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Poésie classique
Cristale : L'attente
 Publié le 14/12/15  -  31 commentaires  -  798 caractères  -  961 lectures    Autres textes du même auteur


L'attente



Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans.
L’automne est arrivé, le noroît éparpille
Les amours, comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants.

La maison sent la cire et le vieux plancher brille.
Sur la table, un couvert est dressé mainte fois ;
Du vin, une omelette, un fumet de morille,
Le parfum des marrons grillés au feu de bois.

Les femmes du village, en toute confidence,
Me disent d’épouser le fils du vieux François
Car nul ne reviendrait d’une si longue absence.

Elles ne savent rien ! Chaque soir je t’attends,
Le regard de ton chien me rassure en silence.

Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans.


 
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   Vincendix   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un jour dure cent ans, que l'attente est longue quand l'espoir est faible.

Il ne reviendra pas, la bonne odeur de l'omelette aux morilles, le parfum des marrons chauds ne lui parviennent pas...

Le fils du vieux François attendra lui aussi, le cœur croit aux miracles.

   Curwwod   
1/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli poème tout empreint d'émotion, sans toutefois que le pathos vous saute à la figure, sachant faire sentir le plus en disant le moins, une structure originale mais rigoureuse en 5 strophes de vers aux rimes croisées (54321) soignées, des scènes familières dont la sensualité n'est pas absente et crée une impression de vie douillette, de confort paisible, mais qui débouche sur la révélation d'une absence douloureuse et d'un sentiment de profond désarroi.
Vraiment un beau texte.

   papipoete   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'Automne est arrivé, et déjà les frimas imposent le crépitement du bois de charmille dans l'âtre; le front contre la vitre, j'attends.
Il n'est plus là, mais je fais comme si, et la table compte deux couverts, pour un repas appétissant. De bonnes âmes me conseillent d'épouser ce " bon parti ", puisque le miens ne reviendra sûrement pas...Qu'importe, chaque jour qui passe, dure cent ans, ton chien me regarde et m'aide, me rassure; je t'attends...
Le premier quintil de cette " gérardine " est brillant, avec " l'automne est arrivé, le noroît éparpille les amours, comme l'aube évapore le temps...", de beaux alexandrins!
(pour chipoter, ne met-on pas un e à amours au pluriel? )
édit ce soir; cela ne m'aurait rien coûté de vérifier dans le dictionnaire, avant d'inventer cette faute imaginaire! mille excuses chère Cristale

   Alexandre   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale ! C'est donc une "Gérardine", merci papipoete !
Ayant cerné la forme, peu courante mais parfaitement adaptée à ce thème, je dois avouer que cette suite d'alexandrins est du plus bel effet.
L’automne est arrivé, le noroît éparpille
Les amours, comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants.
Ces quatre vers sont superbes... sans pour autant renier les autres !
C'est en quelque sorte la transposition d'une Pénélope moderne, mais point trop, attendant son Ulysse en compagnie d'Argos, le chien fidèle...
Cette lecture fut un véritable plaisir et, chère Cristale, je vous en remercie en déposant ci-après une appréciation que je réserve pour les grandes occasions ce qui est ici le cas...

   PIZZICATO   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
<< Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans. >> Quelle image superbe pour exprimer cette attente empreinte d'anxiété, mais aussi un espoir si faible soit-il << Elles ne savent rien ! Chaque soir je t’attends,
Le regard de ton chien me rassure en silence.>>
.

   leni   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Cristale C'est pur simple émotif sans excès Mais un jour dure cents ansLes images je les recherche le les relit C'est mon plaisir
l'aube évapore le temps
la maison sent...
Le regard de ton chien
C'est lisse comme un galet de rivière que le temps a poli
j'ai relu le texte à haute voix pour le ettre en musique MERCI
Mon salut très cordial
Bravo pour la finesse Leni

   Anonyme   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

En lisant, j'ai tout de suite songé au beau vers de M. Desbordes-Valmore : "Amants, vous attendez, de quoi vous plaignez-vous ?"

L'auteur, dans des vers très sobres mais très beaux (goûtons particulièrement celui-ci : "Le regard de ton chien me rassure en silence") met en scène une trop longue absence ; le lecteur invente le reste : noms, époque, situation, etc.

J'aime sans réserve.

A.

