères  -  667 lectures    Autres textes du même auteur

Présentant ce poème sur un site littéraire, c'est sous un angle littéraire que je souhaite qu'il soit pris en considération.
Merci à vous.


Fleurs de larmes



Sur le miroir de l’eau, je vois cet enfant sage,
Ses cheveux dans le flou frissonné par le vent,
Ses yeux, tels des iris abreuvés au passage
D’un ruisseau bleu saphir, en larmes trop souvent.

Dans les reflets du lac, je cherche un vain message
Des maux de son passé ténébreux sans l’auvent
De mes bras et du nid douillet de mon corsage
Où je l’avais nourri de mon amour fervent.

Sa voix silencieuse en cet enfer m’emmure
Arrachant de mon ventre un pénible murmure.
Il n’est plus, désormais, que le froid du remord.

Pourtant il ne pleut pas, mais voici que je doute ;
Un rond, troublé, s’évase au tomber d’une goutte.
Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu’il est mort.


 
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   jamesbebeart   
5/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème grave et douloureux qui m'a beaucoup touché. Je relève en particulier : "Des maux de son passé ténébreux sans l'auvent de mes bras" ; "Sa voix silencieuse en cet enfer m'emmure". Et le dernier vers en forme de sentence finale qui tombe comme un couperet.
Merci pour cette belle lecture.

   PIZZICATO   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale.
Malgré le chagrin indélébile que peut engendrer, pour une mère, la disparition de son enfant, ce thème est traité avec sobriété, sans pathos, et parsemé de belles images.
Une petite préférence pour la deuxième strophe.

   papipoete   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Cristale; " le dernier berceau " m'avait déjà bouleversé, et votre regard sur ce miroir de l'eau, qui renvoie l'image de votre ange, embue le miens de vous lire.
Quel mal se cachait donc au creux de son être, alors que vous l'abritiez de vos bras, et le dorlotiez au sein de votre corsage?
Peut-être est-il au Paradis l'enfant-chéri, mais sa voix silencieuse résonne dans les ténèbres de votre pauvre coeur.
La surface tranquille de l'onde que vous contemplez, se ride soudain; une goutte vient d'y tomber, une larme versée du Ciel?
Les alexandrins de ce poignant sonnet, semblent mesurer 20 pieds, tant je les prononce en les étirant, comme les sanglots d'une prière.
Le dernier tercet est si fort...

   leni   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale

Une tristesse sans pathos Une écriture maitrisée C'est troublant
car on a tous un souvenir....du genre Les références à la nature me plaisent Je voudrais citer

Ruisseau....;larmes
le froid du remord
Et le dernier vers superbe

Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu’il est mort.

Un très bel écrit MERCI
et mon salut cordial
Leni

   Robot   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nous avons là un beau texte qui s'intègre parfaitement dans le moule du classique maîtrisé.
Beaucoup de vers superbes qui entretiennent une émotion délicatement posée jusqu'au questionnement et à la conscience de la douloureuse réalité finale.
Ses yeux tels des iris abreuvés au passage d'un ruisseau: l'image m'a fait songé aux fleurs. Je pense à une noyade, une femme au bord d'un lac, en pèlerinage; la goutte - une larme - crée une onde sur la surface de l'eau.
EDIT: Je pense que lorsque vous dites "jugement littéraire" il s'agit cependant autant de la forme que du fond ? En tout cas, c'est ce que j'ai essayé de faire.

   Anonyme   
17/4/2015
Bonjour Cristale
Puisse votre incipit être entendu.
En ce qui me concerne je le reçois 5/5

Votre sonnet me semble exemplaire.
Vos rimes sont riches, mais se fondent naturellement dans le discours, y compris dans les quatrains qui, vous le savez aussi bien que moi, sont un peu la pierre d'achoppement du sonnet classique. Ça passe ou ça casse. Avec vous, pas de souci, ça coule comme une source.
La fluidité du sonnet est garantie par une écriture impeccable et de douces sonorités en phase avec le sujet.
Entre les quatrains et les tercets, la volte n'est pas très marquée, ceux-ci viennent seulement apporter de nouvelles idées pour nourrir le propos.
Le dernier vers est constitué de deux hémistiches bien distincts.
Le premier est dans la continuité des treize alexandrins qui précédent, en émotion retenue.
Le second surgit comme un cri de rage et de douleur.

