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Poésie classique
Cristale : L’amour n’aura jamais les cheveux blancs [concours]
 Publié le 13/05/22  -  26 commentaires  -  1954 caractères  -  702 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps qu’il est bien temps.

Grande ballade.


L’amour n’aura jamais les cheveux blancs [concours]



Ce texte est une participation au concours n°32 : Le temps dans tous ses états
(informations sur ce concours).





Mon bien-aimé, mon doux sentimental,
Mon cher mentor, ce soir je suis venue
Enfin vers toi dans un élan vital ;
Qu’à notre gré l’histoire continue,
Apprends-moi tout, sans nulle retenue,
De mes printemps, soyons les vignerons.
Tu te dis vieux et qu’avec mes fleurons
Un jeune éphèbe, ou quelqu’autre bellâtre,
Saurait unir en promis fanfarons,
Près du grand lac, la bergère et le pâtre.

Au clair de lune entends le récital
De mon corps vierge et mon âme ingénue
Le cœur épris de ton charme fatal ;
Là, sous tes draps, en quittant ma tenue,
Il fera chaud sur ta peau toute nue.
Chaque matin nous recommencerons
À réveiller le feu de nos girons ;
Exquise ardeur ! Que le désir folâtre
Sans foi ni loi quand nous sanctifierons,
Près du grand lac, la bergère et le pâtre.

Dans ta cabane au parfum de santal
Il est bien temps que l’amour s’insinue,
L’été mourra de son destin létal,
N’oublions pas que la vie est ténue ;
Tic, tac, tic, tac…, l’Ankou rôde à la nue.
Pluie et soleil, fidèles chaperons,
Brûlent nos chairs et tant que nous serons
Gourmands de jeux inventés devant l’âtre
Jusqu’à plus soif, toujours nous marierons,
Près du grand lac, la bergère et le pâtre.

Les médisants, nous les ignorerons
Et qu’à jamais l’on sache aux environs
De notre nid – ce merveilleux théâtre –
Qu’en amateurs sans fin nous rejouerons,
Près du grand lac, la bergère et le pâtre.


________________________________________
Ce texte a été publié avec un mot protégé par PTS.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   wancyrs   
24/4/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut !

Pour du classique, je n'ai pas vu les rimes, ni senti leur poids, c'est déjà bien. Je me suis laissé bercé par la mélodie de la narration, et même à un moment donné je me suis dit : "Tiens, ce texte serait bien mis en prose !" Je trouve qu'en vieillissant beaucoup passent le temps à regretter et pleurer sur le temps d'antan, mais ce texte est le contraire de ce qui généralement se fait ; bravo ! L'amour ici est enfin perçu comme quelque chose qui ne doit jamais mourir, et c'est à applaudir.

Merci pour le partage !

Bonne chance pour le concours !

   inconnu1   
30/4/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Je salue la prouesse d'accorder 35 vers sur 4 rimes dont certaines très compliquées. Cela témoigne d'une haute aisance technique. Par contre, j'ai un peu l'impression que le fait de vouloir se tenir à la prouesse technique a peut être des conséquences sur l'émotion qui en ressort. J'ai l'impression que du coup, l'auteur(e) est enfermé (e) dans les rimes et je le ou la sens contraint(e), en particulier dans les rimes en nue avec des termes qui peuvent du coup manquer de précision.

Sur le thème, je suis personnellement mitigé vu l'actualité. L'amour plus ou moins volontaire entre une femme jeune ("mon corps vierge") et son mentor défraie en ce moment la chronique entre PPDA et Tarik Ramadan. Je pense qu'il faut que les hommes de pouvoir arrêtent de penser que les femmes de 20-25ans seront obligatoirement sous le charme de leurs cheveux grisonnants. Mais c'est mon opinion d'homme aux cheveux grisonnants qui n'a pas gâché mon plaisir de la lecture.

Donc globalement, un poème très réussi et je vous félicite.

Bien à vous

   Vero   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,
Très jolie poésie qui est en parfait accord avec le thème du concours.
"Le temps qu'il est bien temps"...mais oui biensûr Monsieur, qu'importe la différence d'âge !
Les sentiments éprouvés ne sont-ils pas plus importants?
Et puis, on se fiche du quand dira-t-on.

La forme classique me semble parfaite, et j'apprécie particulièrement ce petit rappel à chaque fin de strophe :

"Près du grand lac, la bergère et le pâtre."