   Arielle   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo pour cette gérardine parfaitement construite que j'avais d'abord prise pour une variante de schaltinienne en la découvrant en espace lecture.
Si le quintil évoque avec grâce un tableau classique d'arrière saison je me suis surtout laissée emporter par les strophes suivantes et l'intimité qu'elles m'invitent à partager, l'empathie qui grandit, de vers en vers, pour cette femme en attente qui refuse de céder au découragement.
Je suis vraiment conquise par la maîtrise avec laquelle tu développes une intrigue qui se tient en si peu de mots et par l'émotion que tu fais naître sans excès ni pathos.
Si tu laisses à chacun le loisir de se recréer sa propre histoire je n'ai pas pu m'empêcher de voir passer les silhouettes de Gaud et de Yann qui ont enchanté mon adolescence dans les pages de "Pêcheur d'Islande" ...
Une belle réussite toute en simplicité que je te jalouserais presque !

   Francis   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'attente étire le temps comme l'automne allonge les ombres. Le chien symbole de fidélité est à ses pieds. L'ambiance est magnifiquement rapportée ! Dehors, le vent, les feuilles mortes... A l'intérieur, l'odeur de cire, la table dressée, le feu de bois... Entre les deux, la fenêtre de laquelle elle pourrait apercevoir celui qu'elle attend. Les sentiments sont suggérés avec beaucoup de douceur. Merci !

   lala   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Cristale,

J’ai ressenti beaucoup d’émotions en lisant votre poème si sobre et si intense.
Chaque strophe est une histoire, ou plutôt un univers, et chacun se loge dans le précédent comme des poupées gigognes. On se retrouve alors comme au début dans cette attente rendue encore plus lourde à porter par le lien qui l’unit à un secret qui en interdit tout échange.
J’aurais écrit mainteS fois.

   Anonyme   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale
Je suis admiratif devant ce poeme tout en retenue
Les alexandrins sont sublimes dans leur simplicite
Ni bling-bling, ni larmoyance
Juste le temps qui passe, trop lentement pour la narratrice, trop vite pour le lecteur
Le nombre decroissant des vers dans les strophes figure un sablier
La reprise en chute du vers 1 est particulierement heureuse
Merci Cristale

   Hananke   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Cristale.

C'est un poème qui illustre bien sont titre.

Cette attente interminable mais toujours dans l'espoir
contre vents et marées.
J'aime bien : le jour dure cent ans.
Et le regard de ton chien me rassure en silence.

En voilà un qu'on ne peut tromper, c'est bien d'y avoir pensé
pour perpétuer cette espérance de l'attente.

On dirait du vécu.

Bravo.

   Anonyme   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Cristale,

Au-delà de la technicité - toujours parfaite avec vous - il plane tout au long du poème une tristesse qui m'a profondément ému.

On comprend aisément - au vu des circonstances - que l'attente d'un seul jour puisse s'étirer au point de paraître durer cent ans.

Le nombre de vers dans chaque strophe (décroissant) ne m'a pas non plus échappé, et je trouve cela tout à fait intelligent. 5 ; 4 ; 3 ; 2 ; 1... comme une sorte de compte à rebours... Je me dis alors qu'il doit bien y avoir d'autres subtilités qui m'échappent et m'intriguent au point d'étudier votre poème encore plus attentivement.

Un grand BRAVO !

Wall-E

   Damy   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Elle est si bien écrite qu'elle en est délicieuse, cette attente.
Sur l'image que vous avez postée en illustration de votre poème, je remarque que le chien n'est pas inquiet: il est sûr que le Maître rentrera.
Dans l'attente impatiente de vous relire encore, merci beaucoup, Cristale.

   Automnale   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sans voir la signature, j’aurais deviné que l’auteur de ce bien joli poème ne pouvait être que Cristale.

J’aime infiniment le ton intimiste, l’atmosphère bien particulière de cette attente.

A partir de « La maison sent la cire… », je pourrais tout, sans exception, citer. C’est tellement beau ! C’est tellement tout ce que j’aime : Une maison sentant la cire, un vieux plancher qui brille, et, sur la table, un pichet de vin, une omelette aux morilles. Quel bonheur de respirer le parfum des marrons grillés au feu de bois !

Et puis, il y a le contexte : les femmes du village conseillant d’épouser le fils du vieux François. Nul ne reviendrait d’une si longue absence… Mais ces femmes ne savent rien ! Elle..., elle attend, espère encore et encore… Le regard du chien - celui de l’absent - se montre rassurant… Lui aussi croit au retour de son maître… Mais que le temps semble long ! Le front contre la vitre, un jour dure cent ans.

Tout ceci est sublime. Vraiment sublime. La façon de raconter me fait penser (je ne saurais exactement dire pourquoi) à la jeune fille du roman de Vercors « Le silence de la mer ». C’est dire si c’est beau ! Plus que beau.