Merci Cristale, je suis sincèrement admiratif devant la qualité de votre écriture poétique.

   Hananke   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale

Puisque vous le demandez, on va donc se consacrer uniquement
sur la forme.
Déjà, pour la présentation, je n'aime pas trop l'écart
existant entre les vers.
Des rimes riches, oui, bien sûr, mais tellement attendue :
souvent/vent remord/mort.
Une forme générale un peu compassée sans grande originalité
et d'une construction bien monotone même si l'imagerie générale
reste belle.
Seuls, les tercets sont de meilleures factures surtout le second.

Encore une fois je ne m'attache pas au fond.

   Automnale   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au fur et à mesure de la lecture de certains poèmes, il m'arrive parfois de penser : "C'est magnifique !". Ces "Fleurs de larmes" n'ont pu m'empêcher de pousser intérieurement ce cri... De même qu'il m'est impossible (quand bien même je ne suis guère compétente en poésie classique) de ne pas être touchée en plein cœur, et donc de le dire.

J'ai vu l'enfant sage dans le miroir de l'eau... J'ai adoré ses cheveux dans le flou frissonné par le vent, ses yeux tels des iris abreuvés au passage d'un ruisseau bleu saphir... J'ai imaginé le ruisseau en larmes trop souvent (plutôt que les yeux de l'enfant).

Je comprends que l'on puisse chercher un message dans les reflets d'un lac... Et je comprends tellement qu'une voix silencieuse, en cet enfer, emmure...

Je me demande si "terrible" murmure ne serait pas plus juste que "pénible". Et je croyais que le mot "remords" avait toujours un "s".

La fin est poignante, géniale.

Non, non, Cristale, les anges ne pleurent pas...

Merci, pour ce joyau de larmes...

   Damy   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis encore une fois impressionné par la pudeur, la délicatesse et l'élégance de votre écriture pour évoquer un tel drame. Je l'avais déjà été pour votre "Dernier berceau".
Le sonnet étant pour moi la forme la plus précieuse, en tout cas une des plus nobles, de la poésie classique, il ne pouvait que parfaitement habiller un thème sacré.

Je suis sensible à l'allitération du feulement du 2° vers.
Pour être le plus complet possible dans mon simple avis littéraire de forme, aux remarques d'Hananké, je rajouterais le contre-rejet dans le 2° quatrain qui, si mes souvenirs sont bons, serait inapproprié dans un sonnet (?).

Merci, Cristale

   myndie   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cristale,

Pour ma part, je suis vraiment désolée que vous souhaitiez n'être prise en considération QUE sur le plan littéraire. Sans votre incipit, j'aurais pu écrire que j'aime votre poème "passionnément".
Parce que l'émotion est bien là.
Que ce vers est beau :"
Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu’il est mort. "
Mon regret est de voir que vous nous soumettez un bel exercice de style, que vous nous faites apprécier votre talent d'écriture - indéniable - car moi, ce n'est pas à cela que je m'attache de prime abord.
J'aime les défauts d'écriture pour ce qu'ils ont d'humain; j'apprécie moins le côté "à tout prix" : musicalité, recherche sémantique.
Pour moi, votre poème est remarquable parce qu'il a une âme, tout simplement.

myndie

   Anonyme   
17/4/2015
Bonsoir Cristale... J'ai lu l'incipit, je respecte votre pudeur et votre douleur mais juger un poème uniquement sur la forme, aussi parfaite soit-elle, n'offre à mes yeux aucun intérêt...
Un exercice de style certes fort bien maîtrisé mais dans une poésie l'important n'est pas vraiment là... Je suis sûr que vous me comprendrez.

A une fois prochaine !

   Francis   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Difficile de dissocier le fond de la forme ! Ensemble, ils créent l'émotion. Ce sonnet aborde avec pudeur un sujet difficile. Il m'a ému car le hasard de sa publication coïncide avec l'envol de la petite Chloé. Il se termine avec ce vers que je n'oublierai pas :
"Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu'il est mort."
La poésie ne se résume pas à un exercice de style ! Elle est émotion, musique, coup de cœur... Votre plume ne laisse pas indifférent.

   Anonyme   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Remords" prend un "s", y compris au singulier. Je m'en souviens parfaitement car en 1986, mon professeur de français nous récita une dictée intitulée "Remords". Je fus le seul élève à mettre un "s", au hasard, le texte ne donnant aucune indication sur le nombre de remords (véridique). Parfois, la chance nous sourit. Bref...