L'ensemble est très beau et Monsieur ne ppourra que céder à la tentation.
Près du grand lac, c'est romantique .

Edit: Plus je la lis et plus je l'aime cette poésie.
Les vers sont beaux, élégants, raffinés.
Bref je rajoute ce que j'ai oublié de dire en EL.

Et bonne chance pour le concours.



Véro en EL

   AnnaPanizzi   
29/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Auto-modération

Mon commentaire était peu reluisant.

   papipoete   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour
Mon ami, mon amant, mon maître, apprends-moi l'amour et ses délices ! Montre-moi les milles façons de semer, puis récolter les fruits de notre vigne !
J'ai tout appris de toi, jusqu'au goût du baiser, et comment ne pas dormir à tes côtés...
Il viendra le temps où ne ferons que nous souvenir, de ces moments de nuit blanche, au milieu de ce volcan qui fut " nous ", mais avant cela aimons-nous...
NB comment manier l'art de la chair, en mots si doux pour des élans où le corps exulte ! jamais le moindre " cru " dans ce vocabulaire extraordinairement ordinaire, sans jamais recourir au dictionnaire !
Un voyage que l'on fit enchantés, jamais repus toujours en appétit !
" Près de grand lac, la bergère et le pâtre " que nous fûmes, trouble un peu la vision, mes yeux s'embuent... mais ces vers sont si magnifiques !
Et je fredonne cette chanson de Sardou " la maladie d'amour... qui unit dans son lit, des cheveux blonds, des cheveux gris... "
Encore une plume magique à la manoeuvre, qui ébouriffe la mienne... qui se fait toute tristounette ; " mais non, faut pas ma belle ! "
Si ce texte n'est pas dans les premiers lauréats, je ne serai pas content !
En décasyllabes, ce classique se lit avec tellement de plaisir...

   BlaseSaintLuc   
13/5/2022
Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Vincent   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Concours

Ce qui m'a enchanté (malgré que je ne sois littéraire)

est avant tout la petite musique qui est rythmée et animée par les rimes identiques

Cela donne vraiment une impression de temps qui passe

BRAVO et merci

   StephTask   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Sur la technique rien à dire même si je suis réservé sur la répétition de certaines rimes, ce qui étouffe un peu le poème.

Concernant le fond, comment dire… Si le thème est le temps, nous sommes ici hors du temps et surtout hors de notre époque.
La vierge ingénue et un homme mûr, pourquoi pas, mais il s’agit clairement d’un cliché qui ne devrait plus être la norme, surtout en littérature où tout est possible.. Je ne parle même pas de la relation de pouvoir entre ce mentor et cette jeune femme dont je ne préfère pas imaginer l’âge… L’emprise est à peine voilée. Il y a malaise..

   BlaseSaintLuc   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Setph task l'as dit autrement que dans mon commentaire modéré.

Donc je vais employer d'autres termes, moins humoristiques, mais pas moins amènes.

C'est un peu un mon " me too" = balance ton texte.

Sans vouloir faire dans la censure, ce texte relève des mœurs d'une autre époque, franchement, le fond est comment dire d'une façon politiquement correcte, "nauséabond".

Prétexte fallacieux qui avance qu'un vieux, c'est mieux pour une "vierge" qu'un jeune" inexpérimenté".

Allons voir plus loin, le texte laisse entendre clairement une emprise, sacrifions joyeusement le corps nu de la Vierge au vieux barbon. Soumission aux jeux érotiques, on nous dit que l'un des protagonistes à de l'expérience, mais c'est en amateur que la farce se termine, alors voilà, souffrez que certains ne goûtent peu l'impression que tout cela donne.

   Dupark   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le vicomte :
   Mais...
Cyrana :
   La ballade, donc, se compose de trois
   Couplets de dix vers…

Le vicomte :
   Oh !
Cyrana :
   Et d’un envoi de cinq…

Avant même la fin de l'envoi, cette ballade me touche !
Les règles sont respectées, l'alternance, le choix des rimes, le flux, même si mes traversées des décasyllabes sont toujours moins fluides que pour d'autres métriques.

Sans craindre le paradoxe, je dirais que cette ballade est une "ode", oups, à la Liberté.
C'est un chant, un hymne à l'Amour aussi, qu'une femme entonne pour encourager son compagnon sentimental.
Résigné, son amoureux est persuadé que la sensualité est affaire de Jeunes.
[De mon corps vierge et mon âme ingénue] = [Faisons l'amour comme si c'était la première fois ♪]

Peut-on juger un texte avec son propre appétit pour les femmes mûres ? On a le droit ?
Surtout lorsqu'on s'est éloigné soi-même de l'âge de la majorité sexuelle.