..............

Puis-je me permettre d’être franche ? J’ai moins apprécié le début. Non pas la première ligne mais ensuite : cette façon de couper « éparpille/Les amours », de couper également « comme l’aube évapore le temps/Des splendeurs de la rose », et encore de couper « la charmille/Essaime les rumeurs. Eh bien voilà, j’ai osé le dire (pourvu que je ne le regrette pas !)... Puisque j’y suis, j’aurais préféré, pour changer, une autre fleur que la rose… Enfin, pour enfoncer le clou, je vais ajouter qu’il faut avoir beaucoup de souffle pour déclamer, sans le perdre (le souffle) :

"L’automne est arrivé, le noroît éparpille
Les amours, comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants."

Il n’en reste pas moins, chère Cristale, que votre poème est un petit bijou.

P.S. - La répétition du mot "bois" a-t-elle été faite sciemment ?

   pieralun   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bon....un thème un peu vieillot, mais quelle belle écriture !
Pardonnez moi de ne m'arrêter que trop peu souvent sur les poèmes Oniriens, mais là le point de vue ne pouvait être zappé.
Toujours cette très grande sensibilité dans l'écriture de Cristale, mais, au fil du temps, le propos s'epure, les métaphores et les comparaisons se simplifient, la plainte est moins emphatique, et la poésie est là!
Plus forte que jamais, la poésie de la souffrance pénétre le cœur du lecteur car cette peine est retenue, empreinte d'un faux espoir sans doute, sublimé par le légendaire espoir perdu de l'animal; une peine qui se camoufle dans les habitudes simples, des tâches de tous les jours, une cuisine de la terre........

Les qualités d'écriture d'un vrai poète au service de la vraie poésie: celle qui n'est pas écrite dans le seul but du propos poétique....

   cervantes   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Toujours cette sensibilité à fleur de peau et ce sens inné de la pudeur
Un thème original, une forme en accord majeur avec le fond.

Merci, merci mille fois pour votre texte, une nouvelle fois

   jfmoods   
15/12/2015
I) L'engrenage du temps

1) La fuite des saisons

Trois verbes avalisant la dissémination (« le noroît éparpille / Les amours », « l'aube évapore le temps / Des splendeurs de la rose », « la charmille / essaime les rumeurs de ses bois crépitants ») et un constat, fait au passé composé (« L'automne est arrivé »), rendent compte de la fugacité, de la volatilité des heures.

2) Une durée intérieure enkystée

L'hyperbole qui ouvre et referme le poème (« un jour dure cent ans »), manifeste la douleur sourde d'une épreuve interminable. Les propos de l'entourage immédiat (discours indirect : « Me disent d’épouser le fils du vieux François », discours indirect libre : « nul ne reviendrait d'une si longue absence »), alourdissent encore la perception du monde.

II) Le mythe de Pénélope

1) Un espace domestique préservé

Le retour de l'absent, attendu depuis longtemps (locution adverbiale : « mainte fois »), se trouve sans cesse anticipé. Sitôt la porte franchie, les sens de l'arrivant sont prêts à être comblés (odorat : « La maison sent la cire », « un fumet de morille », « le parfum des marrons », vue : « le plancher brille », goût : « un couvert est dressé », « Du vin, une omelette »).

2) Une indéfectible fidélité

Par sa forme, la gérardine épouse l'espoir d'un retour proche, en un décompte symbolique des jours. La diérèse (« rien »), le complément de temps (« chaque soir ») et le point exclamation entérinent une détermination sans faille. La présence du chien muet, qui sert de miroir intime à la locutrice, renforce encore l'image d'une résolution inflexible.

Merci pour ce partage !

   Disciple   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pardon, mais ce poème, à mes yeux, au-delà d’une apparence soignée, traite le sujet d’une manière superficielle et particulièrement insensée. Pour le dire autrement, il ne s’agit ici pour moi que de poudre aux yeux de très moyenne qualité.

Le « noroît éparpille les amours » : « Les » amours ? Vraiment ? Quelle généralisation hâtive.
Les amours du personnage, cela serait compréhensible ; mais ses amours, à elle, ne sont pas les amours de tout un chacun, que je sache. D’autres peuvent s’aimer quand souffle le noroît : c’est la bienheureuse réalité. Aussi, tout le poème met-il en avant que le vent de l’éloignement n’exerce aucune prise sur le cœur du personnage, quand bien même serait-il accru du souffle des conseils des femmes du village, qu’elle le revendique, même. bref, cette image est marquée du parfait sceau de l’impertinence.