Je suis un peu honteux de dire ça, car c'est vraiment chercher la petite bête dans une prosodie classique qui m'émeut à nouveau.

Le thème de l'eau revient de temps en temps dans vos poèmes ("Le bateau de cristal), que ce soit apparent ou en filigrane.

Sur le fond, le sujet est excessivement douloureux pour que je me risque à commenter plus avant.

Bien à vous,

Wall-E

   jfmoods   
18/4/2015
Sonnet en alexandrins, à rimes croisées, suivies et embrassées, suffisantes et majoritairement féminines.

Le poème déploie un paysage état d'âme dans lequel l'eau figure le point d'appui d'une quête obstinée et bouleversante (effet de gradation : « Sur le miroir de l'eau, je vois cet enfant sage », « Dans les reflets du lac, je cherche un vain message », paradoxe : « il ne pleut pas » / « au tomber d'une goutte », double sens fasciné : « iris abreuvés » qui fait subtilement écho à la métaphore du titre : « Fleurs de larmes », expression à caractère mélioratif : « un ruisseau bleu saphir », allégorie : « les anges pleurent-ils ? », expression : « en larmes »). Deux métaphores (« l'auvent de mes bras », « nid douillet de mon corsage ») matérialisent avec force l'intimité protectrice de la mère, ce giron à présent déserté, devenu caduc (oxymore : « Sa voix silencieuse », charge antithétique d'une violence indicible : « m'emmure / Arrachant », tournure restrictive : « n'est plus... que »). L'allitération en « s » (24 occurrences) appuie sur le caractère inexorablement fuyant de la perspective, tandis que l'assonance en « i » (20 occurrences) suggère la douleur.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
19/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ce sonnet est un dualisme entre l’objet et sa nécessité pure, car les images engendrent indéniablement une émotion violente mélangée à la douceur de celles-ci. Il y a un combat, une lutte entre le mot et le sentiment qu’il provoque, entre la douceur de la poétique de l’écriture et la rudesse de ses nécessités pures. Il y a quelque chose qui opère, qui transmue ces images en leur donnant une humanité. Votre plume est très souple, cette souplesse est toujours portée avec de l’énergie, comme une revendication, une légitimité exponentielle nous fait parvenir ce vers :

« Sur le miroir de l’eau, je vois cet enfant sage, »

Directement, il y a un recul, comme un rêve que l’on a fait et que l’on confie à quelqu’un. Il y a aussi comme une confession en fonction des vers évocatoires qui se tissent au-dedans des strophes. Ce n’est jamais plaintif ou déraisonné, car le voile onirique que renferme ce poème nous met d’emblée en face de l’imaginaire qui se dérobe pas à pas pour nous emmener dans la représentation concrète. Ce n’est pas un « je » surabondant, il s’affirme avec retenu pour nous livrer ce qui est. Le sonnet est un cadre pour ne pas laisser déborder les émotions :

« Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu’il est mort. »


Après l’onirisme que l’on se représente très bien, comme une toile, il y a ce choc violent, ce retour à la réalité ; le dualisme entre l’objet et sa nécessité pure est terminé, c’est l’objet qui n’en attend plus qu’une, c’est une représentation directe qui vient au lecteur avec tout le tragique qu’elle renferme ! Il n’y a plus cette lutte — comme pour essayer de partir de la réalité —, il y a cette nécessité pure dont la rudesse ne peut plus s’atténuer dans la poétique de l’écriture. Cette chute est donc double, car elle amène deux optiques, l’une amène le lecteur au concret, l’autre est une rupture avec tout le reste du poème dans la poétique de la lecture, c’est-à-dire qu’elle s’est renversée, il y a comme une résignation en considérant tout le poème comme un combat ; c’est le spleen qui prend le dessus sur l’Idéal, en ne le provoquant pas d’à-peu-près mais d’une certitude. Vous auriez pu aussi faire cette chute avec l’image, mais non, la dualité est alors bien marquée, et c’est en cela que votre poème est une excellente réussite.

   Lulu   
19/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sonnet très touchant de par son thème. On ne peut y être insensible.

Le titre est superbe. Il accroche le lecteur, annonce la couleur sans trop préciser. On comprend son sens dans le dernier tercet.