Quel panache, Cyrano !
Cyrana ?!!
Bon.

   Atom   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Au delà des cris d'orfraie de certains qui sont dans la mouvance actuelle de s'offusquer de tout (juste peut-être pour qu'on les lise et les remarque) je trouve ce texte quelque peu "ringard"
Là on est vraiment dans le cucul et le gnangnan. Pas loin de - La petite maison dans la prairie -
Que des gens qui s'aiment avec des différences d'âge ne me pose aucun problème bien qu' ici on navigue un peu en eaux troubles....
Je ne dis par ailleurs rien sur la forme qui semble impeccable.
Mais bon, pourquoi ce contexte bucolique et pastoral qui me semble être un vieil automatisme poétique. Surtout d'un autre temps.
Franchement, à l'heure actuelle la "bergère" ou le "pâtre" est juste un néo-rural qui fabrique son fromage de chèvre pour le fun.
(Même si heureusement il y en a encore de vrais).

   Ornicar   
13/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Premier commentaire sur Oniris pour moi. Merci d'être indulgent, même et surtout si je ne le serai guère avec vous.
Une très bonne poésie qui a du demander beaucoup de travail à son auteur, mais qui aurait pu être encore meilleure à mon avis. Je distinguerai le fond de la forme.

Sur le fond :

On peut être en désaccord ou ne pas adhérer au propos, tant celui-ci ne paraît peu adéquat à notre époque contemporaine particulièrement friande de morale politiquement correcte. Votre texte fleure bon les clichés d'un autre temps, quoique ce genre de situation ( les amours entre une "jeunesse" et un homme d'âge mûr ( je n'ose imaginer un "barbon" ), doit perdurer de nos jours.
Peu importe d'ailleurs ! Je pense que nous n'avons pas à entrer dans ce genre de considérations dès lors qu'il s'agit de deux adultes consentants. Nous devrions à plus forte raison ne pas juger votre poème à l'aune de nos opinions ou de nos convictions, mais nous en tenir qu'à la seule forme.

Sur la forme, justement :

Un grand bravo à plusieurs enseignes.
- le recours au décasyllabe tout d'abord, qui me paraît personnellement d'un emploi plus délicat que l'alexandrin. Vous montrez une grande maîtrise dans son usage et son rythme, avec les césures parfaitement placées ( en 4/6 )

- le recours aux mêmes rimes ( 4 en tout d'une strophe à l'autre )
Chapeau bas ! Fallait tenir ( et réussir ) la performance technique.

- Une symbolique du chiffre 10 peut-être ? ( décasyllabes, 3 dizains + un demi-dizain pour la fin, soit des strophes de 100 pieds )
Voilà qui me semble, à tort peut-être, très prémédité, sérieusement pensé en amont. Une nouvelle équation en somme : On connaît tous E = mc² , vous avez inventé A comme amour = 10²

- L'exercice est d'autant plus remarquable, que globalement, je n'ai absolument pas ressenti la contrainte de la rime que vous avez décidé de vous imposer. A une exception près. J'y reviendrai plus loin.

- La reprise à la fin de chaque strophe du même vers, mais avec à chaque fois une infime variation résultant du vers qui le précède.
Très habile.

- la tonalité délicieusement désuète, bucolique, champêtre de l'ensemble, une fois admis la convention de départ et votre parti pris. A moins que ce ne soit le kitsch revendiqué et assumé. Le tout m'évoque un tableau de Fragonard, ou ces scènes coquines ornant certaine vaisselle. J'imagine fort bien ces scènes de nature avec les biches, parfaitement oui !- sans oublier les satyres venus tout droit d'une mythologie fantasmée. ( Foin des nains de jardin ! )

J'en veux pour preuve le choix du vocabulaire qui participe à mon ressenti:
Au premier chef, le "pâtre" et la "bergère" bien sûr mais aussi les "fleurons", le "promis", le "giron" ( délicieux celui-ci, et l'adjectif encore plus ! ),
"l'exquise ardeur", les incontournables "chaperons" ( mais dans un sens différent), "l'âtre".