Et depuis quand « L’aube évapore le temps des splendeurs de la rose » ? Cela ne veut rien dire, ne correspond à aucune réalité, voire, la met sens-dessus-dessous : l’aube, au contraire, généralement, et encore en automne, voit éclore la rose. Pertinemment, il s’agirait d’une aube infernale, en fait, d’une aube de cauchemar, qui défierait les lois de l’aube ; mais il ne peut pas s’agir de l’aube proprement dite, désolé. L’expression que vous employez est avidement maladroite.

Ensuite, l’amoureuse attend « chaque soir » l’amant disparu : pourquoi « chaque soir » ? Le matin elle ne l’attend pas ? L’après-midi, non plus ? Elle n’y penserait pas, à ces heures là, malgré la persistante odeur de cire de la maison, le parquet éblouissant, les courses régulières qu’elle fait d’œufs de morilles, de marrons, et le temps passé au fourneau, chaque jour, à confectionner le plat favori de son amant ? On peut même supposer que la nuit aussi, elle y « pense » : que ses rêves et ses cauchemars font souvent l’écho de son obsession. Mais, pas un mot là-dessus.
Pourquoi je dis, en sus des absurdités et des inconséquences relevées jusqu’à présent, que le sujet, à l’évidence, est traité superficiellement.

Restent les vers : mélodieux, bien rythmés, et ce sentiment de nostalgique mélancolie qui perce malgré tout à travers eux et qui parait sincère, réellement témoigner d’une authenticité. Ce qui fait que j’ai pu prendre du plaisir à la lecture de vos vers, malgré tout.
Seulement, ce sentiment, on voit bien qu’il ne prend pas sa source dans une profonde empathie avec le personnage, un profond intérêt porté à son cas, mais qu’il la prend ailleurs, et que la transposition est orgueilleuse et maladroite.

   aldenor   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vraiment, le front de cette femme contre la vitre depuis cent ans est ravissant. L’ambiance est bien créée, la maison, la table, le voisinage, le chien rassurant. Et boum, la revoilà contre la vitre. La construction est saisissante.
Un passage m’a pourtant paru confus :
« ...comme l’aube évapore le temps
Des splendeurs de la rose, à l’heure où la charmille
Essaime les rumeurs de ses bois crépitants. ».
« Le temps » me semble surajouté ; il serait plus naturel que s’évaporent simplement les splendeurs de la rose. Et puis je ne sais pas si « à l’heure ... » se rapporte à l’image des amours éparpillées ou à celle de l’aube.

   Iloa   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout a été dit ici pour glorifier ce magnique poème.
D'abord bercée par l'ambiance chaleureuse des deux premières strophes, tombe ce "Elles ne savent rien !" qui nous fige .
Et puis...on comprend.
Et la peine est là, en nous, avec vous.
Rares sont les poèmes qui me font vibrer avec autant de puissance.
Bravo !

   Lulu   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cristale,

j'aime beaucoup votre poème pour sa composition qui semble simple en apparence. Il est très fluide, et cela m'importe, surtout dans une forme classique.

L'attente se fait sentir dès le premier vers ; faire un rappel à la fin montre à quel point votre locutrice fait preuve de patience.

J'ai beaucoup aimé découvrir le tutoiement vers la fin du poème qui s'adresse à un être aimé. Cela donne une autre tonalité au texte qui devient plus intime.

J'ai aussi beaucoup aimé voir ou entendre ces "femmes du village" qui semblent avoir leur mot à dire sur le fait qu'une attente ne puisse s'éterniser. Elles mettent, en effet, par leur présence, en relief votre personnage qui n'est pas si seul que ça, alors qu'on aurait pu le croire à la lecture du premier vers.

Il y a bien une solitude, cependant ; celle qui demande à être comblée par l'autre. Et cela est beau dans votre texte.

Votre texte est vraiment très beau. Je comprends qu'il ait remporté l'adhésion de l'ensemble des lecteurs que nous sommes.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Ascar   
17/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Le noroît éparpille les amours » le noroît, vent de nord ouest qui devient dominant en automne dans la zone occidentale signe la fin de l'été, saison du cycle de l'amour commencée par le printemps et en cela votre vers évoque parfaitement ce symbolisme.

« L'aube évapore le temps des splendeurs de la rose » Ici l'aube signifie la levée d'un jour de plus, l'avancée inéluctable du temps, le vieillissement et donc le flétrissement de la beauté, de la jeunesse... Un vers à nouveau hautement symbolique...