J'aime beaucoup ce sonnet pour ce dont il parle. Un sonnet sans fond ne présente aucun intérêt. Or, ici, nous avons un beau contenu. Il s'agit du souvenir et de la présence de l'enfant perdu. Sa présence est-elle encore, au-delà du souvenir "mais voici que je doute ; / Un rond troublé, s'évase au tomber d'une goutte" Très belle image, et beau questionnement tout à fait légitime au vu des circonstances.

J'ai aussi aimé l'image du reflet de l'enfant dans le miroir de l'eau au début du texte. "Ses cheveux dans le flou frissonné par le vent".... Je ne citerai pas tout le texte parce que je le trouve vraiment superbe, plein de pudeur et de délicatesse.

Il y a quelque chose de vraiment universel dans ce texte qui me touche beaucoup. Chacun peut se l'approprier, et comprendre les questionnements du parent.

Enfin, les rimes sont belles. Elles ne semblent pas avoir été posée pour rimer seulement. Elles font sens.

   kamel   
22/4/2015
Bonjour Cristale

Des passages qui marquent un événement douloureux de cette perte de l’enfant sage,votre enfant sans doute comme vous le dites si bien dans vos vers tant ressentis par la plupart des lecteurs qui ont certes partagé votre émoi, une image forte de cette perte qui nous laisse voir le fond et non la forme de ce sonnet. Un titre significatif et plein de sens véhicule ce poème au dernier vers qui montre l’efficacité de son choix qui justifie une réalité amère de sa mère.

   cervantes   
23/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Difficile de s'en tenir au seul commentaire littéraire, puisque pour moi la qualité d'une poésie est étroitement liée à l'émotion qu'elle suscite chez le lecteur.
Je ne peux que vous dire que je suis très ému par votre texte, car vous avez su faire frémir.

Des vers magnifiques:
Ses cheveux dans le flou frissonné par le vent

Sa voix silencieuse en cet enfer m’emmure
Arrachant de mon ventre un pénible murmure

Un rond, troublé, s’évase au tomber d’une goutte.
Les anges pleurent-ils ? Je sais bien qu’il est mort

Et si le dernier vers d'un sonnet se doit de le résumer, d'en être la clé de voute, vous avez magnifiquement amené cette conclusion.

Merci pour votre sensibilité, merci de nous la faire partager.

   pieralun   
26/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

Un poème sur la douleur, un texte plus apaisé que d'autre, où elle reste palpable, bien sur, mais le champ lexical choisi est moins en rapport direct avec la souffrance.
De ce fait, il me semble plus émouvant ( ce n'est que ma façon de percevoir les choses ).
Une nette rupture de rythme entre le premier et second quatrain, due à la longue phrase qui démarre au milieu du 5 eme vers pour finir au 8eme. Peut être aurait-il fallu une petite virgule....à voir.
J'aime le rythme des tercets..
Très beau dernier tercet, triste mais très doux et imagé, émouvant.

Un beau poeme

   CalamusInscius   
31/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout un chacun est et n'est pas un "littéraire".
Tout cela fait partie de notre ego, qui a au moins... 2500 ans ! Ou 5000 !
Il faut flirter avec ça, finalement, ou le briser.
Mais votre miroir aquatique a peut-être su faire les deux à la fois.
Au fond, tout dépend de qui est quand. Mais la place de ce poème, elle, n'a plus besoin de se chercher.
Je vous remercie.

   Anonyme   
5/7/2015
Bonjour Cristale
J'arrive ici, non pas en spécialiste des lettres (loin, loin s’en faut) comme le laissent deviner plusieurs commentaires, mais en simple amoureux de la poésie . J’ai lu et relu votre sonnet. Comme tout le monde, j’en connais d’autres sur le même thème. Je suis retourné chercher un sonnet d’une prof de lettres, que j’ai lu à côté du vôtre. Il est écrit en néo-classique. Le sien comme le vôtre mènent au même questionnement, le pourquoi du comment, ainsi qu’à la même dualité de la chute.
La poésie (que d’ailleurs je n’écris plus), m’ayant aidé à retrouver le jour, je vois votre sonnet commencé par la chute. Que les rimes soient riches ou pauvres ne me semble qu’un détail, à côté de l’histoire qui nous les fait oublier

J’espère avoir respecté votre souhait.

Cordialement


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