Mais, car il y a un mais bien sûr, quelques défauts qui auraient pu être facilement corrigés, dont un grave à mon avis, entachent votre texte et compromettent la place sur le podium.
Par ordre décroissant :

- 1ère strophe, vers 7 : la tournure de votre phrase me paraît grammaticalement incorrecte. Ce "qu'avec" est particulièrement laid et malvenu. Vraiment dommage.
Suggestion ( si je puis me permettre ) : "Tu te dis vieux lorsque de mes fleurons"...

- 3ème strophe, vers 3: Pour moi, il y a un pléonasme ou à tout le moins une inutile redondance ( " mourra" et "létal" ) . C'est là, dans ce vers et l'unique fois où j'ai ressenti le carcan de la rime.
Dommage également.

Des broutilles à présent :

- 1ère strophe, vers 9 : "Saurait unir"; il me semble que "Ferait s'unir" coulerait mieux.

- Quelques erreurs de ponctuation enfin, qui ne nuisent nullement
à la compréhension.

1ère strophe, vers 8 : la virgule après " éphèbe" est inutile puisque suivi de "ou".

2ème strophe, vers 1 et 2 : j'aurais bien vu une virgule après "clair de lune" et "âme ingénue".

2ème strophe, vers 9 : la virgule après "sanctifierons" me semble superflue.

3ème strophe, vers 9 : également superflue la virgule après " marierons"

dernières strophe et avant dernier vers : idem après "rejouerons"

Merci d'avoir partagé ce texte et bonne chance !

   Cristale   
26/5/2022
Commentaire supprimé par son rédacteur.
C'était une farce :)

   Anje   
14/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi qui ne parviens pas à écrire une seule ballade, je ne peux, dès le premier coup d'oeil, n'être qu'admiratif. C'est que ce format est exigeant. Quatre rimes, quatre seules petites rimes pour trente-cinq vers donc trente-cinq mots différents ! Et en plus, il faut pas s'emmêler les pieds... J'arrive bien à faire des kilomètres de balade sur deux pieds mais là, je m'extasie (sans petit bonbon). J'ai comme envie de regarder le paysage de cette forme, d'en faire quelques clichés sans même regarder ce qu'il y a dedans. Est-ce qu'on voit les poissons quand on admire la mer ?

Faut malgré tout reprendre son souffle après avoir été touché par ces décas impeccables sans un seul 6/4 qui n'eut pas été fautif, examiner le fond. Il est frais et ancestral comme l'air des cimes, celles que je connais où je n'ai jamais remarqué une odeur de santal. Oublié ce détail, et puis je ne suis pas biologiste, j'aime bien ce merveilleux théatre où rôde l'Ankou. L'Ankou dans le santal ? Oui, j'aime ce nid au clair de lune, cette cabane d'où l'on doit entendre les clochettes des brebis se moquant des ébats de leurs guides. Je préfère cette nature sereine et obsolète à la banquette arrière d'une automobile parmi les klaxons.

Bergère, vite allons.

   Miguel   
14/5/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
J'admire l'art maîtrisé de la ballade, mais il y dans le contenu quelque chose d'un peu mièvre. Il me semble voir des contradictions : je suis venue enfin vers toi... pourquoi avoir attendu longtemps si c'est son "doux sentimental " (expression maladroite à mon sens). Le vers refrain me semble parfois amené de manière un peu forcée. Une vierge et un vieux ? Ma foi, il en faut pour tous les goûts. L'amour ne s'insinue pas, cette image me paraît inappropriée (mais il faut bien trouver des rimes) et quand au destin létal de l'été, quel destin ne l'est pas ? Jeune vierge dépêche-toi, l'Anjou lorgne sur ton papi, mais ne va pas nous le faire péter d'une crise cardiaque. Non, je n'arriver pas vraiment à entrer dans le lyrisme de ce poème. Heureusement qu'il y a le rythme envoûtant du décasyllabe classique.

   Vilmon   
15/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Romantique, sentimental, le nous contre eux, le rêve.
Très beau, j'ai beaucoup aimé. Les expressions sont formulées de façon originales. L'extase du premier amour.
J'ai remarqué la structure 10 syllabes sur 10 vers, mais je n'avais pas remarqué que la rime se limite à 4. Bravo, un exploit technique et artistique digne d'un classique.
Vraiment très bien.
Vilmon

   Malitorne   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien
C’est un peu bête ce que je vais dire mais je trouve cette poésie… fort poétique ! Ben oui, tout y est : au niveau de la forme d’agréables rimes qui confèrent une musicalité certaine à l’ensemble, au niveau du fond de la passion comme elle doit être déclamée dans ce type de registre. De plus, sensible aux ambiances pastorales, je ne pouvais que tomber sous le charme.