L'amoureuse  attend « chaque soir » l'amant disparu. Il me semble que lorsqu'on attend quelqu'un, on espère qu'il arrive effectivement avant la fin du jour. Certes, on l'attend toute la journée mais l'espoir reste tenace tant que la lumière dure, que la conscience reste éveillée...

Je comprends tout a fait que cette femme continue à cirer son parquet, à cuisiner son omelettes aux morilles et finalement à vivre et à ne rien changer à ses habitudes comme si son amoureux était toujours présent. N'est ce pas la meilleure façon d'espérer ? Pénélope n' a t-elle pas tisser sa tapisserie pendant 20 ans avant le retour d'Ulysse ?

Votre poème semble évoquer l'attente des femmes de marin par de subtiles suggestions mais curieusement, il m'a également rappelé le destin de ce François Paradis évoqué par Louis Hémon, un brestois émigré au Canada qui rappelle la dure vie des colons dans son célèbre livre Maria Chapdelaine

   GilbertGossyen   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est beau et émouvant. Un compte à rebours dans le nombre de strophe, qui finit où ? J'ai adoré.

   Anonyme   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo...quel talent ! c'est mélancolique à souhait ..le thème de l'attente de l'être aimé.
Bien construit, bref la classe quoi !
je vais vous suivre de près !
VM

   hersen   
21/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le premier vers est pour moi l'essence de ce poème.

Il est si parfait, si fort que j'y suis restée accrochée, le relisant plusieurs fois avant d'aller plus loin.

La suite du poème, en quelque sorte, n'a fait que m'en confirmer la force.

Et, comme un coup de massue, je le retrouve en fin de lecture, porteur alors des raisons de cette attente douloureuse.

Poème écrit de main de maître.

Merci.

   Anonyme   
23/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, plutôt bonsoir,

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé." De Lamartine.
Voilà ce que je ressens à la lecture de votre poème, "Des splendeurs de la rose", "le parfum des marrons", "le vieux plancher brille". Le cadre semble idéal et pourtant, ce que je vois dans ce poème c'est ce qui n'est pas écrit. Quand vous parlez de vieux plancher qui brille moi je vois un rayon de lumière terriblement froid qui traverse votre "vitre", une lumière qui baigne dans le silence.
Je vois aussi de l'espoir là ou Lamartine n'attendait plus rien des jours: "Des splendeurs" (émerveillement), "je t'attends".
Je trouve ce poème très beau!

Bien à vous,
Blacksad

   Mona79   
23/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que j'ai aimé ce poème, tellement beau et nostalgique que je suis envieuse ne pas l'avoir écrit moi-même...

Il est superbe et j'en ai des frissons lorsque je le relis. Cette longue attente me semble insupportable et je la partage avec vous, même si elle n'est qu'une fiction. Avec des mots tout simples, l'émotion est là, palpable. C'est ainsi lorsque le talent vous saute aux yeux comme un éblouissement.

Merci beaucoup pour le partage.

   StayinOliv   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mélancolique et aussi savoureux à lire que le plat concocté qui ne sera jamais mangé. Mais vos poèmes seront lus soyez en sûre et régaleront mes yeux et mon cœur !

Le premier vers donne toute sa force à ce texte et la suite n'est qu'un enchainement logique de fluidité et de sentiments. La force de ces mots me va encore une fois droit au cœur !

   Absolue   
13/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est bref, direct et ça parle aux sens.
Je ne connaissais pas le noroît... A vrai dire, je trouve ce terme assez moche verbalement mais puisqu'il existe:-)...
Je suis frappée par le côté réaliste de ces vers. J'imagine très bien la maison de campagne, le chien, les villageoises, le repas fumant...La couleur qui ressort est le brun. Et je peux voir la trace du front qui s'imprime contre la vitre... Merci.

   Pouet   
13/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr Cristale,

Je me joins à ce concert de louanges amplement mérité.

En effet le "Mon front contre la vitre, un jour dure cent ans." qui ouvre le poème est vraiment très beau, d'une simplicité poétique assez rare.

Puis ensuite l'atmosphère est parfaitement rendue avec la deuxième strophe.

Du coup je passe assez facilement sur des choses comme "des splendeurs de la rose", assez convenues. Cela m'importe peu quand un texte me parle.

Et enfin, "Le regard de ton chien me rassure en silence." touche assez profondément le lecteur que je suis.

Bref, j'ai vraiment aimé ce poème.

Cordialement


Oniris Copyright © 2007-2017