   Lebarde   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette Grande Ballade, puisque c’en est une, est tellement remarquable de technicité dans sa forme exigeante et de beauté poétique, certes un peu désuète et précieuse dans le sujet, que je m’étonne en lisant certains commentaires.

Je crains que, quelquefois, les réticences suscitées relèvent plus de jalousies ou rivalités d’auteur/commentateur ou de querelles entre classiques et modernes que d’une analyse sérieuse du texte.
Enfin chacun pense et écrit ce qu’il veut et c’est bien normal et très bien ainsi.

Sur la forme tout a été dit et la bonne foi objective ne peut que reconnaitre la remarquable rigueur d’écriture qui convient parfaitement au thème.

Sur le fond, il faut vraiment chercher la petite bête et avoir l’esprit ronchon pour y trouver à redire.

Les scènes évoquées sont élégamment romantiques et s’il devait y avoir une similitude d’inspiration à trouver, pourquoi pas après tout, ce serait avec :
-Certains tableaux de Fragonard ou le « Déjeuner sur l’herbe » de Manet ; je ne vois pas pourquoi il faudrait décrocher ces œuvres des cimaises,
-Ou les ébats lus ou filmés de Lady Chatterley et son garde chasse; faudrait-il s’en offusquer et crier au scandale?
- Ou encore, les délicats décors champêtres plus ou moins coquins et suggestifs du service en porcelaine fine de la grand-mère ; y aurait-il besoin d’en casser les assiettes ?

Si vous voulez le savoir j’aime beaucoup ce poème aux accents d’hier et au thème possiblement démodé que je préfère de loin, par exemple, aux violences gratuites ou aux séquences nauséabondes de viols collectifs dans des caves sordides dont on sature trop souvent les écrans et la littérature actuels, en dépit de la pudibonderie de façade et de bon ton qui s’installe dans nos sociétés.

Oui je sais bien je m’emporte et je sors du sujet..... du "concours" dont ce poème s'éloigne peut être un peu lui aussi.

Bravo à l’auteur(e) et bonne chance pour la suite.

Lebarde

   Polza   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Adolescent je fus littéralement fasciné par la ballade des pendus de Villon (de Montcorbier et non de mon Corbier du club Dorothée !). Depuis ce jour je porte une affection toute particulière à cette forme de poésie. Sur la forme, je ne retrouve rien à redire excepté peut-être à l’envoi où pour bien comprendre que le/les dédicataires étaient les médisants, remplacer le « les médisants» par « vous médisants » m’aurait peut-être semblé plus pertinent, mais je pinaille sûrement. Sur le fond ça tient la route je trouve. L’histoire s’est déroulée au fur et à mesure de ma lecture sans que les contraintes liées à la forme ne se fassent trop ressentir. Pourtant ça n’avait pas commencé. « Mon bien-aimé, mon doux sentimental, 
Mon cher mentor » J’ai trouvé que ce passage ne décrivait pas assez bien la passion que pouvait éprouver la narratrice ou du moins ai-je trouvé cette introduction trop fleur bleue et redondante. Heureusement cela c’est arrêté à « mon cher Mentor » car je m’attendais à lire « ma moitié, mon bel étalon, mon prince adoré et j’en passe et des meilleurs… ». « Il fera chaud sur ta peau toute nue. » J’ai trouvé que le « toute » était là pour faire la cheville mais ne servait pas le texte. J’aurais préféré voir ajouter un qualificatif à la peau nue. Sur ta peau …..et nue » par exemple (j’ai mis le nombre de points complètement au hasard). « Tic, tac, tic, tac…, l’Ankou rôde à la nue.
Pluie et soleil, fidèles chaperons, » Je ne connaissais pas l’Ankou du coup je suis allé voir pour pas mourir complètement idiot et j’ai vu que ça venait de Bretagne. Je me suis donc demandé si « chaperons » était un jeu de mots ou complètement fortuit dans ce passage. Quoi qu’il en soit, je n’ai pu m’empêcher d’entonner à tue-tête : « Ils ont des chapeaux ronds vive les bretons ! » Pour résumer j’ai beaucoup aimé cette balade près du grand lac malgré quelques bémols , il en faut bien toujours un peu !

   vall   
16/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour.
J'aime beaucoup votre poème-ballade-chanson. Etonante et très originale.
Le titre d'abord. Adorable, un peu sibyllin d'associer amour et cheveu blancs. Il ouvre la porte du sous-entendu.

La tonalité de l'esemble marche bie, le rythme va de lui-même fluidement. Bien sûr nous sommes dans une autre époque et j'imagine un luth et une viole l'accompagner. Les rimes servent de tambourin.
L'amour est le thème et la sensaluité est exprimée élégamment. (j'adore ce vieux mot du giron)

Tou cela semble redonner une vie à Bernard De Ventadour
https://www.youtube.com/watch?v=8KRdHgHeNNA&list=RD-j4uFTdfTn8&index=3

   socque   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai un faible pour les formes de ballade, et cette grande-là ne me paraît en rien démériter : rythme et propos nets, trajectoire narrative logique, rimes riches et naturelles à la fois, bref une forme classique fluide. Je salue un travail accompli.

L'argument du poème ne m'intéresse guère, cela dit ; il ne m'indigne pas pour autant : les vers ne m'évoquent pas une histoire sous emprise, ou pas plus que n'importe quelle histoire d'amour. Si cela se passe entre adultes consentants, comme cela semble le cas, je ne vois pas de problème qu'on raconte comment une jeune femme a envie de se taper un barbon…

EDIT : Tiens, c'est marrant ça ; vous aviez commenté votre texte, Cristale ? En remarquant ce commentaire j'ai cru m'être trompée (je vous avais identifiée comme autrice) et me suis décidée à commenter à mon tour avant la levée de l'anonymat…

   Cat   
25/5/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est certainement la Grande Ballade qui donne ce ton suranné et précieux, qui n'est pas sans charme, car tellement empreint de poésie.

L'oreille est charmée, par la douce musique.
Le cœur l'est aussi par la belle histoire narrée, à laquelle l'Amour donne ses plus belles lettres de noblesse.

Quant au rythme parfait insufflé à ce pas de deux énamourés, nul besoin d'être spécialiste en Classique pour imaginer sans peine la somme colossale du travail fourni en amont pour que tout glisse sans heurt, nimbant la scène avec autant de grâce.

Un grand bravo au-à-la Poète.
Il en faut du talent !

Merci

   Claudelorin   
26/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L' Amour ignore les critères imposés par une société suspicieuse. L'auteur ne prend en considération que les élans de deux êtres, et de bien belle façon !
Les médisants oublient la Poésie, le talent, et plus que tout les sentiments partagés.

----------Les médisants, nous les ignorerons
----------Et qu’à jamais l’on sache aux environs
----------De notre nid – ce merveilleux théâtre –
----------Qu’en amateurs sans fin nous rejouerons,
----------Près du grand lac, la bergère et le pâtre.

Splendide ! Un texte magnifique, qui traite de l'Amour sans pudeur convenue.

   Cristale   
28/5/2022

   gluanciste   
29/5/2022
Modéré : Commentaire dont un passage dénigre l'auteur lui-même, d'une part, et d'autre part, aux relents vengeurs.

   Donaldo75   
29/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Cristale,

Je viens de m’apercevoir que c’est un des poèmes du concours que je n’ai pas eu le temps de lire ou de commenter ; je vais de ce pas rétablir cet oubli. Il faut dire que le fil que tu as ouvert sur le forum dédié aux récits m’a réveillé. Et j’ai pu lire les commentaires, pas mal diversifiés pour ne pas dire orthogonaux, sous ce poème.

Que dire ? Il porte cette tonalité d’antan qui passe bien en classique ; ce n’est pas ma tasse de thé mais je lui trouve un côté troubadour, ballade qui ma foi passerait encore mieux mis en musique avec de la mandoline et des instruments à vents. Les Anglais font ça, même dans les anciens groupes de rebelles ou d’alternatif – je pense à Led Zeppelin ou And Also the Trees – et le résultat vaut le détour car il permet de se projeter dans une époque où ces sentiments étaient chantés de manière plus sophistiquée peut-être qu’aujourd’hui.

A la seconde écoute – purée, le lapsus, je le laisse en l’état – j’ai mieux aimé que lors des premières, peut-être du fait de mon humeur dominicale et de la vue du beau château de Saint Germain en Laye.

Oyez, oyez, troubadours !

PS: je ne te savais pas farceuse à ce point; comme quoi, il reste beaucoup de découvertes sur ce site.


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